124ème REGIMENT D’INFANTERIE
1e
partie : 1914
Quelques passages intéressants du JMO du 2ème semestre 1914
Combats de Mangiennes : 11 août 1914
Bataille de Virton-Ethe : 22 août 1914
Quennevières : 14 septembre 1914
Les combats de Crécy et Billancourt : 22 septembre 1914
Les combats à Andechy : 4 novembre 1914
26 N – Carton 684 – Dossier 13
Le Régiment mobilisé compte 3 bataillons, 3 sections de
mitrailleuses, 1 Compagnie HR. et 1 atelier téléphonique.
Etat-Major
Colonel FROPO (Fait
prisonnier le 24-09-1914 près de Rethonvillers, remplacé par le
Lieutenant-Colonel ROCHEFRETTE)
Lieutenant-Colonel DUBOSCQ (Blessé le 18-09-1914 devant Nampcel)
Médecin Major DAIREAUX
Capitaine, adjoint au chef de Corps, MABILLE DU CHESNE
Officier chargé des détails CASTIEAU
Officier d’Approvisionnement MORIN
Porte-Drapeau BENOIT
Commandants des sections de mitrailleuses :
1ère
Section FOURTIER
2ème Section BRIAND
3ème Section DE LA BASSETIERE
Chef de Musique PLANES
Chef du Service Téléphonique DE LA SAYETTE
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1er BATAILLON |
2ème BATAILLON |
3ème BATAILLON |
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Chef de Bataillon Médecin aide-major |
LAMBERT AUGER |
BRUNET LOISELEUR |
FAVIER ESTRADE |
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1ère
COMPAGNIE |
5ème
COMPAGNIE |
9ème
COMPAGNIE |
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Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant |
GAILLARD GUILLON MEYER |
MOREL DUFRASNE DURAND |
MORICEAU ROGER FOUQUE |
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2ème COMPAGNIE |
6ème
COMPAGNIE |
10ème
COMPAGNIE |
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Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant |
MOUREAUX JEANNEL HASSLER (Lieut.) |
ROZET PHELIZON LEGAY WOLF |
DE CLERCK GUILBERT |
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3ème COMPAGNIE |
7ème
COMPAGNIE |
11ème
COMPAGNIE |
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Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant |
LE BOURGEOIS BRUNETIERE DUPONT |
BORIUS MAZE LAFFARGUE CHARDAINE |
BERTHIER de SAUVIGNY BUGNET MARCHAND |
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4ème COMPAGNIE |
8ème
COMPAGNIE |
12ème
COMPAGNIE |
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Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant |
LE CHAUFFE de KERGUENEC FERRé BOUSCAT |
LEMAIRE GUILLO-LOHAN LEVY |
ROUSSEL HERSART de la VILLEMARIE JABRAUD CHEVALIER |
EFFECTIF
en S/OFFICIERS et HOMMES DE TROUPE : 3341
- Nombre de CHEVAUX : 189
Le Régiment est transporté par voie ferrée sur la base de concentration en 3 éléments qui sont dirigés sur Reims (gare régulatrice) et de là sur Verdun (gare de débarquement) où ils arrivent le 6 août à 19h01, 20h28 et 22h48.
Le 124ème Régiment d’Infanterie appartient à la 15ème Brigade, 8ème Division, 4ème Corps d’Armée.
Il cantonne le 6 à Belleville (faubourg nord de Verdun)
Le Régiment va cantonner à :
Brabant-sur-Meuse (1er Bataillon)
Crépion et Moirey (2ème Bataillon)
Flabas (3/ Compagnies du 3ème Bataillon)
Haumont-près-Samogneux (1ère Cie du 3ème Bataillon + Etat-Major du Régiment)
Les cantonnements de la 8ème Division sont resserrés vers le nord. Le Régiment occupe :
1er Bataillon : Etraye
2ème Bataillon : Crépion et Moirey
3ème Bataillon : Gibercy (½ Cie) et Wavrille (3 Compagnies ½)
Ces cantonnements sont couverts par la 16ème Brigade qui occupe la ligne Damvillers, Romagne-sous-les-Côtes, Gremilly.
Une division de cavalerie ennemie a été signalée le 8 août dans la soirée vers Mangiennes.
La 8ème Division prolonge vers le nord la défense de la place de Verdun. La 16ème Brigade en première ligne s’étend de Damvillers inclusivement aux mamelons jumelés au N.E. d’Ornes inclusivement où elle se relie aux troupes de la défense de Verdun.
La ligne de résistance de la 16ème Brigade comprend 2 secteurs (Nord et Sud) séparés par la route Azannes – Mangiennes. Dans chacun des secteurs il est formé 3 sous-secteurs, savoir :
Secteur
Nord :
1er s/secteur : Côte d’Horgne
2ème s/secteur : Côte de Morimont
3ème s/secteur : Romagne et Côte de Romagne
Secteur Sud :
1er s/secteur : Azannes
2ème s/secteur : Gremilly
3ème s/secteur : Mamelons jumelés au N.E. d’Ornes.
