CAMPAGNE 1914-1918

DU

104ème REGIMENT D’INFANTERIE TERRITORIALE

 

Merci à Marie-France pour cet historique

 

 

 

 

CHAPITRE Ier

 

 

LA MOBILISATION

LYON

Du 2 août au 7 octobre 1915

 

   Toutes les mémoires ont gardé le souvenir de la mobilisation du 2 août 1914, de l’ordre et de l’entrain que le pays entier apporta à cette opération gigantesque. Le contingent affecté au 104ème T. y manifesta pour la première fois la bonne volonté et l’esprit de discipline qui devait le distinguer au cours de la campagne. Le 5 août, le Régiment entièrement constitué, habillé et équipé, à l’effectif complet de 3 104 hommes et gradés, sous le commandement du lieutenant-colonel Richard d’ABNOUR, était dirigé par voie ferrée de Roanne sur Lyon-Vaise.

 

 

ETAT-MAJOR

Lieutenant-colonel   : d’ABNOUR, Commandant le régiment

AVIGNON, Capitaine adjoint

LAPLANCHE, Officier payeur

PETEL, Lieutenant, officier d’approvisionnement

MOUILLESSEAUX, Lieutenant Porte-drapeau

Docteur ROCHE, Médecin chef

 

1er BATAILLON

Etat-major

DE CHALAIN, Commandant le Bataillon

Docteur TALICHET

1ère Cie

MARNEFF, Capitaine

GUERAUD, Lieutenant

2ème Cie

BERTRAND, Capitaine

DELACOUR, Lieutenant

3ème Cie

LABROSSE, Capitaine

4ème Cie

MEYER, Capitaine

 

2ème BATAILLON

Etat-major

COLOMBANI, Commandant le Bataillon

Docteur OLLIER

5ème Cie

MATRAY, Capitaine

6ème Cie

VABRE, Capitaine    

7ème Cie

BERGER, Capitaine

PIVOT, Lieutenant

8ème Cie

RIFFAUD, Lieutenant

 

3ème BATAILLON

Etat-major

TALLON, Commandant le Bataillon

Docteur FUMOUX

9ème Cie

GOMOT, Lieutenant

10ème Cie

MOULIN, Capitaine

11ème Cie

BENOIT, Capitaine 

12ème Cie

ASSELIN, Capitaine

BLANC, Lieutenant

 

   Aussitôt installé dans ses cantonnements du Fort Lamothe, des usines Lumière et Lafont et de Montchat, il relevait conformément aux indications du plan de mobilisation, le 99ème R.I. dans les nombreux postes de la Place de Lyon dont il devait assurer le service jusqu’à son départ pour le front, sauf pendant une courte période du 15 au 25 août qui fut consacrée à des tirs de guerre au camp de la Valbonne.

 

   Le 13 et le 20 septembre, deux prélèvements, l’un de 750, l’autre de 500 hommes et gradés furent opérés sur l’effectif du Régiment et acheminés sur Tulle et Brive-la-Gaillarde pour le premier et sur le Bourget pour le second. Ils furent remplacés en partie par un renfort de 750 hommes et gradés reçus le 21 du dépôt de Roanne.

   Les Capitaines BERGER et DECHELETTE, arrivés au 104ème T. peu après la mobilisation, passent tous les deux, sur leurs pressantes demandes, dans un corps actif. Peu après, l’un et l’autre furent tués glorieusement à la tête de leur unité.

   A une affectueuse observation faite au Capitaine DECHELETTE, par un officier supérieur du Régiment, il répondait simplement : « je suis marié, il est vrai, mais sans enfant, je considère que ma place est  à l’avant et non pas à l’arrière. Je pars. »

   Immolation gravement entrevue, noblement recherchée, crânement acceptée en beauté et en grandeur pour la France !

 

   Le 25 septembre, le Régiment apprend son prochain départ et l’ordre de se transformer en régiment de campagne. Il reçoit le lendemain un nouveau renfort de 180 hommes et gradés, ainsi que les éclaireurs montés qui lui sont attribués de par sa nouvelle affectation.

   Ces remaniements d’effectif et la transformation en Régiment de campagne entraînent de multiples opérations, notamment la réquisition d’un important matériel roulant d’aspect hétéroclite et parfois un peu inattendu mais qui, grâce à un entretien vigilant, fera cependant bonne figure, pendant de longs mois sur les routes défoncées du front. Ce sont autant de difficultés supplémentaires apportées à la vie d’un corps de formation récente et chargé, en outre, d’un service de place très absorbant. Malgré le nombre réduit des officiers (28) toutes ces complications sont résolues à temps et de la manière la plus satisfaisante, grâce au zèle des gradés et à la bonne volonté de tous.

   En quelques jours, le régiment avait touché ses chevaux, procédé à la réquisition des voitures et des harnais qui lui étaient nécessaires, constitué ses approvisionnements réglementaires en vivres et en munitions. Véritable tour de force qui faisait prévoir dès ce moment que le 104ème T. saurait se « débrouiller » partout et toujours.

 

 

 

CHAPITRE II

 

EN CHAMPAGNE

(a) DEVANT BRIMONT

 

 

Du 7 octobre au 6 novembre 1914

   L’embarquement du Régiment eut lieu le 7 octobre dans quatre trains spéciaux dirigés d’abord sur Noisy-le-Sec puis de là sur Epernay. Ils arrivèrent dans la journée du 9. Le canon tonnait sans interruption du côté de Reims. Le Régiment après s’être reformé et après avoir procédé au déchargement de tout son matériel roulant, se mit en route vers le Nord-est. Après avoir traversé le village de Marfaud complètement détruit par les Allemands, il cantonna le soir même :

 

            L’Etat-major et la Compagnie Hors-rang à Bouilly

            Le 1er bataillon à Courmas

            Le 2ème bataillon à Courmas

            Le 3ème bataillon à la ferme d’Onrézy

 

Le 11 on se rapproche de Reims

 

            L’Etat-major à Pargny-les-Reims  

            Le 1er bataillon à Ville-Domange

            Le 2ème bataillon à Coulomme-la-Montagne

            Le 3ème bataillon à Pargny-les-Reims

 

   Des crêtes qui dominent ces localités, le spectacle était saisissant : le jour on voyait les éclatements s’abattre sur la malheureuse cité de Reims, la nuit le ciel était en feu !

 

   Le Régiment est rattaché à la 5ème Division d’Infanterie de réserve (Général BOUTEGOURD).

 

   Jusqu’au 8 novembre, les compagnies changent assez fréquemment d’emplacement et sont employées à des services très divers. Une compagnie de travailleurs est d’abord mise à la disposition de la 101ème brigade à Tinqueux. Un bataillon est ensuite détaché à Chalons-sur-Vesle pour la réfection des routes en arrière du 3ème corps d’Armée (Général HACHE).

    Petit à petit, les unités se rapprochent de la ligne. Pendant la période du 24 octobre au 8 novembre, les bataillons vont occuper successivement, les tranchées de deuxième ligne à Saint-Thierry en arrière du 129ème R.I.

 

   Le 27 octobre, le Régiment se trouve pour la première fois sous un bombardement de gros calibre à Chenay. Le Général MANGIN, commandant la 5ème Division d’Infanterie, donne l’ordre aux 1er et 2ème bataillons qui y sont cantonnés de rejoindre le 3ème bataillon à Chalons-sur-Vesle. Les trois bataillons s’entassent dans ce village qui n’a que quelques maisons.

   Le 4 novembre le 1er bataillon est en réserve dans la 6ème Division d’Infanterie (Général JACQUOT) engagée dans un combat au Godat.

   Plusieurs compagnies sont occupées à différents travaux de fortification ou d’aménagement du secteur.

 

Du 8 novembre au 9 décembre 1914

   A partir du 8 novembre le bastion de Villers-Franqueux et ses deuxièmes lignes sont occupés par six Compagnies du 104ème T. (dont trois, puis deux en première ligne) sous les ordres de l’un des chefs de Bataillon, en remplacement du 129ème R.I. Chaque nuit une Compagnie est désignée pour le travail aux tranchées, en avant de la ferme du Luxembourg. A partir du 13 cette organisation est modifiée par l’introduction d’éléments du 274ème R.I.

