Publication :
Juin 2026
Mise à jour :
Juin 2026

Prologue
Marie-Cécile
GALIMARD nous dit en juin 2026 :
«Dans le cadre du centenaire de la guerre
1914-1918, il avait été fait appel, pour mémoire, à des documents concernant
des soldats ayant vécu cette guerre.
Nous n’avions, à l’époque aucun document.
Mais quelques temps avant le décès de notre mère en 2017, nous avons eu accès à
un carnet de bord de son père, qui a relaté presque chaque jour les
déplacements effectués par son unité ainsi que leurs conditions de vie, depuis
son départ au front (1er août 1914) jusqu’à la veille de sa mort au nord de
Verdun (22 décembre 1916).
Nous avons entre les mains une copie (écrite
à la main) de son carnet de route. Il ne reste de l’original de ce carnet que
les 1ères pages, datées de 1914 et 1915. Il a été décrit comme étant un petit
carnet recouvert de papier bleu qui était un agenda du « Bon Marché » (photo
ci-dessus) ayant la taille d’une main.
La copie, que nous avons, a été sans doute
réalisée vers 1917 par son beau-père, Edmond GALIMARD.
Ses petits-enfants (nés de Marguerite, fille
de Roger) ont retranscrit ce livret et l’ont numérisé, ainsi que 2 lettres
écrites par lui à sa famille ;»
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Remerciements
Merci à
Marie-Cécile pour le carnet de son grand-père.
Merci à
Philippe S. pour les corrections éventuelles et certaines recherches.
Nous avons ajouté du texte en bleu pour la compréhension de certains termes et pour aller « plus loin » dans l’analyse du récit.
Pour une
meilleure lecture, j’ai volontairement ajouté des chapitres, sinon le reste est
exactement conforme à l’original.
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Introduction
Roger
Joseph CADART nait le 19 février 1882 à Langres (Haute-Marne - 52) de Gustave
CADART (1855-1907) et Louise GARDIENNET (1860-1952).
Roger est
l’aîné d’une fratrie de cinq enfants : quatre garçons, puis une fille. Gustave,
leur père, est « Ingénieur en chef Ponts et Chaussées, sur la Haute-Marne ».
Quand il décède brutalement à l’âge de 52 ans, Roger a 25 ans, et la petite
dernière a 5 ans.
Il s’engage
en octobre 1901, à 19 ans, pour trois ans, à la mairie de Chaumont pour le
109ème régiment d'infanterie.
Soldat,
caporal puis sergent en septembre 1903.
Son
engagement est rompu fin septembre 1903 car c’est une possibilité légalement
accordée à certains jeunes hommes en âge d'être incorporés de n'accomplir
qu'une partie de leurs obligations militaires en fonction de critères
essentiellement sociaux (art. 21 et suivants de la loi du 15 juillet 1889). Son
frère étant militaire. Il redevient civil.
Le 8 juin
1909, Roger se marie à Flavigny (Côte d’Or) avec Mathilde GALIMARD, née le 12
mars 1885 à Dijon. C’est la fille de Jacques Edme GALIMARD (1850-1931), dit «
Edmond », et Claire CHAUCHOT (1855-1920) qui habitent Flavigny-sur-Ozerain
(Côte d’Or).
Les jeunes
époux s’installent à Mirecourt (Vosges), car c’est là que Roger a pris la
charge de « greffier en chef du tribunal civil de Mirecourt », après avoir fait
des études de droit à Dijon. A Mirecourt, ils ont deux enfants : Marguerite
Marie-Louise, née le 24 septembre 1912 et Pierre né le 30 mars 1914.
En août
1914, il rejoint le 167ème régiment d'infanterie de Toul, comme sergent.
Le 167e régiment fait partie de la ‘’ brigade active de Toul ’’, composée des 167e 168e et 169e régiments d’infanterie.
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Début des écrits
Toul.
Départ pour Jaillon.
Le soir, rejoindre la compagnie (une vingtaine d’hommes avec moi et un autre sous-officier réserviste).
Garde du pont de Jaillon.
Idem.
Idem.
Départ pour Francheville.
Francheville.
Tranchée à Francheville.
Francheville.
Francheville - demi-section (*)
Accompagnement du troupeau de Fontenoy. (**)
(*) : Un sergent commande une
demi-section (30 hommes), Chaque demi-section est formée de deux escouades de
15 hommes dirigées par un caporal.
(**) : Fontenoy-sur-Moselle
Francheville.
Francheville
Francheville.
Le capitaine BOULESTEIX (*) ayant à 8 heures réponse à une note du capitaine FRAILLERY (**) demandant des renseignements pour 9 heures, et ayant téléphone et cycliste à sa disposition ne trouve pas moyen de faire parvenir la note à temps.
Ladite note et la réponse étaient d'ailleurs au bureau de la compagnie à 17 heures, et les renseignements (concernant une question de chargeurs) bien que la note soit parvenue la veille au poste vers 8h1/2 du soir ne pouvant être plus tôt au bureau puisque le sergent des mitrailleuses (***), seul compétent pour donner les renseignements ne pouvait être consulté que le 18 au matin.
Aussi est-ce le capitaine BOULESTEIX qui devrait être puni et non le sergent.
Bien plus, le sergent méritait au contraire d'être félicité pour avoir donné la réponse à la note au capitaine FRAILLERY en même temps que celle-ci, ce qu'il n'était pas obligé de faire et ce qui ne pouvait faire que gagner du temps.
(*)
: Le capitaine BOULESTEIX commande la 11ème compagnie dont fait partie Roger
CADART.
(**) :
Le capitaine-adjudant-major FRAILLERY commande les 11ème et 12ème compagnies.
Il est donc le supérieur du précédent.
(***) :
Il s’agit probablement du sergent BARDOUX qui était chargé de l’instruction des
fusils mitrailleuses aux 1er et 2ème bataillons (JMO au 3 août)
Francheville.
Francheville.
Sentinelle attaquée à 9 heures et demie du soir par un espion. Elle a une cuisse traversée par une balle de revolver, croit-on. Elle en aura peut-être pour un mois à s'en remettre. Sentinelle a répondu par 6 coups de feu.
Toute la compagnie alertée pendant une heure et demie, mais impossible de retrouver le ou les individus suspects.
Cantonnement à Royaumaix - Grosrouvres : Baptême du feu.
Canonnade d'artillerie de 1 heure 1/4.
Départ de Royaumaix.
Canonnade d'artillerie sur nous dans un vallon. Arrivée à Dieulouard.
Nuit d'orage.
Entendu fusillade et canonnade toute la nuit. Espion fusillé. Prisonnier allemand habitant Dieulouard avant la guerre. Allemands repoussés des côtes de Mousson. On parle de 7000 morts du côté ennemi, causés par nos canons. Pertes peu importantes de notre côté. Allemands repoussés.
Départ de Dieulouard, passage à Neleu (*). Arrivée à Saizerais.
Sale temps.
(*) : IL s’agit de la ferme Neleu, citée dans le JMO du régiment. Le bois existe toujours : Voir ici.
Départ de Saizerais.
Retour à la ferme de Neleu. Tranchées dans un bois près de la ferme. Un de nos petits postes tire par mégarde sur une femme et des gosses qui cultivaient des pommes de terre. Personne de blessé.
On joue à Robinson. Constructions d'abris dans le bois. Entendu le canon toute la journée, mais loin. Couchés dans le bois une heure. Pluie épouvantable. Rentrée à la ferme.
Nuit fraîche. Pas de paille.
Départ de la ferme Neleu. Retour à Saizerais. Pris la garde. On entend le canon.
Prisonnier arrêté par des Dragons.
Saizerais. Garde jusqu'à 1 heure.
Départ de Saizerais 7 heures, pour aller dans les bois.... Entre les Deux Voies (*), en face Dieulouard, la compagnie travaille aux tranchées. Pour moi, avec une escouade, je vais prendre les... Temps épouvantable. Une tranchée recouverte de branchages pour s'abriter. Je serai couché : moitié de la nuit sous un arbre, moitié en bivouac.
(*) : Forêt dite ‘’ Entre Deux Voies ‘’ (s’appelle
maintenant Entre Deux Chemins)
Départ d’Entre les Deux Voies, arrivée à la ferme Neleu.
Coucher à la ferme. Temps médiocre.
Retour et coucher à Saizerais.
Départ de Saizerais à 6 heures 1/4. Arrivée à Francheville dans la matinée.
Francheville.
Francheville. On entend le canon le soir.
Francheville.
Canon toute la journée, même direction.
Francheville.
On entend le canon dès le matin. Même direction.
L'après-midi, départ de Francheville. Arrivée à Rosières-en-Haye non loin de l'ennemi.
Départ de Rosières à 8 heures 1/2.
(*) : Durant cette journée, le
régiment perd 109 hommes tués, blessés ou disparus. ‘’ Bataille de Mamey ‘’.