La 15ème Brigade est en réserve (deuxième ligne) Le 124ème, en arrière du secteur nord, a reçu l’ordre d’occuper les positions suivantes :
Bataillon Commandant LAMBERT :
1 Compagnie lisière nord de Damvillers
1 Compagnie soutien d’artillerie vers le D de Damvillers
2 Compagnies en réserve à la cote 221 au sud de Damvillers.
Mission : couvrir la gauche de la ligne de résistance.
Bataillon Commandant FAVIER :
Vers la cote 219 au S.O. du col séparant le mamelon d’Horgne du mamelon de la côte de Morimont.
Mission : Prêt à se porter sur l’un ou l’autre des cols englobant la côte de Morimont
Bataillon Commandant BRUNET :
En réserve derrière l’Y de Gibercy, prêt à appuyer le mouvement du Bataillon FAVIER ou à soutenir le bataillon du 130ème placé dans le ravin.
Chacun de ces trois bataillons est à la disposition et aux ordres directs des commandants des 3 sous-secteurs du secteur Nord.
Les différents éléments du 124ème sont en position à 5 heures. A 12h10, le Bataillon FAVIER (3ème) reçoit du Général commandant la 16ème Brigade l’ordre de se porter en arrière de la côte de Morimont, vers l’R du mot Morimont. Il y est installé à 13h30.
A la fin de la journée du 9 le Régiment avait reçu l’ordre de rejoindre ses cantonnements auxquels était apportée la modification suivante : le Bataillon LAMBERT avait 2 Compagnies à Etraye et 2 Compagnies à Damvillers
Pendant la nuit du 9 au 10, le régiment reçoit l’ordre de porter dès 4h30 un bataillon vers Gibercy (Bataillon FAVIER) et 2 Bataillons à l’est d’Etraye.
A 6 heures les bataillons sont placés en formation de rassemblement articulé, savoir :
Bataillon LAMBERT : 3 Compagnies à Damvillers et abord N. et S.
1 Compagnie à la ferme Froidevaux
Bataillon BRUNET : au N. et à l’O. de Wavrille.
Bataillon FAVIER : à l’est de Gibercy.
A 10h35 le Général commandant la 15ème Brigade donne l’ordre suivant au 124ème :
Laisser un Bataillon à la cote 221 (sud de Damvillers), porter un Bataillon au nord de Chaumont-devant- Damvillers dans le renfoncement du chemin à 500 m. au Nord du village.
Le Bataillon de Gibercy se portera à la ferme de Morimont.
En conséquence sont en place à 12 heures :
Bataillon LAMBERT cote 121
Bataillon BRUNET au nord de Chaumont
Bataillon FAVIER ferme de Morimont.
Voir la bataille dans son
ensemble
A 14h15, en raison du combat qui se déroule entre Mangiennes et Pillon entre deux bataillons du 130ème appuyés par une batterie d’artillerie, et l’ennemi dont la force est évaluée à une division de cavalerie et 3 bataillons de chasseurs, les différents bataillons du 124ème sauf le 1er laissé à la cote 121 appuient vers l’est et se placent en position d’attente : le Bataillon FAVIER au col entre le Morimont et la côte de Romagne, le Bataillon BRUNET entre la cote 319 et la ferme Geai.
Le Régiment n’est pas engagé.
A la fin de la journée toutes les troupes de la 8ème Division bivouaquent sur leurs emplacements.
La 16ème Brigade, le 124ème et l’artillerie (3 groupes) doivent résister à outrance sur la ligne principale de défense côte d’Horgne – côte de Morimont – côte de Romagne. Toutes les unités sont en place à 3h30, savoir :
Le Bataillon LAMBERT aux abords du col entre la côte d’Horgne et la côte de Morimont, prêt à prononcer une contre-attaque contre tout ennemi qui attaquerait soit la côte d’Horimont soit la côte de Romagne
Le Bataillon FAVIER en position aux abords du col entre les côtes de Morimont et de Romagne.
Le Bataillon BRUNET en position de rassemblement à la ferme de Morimont à la disposition du Colonel commandant la 16ème Brigade.
Le Bataillon FAVIER reçoit du Général commandant le 4ème C.A. l’ordre de faire une reconnaissance sur Mangiennes pour relever les blessés qui resteraient du combat livré la veille : il ne doit pas attaquer le village s’il est encore occupé. Le village étant évacué par l’ennemi, le Bataillon FAVIER s’y installe et en renforce la défense.
A midi l’ordre est donné d’occuper les cantonnements suivants :
Mangiennes : 3ème Bataillon (FAVIER) fournissant les avant-postes.
