124ème REGIMENT D’INFANTERIE

Journal des Marches et Opérations 1914-1918

6ème partie : 1er semestre 1917

 

 

09/01/04

 

12 mars 1917 verdun

31 mai attaque allemande

somme en janvier

6/06/1917

Le teton

 

16/06 citation a l’armée ?

 

 

 

 

 

JOURNAL DES MARCHES ET OPERATIONS

Du 124ème Régiment d’Infanterie

Pendant la campagne contre l’Allemagne

Du 1er Janvier 1917 au 31 Décembre 1917

 

Cote 26 A 684  Dossier 18 

 

Encadrement du Régiment

à la date du 1er Janvier 1917

_____________

 

( BIROT Lieutenant-Colonel          

( GIACCARDY  Médecin-Major 1ère Cl.   DEROCHE S/Lieutenant téléphoniste

ETAT-MAJOR (          HAMELIN      Capitaine, Officier d’Approvist VEILLARD S/Lieutenant Officier payeur

( BENOIT         Capitaine adjoint    FOUCOIN   S/Lieutenant pionnier

( PLANÈS            Chef de musique 2ème Cl.        DEGISORS S/Lieutenant porte-drapeau

(             THIEBAUT S/Lieutenant Canon de 37

 

1er BATAILLON       2ème BATAILLON 3ème BATAILLON COMPAGNIESDIVISIONNAIRES

LE CHAUFF de KERGUENECChef de Bataillon           LETONDOTChef de Bataillon     NICOLASChef de Bataillon         

GONDON     Lieut. adjoint BOUIN           S/Lieut. Adjoint     LEBLANC Capitaine adjoint       

TOUCHARD Médecin a-Major 2°  De BERUARD Médecin a-Major  GIBAULT Médecin a-Major 2°Cl.           

                         

1ère COMPAGNIE    5ème COMPAGNIE           9ème COMPAGNIE           4ème COMPAGNIE

PRADAUD         Capitaine   CRAMAUSSEL Capitaine  CLERTANT   Capitaine     De VAULX      Capitaine

CROSNIER      S/Lieutenant           ROUSSEL        Lieutenant  REEL           S/Lieutenant  POMMERAIS   Lieutenant

MOIRE            S/Lieutenant            BRUYERE       S/Lieutenant         LE BRIS       S/Lieutenant  PONTIES        S/Lieutenant

PETIT-COLIN  S/Lieutenant          ROCHE           S/Lieutenant          PICAULT       S/Lieutenant           VIVIER           S/Lieutenant

                         

2ème COMPAGNIE  6ème COMPAGNIE           10ème COMPAGNIE         8ème COMPAGNIE

De LONGEVIALLE    Capitaine     DUPONT              Capitaine          BERGER          Capitaine    PEILLON         Capitaine

GUERIN                   S/Lieutenant   PIERRE               S/Lieutenant      CLAUDET         Lieutenant           VALAUSANT    S/Lieutenant

FONTBOSTIER         S/Lieutenant            VILLESUZANNE   S/Lieutenant BRUNET           S/Lieutenant        GIRARD           S/Lieutenant

  CHAUSSIVERT    S/Lieutenant   DHAYNANT       S/Lieutenant    BAUCHOT        S/Lieutenant

                         

3ème COMPAGNIE  7ème COMPAGNIE           11ème COMPAGNIE         12ème COMPAGNIE

CHARDENOT    Lieutenant            COFFIN        Lieutenant     VILLANOVA       Lieutenant        NOURY         Lieutenant

MILLOT           S/Lieutenant           GUILLAIS     S/Lieutenant            JUIGNET           S/Lieutenant       THEVAUD    S/Lieutenant

MAGNIN          S/Lieutenant          KNOCKER    S/Lieutenant           DOUSSI             S/Lieutenant        BARRIOT     S/Lieutenant

MARCOUX      S/Lieutenant          BRUNET       S/Lieutenant            BRICOUT           S/Lieutenant     

                         

1ère Cie MITRAILLEUSES  2ème Cie MITRAILLEUSES          3ème Cie MITRAILLEUSES         

LE BORGNE     S/Lieutenant         PREHU           Lieutenant   LE FALHER       Lieutenant         

MORTIER        S/Lieutenant           BILLEROT      S/Lieutenant         DUFOUR           S/Lieutenant      

MALAISE         S/Lieutenant          REQUILLE      S/Lieutenant         JEANPERT        S/Lieutenant      

 

 1er Janvier 1917     

Le Régiment se rend de St-Quentin-des-Prés – Hécourt dans la région Fontenay – Héricourt – Ernemont .Itinéraire : Sully – Fontenay.Etape faite sans incident.Cantonnements :Ernemont : E.M. et 1er BataillonHéricourt – La Chaussée : 2ème BataillonFontenay : 3ème Bataillon           

2 Janvier 1917

Le régiment se rend dans la région d’Hescamp-St-Clair en passant par Feuquières.Etape faite sans incident.Cantonnements :Agnières : 1er Bataillon Hescamp-St-Clair : E.M., 2ème et 3ème Bataillons.

3 Janvier 1917

Le régiment se rend dans la région de Fleury – Belleuse – Courcelles-s/Thoix.Itinéraire : Lahaye-St-Romain – Sentelie – Etape faite sans incident

Cantonnements :

Fleury : E.M. et 3ème Bataillon

Belleuse : 2ème Bataillon.

Courcelles s/Thoix : 1er Bataillon.           

4 Janvier 1917

Repos. Nettoyage et installation des cantonnements.  

5 Janvier 1917

---------------------------- d° --------------------------------- 

6 Janvier 1917

Les équipages des 1er, 2ème et 3ème Bataillons et CHR quittent leurs cantonnements et se rendent à Remiencourt.          

7 Janvier 1917

Les équipages des 1er Bataillon, 3ème Bataillon et CHR se rendent de Remiencourt à 156.

Les 1er Bataillon, 3ème Bataillon et CHR embarqués en auto sont transportés à Harbonnières.

Le 2ème Bataillon se rend à pied a Lawarde–Mauger.

Reconnaissance du S/Secteur du Bois-Kratz par les Officiers Supérieurs.  

8 Janvier 1917

Le 2ème Bataillon se rend au Camp du Canard. Reconnaissances du S/Secteur du Bois-Kratz par les Commandants de Compagnie et Chefs de section.    

9 Janvier 1917

D’après les ordres de l’Armée la 124ème D.I. vient relever la 72ème D.I. dans le secteur compris entre le Boyau F5 Nord d’Ablaincourt et la tranchée du Soudeur sud de Pressoir.

Le secteur de la Division est divisé en 3 sous-secteurs :

Au Nord le sous-secteur d’Ablaincourt

Au Centre le sous-secteur de Pressoir

Au Sud le sous-secteur du Bois-Kratz.

Occupation du S/Secteur :1 Bataillon en 1ère ligne 1 Bataillon en soutien 1 Bataillon en réserve à Vauvillers.

Relève.

Dans la nuit du 8 au 9 : le 3ème Bataillon (Bataillon NICOLAS) relève en 1ère ligne 1 Bataillon du 365ème.

Le 1er Bataillon (Bataillon de KERGUENEC) relève en soutien 1 Bataillon du 56ème Bataillon de Chasseurs.

La relève se fait sans incident et se termine vers 22h30.

Le Lt-Colonel commandant le 124ème R.I. prend le 9 à 8 heures le commandement du sous-secteur. Dans la journée du 9 le 2ème Bataillon (Bataillon LETONDOT) se rend du Camp du Canard à Vauvillers où il cantonnera.

Voir croquis ci-contre

10 Janvier 1917

La journée se passe sans incident. Quelques tirs de réglage de l’artillerie française. Travaux d’organisation du secteur.

Pertes : Néant.    

11 Janvier 1917

La journée se passe dans le calme. Vers 18h les Allemands déclenchent sur nos 1ères lignes un violent tir qui endommage assez sérieusement les tranchées et blesse légèrement 1 homme. Aucune action d’infanterie n’a suivi ce tir. Continuation des travaux d’organisation.

12 Janvier 1917

Rien de particulier dans la journée du 12.

Continuation des travaux d’aménagement.

13 Janvier 1917

Journée assez calme. Continuation des travaux d’aménagement du secteur.

Pertes : 2 blessés par accident de grenade.

Dans la soirée du 13 relève de la 3ème C.M. faite sans incident.       

14 Janvier 1917

Les artilleries se montrent un peu plus actives dans la journée. Dans la soirée relève du 3ème Bataillon par le 1er Bataillon en 1ère ligne, et relève du 1er Bataillon par le 2ème Bataillon en soutien.