NOTA : le 22 septembre, le 3e
bataillon du 167e RI est mis aux ordres du 15e RI pour assurer, avec le 2e
bataillon de ce régiment et des territoriaux des 47e et 95e RIT, un détachement
chargé de la couverture du 16e Corps d’Armée entre Jézainville
et Griscourt (bois de Cuite). Ensuite, ce
détachement, dit de ‘’ Pont-à-Mousson ‘’, est d’abord placé le 6 octobre
directement sous les ordres du général commandant la 73e DI puis le 26 octobre
sous ceux du 47e RIT rattaché à la Brigade Mixte de Toul. Le JMO du 3e
bataillon du 167e RI fait alors l’objet de paragraphes distincts dans le JMO du
régiment. Le 3e bataillon du 167e RI ne réintégrera son régiment que le 7 mars
1915.
Traversée de Dieulouard de Blénod-lès-Pont-à-Mousson et de Jézainville. Arrivée au bois de Cuite vers 1 heure 1/2 du matin. Couché en plein dans l'herbe mouillée. On grelottait.
Au matin, 3 coups de fusil. Tranchées. Quelques coups de canon échangés sur la côte en face. A la jumelle, on voit des sentinelles allemandes. Canonnade vive à …, Pont-à-Mousson et environs.
Depuis midi, canonnade très forte. Combat aux environs. Entendu mitrailleuses, fusillade et canonnade. (*)
Revenons aux environs de 3 heures à Blénod-lès-Pont-à-Mousson.
(*) :
Durant cette journée, le régiment perd 225 hommes tués, blessés ou disparus.
(Surtout les 3ème et 4ème compagnies). ‘’ Bataille de Mamey
‘’
A 4 heures 1/2, départ de Blénod-lès-Pont-à-Mousson pour le bois de la Cuite. Le combat d'hier étant engagé entre un corps d'armée français et un corps d'armée allemand. Les Allemands sont repoussés jusqu'en arrière de Pont-à-Mousson.
A 6 heures, premiers coups de canon de nos batteries placées derrière la côte. On entend vers 6 heures 1/2, des coups de fusil.
Vers 8 heures, on entend fusillade sur notre droite et en avant, mais pas longtemps. Canonnade toute la journée, à droite, à gauche. On voit sur la côte Mousson éclater les obus allemands. Les Allemands reculent et ne répondent guère à nos pièces qui en profitent pour tirer tant et plus.
A 4 heures, retour au cantonnement de Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Dans la journée, un chef de bataillon allemand ayant ordonné à l'adjoint au maire de Pont-à-Mousson d'installer son bataillon.
Réponse fière de l'adjoint qui répond "merde". Menace des Allemands de bombarder la ville le lendemain.
A 8 heures, retour au bois de Cuite. Le canon français a tonné toute la nuit.
Le matin, canonnade de nos batteries sur notre droite et du côté de Nomeny où il y a de grosses pièces.
Vers 9 heures, entendu à droite le tir des mitrailleuses.
Pendant la journée, des coups de canon de temps à autres. L'artillerie ennemie ne répond pas.
A 4 heures, retour au cantonnement de Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Les Allemands y ont cantonné du 5 au 10 septembre, y ont fait sauté les fils télégraphiques, ont pris force volailles, mais n'ont pas malmené les habitants, ont pillé les maisons abandonnées et pris quelques chevaux. Les deux premiers bataillons du 167 ont fort souffert le 22 à la bataille de Mamey.
Un caporal (BOULANGER) recueilli par nous a fait son service au 109 (classe 1900, engagé comme moi).
Hier soir, les Allemands ont tiré quelques coups de canon. A 5 heures retour au bois de Cuite.
Vers 7 heures on commence à entendre le canon sur la gauche ; au loin une canonnade.
A 9 heures nos canons installés sur la côte de Mousson commencent à faire un feu violent. Les Allemands répondent l'après-midi ; on entend la canonnade à gauche. On dit que le 16ème corps vient d'entrer en ligne. Hommes du 167 et du 168 recueillis par nous rejoignent dans les environs leurs compagnies.
Retour à Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Tentative vaine de prendre la statue de Jeanne d'Arc qu'ils croient être un observatoire.
Entendu un canon toute la nuit.
A 5 heures et demie, réveil. Départ au petit jour de Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Gagnons la gauche de Pont-à-Mousson. Allons dans la direction de l'ennemi. Passage à Maidières puis arrivée à Montauville. Les Allemands occupent les bois du près du village.
A 6 heures moins 10, premiers coups de feu ; on entend le canon à gauche au loin et à notre droite. Le temps est superbe. La 2e demi-section va en patrouille.
A 9 heures, elle est fusillée. 9 tués, 2 blessés.
Canonnade toute la journée. Coups de feu sur des patrouilles, sur le capitaine et sur une patrouille de dragons. 2 dragons tués plusieurs blessés; les dragons repassent le village au galop. Plusieurs chevaux galopent sans cavaliers.
Nous sommes chargés de la défense de Montauville.
Montauville.
Canonnade toute la nuit surtout de 11 heures à minuit.
A 6 heures la canonnade reprend de plus belle sur la gauche où est engagé le 16è corps.
Vers 7 heures on commence à entendre la fusillade, puis les mitrailleuses aussi sur la gauche. Le bruit de la bataille se rapproche de nous; on entend la bataille toute la journée; les Allemands vers la fin de la journée tirent un certain nombre de coups tout près du village. Garde au village la nuit.
Montauville.
Le 27 à 9 heures 1/2 du soir, à 11 heures, à 11 heures 1/4 et à minuit et demi entendu des coups de feu dans les environs, non loin du village, du côté de la route.
Le 28 à 5 heures du matin attaque par l'ennemi d'une section. Toute la 1ère va prendre les emplacements pour tirer. Nous tirons pour balayer une crête. La canonnade continue; nous risquons d'être canonnés par l'ennemi; même si son infanterie ne revient pas toute l'après-midi.
Bruit de la grande bataille sur notre gauche. 2 Allemands sont vus au-dessus de la crête que nous surveillons. L'adjudant-chef et notre lieutenant tirent dessus; l'un est descendu, l'autre s'enfuit.
Montauville.
Canonnade dans la nuit de temps à autre. Fusillade vers 4 heures du matin. Canonnade un peu le matin à gauche et à droite. Il parait que les Allemands sont coupés par 2 corps d'armées qui auraient passé sur la rive droite de la Moselle. Plusieurs heures sans avoir entendu la canonnade Mais est-ce vrai ?
Vers 9 heures quelques Allemands sont vus au Drius (?) de la crête que nous surveillons.
Garde la nuit au village.
Montauville.
Le 29 au soir pendant une heure, de 9 à 10 heures à peu près, tir de l'artillerie allemande aux environs. Mais ensuite durant le reste de la nuit notre artillerie tire sur la crête et derrière la crête que nous sommes chargés de surveiller; le canon cesse de tonner vers 6 heures du matin le 30.
Dans la journée (du 30) de temps en temps quelques coups de canon tirés sur la crête que nous surveillons.
A 2 heures fusillade sur cette crête; puis reprend la canonnade à gauche. La bataille continue.
A 4 heures 1/2 grosse canonnade sur notre droite. Garde au village.

Croquis, qui
semble original, est une feuille volante
et correspond à
sa zone de combat entre le 22/9/1914 et le 24/3/1915
Jour où je devrais être affecté à un régiment de territorial si nous étions en temps de paix.
Montauville.
La nuit, surtout au milieu de la nuit on entend très bien le bruit de la bataille, canonnade et fusillade.
Le matin quelques coups de grosses pièces à notre droite tirés sur la crête. Dans la matinée : en tranchées. Bataille sur notre gauche.
A 4 heures, l'artillerie allemande tire sur une tranchée où était logée la 1ère demi-section mais sans résultat.
Montauville.
La nuit à gauche, la bataille continue toujours; les Allemands reculent toujours mais doucement. A 2 heures moins un quart du matin, alerte de 5 minutes. Fusillade auprès du village mais notre section ne donne pas. La matinée, notre 1/2 section va à la tranchée; canonnade mais elle n'est pas mitraillée. Matinée assez calme. On n'entend pas grand-chose.
A 2 heures après midi, alerte. Fusillade sur la gauche assez proche. Nous allons à nos emplacements.
A 2 heures ½, fusillade à notre droite exécutée par la 1ère demi section de compagnie du 168 qui est partie en reconnaissance à la crête dans le bois; à 3 heures 1/2 fusillade. Quelques coups de canon dans la soirée. Garde au village.
Emplacement du 3ème bataillon du 167e RI
le 3 octobre 1914
Source : Journal des Marches et
Opérations (JMO) du 168ème régiment d'infanterie.
Montauville.
Nuit calme. Fusillade vers 11 heures à droite et à gauche. Nuit calme pour nous.
Vers 8 heures, la canonnade reprend à gauche. La bataille continue. On n'entend pas grand-chose l'après-midi.
Garde au village.
Nuit calme. Quelques coups de canon sur la gauche, la matinée et l'après-midi.
A 4 heures 1/2, les Allemands du côté de .. ?.. (*) tirent le canon.
A début de la nuit du 4 au 5, canonnade très nourrie sur la gauche.
Reste de la nuit assez calme.
(*) : Il pourrait s’agir de Fey,
les Allemands y ayant 2 batteries (au nord et nord-est) pour défendre ce
village (JMO 167e RI).