 

Du 8 décembre 1914 au 11 juin 1915

   Une nouvelle modification a lieu le 9 décembre par suite du départ de ce Régiment qui est remplacé par le 39ème R.I.  Le lieutenant-colonel commandant le 104ème T. vient s’installer avec LA C.H.R. dans les gourbis de la route du Thil et dans le village de Villers-Franqueux et prend, à partir du 11, le commandement du Sous-Secteur de Villers-Franqueux qui fait par Sous-secteur de gauche (Colonel HUGOT-DERVILLE) de la D.E.P. commandée par le Général TASSIN. Dans cette dernière organisation qui subsistera jusqu’à la fin du séjour du 104ème T. à Villers-Franqueux, les bataillons passent successivement 8 jours au secteur de Villers, commandé par le Colonel du 104ème T. ; 8 jours au repos (Toussicourt et Villers-Franqueux) et 8 jours au secteur du Luxembourg commandé par le colonel du 39ème R.I.

   Ce secteur partant du Bois de Chauffour à l’Est jusqu’au Bois de Luxembourg à l’Ouest, formait une sorte de redan s’avançant sur le village de Loivre. Toute la ligne était dominée par les observatoires boches du Fort de Brimont. Aussi les boyaux, la route 44, et les gourbis des Meules et de la route de Thil sont-ils continuellement bombardés.

 

   Le 23 décembre, le commandant TALLON du 3ème Bataillon est promu lieutenant-colonel à T.T. et maintenu au commandement du Régiment qu’il exerçait depuis le 19, le lieutenant-colonel Richard d’ABNOUR ayant été envoyé en congé sur sa demande pour cause de maladie. A la même date, le Capitaine BENOIT prend le commandement du 3ème Bataillon et le Capitaine MARNEFF celui du 2ème, le commandant COLOMBANI ayant été muté au 88ème R.I.T.

 

   Pendant cette longue période du 10 décembre 1914 au 11 juin 1915, le Régiment tout entier, réuni dans le secteur de Villers-Franqueux, s’initie progressivement à la garde des tranchées et au service des guetteurs. Il devient expert dans la construction et l’aménagement des tranchées, boyaux et abris de toutes sortes, ainsi que dans la confection et la mise en place des défenses accessoires,  des masques et de tous les travaux improvisés que comporte la guerre de tranchées.

Sous la direction de chefs éclairés et bienveillants, Général FRANCHET D’ESPEREY (Vème Armée), Général HACHE (3ème C.A.), général GUILLAUMAT (1er C.A.), général TASSIN (D.I.P.), colonel HUGOT-DERVILLE (S/Secteur de gauche) ; Colonel GIBON GUILHEM (S.Secteur du Luxembourg), Lieutenant-colonel TALLON, commandant le 104ème T., le Régiment fait bonne figure à côté de l’active à laquelle il est d’abord amalgamé, puis dont on le sépare pour lui confier la garde des parties de la ligne formant courtine, à la route 44 et au Luxembourg.

Il reçoit des éloges pour sa vigilance dans les gardes de nuit, prend part aux patrouilles exécutées en avant de la ligne et subit, sans broncher, de très fréquents bombardements soit aux tranchées, soit dans ses cantonnements dits de repos, notamment le 21 janvier 1915 à Villers-Franqueux où plusieurs foyers d’incendie sont allumés par les obus allemands.

 

Le 16 février, une diversion est tentée sur le front du Secteur par trois bataillons des (5ème, 39ème et 148ème R.I.) avec mission d’enlever les bois parallèles du Luxembourg et de réoccuper, si possible, la ligne du canal. Pendant l’action, qui ne donne malheureusement pas le résultat espéré, le 3ème bataillon occupe les tranchées du Luxembourg et le 1er, celles de la route 44. La 10ème compagnie et vingt brancardiers du 104ème T. envoyés de Villers-Franqueux travaillent toute la nuit au transport des blessés dont un grand nombre est soigné par le docteur FUMOUX, du 3ème bataillon, dans son poste de secours. Un homme du 3ème bataillon est tué et 3 sont blessés.

 

   Le 13 mars, au matin, une attaque ennemie est repoussée au secteur du Luxembourg dans les tranchées duquel cinq hommes du bataillon sont encore blessés.

   Tout en s’habituant peu à peu au contact de l’ennemi, les territoriaux améliorent progressivement les conditions de leur existence, malgré les rigueurs de l’hiver et les obligations du service. Les cuisines sont rapprochées de la première ligne, contrairement aux idées trop souvent admises à cette époque. Les mulets de bât des mitrailleurs remplacent avantageusement les voitures dans le ravitaillement quotidien. Un poste d’eau est créé.

Le prolongement du boyau des Meules donne plus de sécurité à la circulation au Nord de Villers-Franqueux. Les abris de la première ligne, ceux de la route 44, et de la route de Thil sont complétés, consolidés, et aménagés ce qui permet d’évacuer   presque complètement le village  de Villers-Franqueux très fréquemment bombardé.

Les pertes par le feu sont ainsi réduites au minimum. Une conduite d’eau descendant de la colline est réparée et une fontaine rétablie. C’est le commencement d’une longue suite de travaux, trop fréquemment interrompus, que le 104ème T. reprendra inlassablement dans tous ses cantonnements futurs, souvent au profit de ses successeurs, mais toujours avec la même bonne volonté et le même souci de servir l’intérêt commun.

   Le haut commandement a d’ailleurs toujours reconnu la parfaite organisation du secteur et les résultats obtenus. C’est ainsi qu’à l’expiration de cette première période, le général FRANCHET D’ESPEREY, sur la proposition du général commandant le 1er corps, cite le lieutenant-colonel TALLON, commandant le 104ème T. à l’ordre de la Vème Armée :

   « A exercé pendant sept mois d’une façon remarquable, le commandement du Sous-secteur qui lui était confié ;  toujours sous le feu parfois violent des batteries de l’ennemi, en pleine vue des observateurs de celui-ci, il n’a cessé de perfectionner son organisation défensive tout en maintenant ferme la discipline et l’excellent esprit de ses territoriaux. »

   Pendant cette première période de séjour au front, le Régiment a perdu par le feu 64 gradés et hommes, dont 17 tués parmi lesquels le Capitaine GOMOT de la 9ème Compagnie.

   Les citations suivantes se rapportent à des faits de la même période.

Elles montrent que, dès le début, nos territoriaux ont fait preuve d’une énergie et d’une ténacité vraiment extraordinaires. Ils ont montré de telles qualités que le Régiment par la suite a eu le grand honneur d’être chargé de la défense de nombreux secteurs, alors que d’autres régiments territoriaux restaient employés aux travaux de l’arrière.

   Le commandement ne s’est pas trompé en comptant ainsi, sur le courage et l’endurance du 104ème T. !

 

 

MEDAILLE MILITAIRE

ANDRE           Sergent-major          2ème Compagnie

 

CITATIONS A L’ORDRE DE L’ARMEE

M. le Lieutenant-colonel TALLON Commandant le Régiment  

 

CITATIONS A L’ORDRE DE LA DIVISION

FUMOUX       Médecin, Aide-Major de 1ère classe       

ROCHE Philibert      Caporal brancardier            2ème Compagnie

ANDRE           Sergent-major          2ème Compagnie

 

CITATIONS A L’ORDRE DU REGIMENT

SARRAZIN B            Sous-lieutenant porte-drapeau    

PHILIPPE Hyacinthe           Eclaireur monté       

SERVY E.       Sous-lieutenant        2ème Compagnie

CHAMPALE Cl.          Caporal           7ème Compagnie

BADIOU        Sous-lieutenant       

TURRET         Adjudant-chef         3ème Bataillon

BARGOIN C. Adjudant       11ème Compagnie

BEAUGENDRE G.      Adjudant       10ème Compagnie

DECHAVANNE C.    Adjudant       12ème Compagnie

CHASSOT Ant.                    5ème Compagnie

MENTEUR     Capitaine       

PISON Jules Sergent        1ère C.M.