Le 3ème Bataillon se rend à Vauvillers.  

15 Janvier 1917

Rien de particulier à signaler dans la journée du 15. Artilleries peu actives dans le sous-secteur.

Pertes : Néant.    

16 Janvier 1917

Rien de particulier à signaler dans la journée du 16. Tirs assez nombreux de l’artillerie française sur les arrière-lignes ennemies.

Pertes : Néant.    

17 Janvier 1917

Continuation des travaux d’aménagement du s/secteur.Journée relativement calme.

Pertes : Néant.    

18 Janvier 1917

Rien de particulier à signaler.

Pertes : Néant.    

19 Janvier 1917

Le 124ème sera relevé du secteur par ordre de la Division et placé ultérieurement dans le s/secteur de Deniécourt.

Dans la journée du 19 le 3ème Bataillon se rend de Vauvillers à Harbonnières.

Dans la nuit du 19 au 20 les 1er et 3ème Bataillons sont relevés par des éléments du 117 et viennent cantonner à Framerville. Relève faite sans incident.

Pertes : 1  blessé.

20 Janvier 1917

Le Colonel et les Chefs de Bataillon reconnaissent le s/secteur de Deniécourt.    

21 Janvier 1917

Reconnaissance du s/secteur de Deniécourt par les Chefs de Bataillon et Commandants de Compagnie. Dans la nuit du 21 au 22 le 124ème vient occuper le s/secteur de Deniécourt.

Occupation : 2 bataillons en 1ère ligne ayant chacun 2 Compagnies en 1ère ligne et 1 Compagnie en soutien.

Le 3ème  Bataillon du 124ème est au repos dans la zone Deniécourt-Soyécourt-Herleville-Vermandovillers.

Relève : Les unités des 34ème, 49ème et 130ème qui se trouvent en 1ère ligne sont relevées par les 2ème et 3ème Bataillons du 124ème.

3ème Bataillon à gauche : 911.10ème et 9ème Compagnies en 1ère ligne – 11ème en soutien.

2ème Bataillon à droite : Radiolaires.6ème et 7ème Compagnies en 1ère ligne – 5ème en soutien.

Le 1er Bataillon s’installe ainsi qu’il suit :3ème Compagnie : Deniécourt – 1ère Compagnie : Vermandovillers.2ème Compagnie : Soyécourt – 1ère C.M. : Herleville

P.C. :P.C. soutien. Le Lt-Colonel BIROT prend le commandement du s/secteur  le 22 à 8 heures.       

22 Janvier 1917

La journée du 22 se passe sans incident. L’artillerie se montre assez active de part et d’autre. Cinq avions français survolent nos lignes dans la matinée.

Pertes : néant.     

23 Janvier 1917

Les artilleries française et allemande se sont montrées très actives dans la journée, surtout dans le secteur du Bataillon de gauche du régiment aux environs du château de Deniécourt et de Soyécourt.

Pertes : 1 tué, 1 blessé.      

24 Janvier 1917

Artilleries assez actives. De nombreux avions survolent les lignes.Continuation de l’aménagement du secteur.

Perte : 1 blessé.   

25 Janvier 1917

Artilleries toujours actives ainsi que les aviations française et allemande.

Travaux d’aménagement. La 124ème D.I. passe sous les ordres du 14ème C.A.    

26 Janvier 1917

Activité de l’artillerie et de l’aviation dans le s/secteur.Continuation des travaux d’aménagement. Dans la nuit du 26 au 27 le 1er Bataillon relève le 2ème Bataillon sans incident.     

27 Janvier 1917

Activité assez grande des 2 artilleries. L’artillerie allemande a envoyé de nombreux obus vers Deniécourt. Aviation française et allemande très actives.

Pertes : Néant.    

28 Janvier 1917

Même activité des 2 artilleries et des 2 aviations. Rien de particulier à signaler.  

29 Janvier 1917

Continuation de l’aménagement du s/secteur.Activité habituelle de l’artillerie et de l’aviation.Rien de particulier à signaler.    

30 Janvier 1917

Rien à signaler. Journée calme.     

31 Janvier 1917

Rien à signaler. Journée calme.     

FEVRIER 1917        

1er Février 1917

Rien de particulier à signaler.

Relève entre les Bataillons faite sans incident. Le 1er Bataillon occupe le quartier B, le 2ème Bataillon le quartier A et le 3ème Bataillon est au repos.         

2 Février 1917

Rien de particulier dans le s/secteur. Activité habituelle et des artilleries et des aviations. Pertes : 1 tué et 4 blessés par obus.   

3 Février 1917

Journée calme. Peu d’activité d’artillerie et d’aviation.

Pertes : 3 blessés.

4 Février 1917

Journée calme.Activité habituelle d’artillerie et d’aviation.

Perte : Néant.      

5 Février 1917

Rien de particulier à signaler.

Pertes : 1 tué – 3 blessés.

6 Février 1917

Journée calme. Rien à signaler.

Pertes : 2 blessés.               

7 Février 1917

Rien de particulier à signaler.

Pertes : 2 blessés.               

8 Février 1917

Journée assez calme. L’ennemi a envoyé quelques bombes à ailettes sur les P.P.

Pertes : 2 tués – 2 blessés.               

9 Février 1917

Assez grande activité des artilleries et des aviations.

Perte : 1 blessé.   

10 Février 1917

Journée assez calme.

A la suite d’un bombardement du s/secteur de gauche des gaz sont perçus dans le s/secteur vers 21h Rien à signaler.   

11 Février 1917

Rien de particulier à signaler.

Les artilleries et aviations se montrent actives.

Pendant un bombardement du s/secteur de gauche l’ennemi envoie des obus toxiques dans la soirée du 11.         

12 Février 1917

Journée assez calme.

Reconnaissance du secteur faite par quelques officiers anglais.

L’ennemi a envoyé quelques obus toxiques vers Bovent pendant un bombardement qui eut lieu vers 17 h. 

13 Février 1917

Journée assez calme. Rien de particulier à signaler.     

14 Février 1917

Journée assez calme.

Reconnaissance du s/secteur par les Officiers Supérieurs anglais de la 184ème Brigade.          

15 Février 1917

La journée est marquée par de violents bombardements de l’artillerie ennemie. Continuation des reconnaissance du s/secteur par les officiers anglais, et relève des mitrailleuses.        

16 Février 1917

Journée calme. Dans la nuit du 16 au 17 relève des Bataillons en ligne par 2 Bataillons de la 184ème Brigade anglaise.

La relève se fait sans incident. Le Colonel quitte le 17 à 8h le commandement du secteur.        

17 Février 1917

Après avoir été relevés par la Brigade anglaise, les éléments du 124ème (1er, 3ème Bataillons, et CHR) se rendent à Harbonnières.

Vers midi ces divers éléments sont enlevés en autos et transportés à Bonneuil-les-Eaux et Fléchy, où ils arrivent vers 16h Etape faite sans incident.Le 2ème Bataillon et les équipages restent à Vauvillers.

18 Février 1917

Le 2ème Bataillon et les équipages quittent Vauvillers à 7h30 et se rendent à pied à Castel par Thennes et Marcilcave.

19 Février 1917

Le 2ème Bataillon et les équipages quittent Cartel et se rendent à Bonneuil-les-Eaux par Rouvrel – Ailly-s/Noye – Chaussoy–Epagny.Départ : 7h Le 19 la situation du 124 est la suivante :E.M., 1er et 2ème Bataillons : Bonneuil3ème Bataillon : Fléchy.     

20 Février 1917

Installation dans les cantonnements.        

21 Février 1917

Le régiment se rend de Bonneuil et Fléchy à Wavignies et Thiény par Breteuil.L’étape se fait sans incident.

22 Février 1917

Repos. 

23 Février 1917

Le régiment se rend de Wavignies et Thieux dans la zone Noroy – Erquinvillers – Cuignières Rémécourt en passant par St-Just-en-Chaussée. Etape faite sans incident.

Répartition des cantonnements :E.M. et 3ème Bataillon : Noroy1er Bataillon : Cuignières

2ème Bataillon : Erquinvillers.      

24 Février 1917

Le régiment se rend dans la zone Liancourt – Rantigny par St-Aubin et Breuil-le-Sec. Etape faite sans incident.

Répartition des cantonnements :

E.M. – 1er Bataillon : Laigneville

2ème Bataillon : Cauffry – Soutraine

3ème Bataillon : Rantigny.  

25 Février 1917

Repos. 

26 Février 1917

Le régiment se rend sans incident à Luzarches, Thunicourt et Gascourt par Creil et Chantilly. Etape faite sans incident.