Montauville.
A 6 heures 1/2, du matin, à notre gauche, les Allemands tirent le canon.
A 7 heures moins un quart, quelques coups de feu non loin du patelin. Quelques coups de canon et de fusil dans la matinée et l'après-midi. Garde au village.
Fausse alerte pour la 12e compagnie qui a tiré sur une patrouille de la 9e.
A 7 heures du soir et la nuit, forte canonnade et fusillade à gauche.
Montauville.
Matinée calme.
A 11 heures 1/2, canonnade assez intense puis coups de mitrailleuses. A 2 heures, coups de canon de notre artillerie de Pont à Mousson.
Dans l'après-midi et la soirée, coups de canon de part et d'autre. Garde au village. Nuit assez calme. Canonnade de temps à autre.
Montauville.
Matinée, canonnade à gauche et à droite et fusillades.
Après-midi canonnade à droite et à gauche. Tir des Allemands sur un de nos abris sans résultat. Garde au village.
Montauville.
Nuit calme pour nous. Canonnade au loin sur la gauche par moments. Le matin, vers 5h 1/2, notre artillerie à droite tire quelques coups de canon derrière la crête que nous surveillons. Canonnade à gauche dans la matinée.
Dans l'après-midi, canonnade à gauche très loin et quelques coups à droite. Garde au village.
Montauville.
Nuit calme pour nous. Coups de canon de temps à autre à gauche au loin. Matinée canonnade à gauche au loin. Après-midi de même. 2 heures moins 1/4, coups de canon à droite et coups de fusil dans les environs. Les Allemands ont interrogé des femmes qu'ils ont gardées pendant 1 heure.
Fusillade l'après-midi. Garde au village.
Montauville.
Nuit calme pour nous. Canonnade nourrie à gauche au lointain toute la nuit avec fusillade dans la même région de temps à autre.
Le 10, matinée très calme. Rien entendu.
Après-midi vers 2 heures, canonnade de notre artillerie au-dessus de la crête. Garde au village. Nuit calme.
Rien de particulier. Entendu pas grand-chose. Garde au village.
Montauville.
Nuit calme. 4 à 5 coups de feu à 9 heures moins 1/4 du soir le 11. Canon au loin à gauche de temps à autre.
Le 12, matinée canonnade à gauche et devant nous au loin. Vers 9 heures, coups de feu à droite et au loin.
Après-midi, canonnade sur la gauche. Garde au village.
Montauville.
Canonnade la nuit. Nuit calme pour nous. Canon à 9 heures du matin sur la gauche. Fusillade à gauche dans la matinée.
Après-midi, canonnade à gauche et aussi un peu à droite. Garde au village.
Nuit calme pour nous. Canonnade et fusillade à gauche par moments très nourries.
Montauville.
Toute la journée canonnade à gauche au loin.
Garde au village.
Montauville.
Nuit très calme pour nous. Mais au loin à gauche, canonnade et fusillade.
Le 15 matinée : à gauche au loin, canonnade.
Garde au village.
Montauville.
Nuit très calme. Canonnade et fusillade nourries la nuit.
Le 16, rien entendu jusqu'à 4 heures.
A 4 heures, fusillade sur la droite. Soirée calme. Garde au village.
Nuit calme.
Montauville.
Nuit très calme.
A 2 heures moins 1/4, canonnade aux environs de temps en temps. Reste de l'après-midi calme.
Garde au village.
Montauville.
Matinée calme.
Après-midi à gauche, quelques coups de feu à 1 heure 1/2, puis à 2 h à droite. Reste de la journée assez calme.
Garde au village.
Montauville
Rien à signaler. Garde au village.
La nuit de 9 à 11 heures à peu près des canonnades aux environs.
Montauville.
Nuit calme.
Après-midi canonnade de temps à autre à partir de 2 heures aux environs. Garde au village.
Canonnade la soirée et toute la nuit à gauche et aux environs.
Montauville.
Canonnade dès le matin.
A 11 heures 1/2 fusillade. Alerte après-midi. Garde au village. Canonnade la nuit à gauche et aux environs.
Alerte de minuit à 1 heure passée.
Midi : fusillade ; passage d'apéros. Les mêmes probablement repassent à 1h 1/2.
Dans l'après-midi canonnade à gauche et un peu à droite aussi. Garde au village. Canonnade une partie de la nuit.
Dans la journée canonnade à gauche. Garde au village. La nuit bataille à gauche.
De 8 h 1/2 à 10 h surtout forte canonnade et fusillade.
Montauville.
Canonnade dans la journée. Les Allemands bombardent Pont à Mousson. Garde au village.
Nuit calme.
Montauville.
Canonnade à gauche.
A 3 heures un obus allemand éclate non loin du village et de notre section. Garde au village.
Nuit assez calme.
Montauville.
Vers 7 heures canonnade. Canonnade sur la gauche. Quelques coups de feu. Matinée canonnade à gauche.
A 10 heures fusillade sur la 47ème à droite (territoriaux).
Après-midi canonnade à gauche et devant nous. Quelques coups de feu à droite du côté du 47ème territorial.
Garde au village.
Montauville.
La journée canonnade et quelques coups de feu. Garde au village.
Nuit assez calme.
Montauville.
Canonnade fusillade de temps à autre.
Vers 3 h 1/2 quelques hommes de la 1/2 section tirent à quelques centaines de mètres sur 3 Allemands qui allaient à l'eau à un réservoir au fond du vallon situé devant nous.
Nuit dans la tranchée pour la demi-section montée à 6 heures du soir.
Montauville.
Nuit passée à approfondir la tranchée.
Vers 8 heures moins un quart au matin : reconnaissance par un peloton de la 12e dans le bois occupé par l'ennemi. La 1e section tire de la tranchée sur l'ennemi pour soutenir le peloton en reconnaissance.
Des balles passent au-dessus de nous, 8 Allemands tués. Au 167 : 1 tué et 1 blessé (*). Au 168 : (*) tués.
A 8 heures du matin, les Français ont gagné 200 mètres. Garde au village. Coups de feu. Canonnade.
(*) : Le JMO signale un tué :
2ème classe RAOUT et 1 blessé : 2ème classe CALY. le
JMO du 168e indique 2 tués et 3 blessés.
Montauville.
Le 29, à 0 heure, nous montons sur le piton. Coucher sur l'herbe près des sapins. Nuit très fraîche.
Coups de feu par ci, par là dans la nuit.
Un caporal de la 4e section étant en patrouille est blessé et abandonné vers 10 heures du soir. (*)
Le 30, vers 4 heures et demie du matin, la demi-section gagne la tranchée. Coups de feu par ci, par là.
A 6 heures, la division attaque l'ennemi. Toute la journée : canonnade, fusillade, mitrailleuses. Pour nous, nous sommes dans la tranchée.
(*) : Il s’agit du caporal
BALLAND, blessé le 29 octobre 1914.
Tranchée aux environs de Montauville.
Fusillade matin. Canonnade au loin. La bataille continue. Mitrailleuses. Fusillade. Canonnade. Journée terrible, effroyable. C'est horrible.
Bombardement de Montauville par les Allemands. Tranchée près de Montauville.
Nuit assez calme. Coups de canon de temps à autre.
A 3 heures, la compagnie s'en va sauf la 4e escouade qui reste avec moi dans la tranchée.
Journée superbe. Je suis dans la tranchée avec la 4e escouade. Une 1/2 batterie d'artillerie est installée derrière nous à 50 mètres. Jusqu'à 6 heures, quelques coups de feu dans les bois.
Vers 6 heures 1/2, continuation de la bataille.
A 6 heures 1/2, les 2 canons derrière nous tirent. Bataille terrible toute la journée jusque vers 6 heures du soir. Français ni Allemands ne reculent. ....illisible ...obus éclatent auprès de nous. Balles sifflent au-dessus de nos têtes presque toute la journée. Journée épouvantable.
Nuit dans la tranchée. Pluie.
Dans la nuit, canonnade nourrie du côté de Verdun. 2 fusillades nourries pendant la nuit. 83 blessés ou tués dans la compagnie (sur 250 hommes). (*)
Cette nuit, je couche sur la pèlerine d'un caporal du 109e allemand.
(*) : Le JMO indique pour tout le 3e bataillon : 96 tués,
135 blessés et 8 disparus
Tranchées près de Montauville.
Matinée : canonnade du côté de Verdun n'arrête pas. Pluie cesse. Le soleil parait vers 7 heures. J'attends la relève de la 4e escouade avec laquelle je me trouve avec des hommes de la territoriale. Après quoi nous rejoindrons la compagnie.
Beaucoup hors de combat chez nous après la journée d'hier. 3e et 4e sections de notre compagnie ont bien souffert. Dans la 1e section (la nôtre) il y a eu 1 tué et 1 blessé. (*)
Coups de feu de temps à autre, et coups de canon la matinée.
A 8 heures, la bataille continue par ici.
A 10 heures, canonnade. A midi, nous sommes relevés par le 95e territorial. Nous rejoignons notre compagnie à la hâte.
Soir canonnade.