CUCHERAT C.-M.     Sergent          1ère C.M.

GOUTTEBARON Joanny     Sergent          1ère C.M.

GONDARD Cl.           Soldat            2ème C.M.

 

 

(b) DEVANT AUBERIVE ET LES MONTS

Du 11 juin au 24 août 1915

 

   Le 10 juin, le 104ème T., ayant reçu son ordre de départ, passait les consignes au 127ème R.I. et se mettait aussitôt en route par étapes jusqu’à Prouilly et Pévy, puis par camions automobiles jusqu’à Fismes. Pendant l’embarquement du régiment à la gare de cette dernière localité, un avion allemand est venu lancer une bombe qui, d’ailleurs, n’a produit aucun effet meurtrier. De Fismes, le 104ème T. fut transporté par voie ferrée, via Château-Thierry, Dormans, à Saint-Hilaire-au-Temple, et de là dirigé par une dernière étape jusqu’à la ferme du Piémont ; Il passait ainsi de la Vème à la IVème Armée (Général LANGLE DE CARY) ; il se trouvait en réserve du 4ème C.A. (Général BOELLE) et rattaché à la 7ème D.I (Général WEYWADA).

 

ETAT-MAJOR

TALLON, Lieutenant-colonel du Régiment

PEILLON, Capitaine adjoint

LOUBET, Sous-lieutenant, Officier payeur

PETEL, Lieutenant, Officier d’approvisionnement

TALLON, Sous-lieutenant, Chef des Téléphonistes

SARRAZIN, Sous-lieutenant porte drapeau

Abbé TARRAULT, Aumônier

 

1er BATAILLON

Etat-major

DE CHALAIN, Commandant le Bataillon

Docteur HOULBRECQUE

1ère Cie

DE JESSE-LEVAS, Lieutenant

TILLIE, Sous-lieutenant

POURRET, Sous-lieutenant

2ème Cie

BUCHET, Lieutenant

SAVARY, Sous-lieutenant

SERVY, Sous-lieutenant

TILLIER, Sous-lieutenant

3ème Cie

FORISSIER, Capitaine

DE VAULX, Lieutenant

ALAMARTINE, Sous-lieutenant

4ème Cie

MEYER, Capitaine

EVERWYN, Sous-lieutenant

LEVASSEUR, Sous-lieutenant

 

2ème BATAILLON

Etat-major

MARNEFF, Commandant le Bataillon

Docteur OLLIER

5ème Cie

MATRAY, Capitaine

BOUE, Sous-lieutenant

ROUX, Sous-lieutenant

6ème Cie

VABRE, Capitaine

MARGOT, Sous-lieutenant

MALLET, Sous-lieutenant

7ème Cie

PIVOT, Capitaine

DAVENAS, Sous-lieutenant

GRAJON, Sous-lieutenant

8ème CieBLANC, Capitaine

MOULY, Sous-lieutenant

ROUFFIAC, Sous-lieutenant

 

3ème BATAILLON

Etat-major

BENOIT, Commandant le Bataillon

FUMOUX, docteur

9ème Cie

SAUVEGRAIN, Lieutenant

SONNERY, Sous-lieutenant

BRUYERON, Sous-lieutenant

10ème Cie

MOUILLESSEAUX, Capitaine

DENIS, Sous-lieutenant

FARGE, Sous-lieutenant

11ème Cie

MASSONET, Capitaine

POINTU, Sous-lieutenant

GANDILLON, Sous-lieutenant

12 Cie

MENTEUR, Capitaine

CARRAL, Sous-lieutenant

VACHERET, Sous-lieutenant

Cie MES

DESCOTTES, Sous-lieutenant

REMONDIN, Sous-lieutenant

 

   Après quelques jours passés dans les bivouacs de Bouy (1er Bataillon) à Mourmelon-le-Grand, Jonchery-sur-Suippes, Saint-Hilaire-le-Grand (2ème Bataillon) et au quartier National ( 3ème Bataillon) chaque bataillon était affecté, le 30 juin, à l’une des Division du C.A. : le 1er bataillon à la 8ème D.I., Général D’INFREVILLE (secteurs de la Source et des Marquises), le 2ème Bataillon à la 7ème D.I., Général WEYWADA (Mourmelon, Jonchery, Saint-Hilaire, cote 153) et le 3ème Bataillon à la 124ème D.I., Général DANTANT, (bois des Marmites, cote 137), répartition qui subsistera jusqu’au 20 juillet, date à laquelle le 1er Bataillon sera mis à la disposition de la 124ème D.I. (Baconnes, Bivouac de l’Espérance).

Sauf la 6ème compagnie affectée jusqu’au 12 juillet au service de la place de Mourmelon et la 8ème détachée à l’exploitation forestière dans les environs de Bouy, toutes les compagnies furent employées, pendant ces premières semaines, à divers travaux de fortification sous le canon ennemi.

La situation était particulièrement dangereuse pour les 5ème et 7ème compagnies dans les chantiers (cote 153, etc…) et les cantonnements de Jonchery-sur-Suippes et de Saint-Hilaire furent fréquemment soumis à des feux de mousqueterie et à des bombardements violents. La fermeté et l’entrain dont ces deux unités firent preuve dans des circonstances difficiles leur valurent le 5 août, une citation à l’ordre du Régiment avec le motif suivant :

« Fournissant depuis 45 jours sans le moindre repos un effort considérable pour l’organisation défensive d’un secteur. De jour et de nuit, au travail comme au cantonnement, toujours sous les obus et les balles, ont conservé un entrain et un moral qui font le plus grand honneur à tous les hommes et aux gradés. »

De plus, des lettres de félicitations leur furent adressées, ainsi qu’à la 6ème compagnie qui était venue les rejoindre le 12 juillet à Jonchery, par le Général FARRET, Commandant la 13ème Brigade, le Colonel BASTON, Commandant la 14ème Brigade et le capitaine DURAND Commandant le Génie Divisionnaire.

 

   Dans le courant de juillet, au quartier National, la Musique du Régiment fut créée comme par enchantement grâce au zèle et à l’esprit d’organisation de M. le Sous-lieutenant DAVENAS et du Sergent BRUN.

   Les artistes étaient nombreux dans les compagnies, anciens musiciens de régiment ou des municipalités de Vichy et de Roanne, aussi dès sa formation la musique du 104ème T. put-elle rivaliser avec les meilleures musiques des régiments actifs.

   Par la suite, que de bons moments elle procurera à tous dans les cantonnements, dans les bivouacs, pendant les longues marches et dans les nombreuses séances récréatives ! Comme les autres unités elle aura elle aussi à déplorer des pertes et des deuils.

 

 

Du 24 août au 29 septembre 1915

 

   Le 24 août  au soir, on commence sur tout le front du secteur, devant Auberive, les travaux d’approche en vue de l’offensive prochaine. Le 1er Bataillon, préalablement rassemblé au bois de la Fourche, y participe en entier. Les 1ère et 2ème compagnies creusent, au cours de la nuit, deux boyaux et un élément de tranchée sans éprouver aucune perte malgré le bombardement et le feu des tranchées ennemies situées à 200 mètres de là. Les 3ème et 4ème compagnies exécutent au cours de la nuit suivante, les prolongements des postes d’écoute, mais le tir de l’ennemi, facilité par les observations qu’il a pu faire dans la journée sur les travaux de la veille, devient plus précis et plusieurs hommes sont blessés. Le travail n’en est pas moins mené à bonne fin avec une fermeté et un sang-froid qui valent au 1er Bataillon la citation suivante à l’ordre du Régiment :

« A exécuté dans les nuits des 25 et 26 août, des travaux d’approche sous le feu de l’ennemi, dans des conditions particulièrement difficiles et délicates. Malgré les rafales d’obus, les hommes conduits par leurs gradés sont sortis des tranchées et se sont portés en avant sans la moindre hésitation ; ils se sont placés dans un ordre parfait et se sont mis là l’ouvrage avec la plus grande ardeur sans se laisser émouvoir par la violente canonnade. »

D’un autre côté, plusieurs citations individuelles, furent accordées aux hommes et gradés. De plus le Général DANTANT, Commandant la 124ème D.I., lui transmet les félicitations du Général commandant le C.A. et exprime sa satisfaction pour la part brillante que la 104ème D.I. a prise à l’avancée de nos lignes, sa belle tenue au feu et l’excellent exemple qu’il a donné aux troupes plus jeunes qui l’entouraient.