Crépion et Noirey : E.M. du 2ème Bataillon (BRUNET) avec un groupe d’artillerie
Wavrille : 1er Bataillon (LAMBERT)
Aucune modification sauf pour le Bataillon FAVIER qui, dans la soirée, est relevé à Mangiennes par le 101ème d’Infanterie (7ème Division) Le Bataillon vient cantonner à Chaumont-devant-Damvillers.
Aucun changement dans la situation. Aucun mouvement n’est effectué.
Les cantonnements du 4ème C.A. vont être resserrés pour faire place à la 54ème Division R. et préparer la marche ultérieure. En conséquence les cantonnements affectés au 124ème sont Wavrille moins 2 Compagnies à Crépion avec 2 groupes AC.4.
L’Etat-Major de la Division et celui de la Brigade sont à Damvillers.
Les nouveaux cantonnements sont occupés à 9 heures.
A 9h40 le régiment alerté reçoit l’ordre du Général commandant la 15ème Brigade de se porter sur Damvillers immédiatement avec son TC.1.
Une colonne ennemie est signalée sortant de Longuyon et paraissant marcher vers le sud-ouest. Le Régiment est dirigé sur Dombras.
A 11h40 le Régiment est formé au nord du Pont des 4 Communes, prêt à arrêter la marche de l’ennemi. Le Bataillon FAVIER est au sud-est de la cote 218, le Bataillon LAMBERT entre la route de Dombras et la cote 217. Le Bataillon BRUNET en 2ème ligne de chaque côté de la route, un peu au nord du Pont des 4 Communes.
A 13h50 un ordre reçu du Général commandant la 8ème Division prescrit au 124ème d’Infanterie, en cas d’attaque, d’occuper la position 218-217 au N.E. du Pont des 4 Communes. En même temps, le 130ème se porte sur Damvillers par le Bois de Damvillers et le Bois de Dombras, dans la région de Merles, et doit occuper la croupe 210-218 au débouché des Bois de Dombras et de Merles.
4 groupes d’artillerie appuient les deux régiments.
Renseignement.
Les troupes de couverture du 2ème Corps d’Armée sont en avant de ces positions. Le 120ème Régiment d’Infanterie et 1 groupe d’artillerie tiennent les passages de l’Othain entre Rupt-sur-Othain et Saint-Laurent-sur-Othain, et défendent la lisière nord des bois du Grand Failly.
Merles est occupé par un bataillon de chasseurs à pied français (9ème Bataillon)
A 17h45 le Régiment reçoit l’ordre de former l’avant-garde de la Division et de remplacer à Villers-lès-Mangiennes les troupes de couverture du 2ème C.A. qui s’y trouvent.
Cette relève a lieu pendant la nuit et prend fin vers 22 heures.
Le 4ème C.A. a poussé dans la soirée du 14 août ses avant-gardes sur la Loison et établi sa ligne de résistance avancée au bois de Parfondevaux, Grand Chanel, Pillon, Bois de Warphemont.
Le 124ème a atteint le 14 au soir Villers-lès-Mangiennes, avec un groupe d’artillerie et un peloton de hussards. Le 15, après reconnaissance du terrain par le Colonel accompagné des Chefs de Bataillon, les positions suivantes sont prises :
Le Bataillon LAMBERT occupe Saint-Laurent-sur-Othain et la lisière est du bois Parfondevaux où il se relie au 2ème C.A.
Le Bataillon FAVIER occupe la lisière nord de la bande boisée au nord de la cote 260, 1 .300 m. N.E. de Villers-lès-Mangiennes jusqu’au Bois de Grand Chanel où il assure la liaison avec la 7ème Division d’Infanterie.
Le Bataillon BRUNET occupe avec 2 compagnies la Chapelle-Saint-Jean (800 m. au sud de Villers)
Les 2 compagnies en réserve dans le village sont chargées de la défense de la lisière nord. L’artillerie a une batterie en position de surveillance à la Chapelle-Saint-Jean, les deux autres en position d’attente à la sortie sud de Villers.
Conduite
en cas d’attaque :
Résister sur place. S’ils sont trop serrés par l’ennemi, le Bataillon LAMBERT se repliera par les bois sur Merles, le Bataillon FAVIER par Villers sur la Chapelle-Saint-Jean. Ils iront occuper au sud de Villers la 2ème ligne de résistance, cote 218, Chapelle-Saint-Jean, cote 225. Poste de commandement du Colonel cote 260.
A 9 heures, la liaison est établie à l’intérieur des lignes avec la 13ème Brigade (Brigade LACOTTE) sur le chemin de Mangiennes à Saint-Laurent-sur-Othain par la cote 260 à l’aide de 2 postes fournis l’un par la 13ème Brigade, l’autre par le 124ème.
A 11 heures les éléments avancés de la couverture du 2ème Corps occupant la ligne Petit Failly – Grand Failly et plus à l’est le signal détruit cote 306. Sur l’ordre du Général commandant la 15ème Brigade, le Bataillon LAMBERT pousse une compagnie à environ 2 kilomètres au N.E. de Saint-Laurent-sur-Othain sur le chemin Saint-Laurent – Longuyon pour établir la liaison avec l’élément du 2ème C.A. qui occupe le signal détruit.