(*) : Durant cette journée, le
régiment perd 256 hommes tués, blessés ou disparus (237 hommes pour le 3ème
bataillon seul, sur environ 1100). JMO page 12.
Le 2 au soir, coucher à la lisière du bois près de Montauville, bois où sont les Allemands. Dans la nuit canonnade par les Allemands. Quelques fusillades. Le 3, à 4 heures, départ de la compagnie pour les tranchées dans les bois (1e ligne) pour remplacer la 9e.
Travail aux tranchées. Canonnade. Fusillade.
Vers 6 heures du soir, fusillade épouvantable à notre gauche et canonnade sur nous. Nous n'avons que le temps de nous cacher dans notre tranchée. Les obus percutants tombent devant et derrière nous (épouvantable). Les balles sifflent au-dessus de nous et sur notre côté, et cela pendant une demi-heure. Pas de tué ni de blessé dans la compagnie.
Nuit assez calme pour nous, mais on n'est pas bien pour dormir. Canon au loin dans la nuit. Prisonnier amené le 4 au matin dit que la guerre serait finie au mois de janvier.
Tranchée 2e ligne, bois Le Prêtre près de Montauville. Matinée assez calme. A 2 heures, canonnade d'artillerie. Quelques coups de feu.
Toute l'après-midi, canonnade.
Le soir, quelques coups de feu. Nuit calme.
Lisière du bois Le Prêtre.
A 4 heures 1/2, la 12e compagnie vient nous relever aux tranchées.
Dans la nuit, canonnade à droite et à gauche. Fusillade du côté de Fey-en-Haye.
Après-midi, coups de fusil. Canonnade.
Le matin, abris lisière bois Le Prêtre.
Je suis envoyé commandant une corvée pour le bataillon à Mamey, chercher graisse d'armes, et graisse de chaussures. Mamey : village bombardé, maisons détruites, église bombardée, trous d'obus, tertres de morts, etc. (pitoyable).
Après-midi, coups de canon et coups de feu. Nuit très calme. Ni canonnade, ni fusillade.
Le soir ( !) du capitaine, vins bouchés. v…. m…, champagne.
Abris lisière bois Le Prêtre.
Quelques coups de feu, canonnade l'après-midi.
Après-midi, nous allons en 1e ligne. Travaux aux tranchées.
Nuit calme.
Canonnade par les grosses pièces françaises de 11 heures à minuit. Quelques coups de feu.
Tranchées bois Le Prêtre.
Quelques coups de feu. Quelques coups de canon. Dans la nuit, nos canons tirent un bon moment.
Le matin, vers 7 heures, notre compagnie relevée par la 9e revient à la lisière du bois. Dans la journée, canonnade au loin. Dans le bois parfois, on entend les mitrailleuses. Fusillade à gauche.
Nuit calme. Quelques coups de canon.
Lisière du bois Le Prêtre.
Canonnade dans la journée.
Vers 2 heures, les Allemands tirent sur nous avec des percutants. Ils recommencent une heure après.

Le
11 novembre, les 1er et 2ème bataillons du 167ème régiment d'infanterie forment
un régiment à 3 bataillons de réserve d’armée (avec le 2ème bataillon du 168ème
régiment d'infanterie).
Le
3ème bataillon du 167e RI (celui de Roger CADART) ne combattra plus dans les
mêmes secteurs que ce régiment de réserve d’armée. Ceci jusqu’au 8 mars 1918,
date à laquelle il sera de nouveau rattaché au 167e RI.
Lisière du bois. Abris. Canonnade au loin.
A midi, départ de la compagnie pour l'intérieur du bois du côté de Haut de Rieupt. Canonnade et mitrailleuses. Abris assez confortables avec paille. Nuit mouvementée.
De 5 heures et demie du soir à 2 ou 3 heures du matin, attaque allemande. Canonnade et fusillade nourries.
Bois près du Haut de Rieupt.
Le matin, 2 prisonniers passent. L'un est un beau gars. Portant calot noir, pas de casque.
Canonnade et fusillade. Nuit mouvementée de 7 heures à minuit. Attaque allemande. Fusillade nourrie et canonnade.
Bois près Haut de Rieupt.
Dès 4 heures, quelques coups de feu. Canonnade de temps à autre.
Nuit calme. Quelques coups de feu.
Bois près Haut de Rieupt.
Canonnade et fusillade. Nuit calme. Quelques coups de feu.
Bois près Haut de Rieupt.
Canonnade et fusillade. Nuit assez calme. Coups de feu nombreux.
Bois près Haut de Rieupt.
Canonnade et fusillade nourries. A 3 heures, nous allons un peu plus haut remplacer la 10e.
Nuit très mauvaise dans les tranchées en raison de l'humidité, mais calme.
Bois de Haut de Rieupt.
Coups de canon. Quelques coups de feu. Passage d'aéros.
Nuit plus froide que la précédente mais moins humide. Nuit calme.
Bois près Haut de Rieupt.
Coups de feu. Passage d'aéros.
A 5 heures, venons en réserve dans le bois. Nuit calme.
Bois près de Haut de Rieupt.
Quelques coups de canon. Coups de feu. Nuit calme.
Canonnade au loin.
Relève à 3 heures. Nuit calme dans l'abri.
Bois près Haut de Rieupt.
Arrivée des bleus le matin. Canonnade au loin.
Le soir, les Allemands envoient 3 percutants du côté de Maidières. Coucher dans les tranchées. Nuit calme par ici. Canonnade au loin toute la nuit.

Bois près Haut de Rieupt.
Aux tranchées. Canonnade au loin et par ici. Quelques coups de feu.
Nuit calme.
Bois près Haut de Rieupt.
Aux abris. Retour aux tranchées à 5 heures et demie du soir. Canonnade jour et nuit. Fusillade à gauche du côté de Fey-en-Haye. Nuit calme pour nous.
Veille dans la tranchée en avant jusqu'à 11 heures et demie.
Bois près Haut de Rieupt.
Aux tranchées jusqu'au soir. Canonnade. Quelques coups de fusil. Nuit calme. Neige tombe depuis 11 heures du soir.
Bois près Haut de Rieupt.
Aux abris. Neige. Relève aux tranchées à 6 heures du soir. Canonnade.
Quelques coups de feu et de canon la nuit. Nuit calme pour nous.
Bois près Haut de Rieupt.
Tranchées. Canonnade. .......illisible. ...
Un jeune soldat placé en sentinelle tire 3 coups le soir sur autre sentinelle sur la droite. Pas d'accident.
Bois près Haut de Rieupt. Aux abris. Nuit calme. Canonnade.
Relève aux tranchées à 5 heures et demie. Nuit calme.
Bois près Haut de Rieupt. Relève. Tranchées de devant, tout le 1er peloton jusqu'à 5 heures et demie, puis aux abris. Coups de canon. Nuit calme.
Vers 9 heures, les Allemands poussent des hoch ! et des hourrahs pour le Kaiser.
Pourquoi ? Que leur a-t-on annoncé ? (*)
(*) : Le seul évènement trouvé ce jour-là est la réunion
où l’Allemagne (Bethmann-Hollweg, Hindenburg, Ludendorf)
a pris la décision de poursuivre la guerre alors que Falkenhayn préconisait de rechercher
une voie diplomatique.
Bois près Haut de Rieupt. Aux abris. Canonnade.
A 5 heures et demie, nous retournons relever le 2e peloton aux tranchées. Nuit calme.
Bois près Haut de Rieupt. Aux tranchées.
Le matin, le sergent JOLLY commandant une patrouille attire un Allemand. Celui-ci confiant arrive près de lui pour causer. JOLLY l'empoigne par la gorge, mais l'allemand est plus fort que le sergent, ce que voyant, ce dernier fait signe à un bleu auprès de lui de tirer sur l'Allemand qui est prisonnier et blessé. Mais la balle atteint JOLLY à un doigt.
Vive canonnade et fusillade à gauche.
Toute la compagnie placée dans la tranchée l'après-midi. 3 Allemands viennent près de nos sentinelles. Une offre de la goutte.
L'Allemand répond très bon. Au moment où on allait offrir aux autres, arrive un officier de la xxx.
Ils se sauvent.

Bois près Haut de Rieupt.
Aux abris où nous sommes revenus coucher. Nuit calme.
Pendant la nuit, canonnade à gauche on entend aussi fusillade de ce côté.
1er décembre : canonnade à gauche et fusillade du même côté par moment.
Dans la journée, un sergent de la 12e est blessé
grièvement au ventre par une sentinelle allemande. (*)
Vengeance de la veille. Sergent mort dans la soirée.
Canonnade à gauche toute la nuit avec quelques fusillades. Nuit calme pour nous.
(*) : Il s’agit du sergent
Jean-Baptiste GANAYE du 167e RI (JMO). Signalé par erreur au 367ème régiment
d’infanterie (réserve du 167eRI). Voir sa fiche.
Bois près Haut de Rieupt. Aux tranchées.
Canonnade très vive à gauche dès le matin. Fusillade de temps à autre du même côté.
3 Allemands près de leur tranchée.
Bois près Haut de Rieupt. Aux abris.