La 8ème compagnie rejoint le Régiment et, jusqu’au 23 septembre, les bataillons sont employés non seulement à la garde des tranchées du secteur B, mais encore à divers travaux d’aménagement aux bivouacs, au bois des Réserves et au camp d’aviation de la Pyramide.

Les pionniers sont fréquemment occupés dans les grands boyaux de communication et d’évacuation que l’on vient d’achever aux derniers préparatifs en vue de l’offensive prochaine.

 

 

Du 22 au 29 septembre 1915

 

   Ce 22 septembre paraît l’ordre qui prescrit l’offensive générale. Le 104ème T. y participera de la manière suivante : le 3ème Bataillon restera dans les tranchées qu’il occupe à l’Ouest de la route d’Auberive ; le 2ème Bataillon occupera celles qui se trouvent à l’Est de la même route, après le départ des vagues d’assaut ; le 1er Bataillon dont les compagnies stationnent, respectivement au poste de l’Espérance, au bois de la Chapelle, au bois des Marmites et au bois Allongé, assurera le ravitaillement de la 7ème D.I.

Après une préparation d’artillerie de trois jours, le signal de l’attaque est donné le 25 à 9 heures du matin. Malgré l’intensité, inusitée à cette époque, du bombardement préparatoire, l’attaque ne donna pas le résultat attendu sur la ligne d’Auberive dont une seule tranchée est enlevée.

En conséquence, le 2ème Bataillon dont les têtes de colonnes s’avancent dans les boyaux Canrobert Est et Ouest et Chanzy Est et Ouest n’a pas à remplir entièrement la mission qui lui avait été tracée et les 5ème met 6ème compagnies sont renvoyées à 18 heures au bois des Réserves. Par suite de son stationnement dans les boyaux soumis au tir de barrage ennemi, ce bataillon se trouve particulièrement éprouvé. A la 8ème compagnie, le même obus tue le capitaine BLANC et le Sous-lieutenant ROUFFIAC et blesse grièvement le Sous-lieutenant MOULY.

Plusieurs autres gradés et hommes sont également tués ou blessés au cours de la même journée.

 

   Le Régiment reste à la disposition des 13ème (Général FARRET) et 14ème Brigades (colonel BASTON) et de la place de Mourmelon jusqu’au 29 septembre, date à laquelle le Lieutenant-colonel TALLON, Commandant le 104ème T. prend le commandement du secteur devant Auberive avec P.C. au bois des Marmites. La répartition des unités est la suivante :

1er Bataillon aux tranchées du Bois-Sacré,

2ème Bataillon au saillant des Dragons et 3ème Bataillon en repos au bois des Réserves.

Dans ce secteur qui commence à se stabiliser, le régiment se met immédiatement au travail.

La première tâche qui s’impose est la création des abris de première ligne dont l’absence s’est fait cruellement sentir pendant la réaction ennemie qui a suivi notre offensive du 25 et qui s’est prolongée jusqu’à l’attaque de la deuxième position par les corps voisins le 6 octobre.

 

Un grand nombre de ces abris sont commencés simultanément sur tout le front du secteur. Les cuisines dont le rassemblement sur la lisière S. du bois des Marmites attiraient journellement le feu de l’ennemi, notamment le 29 septembre où le bombardement cause des pertes très sérieuses à la 2ème compagnie, sont déplacées, séparées et rapprochées considérablement des premières lignes.

Un puits est remis en état près de la voie Romaine. Le ravitaillement est réorganisé par un choix judicieux des pistes et des points de distribution.

Une équipe de charbonniers installée dans les bois fournit à la première ligne le combustible nécessaire ; Des abris à l’épreuve sont creusés au bois Sacré et au bois des Marmites. Tous ces travaux sont poussés avec la plus grande activité, indépendamment de ceux qui sont prescrits par le Commandement, notamment le renforcement du réduit 137 et l’établissement d’une ligne de couverture d’artillerie auxquels le bataillon au repos travaille toutes les nuits.

 

   Le 30 octobre, la 7ème D.I. était remplacée par la 60ème D.I. (Général REVEILHAC) et l’occupation de la première ligne était renforcée par 75 cavaliers des escadrons divisionnaires.

   Le Régiment était incorporé à la 120ème brigade de réserve (Colonel PATHE).

   Depuis son départ de Villers-Franqueux, le Régiment a perdu par le feu 2 officiers et 24 hommes ou gradés tués, 1 officier et 119 hommes ou gradés blessés. En quittant le secteur, le Général WEYWADA, Commandant la 7ème D.I. a tenu à exprimer au Lieutenant-colonel TALLON, Commandant le Régiment, toute sa satisfaction au sujet de l’activité et de la discipline de son régiment et son attitude calme et résolue sous le feu.

 

   Quelques temps après (15 février 1916) le Lieutenant-colonel TALLON, Commandant le Régiment était cité à l’ordre du corps d’Armée pour : « Le sang-froid et l’autorité avec lesquels il avait commandé pendant un mois et demi l’important secteur du Saillant des Dragons ». Les citations suivantes se rapportent à la même période du 15 juin au 5 novembre 1915 :

 

 

 

 

MEDAILLE MILITAIRE

PERRET Gaspard      Sergent          2ème C.M. (C. de G.)

 

 

CITATIONS A L’ORDRE DU CORPS D’ARMEE

TALLON        Lieutenant-colonel   Commandant le Régiment

FAYET Maurice        Clairon           

ARNEFF M.   Chef de Bataillon    

DEMONGEOT J.      Caporal           1ère Cie

 

CITATIONS A L’ORDRE DE LA DIVISION

B. DE CHALAIN       Chef de Bataillon    

MASSONET  Capitaine        11ème Cie

TARRAULT    Aumônier       volontaire

FESSY            Sergent          1ère Cie

DUMAS. L.    Soldat            2ème Cie

SEIVE B.        Soldat            1ère Cie

BAUDET        Médecin auxiliaire   

AUBRET         Soldat            7ème Cie

MAURY M.     Soldat            2ème Cie

BLANC           Capitaine       

ROUFFIAC J.           Sous-lieutenant       

MOULY H.     Sous-lieutenant       

CADIEU         Sergent, aide-vaguemestre           

LORUT Antoine        Soldat            11ème Cie

PELTON J.    Adjudant       2ème Cie

TALLON Henri         Sous-lieutenant        C.H.R.

PAPILLIER A.,          Sous-lieutenant,       C.H.R.

PERONNET Antoine            Sergent          1ère Cie

CHAMPALE Cl.,         Soldat            C.H.R

SEDLER F.,    Sergent          1ère Cie

 

CITATIONS A L’ORDRE DE LA BRIGADE

FORISSIER   Capitaine       

MEYER           Capitaine       

DE JESSE-LEVAS    Capitaine       

SAVARY         Sous-lieutenant       

 

CITATIONS A L’ORDRE DU REGIMENT

DE CHALAIN           Chef de Bataillon    

MATRAY        Capitaine        5ème  Cie

PIVOT            Capitaine        7ème Cie

CHABARD                 7ème Cie

LAPORTE                   7ème Cie

SAVARY         Sous-lieutenant        2ème Cie

ROBIN           Médecin-major         2ème Cie

MEYER           Capitaine        4ème Cie

ARTHUS        Sergent          7ème Cie

CHABAS                    7ème Cie

PRAX              5ème Cie

MALBRUNOT            Adjudant       2ème Cie

GARDARIN   Sergent          2ème Cie

DUBOST A.   Agent de liaison       2ème Cie

FESSY J.       Sergent          1ère Cie

SEIVE B.                   1ère Cie

DAUVERGNE J.        Sergent          3ème Cie

LEVITRE A.   Caporal           3ème Cie

OLLIER          Médecin A.M. 1ère classe  

VABRE            Capitaine        6ème Cie

FARGEST P.  Brancardier   5ème Cie

DESBOURBES J.      Brancardier  

GRAND                      7ème Cie

CHAZELLE Cl.           Sergent         

GOUTTARD A          Soldat 2ème cl.        C.M.