Répartition des cantonnements :

E.M., 2ème et 3ème Bataillons : Luzarches

1er Bataillon : Thunicourt – Gascourt.     

27 Février 1917

Le régiment se rend sans incident à Roissy et Tremblay Gonesse.    

28 Février 1917

Le régiment se rend dans la région de Lagny.

Répartition des cantonnements : Lagny.

MARS 1917

1er Mars 1917

Le régiment se rend de Lagny à Villeneuve-le-Comte, Villeneuve-St-Denis et Neufmoutiers.Etape faite sans incident.

Répartition des cantonnements :

E.M. – 2ème Bataillon : Villeneuve-le-Comte.

3ème Bataillon : Villeneuve-St-Denis.

1er Bataillon : Neufmoutiers.         

2 Mars 1917

Repos.

3 Mars 1917

Le régiment se rend dans la région de Marles. Etape faite sans incident.

Répartition des cantonnements :

E.M., 1er et 3ème Bataillons : Marles.

2ème Bataillon : Crèvecoeur, ferme de Baloquin, ferme de la Ruette.          

4 et 5 Mars 1917

Le régiment embarque en 4 trains en gare de Marles pour se rendre à Mussey où il débarque le 5 mars.

1er train : E.M. – 2ème Bataillon.

2ème train : 3ème Bataillon.

3ème train : 1er Bataillon.

4ème train : Ramassage.

Après débarquement les Bataillons sont dirigés sur les cantonnements :E.M., 2ème et 3ème Bataillons : Lisle-en-Rigault.1er Bataillon : Saudrupt.    

6 Mars 1917

Repos. Installation dans les cantonnements.      

7 Mars 1917

--------------------------- d° ---------------------------------   

8 Mars 1917

Le régiment vient cantonner à Fains et à Véel.

Itinéraire : Brillon – Combles – Véel.Répartition des cantonnements :E.M., 1er et 2ème Bataillons : Fains.3ème Bataillon : Véel. 

9 Mars 1917

Le régiment se rend dans la région de Rembercourt-aux-Pots en passant par Chardogne – Condé-en-Barrois.

Répartition des cantonnements :

E.M., 1er et 3ème Bataillons : Rembercourt-aux-Pots

2ème Bataillon : Marats-la-Grande et Marats-la-Petite.            

10 et 11 Mars 1917

Installation du cantonnement.

12 Mars 1917

Par décision de la 2ème Armée, le 124ème R.I. est mis à dater du 13 à la disposition de la 126ème D.I.

Le 12 mars à 16 heures le Chef de Corps et les Chefs de Bataillon sont enlevés en autos et emmenés dans le secteur de Verdun reconnaître le s/secteur que le régiment devra ultérieurement occuper.  

13 Mars 1917

A 7 heures, les 3 Bataillons et la CHR sont enlevés en camions autos et transportés à Glorieux où ils débarquent vers 11h ; de là ils sont conduits à la Citadelle de Verdun.

Dès l’arrivée à la citadelle les Chefs de Compagnie et Chefs de section des 1er et 3ème Bataillons vont faire la reconnaissance des emplacements à occuper dans la soirée.

Dans la nuit du 13 au 14 les 1er et 2ème Bataillons et la CHR vont s’installer au Ravin du Helly au Nord du Fort de Douaumont .

Les équipages du 124ème R.I. font mouvement par voie de terre et vont cantonner le 13 au soir au Camp Augereau près de Lempire.

14 Mars 1917

Reconnaissance du Ravin du Helly par les Officiers du 3ème Bataillon ; reconnaissance des 1ères lignes par les 1er et 2ème Bataillons.

 

Situation :

Le 124 doit occuper la zone Chaufour.

 S’étend au nord de la ferme des Chambrettes entre les points 2037 (P.D) et le chemin de terre allant au F. de Douaumont et passant à l’Est des Chambrettes.   

P.C. : R3 (N.E. du Bois Chaufour)

Le régiment a à sa droite le 112ème R.I. et à sa gauche le 172ème R.I..

Le 2ème Bataillon du 124ème R.I. est, à dater du 14, détaché près du 173ème et doit occuper le secteur à l’est de celui du 124ème R.I.

 

Occupation du secteur du 124 :

1 Bataillon en 1ère ligne : 1er Bataillon de KERGUENEC

P.C. : P41

Bataillon en soutien : 3ème Bataillon LEBLANCP.C.

en 1ère ligne : 2 Compagnies : 1ère à droite, 3ème à gauche, 2ème Compagnie en réserve.

en soutien : 3 Compagnies et 1 C.M. au Ravin du Helly Etat du s/secteur :

 

Lignes de défense :

Le système de défense comprend : 1 ligne avancée formée en majeure partie par la tranchée Landreau d’une profondeur variant de 0,60 m. à 1,30 m. et non continue ; 1 ligne de doublement : Tranchée d’une profondeur variant de 0,80 à 1,30 m. et non continue ; 1 ligne principale formée par la tranchée Théry en construction ; 1 ligne de réduits également en construction ; 1 centre de résistance situé au S. de la cote 347, s’appuyant à l’Est du boyau Sokal et allant à gauche presque jusqu’au point 2526 (P.D) est actuellement en construction.

 

Boyaux

Les boyaux n’existent pour ainsi dire pas. Les quelques existants sont soumis au tir continuel de l’artillerie ennemie.

 

Défenses accessoires

2 réseaux en fil de fer barbelé en avant de la ligne avancée. Quelques éléments de réseaux isolés en avant de la ligne de doublement .Un réseau sur piquets en avant de la ligne principale. Quelques éléments en avant de la ligne des réduits et avant des tranchées Nord et Sud du centre de résistance

 

Travaux

Les Bataillons de 1ère ligne et de soutien sont chargés de l’amélioration des tranchées et boyaux

Le Génie chargé de poser du fil de fer en avant de la ligne avancée.

Les pionniers chargés de la construction des abris.

 

Liaisons

Les liaisons sont assurées :

Téléphoniques : entre les différents P.C

Optiques : par le Corps : entre R4 et 0412                

Par le Génie : entre 0412 et MF7 Brigade

            Par coureurs : entre les différents P.C. du régiment, de la Brigade, des régiments de droite et de gauche.

            Par pigeons voyageurs : entre P4, Chaufour et Citadelle.

Avec l’artillerie : assurée par un officier détaché près du Colonel.

 

Relève

Dans la nuit du 14 au 15, les 1er et 3ème Bataillons viennent occuper la zone Chaufour et relever les unités du 55ème R.I. qui s’y trouvent .Relève faite sans incident.

Le Lt-Colonel Commandant le 124ème R.I. prend le 15 à 8 heures le commandement de la Zone Chaufour.

Le Commandant LETONDOT relève un bataillon du 55 dans la zone de Lyon. Dans la journée du 14 les équipages viennent s’installer partie au Faubourg Pavé, partie à Lempire. 

15 Mars 1917

La journée se passe sans incident. Deux patrouilles qui avaient tenté entre 1h et 3h de s’approcher de notre ligne avancée furent dispersées à coups de grenades.La 1ère partie de la nuit se passe sans incident, pendant laquelle les travaux sont activement poussés dans le sous-secteur (tranchée avancée, lignes de doublement et des réduits)

16 Mars 1917

Vers 3h25

les Allemands déclenchent un violent tir de barrage sur le front des Chambrettes. Ce tir est accompagné de nombreux minens en arrière de la portion de tranchée comprise entre 2241 et 2441. A ce barrage allemand répond un barrage français d’une égale violence.

Vers 4h20 tout était rentré dans le calme.

A 5h15 un coup de main ennemi exécuté entre 2241 et 2441 nous enlève une portion de tranchée comprise entre ces deux points, nous faisant des prisonniers.

Une contre-attaque menée vivement par une section de la 3ème Compagnie sous le commandement du s/Lieutenant MAGNIN ne nous permet pas de reprendre tout le terrain perdu mais réussit néanmoins à arrêter la progression de l’ennemi.

La journée se passe sans incident, néanmoins les 2 artilleries et les 2 aviations se montrent actives.

Dans la soirée, sur la demande du Commandant du Quartier des Chambrettes, une section de la Compagnie de soutien va renforcer la Compagnie de droite de 1ère ligne.

Une Compagnie du Bataillon de soutien va remplacer la 2ème Compagnie, Compagnie de soutien du Quartier des Chambrettes destinée à contre-attaquer le 17 au matin.

Une autre Compagnie du Bataillon de soutien transporte du matériel au P.C. du Commandant du Quartier des Chambrettes et rentre ensuite à Helly-Ouest. La 1ère partie de la nuit se passe sans incident.