A 3 heures et demie, relève aux tranchées. Nuit calme.
Entre 3 heures 1/2 et 4 heures 1/2, je fais moi-même sentinelle près des Allemands. 5 hommes étaient occupés derrière moi à abattre des arbres. Je ne vois rien.
Bois près Haut de Rieupt. Aux tranchées.
Vers 6 heures, on commence une attaque de la fontaine de Père Hilarion. L'attaque est remise pour permettre d'achever des travaux.
Tir sur un aéroplane l'après-midi.
Dans la journée, canonnade à gauche. Coups de feu. Canonnade par ici de la part des Allemands. Tir des mitrailleuses sur les Allemands la matinée. 70 cartouches sur 7 Allemands.
Nuit calme pour nous.
Bois près Haut de Rieupt. Aux abris.
Réveil à 4 heures pour aller aux tranchées. 1e section en réserve près du chemin de Hilarion à Maidières. Canonnade à gauche.
Nuit calme.
Bois près Haut de Rieupt. Tranchées.
Canonnade à gauche et un peu ici. De notre part, quelques coups de canon de 75 sur la batterie allemande de Norroy.
Nuit calme pour nous. Canonnade à gauche.
Le 5 au soir, les Allemands, avec leurs obus, incendièrent une scierie à Pont-à-Mousson.
Bois près Haut de Rieupt. Aux tranchées.
Vers 8 heures et demie, attaque de la fontaine du Père Hilarion.
Toute la journée et toute la nuit.
Bois près Haut de Rieupt. Aux tranchées.
Continuation de l'attaque jour et nuit. Une tranchée prise. Quelques prisonniers.
Continuation de l'attaque. Une autre tranchée prise. Une centaine de prisonniers.
Canonnade et fusillade la nuit.
Continuation de l'attaque.
A midi et demi, on nous dit que nous allons attaquer.
En cas de décès envoyer à ma femme : montre, alliances, argent de mon portemonnaie (30 à 40 francs), argent de mon sachet (400 francs) pendu à mon cou, médailles pendues à mon cou, lettres et cartes que j'ai. …. dans.
Ecrire à M. Edmond GALIMARD pour envoi à ‘’’ Mme Roger CADART, chez M. Edmond GALIMARD (*), villa des Perrières, à Flavigny-sur-Ozerain (Côte d’Or) ’’.
Ma dernière pensée sera pour Dieu, ma famille et ma patrie. Nous avons relevé une des tranchées. (**)
Quelques prisonniers dans notre compagnie (6 tués 4e section). La 4e section … d'un petit poste. Pour notre section en réserve ..illisible...
Nuit assez calme.
(*) : Jacques Edme GALIMARD dit Edmond était le père de
Mathilde que Roger avait épousée.
(**) : Durant cette journée, le
régiment perd 28 hommes tués, blessés ou disparus.
Vers 5 heures 1/4 notre section (1e section) remplace la 4e en 1e ligne. Nous fouillons la tranchée enlevée hier et la prolongeons sur la gauche.
....illisible.... Faut travailler ferme. Matinée : coups de feu de temps à autre sur nous.
Nuit dehors en première ligne à la tranchée allemande. Pluie discontinue.
....illisible... Les Allemands se sont retirés de 40 mètres craignant le danger des mitrailleuses. ....illisible...
Canonnade nourrie au bois de Monse (*). Canonnade au bois Le Prêtre. Nous allons (notre section) faire une tranchée à 150 ou 200 mètres de la barricade prise aux Allemands. Fusillade de temps à autre avec des patrouilles.
Coucher sur la nouvelle tranchée. Nuit mauvaise. Pluie.
Canonnade nourrie dans le bois de Monse. Attaque sur notre gauche dans la nuit à 2 reprises.
(*) : Aucun bois de nom approchant dans les environs,
peut-être s’agit-il du bois de Mort-Mare (mais à 12 km) ou, plus proche pour
entendre la canonnade, du petit bois à Montrichard ou, autre possibilité, du
bois du Juré (à 6 km) qui touche Mousson et qu’il appellerait le bois de
Mousson.
Canonnade nourrie au bois de M ... (*)
Fusillade à gauche et à droite.
Les hommes sont éreintés. Nuit calme.
(*) : Peut -être Mortmare ?
Canonnade à gauche et par ici. Coups de feu par ici.
Nuit assez calme. Quelques coups de feu aux avant-postes.
Coups de feu aux avant-postes. Relève à midi.
Nuit calme.
Abris. Coups de feu. Coups de canon de l'ennemi vers les cuisines.
Nuit calme.
Abris.
Coups de feu. Canonnade.
Nuit calme.
Coups de feu. Canonnade.
Nuit calme.
Idem
Coups de feu. Canonnade.
Repos à Montauville où nous descendons à 8 heures. Lits. Bons gueuletons.
Canonnade et fusillade.
Montauville. Canonnade et fusillade.
A 7 heures. Départ de Montauville pour la 1e ligne. 1e section prend les avant-postes. ...illisible.. Coucher dans une grotte. Coups de feu.
Canonnade au loin.
Canonnade au loin. Coups de feu. Chalet des Mélèzes. (*)
Coucher dans la cave. Canonnade. Coups de feu.
Nuit calme.
(*) : Zone à gauche de l’extrémité nord de Haut de Rieupt, visible sur le plan de Bois
le Prêtre
Chalet des Mélèzes. Avant-poste dans la journée. Canonnade. Coups de feu. Coucher dans une petite maison sur jardin.
Nuit assez calme. Quelques fusillades.
Même emplacement. Canonnade. Fusillade.
Nuit calme.
Chalet Mélèzes.
Même emplacement. Canonnade et fusillade. Canonnade par les Allemands sur la 1ère ligne.
Nuit calme.
Coups de feu. Le matin notre section revient au repos en cave du chalet de Mélèzes. Canonnade.
Descente à Montauville. Le matin canonnade. Quelques coups sur Montauville.
Montauville.
Quelques coups de canon sur Montauville.
Retour aux avant-postes à gauche de Mélèzes.
Départ de Montauville à 7 heures du matin. Fusillade. Canonnade. Nous couchons en plein air dans une tranchée. Beau clair de lune d'abord ; mais à 4 heures du matin, pluie jusqu'à 7 heures. A 180 mètres à peu près en avant, nous faisons une autre tranchée.
Nuit sans sommeil. Canonnade de la part des Allemands sur les Mélèzes. Fusillade.
Même emplacement. Fusillade le matin. Canonnade pluie l'après - midi. Coucher dans la nouvelle tranchée inachevée. On ne peut allonger les jambes. Mauvaise nuit. Pluie. Quelques fusillades.
Même tranchée que l'on met en état. Fusillade le matin. Pluie et neige par moments.
Canonnade. Mauvaise nuit. Pluie.
Retour le matin dans un abri de réserve peu confortable. Beau temps, mais boue. Canonnade. Coups de fusil.
Nuit assez calme. Un peu pluvieux.
Le soir, quelques obus allemands tombent auprès de nous.
Abris de réserve. Coups de feu. Canonnade. Les Allemands envoient encore quelques obus, mais pas de dégâts.
Nuit épouvantable. Pluie. On ne peut pas allonger les jambes. Gouttières dans l'abri.
Départ le matin pour avant-postes. Coups de feu dans la journée. Nuit meilleure que la veille, car l'abri tranchée est couvert de plaques de tôle.
Pluie la nuit.
Deux blessés l'après-midi dans ma demi-section : caporal R... et soldat... Canonnade. Fusillade.
Nous faisons dans la nuit quelques feux de salve. Ai mal aux pieds. Beaucoup de rhumes.
Partons le matin au repos à Montauville. Mal aux pieds. Canonnade. Fusillade.
Montauville.
Ciel couvert. Canonnade. Douches le matin dans une usine près gare de Pont-à-Mousson. Coups de feu.
Nuit : pluie.
Le matin, nous montons en réserve dans un abri humide où il n'y a que des gouttières. Le jour : nuages et un peu de soleil. Fusillade et canonnade.
Vers 3 heures, notre section va en 1e ligne. Fusillade et canonnade. Nuit calme. Pluie et neige.
Toutes les 6 heures, relève par demi - section. Tranchée et abris à 50 mètres l'un devant l'autre. On ne dort pas beaucoup. Les feux nous font de la fumée qui fait mal aux yeux.
Première ligne.
Rayons de soleil, puis pluie et boue toujours de plus en plus épaisse. Coups de feu : canonnade.
Nuit calme, mais mauvaise : Mal assis. Pluie.
Première ligne.
Dès le matin, nous allons commencer les trous pour sentinelles à 20 mètres à peine des Allemands. Conversation avec eux. Ils en ont assez de la guerre.
A 8 heures, nous sommes relevés (1er peloton) par le 2e peloton et allons dans des abris en réserve. Bon feu. Canonnade nourrie de ce côté - ci.
Même abri de réserve. Canonnade et fusillade. Je me perds dans le bois en allant à la recherche d'un petit poste. Si je n'étais tombé sur une de nos sentinelles, j'allais me jeter dans les Allemands. Heureusement pour moi, je n'avais pas mon fusil.