LARUE Cl.                  10ème Cie

NOITETERRE G.      Caporal           10ème Cie

LAFAY C.                   5ème Cie

BERTRAND P.           Caporal           5ème Cie

MEUNIER C.             5ème Cie

GARRET J.-L.            Soldat            5ème Cie

DUBUIS C.    Brancardier  

DACHER G.    Caporal          

MATICHARD J.       Adjudant       8ème Cie

GIVRE C.        Soldat           

BOUSSAND J.M.     Soldat            8ème Cie

DECHELETTE V.       Caporal téléphoniste           C.H.R.

MARIDET J.-M.       Adjudant       9ème Cie

PRUDHOMME A.      Sergent fourrier      6ème Cie

POMMIER J. Adjudant       6ème Cie

PATAIN J.    Ord.    C.H.R.

BERTHELIER C.        Soldat            2ème Cie

GUYOT F.      Soldat            2ème C.M.

MENANT L.   Adjudant       6ème Cie

PAYANT        Adjudant       2ème Cie

JABOIN L.    Agent de liaison       2ème Cie

DUMAS L.                 1ère Cie

CORRE J.       Sergent          3ème Cie

LAVILLATTE G.       Caporal           3ème Cie

LANOIX        Soldat            3ème Cie

DAVENAS     Sous-lieutenant        6ème Cie

MAROCHE J.-V.       Caporal infirmier     

BAYOL Cl.      Infirmier      

BASSOT A.   Cycliste          6ème Cie

AUBRY           Sergent          8ème Cie

BLIN Léon     Caporal          

LACHAS L.                3ème Cie

GOUTAUDIER G.,                10ème Cie

CHEVALIER J.         Adjudant       C.M.

JARRY C.       Adjudant       5ème Cie

COUTISSON B.       Caporal          

UROISSIN M.          Soldat            5ème Cie

SANEROT V. Brancardier  

PETIT A.       Brancardier   8ème Cie

CHABRIER C.            Soldat            8ème Cie

FERRAGNE J.           Sergent          7ème Cie

MORLAT C.   Cycliste          7ème Cie

GRANET        Caporal-Fourrier      5ème Cie

AUCOURT L. Sergent          10ème Cie

SUTY Ch.                   1ère Cie

COMBY J.-A. Tambour        10ème Cie

JONARD G.   Soldat            3ème Cie

FONGARLAND Cl.    Sergent          7ème Cie

BUISSONNIER E.   Sergent          7ème Cie

BROGA J.      Adjudant       1ère C.M.

LAUXEROIS E.         Adjudant       C.H.R.

LAGARDE V.  Sergent téléphoniste          C.H.R.

BASSINET J.           Caporal           2ème Cie

AUDHEMAR J.         Soldat            1ère C.M.

LEGRAND A. Pionnier          7ème Cie

FENOUILLET C.-M. Sergent          4ème Cie

SARRAZIN J.                      4ème Cie

REGANOFF P.                       4ème Cie

CAILLOT P.   Sergent          7ème Cie

MOUILLESSEAUX   Capitaine       

VALLET          Lieutenant    

HOULBRECQUE       Médecin, A.-M. 2ème classe         

BRUN F.         Soldat            7ème Cie

LEVASSEUR  Sous-lieutenant        4ème Cie

FARGE            Lieutenant    

PAILLEUX     Sous-lieutenant       

TILLIER J.    Sous-lieutenant        12ème Cie

CHERPIN H.  Adjudant       9ème Cie

GOUTTEBARON J.-M         Sous-lieutenant        6ème Cie

KAEPPELIN C.          Sous-lieutenant        1ère Cie

ALAMARTINE C.     Sous-lieutenant        3ème Cie

DUBOST H.   Cycliste          5ème Cie

BABE J.-B.     Caporal           7ème Cie

GOUTALAND J.                  2ème Cie

REMONDIN  Lieutenant     4ème Cie

POURRET       Sous-lieutenant        4ème Cie

EVERWYN     Capitaine        C.H.R.

BARRIQUAND E.     Adjudant       2ème Cie

POYET C.-M.             2ème Cie

BOUTON E.   Caporal           1ère Cie

BORDAT J.-M.         Sergent          1ère C.M.

MELLET F.     Caporal           1ère C.M.

RIVIERE E.    Adjudant       7ème Cie

PICARD C.     Pionnier          7ème Cie

AUCOUTURIER F.               4ème Cie

POULETTE J.-M.                 4ème Cie

MICHARD     Sous-lieutenant        7ème Cie

DE VAULX     Capitaine       

TILLIE           Lieutenant    

OLIVIER        Médecin A.M. 1ère classe  

LHOTE A                   3ème Cie

DEMUR G.      Médecin auxiliaire   

FOREST B.    Sous-lieutenant       

TRIOULAYRE J.       Maréchal des Logis  3ème Bataillon

PRAS Ant.     Sous-lieutenant        12ème Cie

RAIMOND G.            Sergent          11ème Cie

DUCROS L.-M.          Sous-lieutenant        8ème Cie

CHALUMET A.          Sous-lieutenant        6ème Cie

CROUZIER J.           Sergent          8ème Cie

THERRE J.    Sergent          6ème Cie

MATHIEU A.            Sergent          5ème Cie

BELUZE J.     Sergent          8ème Cie

LUCAS           Lieutenant     1ère C.M.

BLETTERY E. Sergent          2ème Cie

DEMONT J.  Sous-lieutenant        3ème Cie

TALABARD M.          Sergent          2ème Cie

PARDON P.    Sergent-major          1ère Cie

BERTRAND A.          Caporal           3ème Cie

 

 

 

Du 20 novembre au 15 décembre 1915

 

   Le 29 octobre et les jours suivants, les Allemands exécutèrent de violentes attaques du côté des Marquises avec émissions de gaz asphyxiants. Le 2ème corps de cavalerie et la brigade bretonne (271ème et 248ème) de la 60ème Division d’infanterie devant le bois de la Grille souffrirent particulièrement. Le 209ème territorial perdit une grande partie de son effectif.

 

   Le 104ème T. qui comptait conserver la garde de son secteur d’Auberive reçut le 3 novembre l’ordre de relever le 209ème T. Il passait ainsi à la 7ème Division de Cavalerie (Général LEOBAS) du 2ème Corps de Cavalerie (Général de MITRY).

   Le mouvement s’acheva dans la journée du 5 novembre ; il plaçait le régiment dans la situation suivante :

Aux tranchées

3 Cies dans le secteur de la Source

2 Cies dans le secteur des Marquise

Au repos

1 Cie à Bouy

1 Cie à Livry

1 Cie à Mourmelon-le-Grand

3 à Beaumont-sur-Vesles

Etat-major du Régiment à Verzy

Etat-major

du 1er Bataillon à Verzy

du 2ème Bataillon à Thuizy

du 3ème Bataillon à Wez

 

   La Vème Armée s’étant étendue vers l’Est, le Colonel et l’Etat-major du Régiment se portèrent à Beaumont-sur-Vesles.

   Dans ce secteur le Régiment eut particulièrement à souffrir, non pas seulement du tir de l’artillerie, mais des fatigues excessives dues à la nature du sol, aux mauvaises installations à la Cloche et, il faut bien le dire, aux difficultés du ravitaillement.