Pertes de la journée : Officiers : s/Lieutenant MAGNIN blessé ,  S/Lieutenant MALAISÉ disparu

Troupe : 7 tués – 27 blessés – 42 disparus.              

17 Mars 1917

A quatre heures une contre-attaque formée par la Compagnie de LONGEVIALLE, 2ème Compagnie du 124ème, se déclenche en même temps qu’un violent tir de barrage français.

L’opération réussit momentanément, et la tranchée convoitée tombe entre nos mains. Les Allemands réagissent une première fois mais sans succès, leur contre-attaque est dispersée à 4h35 par nos barrages d’artillerie et de grenades.

Une deuxième contre-attaque allemande réussit à 5h15 à nous reprendre la tranchée. Nos sections d’attaque se replient dans les trous d’obus en arrière de cette tranchée. Une forte contre-attaque allemande se déclenche vers 6h sur 2241 et 2441, mais ne peut déboucher ; l’artillerie ennemie se montre très active.

Le barrage français répond au barrage allemand et jusqu’à 9h10 les artilleries tirent avec une extrême violence. A partir de ce moment-là, ralentissement de l’artillerie qui cesse de tirer à 9h30.

La journée se passe sans incident, des avions ennemis survolent le s/secteur à une très faible hauteur.

Des corvées fournies par le 91ème Territorial et par le 112ème R.I. montent de nombreux matériels au P.C. Chaufour. La 1ère partie de la nuit se passe sans incident/ Les travaux sont activement poussés dans les lignes avancées et de doublement en vue d’une opération ultérieure.

Des préparatifs sont faits en vue d’une nouvelle contre-attaque sur 2241 ET 2441.

Pertes de la journée : 9 tués – 43 blessés – 9 disparus.         

18 Mars 1917

La 9ème Compagnie, en réserve près du chef de Bataillon de 1ère ligne, est chargée de la contre-attaque.

A 3h45, accompagnée d’un violent tir de barrage français, la contre-attaque se déclenche et parvient après un combat à la grenade à s’emparer de la partie gauche de la tranchée.

Pendant toute la journée, malgré les efforts des assaillants, la tranchée ne peut être entièrement conquise.

Vers 15h l’artillerie ennemie commence un tir sur tout le Quartier des Chambrettes ; ce tir atteint vers 16h une violence inouïe, nous causant des pertes sérieuses.

 Un tir de contre-préparation est fait et peu à peu les deux artilleries ralentissent leurs feux.

Vers 19h un avion ennemi survole le secteur à une très faible hauteur. Des ordres arrivés de la 251ème Brigade prescrivent de s’emparer à tout prix de la tranchée avant la nuit ; toutefois, en raison de la position un peu spéciale de cette tranchée, la contre-attaque est remise à la nuit.

Des travaux sont faits en vue de cette opération.

Des patrouilles sont faites en ce sens. Une relève du Bataillon de 1ère ligne par le Bataillon de soutien qui avait été envisagée dans le courant de l’après-midi ne peut se faire entièrement, et seule la 1ère C.M. relevée rentre à Verdun ; toutes les autres unités des 1er et 3ème Bataillons demeurent dans les lignes avancée et de doublement.

Pertes de la journée : 12 tués, 31 blessés, 1 disparu. GARNIER, s/Lieutenant, blessé.            

19 Mars 1917

Vers 4h30 déclenchement d’un barrage français en même temps que la contre-attaque formée de 2 sections de la 9ème Compagnie et de 2 sections de la 10ème.

L’objectif fixé est vivement atteint malgré le barrage et les minens ennemis et après un court combat à la grenade. Aucune réaction allemande ne se produit dans le courant de la journée.

Dans le courant de l’après-midi tirs de concentration français sur les tranchées et ouvrages ennemis en face des quartiers des Chambrettes et de Lyon.

Pendant ces tirs de nombreux obus français de 75 et 155 tombent dans nos tranchées. De nombreux matériel est apporté au P.C. Chaufour dans le courant de la journée.

Pendant la nuit du 19 au 20 la limite ouest du Secteur est  reportée du boyau de Mayence à une ligne passant par 2441 et 2443. A cet effet la Compagnie de droite du Quartier des Chambrettes est relevée par 1 Compagnie du 55ème. Les Compagnies du 1er Bataillon sont relevées par celles du 3ème Bataillon.

La relève se fait sans incident.

Les unités relevées se rendent à Verdun et cantonnent au Quartier Ste-Catherine.

Le 2ème Bataillon, relevé, va à la Citadelle. Rien à signaler dans le courant de la nuit.

Pertes : JUIGNET, s/Lieutenant, blessé18 tués – 18 blessés – 1 disparu       

20 Mars 1917

Rien de particulier à signaler dans la matinée du 20, sauf quelques tirs d’artillerie français et allemand.

A partir de 11h l’artillerie française recommence ses tirs de concentration sur les ouvrages ennemis ; de même que la veille de nombreux obus français tombent dans nos lignes.

Dans la nuit du 20 au 21, les unités du 124 en ligne sont relevées par le 55ème R.I.

Les unités relevées se rendent à la Citadelle de Verdun.

Le Lt-Colonel quitte vers 2h le commandement du s/secteur.

3 tués – 2 blessés               

21 Mars 1917

Installées à la Citadelle de Verdun et au Quartier Ste-Catherine, les unités se reforment. La journée est employée au nettoyage des effets.     

22 Mars 1917

Le régiment vient cantonner à Ambly et Tilly-s/Meuse en passant par Dieue, Génicourt.

Répartition des cantonnements :

Ambly : E.M., CHR, 2ème et 3ème Bataillons.

Tilly : 1er Bataillon.  

23 Mars 1917

Repos, nettoyage des effets, douches.     

24 Mars 1917

Reconnaissance du secteur de Loclont par quelques officiers du régiment en vue d’une occupation ultérieure.      

25 Mars 1917

Reconnaissance du secteur de Loclont par le Chef de Corps et les Chefs de Bataillon. Secteur à occuper par le 124Zone de Loclont

Situation : au Nord de Vaux-les-Palameix ayant à sa droite le 130ème et à gauche le 53ème Territorial. Ce secteur est situé presque exclusivement dans les bois.Occupation2 Bataillons en 1ère ligne1 Bataillon en soutien (Ranzières) PC à Moscou

Le secteur à occuper est calme.

Dans la nuit du 25 au 26 mars le 3ème Bataillon du 124 vient s’installer à Ranzières, détachant 1 Compagnie près du P.C. Moscou.     

26 Mars 1917

Reconnaissances des Commandants de Compagnie et Chefs de Section.

Dans la nuit du 26 au 27 le 3ème Bataillon vient occuper le Quartier de gauche, relevant sans incident 1 Bataillon du 277. Le 2ème Bataillon vient à Ranzières-Moscou.

27 Mars 1917

Le Chef de Corps prend le commandement de la zone de Loclont le 27 à 8 heures du matin.

Dans la nuit du 27 au 28, le 2ème Bataillon vient occuper le Quartier de droite du secteur, relevant sans incident 1 Bataillon du 277e .

Le 1er Bataillon vient à Ranzières-Moscou.

28 Mars 1917

Journée calme. Rien à signaler.     

29 Mars 1917

Journée calme. Organisation du secteur. Reconnaissances sur certains poiuts des lignes ennemies.    

30 Mars 1917

Rien à signaler. Calme complet.    

31 Mars 1917

Vers 14 heures, deux déserteurs allemands se présentent devant le front de la 10ème Compagnie dans le quartier Riga ; ils appartiennent au 398ème Régiment d’Infanterie prussienne.

L’un est alsacien, l’autre se dit polonais. Ils n’apprennent rien que l’on ne sache déjà.    

AVRIL 1917    

1er avril 1917

Calme. Réorganisation des abris de la zone. Construction de nouveaux abris dans la ligne de doublement et obstruction des abris existant sur la ligne de surveillance et sur la ligne de résistance.

Travaux devant être terminés pour le 8 avril.    

2 avril 1917

Journée sans incident. Continuation des travaux d’aménagement de la  zone.      

3 avril 1917

Quelques avions ennemis survolent nos lignes.

Dans la nuit du 3 au 4, la 3ème C.M. vient à Ranzières après avoir été relevée par la 1ère C.M. dans le quartier Riga.

Perte : 1 tué          

4 avril 1917

Journée marquée par un assez violent bombardement du Quartier Tunis à l’aide de grosses torpilles.

Dans la nuit du 4 au 5, le Bataillon de KERGUENEC relève dans le quartier Riga le Bataillon NICOLAS. Après relève le Bataillon NICOLAS se rend à Ranzières.         

5 avril 1917

Journée sans incident. Travaux habituels.

Pertes : 2 tués.     