Le matin : gelée puis dégel et boue.
Après - midi : neige. Quelques coups de feu. Nuit très calme.
Ciel couvert, temps doux et maussade.
Vers 8 heures, nous allons en petit poste aux premières lignes. Tranchées à 15 ou 20 mètres l'une de l'autre. Échange de signes et conversations avec les Allemands. Canonnade. Sifflements d'airs divers avec un Allemand. Ce dernier nous siffle les airs de beaucoup d'opéras. Conversation en français avec lui. Il donne des cigarettes à un de nos hommes.
Nuit calme. Quelques coups de feu et coups de canon.
Même petit poste. Pluie. Quelques coups de feu.
L'un de nos hommes va chercher un cigare que lui offre le même Allemand qui causait et chantait pour nous hier.
Canonnade.
Le soir, les officiers font exécuter sur les Allemands devant nous 2 feux avec un fusil-mitrailleur. Nuit mouvementée. Fusillades entre notre section et les Allemands.
Le matin, à 8 heures, notre section est relevée et va en réserve.
A partir de la même heure et toute la matinée, les Allemands nous envoient des obus, surtout du côté des cuisines. Nous n'avons qu'un morceau de viande pour déjeuner. Heureusement j'ouvre une boîte de sardines que j'ai mangée. Fusillade et canonnade.
Attaque par les Allemands. "Aux armes ! " Nous allons à la première ligne sous le sifflement des balles. Quelques blessés dans la compagnie. Un tué. (*)
Les Allemands vont à la baïonnette sur un de nos petits postes mais sont repoussés avec pertes. Couchons en première ligne en réserve du petit poste. ...illisible. ... Nuit assez tranquille.
(*) : Il pourrait s’agir de Marie
Joseph Abel MOUGEL. Voir sa fiche.
Nos canons crachent dès 8 heures du matin. Canonnade. Fusillade. Ciel couvert, puis neige. Du côté de la croix des Carmes, les Français gagnent du terrain (12 prisonniers dont 2 officiers et 1 adjudant).
Nuit assez calme. Fusillade.
Le matin, notre section va dans un abri de réserve. Canonnade. Coups de feu. Fusillade. Beau temps. Par terre, neige et boue. Vive fusillade le soir sur la gauche.
Pendant la nuit, quelques fusillades.
Même abri qu'hier. Neige le matin. Fusillade. Canonnade. Vive fusillade le soir sur la gauche.
Nuit assez calme.
Temps calme frais. Canonnade et fusillade. Retour aux avant-postes à 8 heures du matin pour 48 heures. Vive fusillade à partir de 2 heures de l'après-midi sur la gauche du côté de la croix des Carmes.
Nuit mouvementée, en ce sens que les canonnades et fusillades se font entendre presque continuellement sur la gauche, du côté de la croix des Carmes. Combat très vif de ce côté -là.
Première ligne.
Coups de fusil au matin. Canonnade et fusillade. Forte fusillade à gauche croix des Carmes.
Le matin et encore l'après-midi, combat très vif de ce côté -là. (*)
Nuit assez calme.
(*) : Le régiment perd durant
cette journée 163 hommes tués, blessés et disparus.
Toujours aux avant-postes de première ligne. Canonnade. Quelques coups de feu.
Nuit calme.
Toujours en 1e ligne aux Avant-postes. Quelques fusillades et canonnades.
Nuit calme.
Avant-postes. Le matin, notre section est relevée et retourne à son abri en arrière. Coups de fusil. Feux de salve.
Nuit calme.
Abris de réserve. Coups de feu. Quelques coups de canon. Canonnade.
Le soir, les Allemands nous envoient quelques projectiles avec leurs minenwerfer (*).
Nuit calme.
(*) : Lanceurs de mines
Même abri de réserve. Coups de feu. Canonnade.
Nuit calme.
Même abri de réserve. Coups de feu. Canonnade.
Nuit calme.
À 8 heures, nous retournons aux petits postes. Canonnade aux environs et très rares coups de feu par ici.
Nuit calme.
Avant-postes. Canonnade. Quelques obus tombent dans nos tranchées à 80 ou 100 mètres de nous. Quelques coups de feu.
Nuit calme.
Avant-postes.
Au matin, coups de feu, canonnade. Coups de feu dans la journée et nuit assez calme. Nous faisons dans notre abri un bon dîner avec des conserves.
Dans l'après-midi, 2 de nos hommes vont à la petite tranchée allemande devant nous.
Plus personne, mais les Allemands tirent de gauche et de droite.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnades. Le soir, les Allemands tirent aux mitrailleuses sur nos hommes portant des sacs à terre à la tranchée. Ils tirent de temps à autre sur nos petits postes devant lesquels on fait des boyaux, et cela pour nous ennuyer ou gêner le travail.
Nuit assez calme. De temps à autre, les Allemands tirent avec mitrailleuses.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade. Nuit assez calme.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade. L'ennemi nous bombarde violemment vers 10 heures. Un de ses obus vient éclater à 4 ou 6 mètres derrière notre abri. Pluie de terres et de cailloux et d'éclats sur les plaques de tôle qui couvraient notre abri.
Nuit assez calme. Vive canonnade au loin et à gauche.
Avant-postes.
Coups de feu de ce côté. Vive canonnade. Fusillades. Mitraillades côté gauche assez loin. Canonnade par ici.
A 3 heures et demie, les Allemands nous bombardent.
A 6 heures, attaque du côté de la croix des Carmes.
Nuit calme. Canonnade à gauche. Coups de feu.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade. Passage d'aéroplanes. Le matin, un homme de la compagnie (3e section) est blessé mortellement par une balle envoyée par une sentinelle allemande (*).
Il allait travailler à mon abri.
Nuit assez calme. Pluie. Fusillade et coups de canon.
(*) : Émile Joseph Marie ÉMERIAU.
Voir sa fiche.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade. Le matin, les Allemands font sauter à la mine la tranchée qu'ils ont abandonnée il y a quelques jours et qui se trouvent devant notre poste, croyant que nous nous y étions installés. Dans la journée, coups de feu et canonnade.
Nuit calme pour nous.
A 8 heures et demie, canonnade et fusillade. Coups de feu par les Allemands. Encore canonnade à gauche par l'ennemi. Dans la suite, coups de feu et feux de salve.
Le matin, nous descendons au repos à Maidières, étant relevés par la 10e compagnie.
Coups de feu et feux de salve le matin aux avant-postes avant la relève. Fausse alerte à 2 heures. Canonnade.
Nuit calme.
Maisonville, près de Maidières (*).
Canonnade dans la journée. Coups de feu.
Canonnade le soir.
Nuit calme.
(*) : Maisonville était un tout
petit hameau un peu au nord de Maidières à côté de
Proche Ville (s’appelait Maison Villon sur les anciennes cartes, seul un chemin
en porte encore le nom)
Maisonville, près de Maidières.
Douches à Pont-à-Mousson.
Nuit calme.
Avant-postes.
Nous allons en 1e ligne, en avant du chalet des Mélèzes. Logeons dans une ruine de maison qui a été bombardée. Canonnade. Coups de feu.
Nuit calme.
Avant-postes, près des Mélèzes.
Canonnade. Coups de feu.
Nuit calme
Avant-postes. Cave au chalet des Mélèzes.
Canonnade. Coups de feu.
Nuit calme.
Avant-postes, cave du chalet des Mélèzes.
Il neige une partie de la journée.
Nuit calme.
Avant-postes.
Maison....des Essarts. Bataille. Très vive canonnade et fusillade sur les hauteurs de la rive droite de la Moselle en face de nous au Signal de Xon. (*)
Quelques coups de feu par ici. Canonnade toute la nuit. Fusillades également, rive droite. Coups de feu par ici.
(*) : Colline de 358 m rive
droite de la Moselle. Voir.
Avant-postes. Même cave. Canonnade. Fusillade rive droite. Continuation de la bataille au signal de Xon.
Quelques coups de feu par ici. Pendant la nuit, canonnade et fusillade, rive droite de la Moselle.
Avant-postes. Chalet des Mélèzes. Coups de feu. Canonnade à Madières.
Nuit : attaque par les Allemands.
A 6 heures 1/4 du soir, alerte. Un blessé peu grièvement. ...illisible. ..Nous restons 3/4 d'heure. .. Nos canons de 75 font taire l'ennemi.
Avant-postes. Chalet de Mélèzes.
Vive canonnade. Coups de feu. Bataille rive droite de la Moselle au Signal de Xon.
Nuit assez calme. Quelques fusillades.
Avant-postes. Maison des Essarts. Canonnade. Coups de feu.
Nuit calme pour nous.
Avant-postes. Maison Adèle. Bataille au Signal de Xon.
Je pars sous les obus à la corne du bois. Nuit calme pour nous. Je couche à la maison des Essarts. Canonnade dans les Hauts de Meuse. Coups de feu.
J'ai 33 ans aujourd'hui. Avant-postes. Cave chalet des Mélèzes.
Coups de feu. Canonnade. Nuit calme. Je couche à la maison des Essarts. Canonnade dans les Hauts de Meuse. Coups de feu.