Dispositif de nuit :
Le Bataillon LAMBERT et le peloton de Hussards seront en
cantonnement d’alerte à Saint-Laurent-sur-Othain, tenant par des postes tous
les chemins autour du village : il établira vers la cote 260 un poste de
liaison avec les deux autres bataillons du régiment et l’artillerie cantonnés à
Villers-lès-Mangiennes et Chapelle-Saint-Jean.
L’ennemi semble montrer peu d’activité dans la région de Longuyon et se fortifier sur la rive droite de L’Othain. Le 124ème reprend les emplacements de jour qu’il occupait dans la journée du 15. Les éléments sont en place à 4h30. Les modifications suivantes sont apportées à la répartition des éléments de la défense :
1. Infanterie
– Le Bataillon BRUNET ne laisse qu’une Compagnie à la Chapelle-Saint-Jean et
trois à la défense du village de Villers-lès-Mangiennes.
2. Artillerie
– 1 batterie à la lisière est du bois Parfondevaux (batterie d’infanterie –
Direction de tir cote 252 au N.O. de Pillon)
- 1 batterie cote 260 (contrebatterie – Direction de tir ferme de
Haut-Wal) – 1 batterie Chapelle-Saint-Jean (Direction de tir : Pillon)
Cette batterie flanque la position à droite et pourra servir ultérieurement de
batterie d’accompagnement.
Faibles forces ennemies à l’est et à l’ouest de Longuyon. L’ennemi tient la ligne Bois de Bellechêne, Bois Deffaye, Bois Reverdel (au sud de Saint-Pierrevillers)
Le 4ème Corps resserre ses cantonnements vers l’O. Rien n’est changé pour le 17 août aux cantonnements de la 15ème Brigade.
Le Général commandant le 4ème Corps envoie l’ordre de défendre le passage de l’Othain non seulement au point de vue défensif mais surtout au point de vue offensif afin de ne pas être exposé à avoir à reconquérir les passages quand on se portera en avant. La Compagnie Divisionnaire du Génie a l’ordre de venir dans la matinée se mettre à la disposition du Colonel commandant le 124ème.
En conséquence, les modifications suivantes sont apportées au dispositif de couverture primitivement adopté par le 124ème. La ligne d’avant-postes constituée par le Bataillon BRUNET (qui a relevé le Bataillon LAMBERT) à Saint-Laurent prendra les dispositions suivantes :
1 Compagnie sur la route Saint-Laurent – Longuyon ;
1 Compagnie à Saint-Laurent gardant les débouchés et fournissant au besoin des travailleurs au Génie ;
1 Compagnie dans les tranchées (à faire) sur le chemin de terre Saint-Laurent – Chatillon à hauteur du pont de pierre sur l’Othain.
1 Compagnie vers le gué au sud de la cote 217, en liaison avec le 101ème Régiment qui a des éléments au N. de la cote 152
Le Génie organise la défense N.E. de Saint-Laurent et prépare 3 passages sur l’Othain.
Dispositions de nuit :
2 Compagnies à Saint-Laurent gardant les issues et les chemins par des postes ;
1 Compagnie au bivouac du Pont de pierre ;
1 Compagnie au bivouac au sud de la boucle cote 217 sur l’Othain.
L’ennemi n’a manifesté aucune activité sur le front du 4ème C.A. Il semble avoir évacué Longuyon. Toutefois, le tunnel à 1.500 m. E. de Longuyon, sur la ligne de Thionville, serait encore gardé par de l’infanterie.
Le C.A. portera ses têtes de colonne sur le front Delut- Dombras, et tiendra par ses avant-postes l’Othain de Marville à Saint-Laurent inclusivement où il relèvera les éléments de sûreté du 2ème C.A.
La 87ème Division cantonnera à Marville – Petit-Failly, Delut, Witarville, Montfuseau, Peuvillers.
Le 124ème, après avoir été relevé à Villers-lès-Mangiennes par la 7ème Division, rejoindra son cantonnement à Witarville.
Le 124ème reste dans ses cantonnements.
Vis-à-vis de l’armée les avions ne signalent plus dans la région de Malavillers (15 km environ N. de Briey) qu’une seule division de cavalerie couverte par des avant-postes sur la ligne Bois-Revercel, Landres, Norroy-le-Sec, Fléville, c’est à dire franchement à l’est de la voie ferrée Longuyon – Conflans.
Devant le front Nord de l’armée, les observateurs ont l’impression du vide. En conséquence, aucun mouvement n’a lieu dans le C.A.
Dans la nuit du 20 au 21 août, ordre du C.A. à la 8ème Division : se tenir prêt à partir à 5 heures.