 

   L’expérience de la guerre, depuis quatorze mois pendant lesquels le régiment n’avait cessé d’être en contact avec l’ennemi, nous avait appris qu’il y avait les plus grands avantages à porter les cuisines le plus en avant possible. La cavalerie, qui ne voit pas toujours les choses sous le même angle que l’infanterie, non seulement les maintenait bien loin des lignes, mais encore interdisait d’une façon absolue tout feu pendant le jour. Le repas du matin devait se faire avant le jour et celui du soir bien avant dans la nuit. Comment soutenir une troupe dans ces conditions ?

   Aussi ce fut avec un véritable soulagement que le régiment reçut l’ordre de rejoindre son corps d’Armée, le 4ème C.A.

 

   C’est le 15 décembre que le régiment s’embarqua à Mourmelon-le-Petit en même temps que le 111ème T.

   Le 309ème T. remplaçait le 104ème T. à la 7ème division de cavalerie.

   Pendant cette courte période, le Régiment a fourni un travail considérable aux unités de cavalerie auxquelles ses Compagnies étaient accolées. Pour cette raison et à cause de la grande dispersion de ses différents éléments, le 104ème T. n’a pu pousser, comme il l’avait fait ailleurs, l’amélioration de ses conditions d’existence.

   Une équipe de charbonniers du 104ème T. alimentant toute la 7ème D.C.  fonctionne dans les bois et les environs de Mont-de-Billy.

   Malgré la courte durée du séjour du 104ème T. dans ce secteur, ses qualités de travail et de discipline ont pu être très appréciées par le Commandement, ainsi que le montre les lettres de félicitations envoyées par le général LEORAS Commandant la 7ème D.C. et par le Colonel LAURENT, Commandant le secteur au sujet des améliorations réalisées dans les cantonnements de Thuizy et de Wez par les chefs de 2ème et 3ème bataillons (Commandant MARNEFF, Commandant MEYER).

   Le 27 novembre, en exécution des ordres du GQ.G., 341 hommes et gradés des classes 1897 et 1900 ont été versés au 248ème R.I. et  81 au 271 R.I. en remplacement d’un nombre égal de R.A.T. des classes 1894 et plus anciennes provenant de ces régiments actifs.

   Pendant ces quelques semaines, le régiment a perdu par le feu 2 tués et 5 blessés. Les citations suivantes ont été obtenues :

 

 MEDAILLE MILITAIRE

ANTHENE Claude, Sergent, 10ème Cie (Croix de Guerre)

 

CITATIONS A L’ORDRE DU REGIMENT

FABRE Jean-Marie, 7ème Cie

CHARLIER Pierre, 6ème Cie.

 

 

 

(c)SUR LES CONFINS DE L’ARGONNE

Du 15 décembre 1915 au 25 juillet 1916

 

    Le Régiment parti le 15 décembre en quatre trains, arriva le 16 à Givry-en-Argonne et fut aussitôt rassemblé à Vieil-Dampierre. Il revient ainsi au 4ème C.A. (Général PUTZ) et il est mis en partie à la disposition de la 7ème D.I. (Général WEYWADA)

 

   Du 18 au 20, les bataillons se mettaient en mouvement pour rejoindre leurs emplacements avec les affectations suivantes qui leur furent attribuées par tirage au sort :

1er Bataillon, Villers-en-Argonne (E.M. de Bt), fermes de la Cense et de Mondésir, Passavant (exploitation forestière et scieries).

2ème Bataillon, Argers (E.M. de Btn), Sainte-Menehould, puis la Neuville-au-Pont, Dampierre-sur-Auve, puis Montrémoy (exploitation forestière, scieries, manutention, service routier du 4ème C.A.).

3ème Bataillon, La Charmeresse (E.M. de Btn), fermes de Venise et des Naviaux (à la disposition du Génie de l’Armée pour les travaux très importants de la 2ème position), (Naviaux et Courtement).

   Le E.M. du Régiment et le C.H.R. à Argers.

   Dans le courant de janvier, eut lieu un prélèvement pour l’armée active. Plusieurs excellents officiers, gradés et soldats quittèrent ainsi le 104ème T. où leur départ fut unanimement regretté.

 

   Le 21 février, jour de l’attaque de Verdun par les Allemands, un zeppelin, le O.Z. 77, aveuglé par les projecteurs de Sainte-Menehould et de Valmy et bombardé par notre artillerie anti-aérienne, survola, vers 20 heures, Argers et la région voisine. Quelques instants après il tombait en flammes à Brabant-sur-Auve près de Revigny.

 

   Le 26 février, les éléments stationnés à Arger (E.M., C.H.R., C.M.) à l’exception du personnel des ateliers, laissèrent ce cantonnement à la disposition des nombreuses troupes de passage qui se rendaient à Verdun et vinrent cantonner à Dampierre-sur-Auve et Dommartin-la-Planchette.

 

   Le 25 mars, l’E.M. et la C.H.R. viennent cantonner à la Neuville-au-Pont où le Lieutenant-colonel TALLON, commandant le Régiment, prend les fonctions de commandant d’armes ; L’ E.M. et deux compagnies du 1er Bataillon viennent à Dampierre-sur-Auve et à Argers. Le 2ème Bataillon relève le 315ème R.I. au bivouac E. de la Charmeresse, le 3ème Bataillon et la C.M. vont relever les éléments actifs du secteur de Melzicourt et du Poste 42.

 

Le Régiment revient ainsi aux tranchées, au bois d’Hauzy, où il prend successivement huit jours en première ligne et huit jours au repos. Le Chef de Bataillon en ligne, commande la subdivision 42 et le secteur Est sous les ordres du Colonel commandant le régiment actif, sauf pendant la période du 5 au 14 juillet, où le commandement est exercé par le Lieutenant-colonel TALLON, commandant le 104ème T. Le roulement entre les 2ème et 3ème Bataillons se poursuit régulièrement jusqu’à la fin de juillet, sauf quelques modifications de détail (1/2 Cie à Vienne-la-Ville, et une autre à Montrémoy, E.M. et C.H.R. à la Noue du 12 au 22 avril pendant le repos de la 7ème D.T.)

 

   Au bois d’Hauzy, comme partout, le 104ème T. emploie toute son activité à l’amélioration du secteur et de ses défenses. Il y réalise tous les perfectionnements compatibles avec la nature marécageuse du terrain qui ne permet que des ouvrages en superstructure.

   Les résultats obtenus ont constatés par une lettre élogieuse adressée au Lieutenant-colonel TALLON, commandant le régiment, par le Général DESTENAVE, commandant la 248ème Brigade à la suite d’une inspection du Général, commandant la 124ème D.E., au sujet de l’excellente organisation des ouvrages numéros 1, 2, 3, 4, et 5 bis qui ont été confiés au  104ème T.

   Le bivouac de la Charmeresse, véritable cloaque à l’arrivée du régiment, change d’aspect après quelques mois d’un travail opiniâtre. L’assèchement est réalisé presque complètement ; une nouvelle voie d’accès est créée, un, puits est creusé, les gourbis sont complétés et aménagés.

    Les cantonnements de la ferme de Venise et de la Neuville-au-Pont sont améliorés.

Près de ce dernier, on construit un abri anti-gaz qui servira à de nombreuses expériences sur la protection par filtration de l’air, dans la terre meuble. Les parties intéressantes et encore intactes de l’église de la Neuville-au-Pont, monument classé, sont mises à l’abri des bombardements futurs, par un revêtement très important. Ces travaux sont dirigés avec la plus grande compétence par M. le Lieutenant PAPILLIER, Ingénieur des Mines.

  Malgré un travail considérable dans les bois et les ateliers, le 1er Bataillon organise d’une façon remarquable ses cantonnements de la forêt de l’Argonne. A citer particulièrement celui de la 1ème Cie, commandé par le Lieutenant EVERWYN. Le personnel affecté aux divers ateliers donne toute satisfaction par son rendement et son excellent esprit.

 

   C’est pendant la même période que naît et se développe la fabrication des réseaux pliants imaginés par le Sous-lieutenant MARGOT, de la 6ème Cie, travail pour lequel le 104ème T. a fourni une main-d’œuvre considérable. Ce système de défense accessoire est l’objet d’une note très élogieuse de la IVème Armée qui cherche à en généraliser l’emploi sur tout son front. Des centaines de kilomètres de ces réseaux furent placés en avant du front de la IVème Armée.