Avant-postes. Chalet des Mélèzes.
Canonnade. Coups de feu. Nuit calme. Je couche à la maison des Essarts. Coups de feu.
Le matin à 8 heures, nous descendons au repos à Maisonville.
Chambre à Maisonville. Coups de feu dans le bois.
Nuit calme.
Maisonville.
Canonnade au loin. Alerte. Coups de feu. Passage d'aéroplanes. Fusillades. Bombardement de Maisonville. Quelques maisons.
Nuit assez calme. Un obus allemand arrive au milieu de nous pas loin de la maison.
Maisonville.
Coups de feu. Alerte vers 4 heures.
Nuit calme.
Maisonville.
Coups de feu. Coups de canon. Nuit calme pour nous. Quelques coups de feu et fusillade.
Au matin, nous remontons en 1e ligne. Coups de feu.
Nuit assez calme pour nous. Coups de feu à chaque instant de la part des Allemands.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade. Les Allemands nous envoient quelques obus dans l'après-midi.
Nuit calme. Quelques coups de feu. Coups de canonnade chez nous.
Avant-postes.
Coups de feu. Coups de canon vers nous le matin. Canonnade. Les Allemands nous envoient encore quelques obus. Un blessé chez nous à la tête par une balle (1e demi-section). Nuit assez calme pour nous. Coups de feu. Fusillades et canonnades.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade surtout du côté des Hauts de Meuse.
Nuit calme pour nous. Coups de feu. Fusillades. Canonnade du côté des Hauts de Meuse.
Avant-postes.
Canonnade. Coups de feu du côté gauche, peut-être à la croix des Carmes. Fusillades et mitrailleuses. Bataille toute la journée de ce côté-là.
Nuit calme pour nous. Quelques coups de feu par ici la nuit.
A la croix des Carmes, fusillade et un peu de canonnade la nuit.
Avant-postes. Coups de feu par ici. Canonnade au loin. Il parait que nous avons réussi à la croix des Carmes à occuper la route de Velay mais que la 11ieme compagnie du 168 serait anéantie. Canonnade. Coups de feu.
Nuit calme pour nous.
A 5 heures du matin, vive fusillade et canonnade du côté de la croix des Carmes.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade. Les Allemands font explorer des mines devant nous. ..illisible. .. Nuit assez calme pour nous. Quelques fusillades. Coups de canon.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade au loin du côté des Hauts de Meuse. Passage d'avions allemands. Notre artillerie ne les atteint pas. L'un d'eux lance quelques bombes. Pas de dégâts, je crois. Coups de canon parvenant vers nous.
Nuit calme pour nous.
Vers minuit, bataille du côté de la croix des Carmes sur notre gauche. Fusillade et canonnade. Mitrailleuses. ..Cela dure à peu près une heure.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade. Nuit calme pour nous.
Avant-postes.
Nuit calme pour nous. Coups de feu et coups de canon.
Avant-postes.
Coups de feu. Canonnade. Nuit calme pour nous.
Vers 9 heures, du côté de la croix des Carmes, bataille. Dure une petite heure. Quelques coups de feu par ici.
Avant-postes le matin.
Coups de feu et canonnade. Relève par le 356. Nous allons à Villers-en-Haye.
Arrivée à midi 1/2. Neige tout le temps. Nuit calme.
Le 3ème bataillon est de nouveau rattaché au 167ème
régiment d'infanterie.
Les
1er et 2ème bataillons du 167ème régiment d'infanterie avec le 2ème bataillon
du 168ème régiment d'infanterie formaient un régiment de réserve d’armée depuis
le 11 novembre 1914 et donc ne combattaient pas dans le même secteur.

Villers-en-Haye.
Canonnade au loin dès le matin. Je prends la garde avec 1ère escouade de 10 h ce matin à 10 h demain matin.
Nuit calme.
Villers-en-Haye.
Relève de garde à 10 heures. Canonnade au loin. Nous repartons dans la nuit par le Bois Le Prêtre à 1 heure. Nuit calme. Le soir, fusillade et canonnade sur la croix des Carmes.
Arrivée au Bois Le Prêtre.
À 7 heures 1/2, croix des Carmes. Coups de feu le matin. Canonnade et coups de feu dans la journée.
Le soir à 6 heures 1/2, violent feu d'artillerie allemande. Alerte une demi-heure.
De garde la nuit, de 9 heures à 11 heures et de 3 heures à 5 heures du matin.
Nuit : fusées, coups de feu, coups de canon.
Croix des Carmes. Bois Le Prêtre.
Coups de feu. Canonnade. Crapouillots : torpilles aériennes. Les Allemands sapent nos tranchées. Pourvu qu'on ne saute pas.
Le soir vers 7 heures moins un quart, attaque des Allemands. Ils tirent trop haut. Tant mieux. Bruit infernal. Dure une heure.
Un blessé légèrement à la section : GUÉRIN (4e
escouade) éclats de pierre aux pieds probablement. (*)
Un blessé grièvement à la 3e section.
Quart comme la nuit précédente. Quelques crapouillots. Fusée éclairante.
Grenades. Coups de feu. Coups de canon. Petit arbre abattu ou grosse branche cassée par les Allemands devant la tranchée à 4 heures 1/2. Quelques crapouillots et quelques grenades allemandes xxxxxxx. Ils ne font pas de victimes mais tombent bien près de nos tranchées.
(*) : Signalé blessé le 11 mars.
Nous allons en réserve : nous sommes relevés par la 12e compagnie vers 8 heures. Quelle boue dans les boyaux !
En réserve : baraque pour les sous-offs. Chaque demi-section a en plus de son abri, un abri contre les obus auxquels il faut s'attendre : les Allemands en ont beaucoup envoyés ici hier, et de gros ont coupé des arbres énormes. Canonnade. Coups de feu.
De gros obus l'après-midi tombent non loin de nous, la section travaillant à un boyau.
Nuit calme pour nous.
Réserve d'avant-postes. Croix des Carmes.
Coups de feu. Canonnade. Crapouillots. Torpilles aériennes.
Réserve d'avant-postes. Croix des Carmes.
Attaque des Allemands à 8 heures. Allons en première ligne. Les tranchées qu'ils ont minées sautent. C'est horrible. Puis bataille épouvantable toute la journée. Le combat continue la nuit. Quelle journée et quelle nuit, que de pertes à la compagnie !
Dans la nuit, quelques hommes vont reprendre
l'entonnoir formé par l'explosion de mine et occupé par les Allemands. Ceux -ci
s'enfuient. Quelques-uns de nos hommes (12e compagnie) sont retrouvés vivants,
mais combien de morts !!! (*)
(*) : Le régiment perd durant
cette journée 244 hommes tués, blessés et disparus.
Croix des Carmes.
Le matin, fusillade. Force crapouillots lancés par l'ennemi, et torpilles. L'un des hommes de la 4e section est tué d'une balle en plein cœur (BOULANGER Ernest). (*)
Dès midi, nous sommes relevés par le 168e et allons dans les abris à l'arrière près de la route de St-Michel. Fusillade et canonnade.
Attaque le soir, de 8 à 9 heures passées (probablement par les Allemands).
Nuit calme pour nous.
(*) : Sa mort est bien indiquée
au JMO (sans son prénom) et dans l’historique du 167e RI, mais pas trouvé de
fiche de décès.
Bois Le Prêtre. Croix des Carmes. Réserve près du poste de secours.
Canonnade.
Le matin vers 6 heures 1/2, départ pour Jézainville où nous arrivons vers 8 heures 1/2. Canonnade.
Nuit calme pour nous.
Jézainville.
Canonnade. Nuit calme pour nous.
Jézainville.
Canonnade du côté de la Croix des Carmes et au loin.
Nuit calme.
Jézainville.
Canonnade.
Tirs de canon sur avions allemands. Nuit calme.
Jézainville.
Quelques coups de canon le matin. Passage d'avion. Quelques coups de canon pour essayer de le descendre.
Messe à 7 heures 1/4 et à 10 heures. J'ai le bonheur d'y aller. Canonnade.
Nuit calme.
Jézainville.
Passage d'avions. Canonnade. Mitrailleuses. Fusillade. Nous faisons de l'exercice dans les. Nuit calme.
Jézainville.
Canonnade. Nuit calme.
Jézainville.
Mitrailleuses au loin.
Jézainville.
Canonnade.
À 10 heures, pars de Jézainville à pieds prendre le train de midi 06 à Dieulouard pour aller à Toul. 3 heures d'arrêt à peu près en gare de Frouard.
Mange un repas froid pendant le voyage en buvant une bouteille de bière de Champigneulles.
Départ de Frouard vers 3 heures 20 : Arrivée à Toul à 4 heures 1/2. Affecté à la 30e compagnie.
Rencontre dans la rue X... Je me rends au dépôt
à Toul sur la demande du commandant et d'après la visite médicale : faiblesse
de constitution, fatigue. (*)
(*)
: A partir de cette date Roger CADART partira hors des zones de combats,
malade.