Virton, Dampicourt et Saint-Mard (localités situées en Belgique) sont occupées par des forces ennemies relativement faibles. A 6 heures, le 4ème C.A. commence sa marche offensive vers le nord en deux colonnes, la 8ème Division se porte sur Virton par Marville, Velosnes, Torgny, Lamorteau.
Le 124ème fait partie du gros de la colonne et marche derrière l’A.D. 8.
A 11h45, 1 km avant l’arrivée au mamelon 302, le Bataillon BRUNET est détaché en flanc garde au Bois Céline (voir la carte belge au 40.000ème) et y relève le bataillon du 117ème.
Le 124ème pénètre sur le territoire belge à 13h20.
A 15h45 en arrivant à Harnoncourt, la 15ème Brigade reçoit l’ordre de prendre une formation de rassemblement au S.O. de la cote 280 qui est occupée par le 115ème Régiment, l’A.D. 8 (1er groupe) et la Compagnie du Génie.
Le Régiment cantonne à Harnoncourt.
De faibles cantonnements ennemis sont signalés dans la région d’Etalle.
Le 4ème C.A. va se porter sur la ligne Etalle – Chatillon, La 8ème Division par Virton, Huombois, Etalle. Le 124ème est tête du gros de la colonne.
L’avant-garde de la Division (130ème Régiment) est arrêtée par l’ennemi à environ 800 mètres de la lisière sud des bois au nord de Virton, à hauteur de Bellevue (carte belge au 40.000ème) Le brouillard est très intense. L’ennemi occupe des tranchées.
6h45 – Le 124ème est en position d’attente, le 3ème Bataillon au nord sur la lisière du village, les autres bataillons dans le village.
Vers 7h45 le 130ème qui a subi de graves pertes se replie. Le 124ème est engagé de la façon suivante :
Le 3ème Bataillon (FAVIER) à cheval sur la route, aux abords N. et N.O. du village de Virton ;
Le 1er Bataillon (LAMBERT) prononce une contre-attaque par le nord ;
Le 2ème Bataillon (BRUNET) prolonge la défense à l’ouest.
Ces 3 bataillons restent longtemps sous le feu de l’artillerie allemande qui arrête la contre-attaque, et sous celui des mitrailleuses.
A 11 heures, devant des forces très supérieures, la 15ème Brigade se replie par Saint-Mard sur la cote 280, 1.500 m. S.O. de Saint-Mard, et sur la Tuilerie (sud de Saint-Mard) où elle occupe une ligne de résistance.
Le mouvement en avant des allemands est arrêté :
Par l’arrivée d’éléments du 2ème C.A. français qui le prennent en flanc par Couvreux et Villers-la-Loue.
Par notre artillerie de la cote 280 et de la Tuilerie.
Pour la nuit, le 124ème s’établit en cantonnement d’alerte à Harnoncourt avec un encerclement d’avant-postes. 2 Compagnies du 124ème et 1 Compagnie du 115ème forment les avant-postes à l’est et au sud d’Harnoncourt, dans les bois de Guéville et de la Côte.
Ces avant-postes sont placés sous les ordres du Lieutenant-Colonel du 124ème.
On craint que l’ennemi ne cherche à tourner la 8ème Division par l’est, car il a refoulé vers le sud la 7ème Division qui se portait sur Chatillon par Ethe, et à la fin du jour l’ennemi occupait Ruette.
Le combat de Virton a été très meurtrier pour le 124ème, qui a eu 3 Officiers tués, 16 officiers blessés, 1 disparu, et :
Hommes de troupe : 9 tués, 259 blessés, 498 disparus.
Officiers tués, blessés ou disparus :
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1er BATAILLON |
2ème BATAILLON |
3ème BATAILLON |
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Chef de Bataillon Médecin aide-major |
LAMBERT AUGER |
BRUNET LOISELEUR |
FAVIER ESTRADE |
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1ère
COMPAGNIE |
5ème
COMPAGNIE |
9ème
COMPAGNIE |
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Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant |
GAILLARD GUILLON MEYER |
MOREL DUFRASNE DURAND |
MORICEAU ROGER FOUQUE |
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2ème COMPAGNIE |
6ème
COMPAGNIE |
10ème
COMPAGNIE |
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Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant |
MOUREAUX JEANNEL Lieutenant HASSLER |
ROZET PHELIZON LEGAY WOLF |
DE
CLERCK GUILBERT |
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3ème COMPAGNIE |
7ème
COMPAGNIE |
11ème
COMPAGNIE |
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Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant |
LE BOURGEOIS BRUNETIERE DUPONT |
BORIUS MAZE LAFFARGUE CHARDAINE |
BERTHIER de SAUVIGNY BUGNET MARCHAND |
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4ème COMPAGNIE |
8ème
COMPAGNIE |
12ème
COMPAGNIE |
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Capitaine Lieutenant Sous-Lieutenant |
LE CHAUFFE de KERGUENEC FERRé BOUSCAT |
LEMAIRE GUILLO-LOHAN LEVY |
ROUSSEL HERSART de la VILLEMARIE JABRAUD CHEVALIER |
Le Régiment quitte ses cantonnements à 4 heures, se retire en arrière vers Torgny pour reformer les Compagnies.