6 avril 1917

Rien de particulier à signaler.

Perte : 1 blessé.         

7 avril 1917

6 avions sont, dans le courant de la journée, passés au-dessus de nos lignes.       

 8 avril 1917

Journée sans incident. Dans la nuit une patrouille allemande s’étant avancée vers nos lignes s’est repliée sous nos feux de F.M. et de P.M.    

9 avril 1917

Rien de particulier à signaler.1 blessé.

10 avril 1917

Journée sans incident.         

11 avril 1917

Journée marquée par d’assez nombreux tirs de l’artillerie ennemie.Pertes : 1 tué – 6 blessés.    

12 avril 1917

3 avions ennemis survolent nos lignes à faible hauteur. Dans la soirée du 12 la 3ème C.M. qui est à Ranzières relève à Riga la 1ère C.M. qui va relever à Tunis la 2ème C.M. Cette dernière se rend après relève à Ranzières.

13 avril 1917

L’artillerie ennemie se montre assez active dans la zone de Loclont.

Dans la soirée du 13 le 3ème Bataillon qui était à Ranzières relève à Riga le 1er Bataillon qui va ensuite à Tunis relever le 2ème Bataillon.

Celui-ci se rend à Ranzières.          

14 avril 1917

Tirs nombreux de l’artillerie ennemie sur Tunis.          

15 avril 1917

Journée assez calme. Rien de particulier à signaler.

Perte : 1 tué.         

16 avril 1917

Journée sans incident. Deux observateurs placés en avant des lignes disparaissent dans le courant de la journée et toutes les patrouilles faites restent sans résultat.

Perte : 1 tué.         

17 avril 1917

Assez grande activité de l’artillerie française. Tirs de concentration et de surprise. A ces tirs l’ennemi répond peu dans le secteur mais bombarde Ranzières sans interruption à partir de 18h

Pertes : 1 tué – 6 blessés.     

18 avril 1917

L’artillerie française est toujours active et Ranzières est aussi bombardé. Devenue intenable, cette localité est évacuée ; les T.C. vont à Ambly et le bataillon de repos s’installe dans les bois à proximité.

Pertes : 3 blessés.               

19 avril 1917

Continuation des tirs de l’artillerie française.

Pertes : 3 tués – 2 blessés.               

20 avril 1917

Continuation des tirs de concentration français. L’ennemi riposte toujours énergiquement.

Pertes : 1 tué, 4 blessés.       

21 avril 1917

Tirs de l’artillerie française. Rien à signaler. Relève de la 1ère C.M.  par la 2ème C.M.

Pertes : 3 tués.     

22 avril 1917

Tirs habituels de notre artillerie. Relève du 1er Bataillon par le 2ème  Bataillon dans le secteur de Tunis.

Dans la nuit violent bombardement à gauche du secteur.

2 blessés.        

23 avril 1917

Activité de l’artillerie allemande. Tirs de concentration de l’artillerie française.

1blessé. 

24 au 26 avril 1917

Journée calme. Tirs de l’artillerie française.

27 avril 1917

L’artillerie ennemie se montre un peu plus active, mais l’ensemble du secteur reste calme.

1 blessé.

28 avril 1917

Tirs d’artillerie. Dans la nuit du 27 au 28 violent bombardement des tranchées de Tunis.

Aucune action d’infanterie. Aucun blessé.         

29 avril 1917

L’artillerie française continue toujours ses tirs de destruction, les Allemands envoient de nombreuses torpilles sur Tunis. Aucun blessé.       

30 avril 1917

Journée calme.

Dans la nuit du 30 au 1er mai un allemand appartenant au 398ème se rend à une patrouille.

MAI 1917

1er mai 1917

Journée calme. Tirs de l’artillerie française sur les organisations allemandes.       

2 mai 1917

Tirs de concentration français sur les organisations allemandes. Journée calme. R.A.S.   

3 mai 1917

------------------------------------- d° --------------------------------------------------    

4 mai 1917

------------------------------------- d° ---------------------------------------------------

Dans la soirée du 4 la C.M. LE FALHER relève la C.M. LE BORGNE dans le Quartier Riga, après relève cette C.M. relève la C.M. PREHU dans le Quartier Tunis.         

5 mai 1917

Journée calme. En vue d’une prochaine relève de la Division le secteur du régiment s’étend vers le sud, englobant 1 Compagnie du secteur voisin. Les mouvements d’extension se font sans incident dans la nuit du 5 au 6.     

6 mai 1917

Rien à signaler. Le 3ème Bataillon quitte Ambly et va cantonner à Neuville en Verdunois.       

7 mai 1917

Le 3ème Bataillon se transporte à Foucaucourt. Dans la nuit du 7 au 8, la CHR et le Bataillon occupant le Quartier Tunis sont relevés par des unités du 59e.Relèves faites sans incident.

Après relève la CHR va cantonner à Ambly et le 2ème Bataillon va à Ranzières.

8 mai 1917

Le 3ème Bataillon demeure à Foucaucourt. Dans la nuit du 8 au 9 le Bataillon de Riga est relevé sans incident par 1 Bataillon du 59. Après relève le Bataillon de Riga va cantonner à Ambly.    

9 mai 1917

Le 3ème Bataillon se rend à Charmontois le Roi. Le 2ème Bataillon et la CHR vont cantonner à la Neuville en Verdunois en passant par Génicourt, Récourt, Benoite Vaux. Etape faite sans incident.

10 mai 1917

Le 2ème Bataillon et la CHR se rendent de Neuville en Verdunois à Belval en passant par Chaumont s/Aire, Rembercourt, Vaubécourt.Etape faite sans incident.Le 1er Bataillon se rend d’Ambly à Neuville en Verdunois.          

11 mai 1917

Le 1er Bataillon vient cantonner de Neuville en Verdunois à Charmontois le Roi. Etape faite sans incident.

Travaux de propreté et d’installation pour le 2ème, 3ème Bataillons et la CHR.

12 mai 1917

Journée d’installation dans les cantonnements, douches.        

13 mai 1917

Repos dans les cantonnements. Préparation de la reprise dev l’instruction.          

14 mai 1917

Reprise de l’instruction. Exercices dans les environs de Belval et Charmontois le Roi.   

15 mai 1917

Journée calme. Continuation de l’instruction, exercices divers, particulièrement des spécialités.         

16 mai 1917

Exercice de liaison de la Division aux environs de Belval et Charmontois, auquel assistent tous les signaleurs, les Chefs de Corps, de Bataillon et Commandants de Compagnie.           

17 mai 1917

Les T.C. et le T.R. quittent Belval à 4h30 pour se rendre à la Neuville au Bois par Givry.          

18 mai 1917

Les T.C. et le T.R. se rendent de la Neuville au Bois à Courtisols Saint-Julien par Varimont, Somme Yèvre, Somme Vesle .Les autres éléments du 124ème R.I. sont enlevés à 8h30 en autos et transportés à Mourmelon le Grand (Quartier Loano) où ils cantonnent.

La 124ème D.I. est mise à cette date à la disposition de la IVème   Armée.

19 mai 1917

Installation du 124 au Camp Loano.

Les T.C. et T.R. se transportent sans incident de Courtisols Saint-Julien à Mourmelon le Grand (Camp Loano).       

20 mai 1917

Installation au camp. Repos l’après-midi.          

21 mai 1917

Reprise de l’instruction suivant des directives fournies par l’I.D.     

22 mai 1917

Exercices divers aux abords du camp.     

23 mai 1917

Exercices divers.

A partir de 20h reconnaissance par les Chefs de Bataillon en vue d’une relève de la 8ème D.I. par la 124ème D.I.   

24 mai 1917

Reconnaissance des Commandants de Compagnie du secteur à occuper. Dans la nuit du 24 au 25 le 3ème Bataillon (NICOLAS) va s’installer au Bois du Chien à environ 2 km en avant de la Voie Romaine entre Prosnes et Baconnes.   

25 mai 1917

Reconnaissance des emplacements à occuper par les 1er, 2ème Bataillons et la C.H.R.

Dans la nuit du 25 au 26 les 1er et 2ème Bataillons et la C.H.R. vont occuper leurs emplacements situés à 1 km Bn. De Baconnes, dans les Bois

.Le P.C. du Colonel est à Baconnes.

Le 124ème R.I. constitue la réserve du 17ème C.A.

Pertes : 2 blessés.               

26 mai 1917

Journée calme.

27 mai 1917

En raison d’un violent bombardement par l’artillerie allemande, les 1er, 2ème Bataillons et la C.H.R. cantonnés au Catuis, aux ouvrages Blancs et à Baronnes sont alertés sur place à 4h30

A 9h l’ordre arrive de la D.I. de se porter :

1er Bataillon vers Moscou

2ème Bataillon vers le Vallon

E.M.  C.H.R. : le Vallon

P.C. : le Vallon.