 

   Une deuxième Compagnie de mitrailleuse a été crée à la date du 1er avril 1916. Jusqu’à l’entrée en secteur où elle a fourni un service très apprécié par le commandement, la compagnie primitive a été employée, en partie, à la garde du ballon de la Neuville-au-Pont.

 

Jusqu’au 25 juillet, le régiment a perdu par le feu, soit en première ligne, soit dans les bombardements de l’a Neuville-au-Pont, 1 officier tué, (Sous-lieutenant MATICHARD, 8ème Cie) et 2 blessés, 20 hommes ou gradés tués, 27 blessés et 1 prisonnier.

Il a été l’objet des distinctions suivantes : Le Lieutenant-colonel TALLON, Commandant le Régiment, est promu Officier de la Légion d’Honneur le 5 mai.

Le Commandant MARNEFF, détaché pendant quelques semaines au commandement des bivouacs de la cote 202, est félicité par le Général TATIN, commandant la 124ème D.I. pour l’activité et l’énergie dont il a fait preuve dans un poste particulièrement délicat. Le  Sous-lieutenant MATICHARD, de la 8ème Cie, tué avec trois soldats, au moment où il rassemblait ses hommes pour le service de nuit, est cité à l’ordre du corps d’Armée dans les termes suivants :

 « Excellent Commandant de Compagnie, Officier très allant ayant une haute conception de ses devoirs. Malgré un violent bombardement le 8 juin 1916, n’a pas  hésité à réunir les hommes qui devaient occuper leurs postes de combat. A été tué par un obus au moment où il mettait son détachement en marche. »

 

   A ce moment le rang de bataille était le suivant :

 

ETAT-MAJOR

Lieutenant-colonel TALLON, Commandant le Régiment

PEILLON, Capitaine adjoint

LOUBET, Sous-lieutenant, officier payeur

ROCHAS, Sous-lieutenant, officier d’approvisionnement

PAPILLIER, Lieutenant, Chef des Téléphonistes

MARGOT, Sous-lieutenant, officier pionnier

SARRAZIN, Lieutenant, Porte drapeau

Docteur RIVIERE

Abbé TARRAULT, Aumônier

 

1er BATAILLON

Etat-major

Commandant de CHALAIN

Docteur EYRAUD

1ère Cie

Lieutenant EVERWYN

Sous-lieutenant KAEPPELIN

Sous-lieutenant POURRET

2ème Cie

Lieutenant SAVARY

Sous-lieutenant MALBRUNOT

SERVY

3ème Cie

Lieutenant BONNIER

Sous-lieutenant ALAMARTINE

Sous-lieutenant DEMONT

4ème Cie

Capitaine MATRAY

Sous-lieutenant DECHAVANNE

Sous-lieutenant BESACIER

 

2ème BATAILLON

Etat-major

Commandant MARNEFF

Docteur LEOTY

5ème Cie

Lieutenant BOUE

Sous-lieutenant VALENSANT

Sous-lieutenant PAYANT

6ème Cie

Capitaine VABRE

Sous-lieutenant CHALUMET

Sous-lieutenant GOUTTEBARON

7ème Cie

Capitaine PIVOT

Sous-lieutenant MICHARD

Sous-lieutenant ARTUS

8ème Cie

Capitaine VIVOT

Lieutenant BOUDET

Sous-lieutenant DUCROS

 

3ème BATAILLON

Etat-major

Commandant MEYER

Docteur ATGER

9ème Cie

Capitaine PETEL

Sous-lieutenant MARIDET

Sous-lieutenant PAILLEUX

10ème Cie

Capitaine MOUILLESEAUX

Sous-lieutenant MILLOT

11ème Cie

Lieutenant FARGE

Sous-lieutenant BADIOU

Sous-lieutenant FOREST

12ème Cie

Capitaine MENTEUR

Sous-lieutenant TILLIER

Sous-lieutenant PRAS

1ère C.M.

 Lieutenant LUCAS

Sous-lieutenant CHEVALIER

2ème C.M.

 Lieutenant REMONDIN

Sous-lieutenant GAUTHIER

 

 

(d) DANS LA REGION DE MASSIGES

 

Du 25 juillet au 17 octobre 1916

 

   Le 104ème T. fut regroupé provisoirement le 25 juillet à Hans et à Somme-Bionne pour un changement de secteur qui coïncida avec la suppression du 3ème Bataillon. A la suite de ces opérations, le Régiment était constitué et réparti de la manière suivante :

 

   En ligne : cratère, Annulaire de la Main de Massiges, Promontoire, trois Compagnies et une C.M. sous le commandement de l’un des Chefs de Bataillon.

   Au repos : Courtemont et cote 138, trois compagnies et une C.M., avec relève tous les huit jours.

   A Courtemont : E.M. du Régiment et C.H.R.

   Les deux autres Compagnies (1ère et 2ème, puis 6ème) dans lesquelles on a versé tous les spécialistes et les hommes intéressants par leur situation de famille, restent à la disposition du Génie de l’Armée pour les scieries et les exploitations de l’arrière.

 

   Les effectifs des huit Compagnies restantes étant complétés à 200 hommes, la dissolution du 3ème Bataillon est achevée le 26 août. Le Commandant MEYER passe au 141ème T. six officiers au 317ème R.I., et 322 hommes au 111ème T. Le Régiment ne se sépare pas sans regret de ces excellents camarades qui avaient partagé sa vie et ses travaux depuis le début de la campagne. Deux autres officiers de L’E.-M., le capitaine PEILLON et le Lieutenant SARRAZIN, étaient envoyés quelques jours plus tard aux 124ème et 142ème R.I.

 

   Le 104ème T. depuis janvier 1916 avait passé de nombreux officiers (les plus jeunes), à des régiments actifs. Messieurs les Sous-lieutenant BALAY, Sous-lieutenant TALLON (tué glorieusement à Verdun), Capitaine de VAULX (très grièvement blessé à Verdun), Lieutenant TILLIE, Lieutenant MAILLET, Sous-lieutenant DENIS Sous-lieutenant POINTU, Sous-lieutenant ROUX, Sous-lieutenant CARRAL (tué glorieusement à Maison de Champagne), Sous-lieutenant GANDILLON, Lieutenant DESCOTTES, Sous-lieutenant SERVY, Sous-lieutenant ALLARMARTINE, Sous-lieutenant FOREST, (tué glorieusement au Cornillet), Sous-lieutenant TILLIER, Sous-lieutenant MARIDET, Sous-lieutenant GOUTTEBARON, Sous-lieutenant PAILLEUX, Sous-lieutenant BADIOU, Sous-lieutenant PRAS, Sous-lieutenant KAEPPELIN, Sous-lieutenant VALANSANT ;

   Jusqu’au 17 octobre, les deux bataillons furent successivement affectés aux 7ème, 8ème et 124ème D.I. Les emplacements des Compagnies sont changés fréquemment pendant cette période. Elles passent au camp de Somme-Tourbe, au ravin des Pins, au réduit du Marson, au Buisson Fondu, à l’ouvrage Poquereau.

Elles vont à Mesnil-lès-Hurlus, à la ferme Beauséjour, au Bois Jaune, au réduit des Loups, etc.

   Les P.C. de Bataillon sont transférés le 6 octobre au Marson et au ravin des Pins.

 

   L’E.-M. du Régiment et la C.H.R. s’installent le 5 septembre à Somme-Tourbe où on travaillera jusqu’au départ, à l’organisation et à l’installation de bains douches et de locaux aménagés pour les permissionnaires.

 

   Pendant cette période au cours de laquelle le Régiment n’a occupé que les deuxièmes lignes, ses pertes se réduisent à huit blessés dont sept par l’explosion accidentelle d’un dépôt de grenades au pied de la cote 180.