Vers 7 heures, prise de position de combat dans le Bois Céline au sud de Lamorteau.
Vers 16 heures le Régiment se porte au sud-est de Torgny, prend des positions de combat et creuse des tranchées. Certaines fractions cantonnent, d’autres bivouaquent.
Le Régiment conserve ses positions de la veille jusqu’à 12 heures. L’ennemi a progressé vers la Malmaison et Allondrelle. Le Régiment se retire sur Othe par Velosnes, le 3ème Bataillon par Lamorteau, Ecouviez, Grand-Verneuil, Montmédy.
Cantonnements : Bazeilles et Othe.
Avant-postes : sur les rives de l’Othain.
Le 25 août, le Régiment prend les dispositions suivantes :
2ème Bataillon sur le chemin d’Othe à Flassigny,
3ème Bataillon au sud-est de la ferme Haut-Mont,
Soutien de l’artillerie à la cote 341, chargé de couvrir la retraite éventuelle du 2ème Bataillon,
1er Bataillon aux cotes 302, 277 et 247, moins la 4ème Compagnie laissée au Mont Quintin.
Vers midi, retraite générale par Juvigny-sur-Loison, Louppy-sur-Loison, forêt de Woëvre, Murvaux, Milly-devant-Dun.
Cantonnement : Lion-devant-Dun.
2ème et 11ème Compagnies détachées à la garde des ponts de la Meuse.
Le 26, le 124ème fait partie de l’arrière-garde du 4ème Corps. Il reste sur ses positions. A 10h40, ordre est donné de rester sur place, l’ennemi n’étant signalé nulle part. Les ponts de Sassey et de Dun sont minés par le Génie et prêts à sauter. Vers midi, quelques Compagnies ont franchi la Meuse à Sassey, le pont saute aussitôt. Le reste du Régiment passe à Dun. La 16ème Brigade est chargée d’empêcher l’ennemi de jeter des ponts de bateaux.
Cantonnement : Brandeville.
Départ du cantonnement à 10 heures. Le Régiment se dirige vers Andevanne et Villers-devant-Dun où il s’établit en réserve de la 8ème Division.
L’ennemi n’attaque pas, il essaie de jeter des ponts sur la Meuse.
Cantonnement à Villers-devant-Dun, moins le 3ème Bataillon qui cantonne à Andevanne.
Dispositions de combat. Le Régiment occupe le bois à l’ouest de Villers. Calme à peu près complet. La 7ème Division est mise à la disposition du 2ème Corps d’Armée situé à notre gauche, vers Stenay.
Départ à 3 heures du matin. Dispositions de combat : 1er Bataillon au sud de Villers, sur la route d’Aincreville. 2ème Bataillon au nord de Villers, 3ème Bataillon à l’est d’Aincreville.
L’ennemi cherche à lancer des ponts, la 16ème Brigade et l’artillerie s’y opposent, il envoie des gros obus sur la réserve (15ème Brigade)
Vers 16 heures, mouvement de retraite par la ferme de Chassogne. Rassemblement du Régiment à l’est de Bantheville.
Cantonnement à Aincreville, vers minuit. 1er Bataillon aux avant-postes.
Le Régiment a fait 3 prisonniers.
Le 124ème part à 5 heures. L’ennemi a réussi à franchir la Meuse et à occuper Doulcon, Sassey, Mont-devant-Sassey et la ferme Jupille. Les 1er et 3ème Bataillons prennent leurs dispositions de combat et par Villers gagnent le bois de Mont-devant-Sassey. 2ème Bataillon en réserve.
L’action s’engage mais il est impossible de déboucher de la lisière est du bois. On couche sur les positions. Néanmoins la majeure partie du Régiment sort du bois pour bivouaquer à 600 mètres à l’ouest.
Les positions de la veille sont reprises. 3ème Bataillon à droite de la position face à Mont, 2ème à gauche, 1er en réserve assurant la liaison avec la 16ème Brigade à Montigny. Impossible de déboucher sur Mont. Le Régiment est dans un bois de 4 km de traversée. L’ennemi s’infiltre à droite et à gauche. Vers 14 heures une assez grosse action est engagée à Montigny par la 16ème Brigade. L’ennemi sonne la charge de ce côté et attaque devant notre front : vers 18 heures, la retraite commence sur Villers-devant-Dun où nous bivouaquons à 1 km à l’ouest.
Cette journée a été assez chaude pour le 124ème : environ 300 hommes blessés ou disparus, et 5 officiers. La 2ème Section de Mitrailleuses tombe aux mains de l’ennemi, matériel seulement. Culasses emportées, personnel et chevaux sauvés.