Ces changements d’emplacements sont terminés vers 13h

A 13h le Bataillon de KERGUENEC reçoit l’ordre de se porter au Bois du Chien aux lieux et place du Bataillon NICOLAS mis à la disposition du Colonel du 130 pour des contre-attaques.

A 21h le Colonel reçoit l’ordre de se porter au P.C. du Bois du Chien pour y relever le 130ème fortement éprouvé au cours de cette journée. A la même heure, le Bataillon LETONDOT reçoit l’ordre de se porter en réserve au bois de la mitrailleuse, aux bois 305 et 320.

Journée du 27 mai (3ème Bataillon)

A 8h20 le Chef de Bataillon reçoit du Colonel du 130 l’ordre de se tenir prêt.

10h10 Ordre est donné à la 9ème Compagnie (Compagnie de droite occupant la partie Est du Bois du Chien) de se porter au Bois 320 en soutien du Bataillon du Téton.

Le mouvement s’exécute avec ordre et rapidité malgré un violent tir de barrage

10h25 Ordre est donné à la 11ème Compagnie (Compagnie de gauche occupant la tranchée du Chien au sud d’Oldenbourg) de se mettre en liaison avec le Casque qu’elle doit se tenir prête à renforcer.

10h25 La 10ème Compagnie (Compagnie du centre) occupant la partire S. de la T. du Chien remplace la 9ème à ses emplacements. Les sections de mitrailleuses sont mises en surveillance dans T. du Chien.

11h30 Ordre est donné à la  9ème de se mettre à la disposition du Commandant du Téton.

12h30 Ordre est donné à la 11ème de se porter en soutien du Bataillon du Casque.

17h30 Ordre est donné à la 10ème Compagnie et à 2 S.M. (Sections de Mitrailleuses) de se porter ben renfort du Bataillon du Téton . Les 2 autres S.M. restent en surveillance dans la T. du Chien.

19h  Les 2 S.M.reçoivent l’ordre de se porter au Téton.

22h Le Chef de Bataillon reçoit l’ordre de se porter au Téton avec la 1ère Compagnie pour y relever les éléments du 130 et prendre le commandement du Quartier.

Pertes : 6 tués – 29 blessés.             

28 mai 1917

Dans la nuit du 27 au 28 mai, le 124 commence la relève du 130 de la façon suivante :

Quartier du Téton : Bataillon NICOLAS avec la 1ère Compagnie

Quartier du Casque : Bataillon de KERGUENEC avec la 11ème Compagnie en soutien.

Bataillon LETONDOT : en, soutien, 6ème Compagnie au Bois 320 à la disposition du Commandant du Téton en cas de contre-attaque, 5ème Compagnie au Bois 305 à la disposition du Commandant du Casque en cas de contre-attaque, 7ème Compagnie au Bois de la Mitrailleuse à la disposition du Commandant du Casque, enfin la C.M. au Bois de la Mitrailleuse détachant 2 sections au Casque.

P.C. Chef de Bataillon : au B. de la Mitrailleuse.

Chaque Bataillon de 1ère ligne a ses 3 Compagnies en ligne. Par suite de circonstances de fin de combat, la relève ne peut s’achever au cours de la nuit du 27 au 28. 

Le 130ème doublé par le 124ème passe la journée dans le secteur. La journée n’est marquée par aucune attaque, mais le bombardement atteint par moment une très grande intensité, surtout de notre part.

Au cours de la journée les opérations de la relève se poursuivent normalement et le soir à 24h la relève complète est terminée. Tout s’est passé dans le plus grand calme.

A 18h le Lt-Colonel du 124 prend le commandement du s/secteur du Bois du Chien, divisé en 2 quartiers, Téton à droite, Casque à gauche, et le Lt-Colonel et le 130 reste avec lui jusqu’au 29 à 4hLa relève des différents services de la C.H.R. s’est opérée dans de bonnes conditions.Les pionniers, bombardiers, section de discipline portent de l’eau , des munitions et artifices, et du matériel aux P.C. des Chefs de Bataillon de 1ère ligne.

Pertes : 6 tués – 32 blessés – 1 disparu.     

29 mai 1917

La nuit du 28 au 29 a été relativement calme, sauf à 23h où de nombreuses fusées de toutes couleurs et de toutes provenances font déclencher un violent tir de barrage de part et d’autre.

La journée se passe sans incident grave, mais l’activité des 2 artilleries est toujours très grande, les pentes sud du Téton et du Casque sont violemment bombardées et les communications sont rendues très difficiles. Les 1ères lignes subissent aussi un bombardement continu.

A partir de 22h ravitaillement en vivres des Bataillons du Téton et du Casque par 2 Compagnies du 75ème Territorial mises à la disposition du Commandant du s/secteur. Cette opération est très dure et nécessite toute la nuit.

Pertes : 6 tués – 23 blessés.             

30 mai 1917

La nuit du 29 au 30 est assez agitée mais sans action d’infanterie : bombardement des 1ères lignes, des pentes Sud du Casque et du Téton et de toutes nos pistes vers l’arrivée. Notre artillerie est aussi très active.

La journée se passe sans action d’infanterie. Grande activité des 2 artilleries, bombardement habituel de nos positions par l’ennemi.

A partir de 16h l’ennemi envoie des obus toxiques sur nos batteries et bombarde le Mont Haut et le Mont Perthois d’une façon très violente. Les pentes Sud du Casque et du Téton reçoivent aussi de nombreux obus de gros calibres. L’aviation ennemie est très audacieuse, la nôtre moins ; les avions ennemis survolent les lignes à moins de 100 mètres et mitraillent nos lignes. A partir de 22h ravitaillement en vivres des premières lignes par les Territoriaux.

Pertes : 20 blessés – 1 disparu.      

31 mai 1917

Cette journée a été assez dure pour le 124.Pendant toute la nuit du 30 au 31 l’ennemi a continué à bombarder très violemment nos batteries et nos lignes avant et arrière, toutes les pentes sud des hauteurs, et les ravins. Les barrages sont très difficiles à franchir.

A 1h45 le Quartier du Casque demande le tir de barrage, une forte reconnaissance ennemie s’est présentée devant le front de la 3ème Compagnie ; elle est repoussée après un combat à la grenade qui dure ¼ d’heure.

A 2h30 le barrage est également demandé par le Quartier Téton et dure ¼ d’heure, les Allemands ne sortent pas. Les tirs de harcèlement allemands continuent ainsi que les tirs à obus toxiques sur les batteries.

Les Allemands déclenchent à 5h40 un tir de barrage violent sur le Casque.

Quelques instants après, ce tir s’allonge et forme l’encagement, c’est alors que se produit l’attaque de l’infanterie allemande sur le front des 3ème et 11ème Compagnies, en même temps que se déclenche un violent tir de barrage français. L’attaque allemande est repoussée à coups de grenades et de VB.

A 6h15, devant le centre du Quartier du Téton, des groupes d’allemands sont vus se préparant à l’attaque en même temps qu’un violent tir d’encagement se déclenche sur tout le Quartier. Au même instant un tir de barrage français très violent se déclenche et empêche les allemands de sortir.

A 6h30, devant le Casque, on aperçoit une nouvelle attaque en formation. Un bon tir de barrage français, très violent et rapidement déclenché, lui empêche de sortir de ses parallèles.

A 7h30, les Commandants de Quartier font connaître au Lt-Colonel que les positions sont maintenues et que le moral est excellent.

A 10h le Colonel du 324 qui est à notre gauche fait savoir que le gros de l’attaque s’est porté sur sa Division mais que lui a maintenu ses positions.

A 10h30 des avions allemands survolent très bas nos lignes en mitraillant les occupants ; l’un d’eux est abattu par le fusilier MOREIGNEAUX de la 10ème Compagnie. L’avion désemparé va tomber à 400 m. dans les lignes allemandes.

A 19h le Colonel du 324 fait connaître que dans sa Division tout est rentré dans le calme et que toutes les positions ont été maintenues.

A 21h35 devant le Quartier du Casque l’ennemi tente une nouvelle reconnaissance, un tir de barrage bien déclenché et violent le font (sic)  rentrer immédiatement.

Toute cette journée s’est passée dans un état d’énervement chez tout le monde ; en dehors des tirs de barrage très violents les deux artilleries ont montré une très grande activité.

Pertes : 15 tués – 41 blessés – 3 disparus.S/Lieutenant ROCHE tué.             