   Le Régiment a continué à donner toute satisfaction aux chefs sous les ordres desquels il a passé successivement dans ce secteur. Le Général D’INFREVILLE, commandant la 8ème D.I. constate, dans une lettre adressés au Lieutenant-colonel TALLON, commandant le 104ème T. : « La bonne tenue de ce Régiment et son ardeur au travail ».

   Les grades et hommes dont les noms suivent ont été cités pour leur conduite au cours de cette période.

 

LEGION D’HONNEUR

Au grade d’Officier : M. TALLON, Lieutenant-colonel, commandant le 104ème t.

Au grade de Chevalier : M. VACHERET, Sous-lieutenant, 11ème Cie

 

MEDAILLE MILITAIRE

MICOLLIER J.      Sergent       11ème Cie (C. de G.)

 

CITATION A l’ORDE DU CORPS D’ARMEE

MATICHARD      Sous-lieutenant        8ème Cie

 

CITATION A L’ORDRE DE LA DIVISION

PIN B.            Caporal           10ème Cie

ROUX C.H.                1er C.M.

 

CITATIONS A L’ORDRE DE LA BRIGADE

SAVARY Clovis         Sergent          T.R. 2.

 

CITATIONS A L’ORDRE DU REGIMENT

PEILLON       Capitaine        C.H.R.

GIVRE M        Caporal           10ème Cie

BARNACHON                       10ème Cie

CHERBLANC             8ème Cie

MARTIN J                8ème Cie

PLASSE C.     Adjudant       10ème Cie

GIRAUD J.-B.           Brancardier   11ème Cie

VALANSANT V.       Sous-lieutenant        5ème Cie

ROYER A.,      Sergent,         5ème Cie

AUBOYER      Lieutenant     5ème Cie

PETOT J.,                 8ème Cie

DUMONT L.,             8ème Cie

ROBIN L        Sergent fourrier      C.H.R.

CHIGNIER J.-J.,                 8ème Cie

COIN J.,        Caporal           5ème Cie

POTHIER J.,             7ème Cie

CHEVALIER P.,         Musicien,        C.H.R.

BRUN A.,       Adjudant       C.H.R.

RIVIERE P.,   Médecin major         2ème classe

GAUTHIER J.-M.,    Sous-lieutenant,       2ème c.M.

BEZACIER E.,           Sous-lieutenant        1ère Cie

BELLET J.-J             Adjudant-chef         2ème Bataillon

PLASSON V.,            Sergent          6ème Cie

PANET J.,     Adjudant       8ème Cie

LABROSSE A                        8ème Cie

VIVOT           Capitaine        8ème Cie

PION              8ème Cie

BASSET,        Sergent          7ème Cie

CHAUVEL E., Sergent          10ème Cie

DESIAGE M.,                        10ème Cie

DUVAL E.,                 10ème Cie

ROCHARD J.,                       8ème Cie

DUGARRE C., Caporal,          8ème Cie

ROUPIE J                 10ème Cie

CARTALIER E.                      11ème Cie

BLETTRY        Adjudant,      6ème Cie

MEILLER C.,  Sergent          5ème Cie

POIROT E.,   Sergent          5ème Cie

THORAL F.,              5ème Cie

MATHO E                 5ème Cie

PETEL Capitaine        2ème Cie

BARDONNET J.,                  8ème Cie

CHABOT A.,              5ème Cie

DENIS J.,     Caporal           C.H.R.

CELAYRE P    Sergent          8ème Cie

MOISE F.,                 C.H.R.

ROCHAS A.,  Sous-lieutenant        C.H.R.

NEANT P.,     Adjudant       6ème Cie

BESSON P.,   Médecin de 1ère classe,      C.H.R.

GIPON L.,      Caporal           2ème Cie

ROCHET P.,   Sergent          7ème Cie

VIVIERE J.L.,           Sergent,         7ème Cie

LE MASSON J.,       Soldat            8ème Cie

RIVIERE J.M.,          Soldat            6ème Cie

EYRAUD G     Médecin aide-major de 1ère

 classe           

BONNIER      Lieutenant     7ème Cie

 

 

,

 

   Pendant cette période, le 3ème bataillon du régiment fut supprimé ; le 15 août, le 104ème T. était constitué de la façon suivante.

 

 

ETAT-MAJOR         : Lieutenant-colonel TALLON, commandant le régiment

            : PEILLON, Capitaine Adjoint

            : SARRAZIN, Lieutenant porte drapeau

            : LOUBET, Sous-lieutenant chargé des détails

            : ROCHAS, Sous-lieutenant, officier d’approvisionnement

            : PAPILLIER, Lieutenant téléphoniste

            : ARTUS, Lieutenant grenadier

            : RIVIERE, Médecin major chef de service

            : Abbé COIFFIER, Aumônier

 

1er BATAILLON

Etat-major

Commandant DE CHALAIN, Chef de Bataillon

Docteur EYRAUD

1ère Cie

EVERWYN, Lieutenant, Commandant la Compagnie

POURRET, Sous-lieutenant

KAEPPELIN, Sous-lieutenant

MARGOT, Sous-lieutenant

PETEL, Capitaine Commandant la Compagnie

SAVARY, Sous-lieutenant

SERVY, Sous-lieutenant

MALBRUNOT, Sous-lieutenant

3ème Cie

MOUILLESSEAUX, Capitaine, Commandant la Compagnie

BONNIER, Lieutenant

ALLARMATINE, Sous-lieutenant

DUMONT, Sous-lieutenant

4ème Cie

MATRAY, Capitaine Commandant la Compagnie

DECHAVANNE, Sous-lieutenant

BEZACIER, Sous-lieutenant

 

2ème BATAILLON

 

Etat-major

MARNEFF, Chef de Bataillon

LEOTY, Aide major

5ème Cie

BOUE, Lieutenant, Commandant la Compagnie

POUYANT, Sous-lieutenant

VALENSANT, Sous-lieutenant

MILLOT, Sous-lieutenant (fusiller mitrailleur)

6ème Cie

MENTEUR, Capitaine, Commandant la Compagnie

GOUTTEBARON, Sous-lieutenant

CHALUMET, Sous-lieutenant

7ème Cie

PIVOT, Capitaine, Commandant la Compagnie

FARGE, Lieutenant

MICHARD, Sous-lieutenant

GARNIER DE LABAREYRE, Lieutenant

8ème Cie

VIVOT, Capitaine, Commandant la Compagnie

BOUDET, Lieutenant

DUCROS E., Lieutenant

 

 

CHAPITRE III

DANS L’AISNE ET LA SOMME

 

Du 17 octobre 1916 au 30 octobre

  

   Le 17 octobre, le Régiment recevait l’ordre de quitter le secteur de Massiges, dans lequel il se trouvait depuis près de trois 3 mois. Il devait, disait-on, partir pour la Somme avec le 4ème C.A. Le trajet dura près de deux mois !

   Sa reconstitution à deux bataillons avait été faite dès le mois d’août, mais on apporta encore quelques modifications dans sa constitution, notamment en ce qui concerne la création des adjoints aux chefs de bataillon.

 

   Par suite, comme nous l’avons vu plus haut, une partie du 104ème T. quittait Somme-Tourbe le 17 octobre pour aller cantonner à Saint-Mard-sur-Auve. Le lendemain 18, les 4ème et 7ème Compagnies stationnées au Marson venaient le rejoindre.

   Le 20, le Régiment se porte à Somme-Vesle, le 21 à Sainte-Memmie-de-Courtisols, le 23 à Sary et s’embarque en chemin de fer à Chalons-sur-Marne dans la journée du 25.

   Arrivé à Dormans le même jour, il séjourne dans les environs, à Vincelles, à Soilly, Courthiézy, les Chassains, jusqu’au 29. Ce jour-là il reçoit l’ordre de se porter en une étape sur Dravegny. Le temps est si mauvais qu’il faut s’arrêter en route et n’arriver à Dravegny que le lendemain 30. Le régiment occupe les cantonnements ci-après :

 

   Etat-major et Cie H.R.     : Dravegny

  1er Bataillon                     : Chéry-Chartreuve

  2ème Bataillon                     : Dravegny ET A