V
SEPTEMBRE 1914
Départ du bivouac à 4 heures. Marche en arrière sur Sommerance par Bantheville, Romagne. Pas de combat. Rencontre de la 39ème Division d’infanterie française. Le régiment cantonne à Sommerance où il arrive vers 13 heures. Un point de rassemblement à 1 km au nord sur la route de Landres est reconnu en cas d’alerte. Les mesures de sécurité en cantonnement sont prises. Arrivée d’un renfort de 1.000 hommes. Le Régiment quitte le cantonnement à 23 heures.
Parti de Sommerance à 23 heures le 1er, le régiment en colonne de route se dirige vers la forêt de l’Argonne par Fléville, Apremont, Binarville. Grand’halte à la Mare aux Bœufs. Arrivée à Ville-sur-Tourbe où le régiment embarque pour destination inconnue. E.M. et 2ème Bataillon, 3ème Bataillon, 1er Bataillon. Nuit du 2 au 3 en chemin de fer.
Le 3 septembre, gare régulatrice Noisy-le-Sec, gare de débarquement Pantin, à 11 heures pour le 1er échelon. Grand’halte. Départ à 15 heures pour cantonnement de Bois-Colombes où le 124ème stationne les 3, 4 et 5 septembre, la 8ème Division étant en réserve générale. Travaux, revues diverses.
Départ à 6 heures pour Pavillons-sous-Bois par Saint-Denis, Bobigny. Arrivée au cantonnement vers 11 heures. Départ à 21 heures pour marche de nuit. Simples dispositions de marche.
Nuit du 6 au 7, marche vers l’est direction de Meaux par Montfermeil, Chelles, Gournay-sur-Marne, Champs, Torcy, Lagny. L’armée anglaise est à notre droite avec liaison assurée à partir de Lagny. Long repos de 6 à 10 heures. Reprise de la marche par Chalifert, Montry.
Cantonnements à Couilly et Pont-aux-Dames.
La mission de la 8ème Division est d’attaquer entre la Marne et la gauche de l’armée anglaise. Départ à 5 heures. 124ème par le chemin Couilly, Montlignon, Légy. Formation de combat de toute la division. Direction Château de la Noue. Vers 16 heures arrêt sur le plateau de la Grange Dumont en liaison avec l’armée anglaise à Coulommes.
Le 124ème prend les avant-postes et cantonne sur place dans la ferme à proximité.
Départ à 5 heures en colonne de route. Vers 8 heures, formation de combat. 3ème Bataillon vers Fublaines, 2ème au sud de Trilport, 1er en réserve au nord de Villemareuil dans le ravin.
Le régiment conserve cette formation toute la journée. Vers 19 heures, ordre est donné de se rassembler, la Division devant se porter au nord de Meaux par une marche de nuit.
Départ à 20 heures pour Meaux, Nanteuil-les-Meaux, Neufmoutiers, Iverny.
Vers 5h la Division est rassemblée dans une plaine au sud de Plessis-aux-Bois où elle fait un repos de 5 heures. A 9 heures, elle se porte en 2 colonnes de bataillon en colonnes doubles sur Cuisy, Saint-Souplets, Lagny-le-Sec. Le 124ème atteint cette localité vers 17 heures. 3 heures de repos et la marche est reprise pour aller cantonner à Plessis-Belleville.
Le 124ème se met en marche à 7 heures en colonnes de route dans la direction de Silly-le-Long et Ormoy-Villers, et à partir de 12 heures prend les dispositions suivantes de stationnement : 3ème Bataillon soutien d’artillerie à Glaignes, le 1er Bataillon pousse jusqu’auprès de Béthisy-Saint-Pierre. 2ème Bataillon à la cote 134 entre Champlien et les Etriats : à 19h ordre de cantonnement d’alerte, le 124ème cantonne à Bethisy-Saint-Pierre.
Départ à 7 heures en colonne de route dans la direction de la forêt de Compiègne par Orrouy, Gilocourt, Rocquigny, Pierrefonds. Vers 15 heures, en raison de l’arrivée de gros obus allemands, la 15ème Brigade prend ses dispositions de combat sur la rive gauche de l’Aisne, le 130ème en tête, le 124ème en réserve dans le bois du Mont Berny.
Le 130ème a réussi un mouvement heureux à la Motte en passant 2 Compagnies en barque sur la rive droite ; elles ont pu s’y maintenir, ce qui a permis au Génie de construire un pont de bateau pendant la nuit.
Le régiment cantonne à Cuise-La-Motte et à La Motte.
Le régiment quitte ses cantonnements à 6 heures pour se porter sur la rive droite de l’Aisne ; la 8ème Division formant tête de pont, le 1er Bataillon flanc-garde à Saint-Crépin-aux-Bois, le 2ème Bataillon flanc-garde sur Rethondes, 3ème Bataillon en réserve au nord de Berneuil jusqu’à 12 heures, puis au Château de Sainte-Claire jusqu’à 16 heures.