JUIN 1917       

1er Juin 1917

La nuit du 31 mai au 1er juin se passe assez bien malgré l’énervement de tout le monde.

A 0h30 un tir de barrage est demandé devant le Quartier du Casque sur des travailleurs ennemis. L’activité des 2 artilleries est toujours très grande.

La journée se passe sans attaque d’infanterie ennemie ; mais nos lignes ainsi que les pentes sud des hauteurs et nos pistes sont bombardées sans aucun arrêt.

Pertes : 3 tués – 9 blessés – 1 disparu.        

2 Juin 1917

Nuit et journée calmes. Les unités de 1ères lignes en profitent pour travailler à organiser le secteur.

La tranchée de 1ère ligne est creusée à hauteur d’homme et des éléments de flanquement pour F.M. y sont construits. Un réseau brun courre (sic) devant tout le front des 2 Quartiers.

L’activité d’artillerie diminue. Le secteur est dur. Le moral est bon.

Pertes : 6 tués – 9 blessés.

3 Juin 1917

La nuit du 2 au 3 juin se passe dans un calme inaccoutumé aux 1ères lignes. Le bombardement y est presque nul ; il est un peu plus intense sur nos pistes et boyaux de l’arrière. Toutes les unités profitent de ce calme pour travailler.

La journée est également calme, les deux artilleries font des tirs de harcèlement sur les arrières ; l’aviation est d’une activité moyenne, audacieuse chez l’ennemi.

Pertes : 1 tué – 7 blessés. 

4 Juin 1917

Nuit du 3 au 4 : calme dans son ensemble, sauf à la droite du Téton voisin du secteur du 101ème, ce régiment exécute un coup de main ce qui agite une certaine agitation (sic) dans le Quartier du Téton.

L’ennemi bombarde assez violemment les pistes du Fer à Cheval et du Bois du Chien et les batteries du Bois Noir et de Moscou.

Le 4 à 8h le Quartier du Téton subit un violent bombardement sur ses tranchées de 1ère ligne et ses boyaux.

La journée se passe dans le même calme que la veille avec tirs de harcèlement de part et d’autre.

A partir de la tombée de la nuit le Bataillon LETONDOT  relève le Bataillon NICOLAS dans le quartier du Téton. Cette relève s’effectue sans incident malgré les difficultés du terrain et des communications : après relève le Bataillon NICOLAS vient en réserve du s/secteur au bois des mitrailleuses, bois 305 et T.

Pertes : 6 tués – 10 blessés.             

5 Juin 1917

La nuit du 4 au 5 se passe assez bien, l’ennemi harcèle nos pistes sans arrêt.

La journée est relativement calme. Bombardement intermittent de nos 1ères lignes.

A la tombée de la nuit, le Bataillon de KERGUENEC est relevé du Bataillon du Casque par le Bataillon PETIT (3ème Bataillon du 130ème placé sous les ordres du Lt-Colonel du 124 commandant le secteur du Bois du Chien)

Cette relève s’opère dans de bonnes conditions.

Après relève le Bataillon de KERGUENEC vient en réserve de division au Bois du Chien ;

Pertes : 3 tués – 22 blessés.             

6 Juin 1917

La nuit du 5 au 6 est assez calme ; activité moyenne des 2 artilleries sur les communications arrière de midi à 18 heures. Le Quartier du Téton est bombardé sans arrêt de 18 à 19 heures. Le tir atteint une telle violence que le tir de contre-préparation est demandé d’urgence à l’A.D. (Artillerie Divisionnaire) . Ce bombardement n’a pas été suivi d’attaque d’infanterie.

Pertes : 1 tué – 11 blessés.   

7 Juin 1917

La nuit du 6 au 7 est calme, la journée aussi ; grande activité des 2 aviations dans la matinée.

Depuis leur échec du 31, les Allemands semblent avoir changé d’attitude ; ils sont plus calmes et ils travaillent à creuser leurs tranchées sans toutefois poser de défenses accessoires. De notre côté nous profitons de ce répit pour organiser défensivement le s/secteur, la tranchée de 1ère ligne est faite, deux éléments Brun sont posés sur tout le front du s/secteur.

Les liaisons des P.C. de Bataillons au P.C. du Commandant du s/secteur sont assurées par téléphone, T.P.S., optique et coureurs et par pigeons avec le colombier de Mourmelon.

Pertes : 3 tués – 4 blessés.               

8 Juin 1917

Nuit et journée calmes. Tirs habituels et réciproques de harcèlement. Travaux de défenses.

Pertes : 4 blessés.               

9 Juin 1917

Journée calme, activité moyenne des 2 artilleries sur les 1ères lignes et les arrières. L’ennemi commence à envoyer des minens.

Pertes : 1 tué – 1 blessé.   

10 Juin 1917

La matinée est assez calme. L’après-midi est très agité au Téton où l’ennemi envoie beaucoup de gros minens, ce qui occasionne un tir de contre-préparation de notre part.

Pertes : 2 tués – 10 blessés.             

11 Juin 1917

Journée assez calme, quelques torpilles sur l’ensemble du secteur et bombardement habituel des pistes et des pentes Sud du Téton et du Casque.

Pertes : 2 tués – 2 blessés.               

12 Juin 1917

Dans la nuit du 11 au 12, le Bataillon de KERGUENEC  relève le Bataillon LETONDOT au Téton. Cette relève s’opère en bon ordre et le Bataillon LETONDOT vient au Bois du Chien après relève.La journée est assez calme, sauf quelques torpilles et les tirs habituels de harcèlement.

Pertes : ? (en blanc)           

13 Juin 1917

Dans la nuit du 12 au 13 le Bataillon DE LATTRE 130ème vient au Casque relever le Bataillon PETIT du même régiment ; après relève le Bataillon PETIT va au Bois de la mitrailleuse.

Journée assez calme, bombardement habituel.

Pertes : 3 tués – 4 blessés.               

14 Juin 1917

Dans la nuit du 13 au 14 commencement de la relève définitive du 124 par le 204ème.

A cet effet le 4ème Bataillon du 204 va relever au Téton le Bataillon de KERGUENEC qui après relève se rend à la Pyramide de Baconnes.

A 22h le Bataillon LETONDOT se rend également à la Pyramide et le Bataillon PETIT va à Mourmelon le Petit. Ces 2 derniers Bataillons sont relevés par le 5ème Bataillon du 204.

Pertes : 3 tués.     

15 Juin 1917

Le 6ème Bataillon du 204 relève au Casque le Bataillon DE LATTRE qui se rend à Mourmelon le Petit. Le Bataillon NICOLAS se rend à la Pyramide de Baconnes.

Le Lt-Colonel du 124ème quitte à 8 heures le commandement du sous-secteur du Bois du Chien.

Installation des Bataillons au bivouac de la Pyramide. Travaux de propreté.        

16 Juin 1917

Le 3ème Bataillon du 124 se rend à Mourmelon-le-Petit aux docks près de la gare.         

17 Juin 1917

Continuation de l’aménagement. Travaux de propreté.

 

 

IV° A R M E E----17° Corps d’Armée-------124ème Division-----Commandement

De l’I.D. 124---Etat-Major---N° 1648-00-

 

le 12 Juin 1917.RAPPORT DU COLONEL DE PARSCAU DU PLESSIX,COMMANDANT L’INFANTERIE DE LA 124ème DIVISION,TENDANT A LA CITATION A L’ORDRE DE L’ARMEE Du 124ème  REGIMENT D’INFANTERIE

 

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  I – SITUATION DU REGIMENT AVANT L’ATTAQUE DU 27 MAI 1917

A l’entrée de la 124ème D.I. dans le secteur Casino, le 124ème R.I. fut placé en réserve de Corps d’Armée et réparti de la manière suivante :

3e Btn  (Cdt NICOLAS) – au Bois du Chien

1° Btn  (Cdt de KERGUENEC)  et 2° Btn  (Cdt LETONDOT)  Zone CASINO – Ouvrages Blancs.

P.C. du Lt-Colonel BIROT Cdt le Régiment : BACONNES.

 

  II - ROLE DU REGIMENT PENDANT L’ATTAQUE DU 27 MAI 1917.

A 6 heures, le 3ème Bataillon fut mis à la disposition du 130ème R.I. qui occupait les Secteurs TETON et CASQUE, dont les crêtes constituaient l’objectif de l’attaque ennemie :  La 11ème Compagnie sous le commandement du Lieutenant VILLANOVA se rendait au Quartier du CASQUE, où elle aidait puissamment les contre-attaques successives du 2ème Btn du 130ème R.I. en vue de reconquérir les positions momentanément abandonnées, et rétablissait bientôt la liaison entre le 124ème R.I. & le 324ème R.I. ;  

Les 9° et 10° Compagnies sous les ordres du Chef de Btn NICOLAS gagnaient le quartier du TETON et appuyaient les contre-attaques lancées par le Cdt du 2ème Btn du 130ème R.I. pour chasser l’ennemi de nos tranchées ; brillamment entraînées par leurs chefs, elles permettaient, dans la soirée, de réoccuper la totalité de la position et de résister aux nouvelles attaques des allemands.  

A 10 heures, le Régiment, alerté depuis 4 heures, recevait l’ordre de se porter à la Voie ROMAINE (E.M., 1° & 2° Btns).   Le 1er Btn du 124ème, poussé, à 13 heures, jusqu’au Bois du Chien, mettait sa 1ère Cie à la disposition du Cdt du Quartier TETON.

Toutes ces unités se rendirent à leurs positions dans un ordre parfait, traversant avec calme et résolution des barrages d’une violence inouïe par obus de gros calibres.

 

  III - ROLE DU REGIMENT APRES L’ATTAQUE DU 27 MAI 1917  

Le 27 mai, à 22 heures, ordre était donné au Chef de Corps de se porter, avec le 2° Btn, au Bois du CHIEN pour relever le 130° R.I., très éprouvé à la suite des violentes attaques qu’il avait repoussées victorieusement, avec le concours des 3° & 1° Btns du 124° R.I.  

Sous un bombardement d’une intensité particulière, la relève du 130° R.I. commençait dans la nuit du 27 au 28 ; mais, à raison de l’activité de l’artillerie ennemie, elle ne pouvait s’achever entièrement que dans le courant de la nuit suivante.  

 A dater du 29 au matin, le 124° R.I. tenait donc seul les Quartiers du TETON et du CASQUE ; il prenait une succession vraiment délicate : ses reconnaissances en fin de combat furent des plus incomplètes, dans un terrain entièrement bouleversé.

Sous la vigoureuse impulsion du Lt-Colonel BIROT, le Régiment s’organisait aussitôt et les unités de 1ère ligne creusaient hâtivement leurs tranchées qui n’existaient plus. Dans l’après-midi du 30 mai, l’ennemi recommençait le bombardement violent et systématique de toutes les organisations du Secteur, et ce bombardement durait jusqu’au lendemain, laissant pressentir une nouvelle attaque.

Le 124° R.I. s’y prépara avec sang-froid ; l’approvisionnement en grenades et artifices était complété  au prix des plus grandes difficultés ; les flanquements avec les mitrailleuses et les F.M. étaient soigneusement étudiés par tous les Officiers ; tout le monde avait confiance, le moral des hommes restait parfait.

 

  IV - ATTAQUES DU 31 MAI 1917   

Le 31 mai, à 1h45, une forte reconnaissance ennemie, vigoureusement conduite, se présentait sur le front du Quartier du CASQUE ; la 3° Cie la recevait par un barrage de grenades, et les allemands refluaient en désordre vers leurs lignes, laissant des cadavres sur le terrain.   

A 2h30 une attaque ennemie était éventée par les troupes du quartier du TETON ; elle était enrayée aussitôt par un tir précis de V.B. avant même d’avoir pu déboucher.  

A 5h40, le tir d’artillerie allemande atteignait son maximum d’intensité ; il s’allongeait bientôt, formant l’encagement des pentes Sud du CASQUE. L’attaque ennemie se déclenchait alors : deux vagues d ’assaut se présentaient devant nos lignes ; le feu de l’infanterie les clouait au sol et, sous le tir des F.M., elles rentraient en désordre dans les tranchées de départ, abandonnant de nouveaux cadavres entre les lignes.                                             

…/…

     A 6h15, le front du TETON était à son tour l’objectif d’une nouvelle   attaque.  Nos tranchées étaient soumises à un tir d’encagement ; les vagues ennemies ne tardaient pas à apparaître, prêtes à l’assaut ; elles étaient arrêtées net encore par les feux combinés des mitrailleuses, des F.M. & des V.B.   Enfin, à 6h30, devant les tranchées du CASQUE, une dernière attaque ennemie se préparait ; un tir violent d’infanterie, avec mitrailleuses, F.M. & V.B. la dispersait encore ; l’ennemi ne devait plus insister.   Ainsi, grâce à sa vigilance, à son courage et à son sang-froid, aux habiles dispositions prises par tous les Officiers, le front du Régiment restait inviolé et les puissantes positions du CASQUE et du TETON étaient intégralement maintenues malgré des tirs d’artillerie d’une extrême précision, infligeant à nos troupes des pertes importantes autant que déprimantes.

A 10h30 (pour mémoire seulement) le soldat MOREIGNEAU abattait un avion ennemi avec son F.M.

 

  V - ROLE DU REGIMENT DEPUIS LE 31 MAI 1917

     Le 124° R.I. a continué à occuper le Secteur : avec son entrain habituel, qui lui a valu la juste réputation d’organisateur de positions, il a poursuivi sans relâche une tâche vraiment ardue. Brillamment secondé par ses Chefs de Bataillons, les Cdts LETONDOT, de QKERGUENEC  & NICOLAS, dont l’éloge n’est plus à faire, le Lt-Colonel BIROT a dirigé les efforts de tous en vue de l’organisation solide des crêtes dont la conservation lui était dévolue ; tous ont valeureusement fait leur devoir et lorsqu’il quittera le secteur, le 124° R.I. aura la satisfaction de laisser à ses successeurs une situation nette et largement améliorée.

 

  VI - CONCLUSION

      Telle est bien la caractéristique de ce beau Régiment. Commandé depuis 28 mois, avec une fermeté toute paternelle et rempli de sollicitude, par un vrai chef dans toute l’acception du mot, le 124° R.I. depuis qu’il appartient à la 124° Division, a fait ses preuves partout où il a été envoyé : en CHAMPAGNE (Septembre 1915), devant le Mont Sans Nom, - au bois FUMIN où il s’emparait d’abord, le 22 mai 1916, de la tranchée de SARAJEVO, faisait des prisonniers et ramenait des mitrailleuses , où il résistait ensuite à la poussée ennemie sur le Fort de VAUX et maintenait toutes ses positions, - aux CHAMBRETTES enfin, où, du 15 au 20 Mars 1917, il subissait une forte attaque et rétablissait rapidement la situation par ses propres moyens.

…/…

     Grâce à sa discipline, à sa cohésion parfaite, à son entrain et à son courage, le 124° R.I. a résisté encore aux rudes assauts d’un ennemi nombreux, obstiné à vouloir reprendre toute une ligne de positions importantes. Sa belle attitude au feu devrait lui valoir une récompense collective : c’est pourquoi j’ai l’honneur de proposer qu’il soit cité à l’Ordre de l’Armée pour le motif suivant :   “Le 124° R.I., dans le Secteur du CASQUE et du TETON, a “largement contribué, le 27 mai 1917, à repousser les attaques d’un “ennemi acharné et supérieur en nombre ; sous les ordres du Lieutenant-“Colonel BIROT, a continué à donner, comme il le fit déjà en “CHAMPAGNE et à VERDUN, de nouvelles preuves de discipline, de “courage, de bravoure et de magnifique entrain ; chargé d’occuper un “secteur en fin de combat, a travaillé avec acharnement à l’aménagement “des positions qu’il a ensuite brillamment défendues, le 31 mai, “repoussant, sous les plus violents bombardements, quatre attaques “successives, infligeant à l’ennemi des pertes sérieuses et maintenant “l’intégralité de ses positions.”

 

  Le Colonel de PARSCAU Commandant l’I.D. 124.

 

 

18 Juin 1917

Continuation de l’aménagement. Travaux de propreté.          

19 Juin 1917

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20 Juin 1917

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21 Juin 1917

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22 Juin 1917

Dans la nuit du 21 au 22 en raison d’une attaque allemande sur le Téton le régiment est alerté vers minuit ; il est désalerté presque aussitôt après. 

23 Juin 1917

Rien à signaler. L’instruction reprend dans les unités. La canonnade se maintient assez violente dans les secteurs de la D.I.       

24 Juin 1917

Journée calme. Exercices divers.   

25 Juin 1917

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26 Juin 1917

Le régiment se rend à Athis et Cherville par Livry – Vaudemange – Aubonnay. Etape faite sans incident.Répartition des cantonnements :E.M., 1er, 2ème 3ème Bataillons : Athis.5ème Compagnie et T.R. : Cherville.       

27 Juin 1917

Aménagement et installation du cantonnement, baignade.    

28 Juin 1917

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29 Juin 1917

Rien à signaler.         

30 Juin 1917

-------- d° ---------

 

 

 

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