Le Régiment cantonne le soir à la ferme de Moronval où de nombreux blessés allemands sont pansés, moins le 1er Bataillon qui cantonne à Saint-Crépin-aux-Bois.
Départ de la ferme de Moronval à 5 heures en colonne de route pour se diriger sur Rethondes par Berneuil. Le régiment fait la grand’halte à Rethondes.
Vers 13 heures le 124ème
se porte sur Saint-Crépin-aux-Bois, château d’Offémont où il débouche sur le
plateau de la ferme de la
Ceuse. Marche d’approche, le
régiment déployé, le 2ème Bataillon à droite en soutien
d’artillerie, le 3ème à gauche dans la direction de la ferme de
Quennevières, le 1er en réserve.
Cantonnements : 2ème Bataillon ferme de Quennevières, 3ème Bataillon et E.M. ferme d’Ecaffaut, 2 compagnies entourant l’artillerie. 1er Bataillon bivouaque sur place.
Départ à 4 heures 30. Le régiment se porte sur Nampcel. 3ème Bataillon prend la tête après avoir dépassé le 2ème qui a cantonné à la ferme Quennevières. 1er Bataillon en réserve.
A 5 heures 30, violente attaque de l’ennemi avec mitrailleuse en canon (77) Le 3ème Bataillon réussit à se déployer à «la Bascule » et à avancer de quelques centaines de mètres. Le 2ème Bataillon, qui s’était replié un peu en arrière, se reporte en avant. Ces 2 bataillons réussissent à gagner le ravin allant de Moulin-sous-Touvent à la ferme des Loges. Le 1er Bataillon les y rejoint par la crête au S.E. de Quennevières. Le régiment se trouve rassemblé dans le ravin vers 14 heures. Chaque bataillon détache 2 compagnies à 2 ou 300 mètres dans la direction de l’est face à Nampcel. La Section de mitrailleuses à gauche de la ligne.
A 20 heures le régiment reçoit l’ordre de marcher sur Nampcel, tenu par l’ennemi fortement retranché à l’ouest de cette localité. Tout le 124ème, y compris la C.H.R. et le Drapeau, prend part à cette attaque qui est vigoureusement conduite malgré un feu très violent de mousqueterie, de mitrailleuses et de canonnade.
Le régiment progresse pendant 600 mètres environ dans un terrain et par un temps très défavorable. Il s’arrête sur place, on creuse des tranchées et on couche sur les positions conquises.
Cette attaque coûte 1 officier tué, 1 disparu et 10 blessés. En hommes, 40 tués, 156 blessés et 117 disparus.
Le 16 à 4 heures chaque bataillon laisse 2 compagnies dans les tranchées et envoie 2 compagnies en réserve dans le ravin avec l’E.M. Le 1er Bataillon appuie un bataillon du 130ème au nord du ravin, l’ennemi cherchant à nous tourner de ce coté-là.
Le régiment reste sur ses positions. Les compagnies de réserve relèvent les compagnies des tranchées.
Pas de changement dans la situation. Le Lieutenant-Colonel DUBOSQ est blessé.
La 8ème Division est relevée par la 62ème Division de Réserve. Départ à 3 heures 30 pour Moulin-sous-Touvent, Attichy, Berneuil, Pont-de-la-Motte. Traversée de l’Aisne sur pont de péniches. Forêt de Compiègne, Compiègne.
Le régiment cantonne à Rémy. Garde des issues.
La 8ème Division se porte vers le nord. Le régiment quitte ses cantonnements à 10 heures pour se porter sur Laneuvilleroy par Estrées-Saint-Denis, Rouvillers, la Distillerie.
Il cantonne à Laneuvilleroy.
Le 4ème Corps se porte dans la direction générale de Roye. Le régiment quitte ses cantonnements à 6 heures par Montiers, Méry, Orvillers, Conchy-les-Pots.
Cantonnements : E.M. et 3ème Bataillon Hainvillers, 2ème Bataillon Boulogne-la-Grasse, 1er Bataillon Conchy-les-Pots. Chaque bataillon encerclé par des avant-postes.
La 8ème Division a pour mission de se porter sur Roye avec avant-garde à Carrépuis. La cavalerie ennemie tient la région Roye – Montdidier.
Le 124ème est en flanc-garde par Bus (–la-Mézière) – Popincourt – Dancourt. Il se porte sur ces points en formation de combat. Les cavaliers ennemis se retirent.
Cantonnements : 3ème Bataillon Saint-Mard-Les-Triots – 1er Bataillon Goyencourt – 2ème Bataillon Gruny, ferme de l’Ablaye. Cantonnement d’alerte, l’ennemi étant retranché au sud de Gruny.
Le 124ème prend une offensive vigoureuse. Les bataillons MORICEAU et GAILLARD quittent leurs cantonnements à 4 heures