Pendant
une année, il sera ‘’ au repos ‘’ en arrière du front, rejoindra le dépôt du
167ème régiment d’infanterie à Toul (comme instructeur des recrues ?).
Toul est à une centaine de km du front. Il partira plusieurs fois en permission
et ré-intègrera son régiment le 21 avril 1916.
Toul, 30e compagnie.
Journée calme. Je revois les copains (MARTIN, PRÉVOST) et quelques hommes qui étaient à la 11e (blessés ou malades).
Toul.
Je passe la visite le matin. Il me faut beaucoup de repos : quinquina.
Exempt de service 4 jours. Reconnu très fatigué : repos pour moi.
Repos.
Repos.
3e piqûre de vaccination contre la typhoïde.
Toul.
Le matin à 9 h 1/2, arrivée de 105 prisonniers dont 4 officiers et une vingtaine de gradés, sous-officiers et caporaux, du bois Le Prêtre.
Le soir, canonnade au loin à gauche.
Interrogatoire des prisonniers allemands.
Toul.
Forte canonnade le soir au loin. Interrogatoire des prisonniers.
Après - midi, départ des prisonniers.
Toul.
Le matin, forte canonnade au loin.
Toul. Forte canonnade au loin, toute la journée, surtout le soir.
Toul.
Canonnade au loin.
Toul.
Vive canonnade au loin, surtout le soir. De la caserne Gouvion, je vais à la caserne Ney.
Toul.
Caserne Ney.
Forte canonnade au loin. Le matin, très forte canonnade au loin.
Toul. Caserne Ney.
Le matin, passage de dirigeable Tissandier (*) et d'aéroplanes. Je prends la garde Caserne Ney. Canonnade au loin le soir et la nuit du
13 au 14.
(*) : Dirigeable du nom de son
constructeur Gaston Tissandier, né le 20 novembre 1843 à Paris où il est mort
le 30 août 1899.
Toul. Caserne Ney.
Canonnade au loin le matin. Canonnade le soir.
Toul. Caserne Ney.
Canonnade un peu le matin.
Toul. Caserne Ney.
Toul. Caserne Ney.
Canonnade le matin.
Toul. Caserne Ney.
Visite de Mathilde arrivée à 9 heures du matin.
Toul. Caserne Ney.
Départ de Mathilde à 6 h 1/2 du soir.
Toul. Caserne Ney.
Le matin, canonnade très forte dans la direction de St-Mihiel.
Toul. Caserne Ney.
Forte canonnade le matin du côté du bois Le Prêtre et de Mortmare.
Caserne Ney à Toul.
On entend quotidiennement la canonnade au loin.
Caserne Ney.
A 8h 1/2, départ pour la caserne Thouvenot.
Arrivée à Thouvenot à 9 heures. Canonnade au loin le soir.
Caserne Thouvenot.
Toul. Caserne Thouvenot.
Départ à Gouvion vers 6 h1/2. Arrivée à 7h1/2.
Caserne Gouvion St-Cyr. (*)
(*) :
La caserne Gouvion Saint-Cyr était l’une des caserne à Toul.
Caserne Gouvion.
Canonnade au loin la nuit du 12 au 13, et le matin du 15.
Passage de nombreux avions sur Toul, de 3 h 1/2 à 4h1/2 du matin.
Toul. Caserne Gouvion.
A 1 heure du matin, je pars en permission. A cette heure-là, canonnade au loin.
Voyage qui n'en finit pas. Accueil à Dijon vers 8 heures du soir.
Baisers envoyés. Arrivée aux Laumes à 11h1/4 du soir.
Départ des Laumes pour Flavigny à 5h1/2, pour arriver à Flavigny à 7h1/4.
Flavigny.

Départ de Flavigny à 20h1/4.
Départ des Laumes à 22h07.
Arrivée à Dijon à 0h10. Promenade en ville la nuit.
Rassemblement à la gare de Dijon à 7 heures.
Départ à 8h30. Arrivée à Toul à 7 heures.
Toul. Caserne Gouvion.
Toul Caserne Gouvion.
Canonnade au loin.
Minuit et 10 minutes, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, mort de ma petite Mathilde. Mort sainte devant le bon Dieu. Oh ! Ma chérie, prie bien pour nous de là-haut. Donne-moi du courage, ma petite sainte, pour moi, pour nos chers enfants, Marguerite et Pierre, et pour nous tous qui t'aimions tant. (*)
Soutiens-moi bien dans les dangers.
(*) : Mathilde GALIMARD, son
épouse, décède le 1er août 1915, de la scarlatine à Flavigny-sur-Ozerain., chez
ses parents. Elle a 30 ans
Toul. Caserne Gouvion.
Canonnade au loin. Évolution d'une trentaine d'avions au-dessus de Toul vers 17 heures.
Toul. Caserne Gouvion.
Déménagement pour Thouvenot, en raison de l'installation de l'état-major de la 1e armée aux casernes Chatelet et de Rigny.
Toul. Caserne Thouvenot.
Canonnade au loin.
Caserne Thouvenot.
Canonnade au loin. Canonnade sur un taube (*) sans résultat, probablement.
(*) : Avion allemand.
Toul. Caserne Thouvenot.
Presque quotidiennement canonnade au loin.
Toul. Caserne Thouvenot.
Canonnade au loin. Jusqu'au 12 janvier : idem
Toul. Caserne Thouvenot.
Canonnade au loin. Visite de 2 aviaticks. Et canonnade sur eux. Pas de résultats.
Toul. Caserne Thouvenot.
Canonnade au loin. Départ en permission à 22 heures.
Arrivée à Flavigny le soir vers 20 heures.
Beaucoup de chagrin. Oh ma petite sainte, donne-moi du courage.
Protège-nous bien nous tous, mes bons enfants et moi.
Flavigny s/Ozerain.
Beaucoup de chagrin. Jusqu'au 4 février.
Flavigny s/Ozerain.
Départ à 9 heures et demie. Retour de permission
Retour de permission.
Arrivée à Toul à 4 heures, à Thouvenot à 4h 1/2.
Toul. Caserne Thouvenot.
Canonnade au loin. Tir le soir vers 18 h30 sur un zeppelin, pense-t-on. Les
projecteurs fonctionnent et se croisent.
Toul. Caserne Thouvenot.
Passage de Taubes. Canonnade.
Toul. Caserne Thouvenot.
Départ de Toul, Thouvenot à 15h45. De la gare de Toul à 17h42.
Paray-le-Monial. Arrivée vers 11h. Défilé dans la ville. Pause. Notre compagnie va cantonner entre Paray et Vitry.
A 1 heure à peu près de Paray.
Cantonnement près de Paray-le Monial. Les Oliviers. (*)
(*) : Roger précisera le 19 avril qu’il s’agit d’une ferme. La ferme des Oliviers existe toujours de nos jours. Voir.
Cantonnement des Oliviers.
Paray-le Monial. Les Oliviers.
Revue. Remise de décorations à Paray, le matin.
L'après- midi, promenade à Digoin, avec De LAMBERT et B.
Paray-le Monial, les Oliviers.
Paray-le Monial, les Oliviers.
Paray-le Monial, les Oliviers.
On annonce le départ pour demain. Les 167e à 7h35.
(*) : En effet, les compagnies en
premières lignes du 167eRI ont subi de lourdes pertes, il faut donc ‘’ puiser
‘’ dans le dépôt.
Les Oliviers.
Départ de la ferme le matin vers 8 heures.
C'est à qui des hommes nous serrera la main à DOEURS (?), DE LAMBERT et à moi.
Départ de Paray à 9h09. Arrivée à Digoin vers 17 heures. Prisonniers allemands en gare. Diner chez Perret. Coucher chez la Monie qui me donne de bonnes nouvelles de tous.
Digoin. Lever à 4 h 1/4. Petit déjeuner chez la Monie. Départ de Digoin vers 8 heures.
Arrivée à Gray à 10 heures. Départ à 13h51.
Voyage la nuit.
Arrivée à Lunéville à 7 heures. Visite de la ville. Tous les ponts ont été démolis. Peu de maisons détruites.
Départ de Lunéville vers 14h et demie. Arrivée à Bénaménil par petits trains à 15 heures et demie. Là nous entendons quelques coups de canon. Départ à pieds vers 16 heures et demie.
Passage à Donjevin, Blémerey. Arrivée à Reillon vers 18 heures.
Coucher sur la paille dans une grange.

Extrait
du journal du régiment le 21 avril 1916
Pendant la nuit, coups de feu par ci par là. Quelques coups de canon. Abris à Reillon.
Suis affecté à la 12e compagnie, 3e section, comme sergent haut-le-pied. Reillon, village complètement détruit. Retrouvé comme capitaine à la 12e, MICHEL, qui était sous-lieutenant à la 11e au début de la campagne.
Coups de feu et coups de canon. Beaucoup de boue et de pluie depuis notre arrivée.
Abri à Reillon.
Quelques coups de canon et de fusil. Malentendu sur l'emplacement de l'abri où se dit la messe à 8 heures et demie (jour de Pâques), d'où messe manquée. C'est ennuyeux.
L'après-midi, canonnade et quelques coups de feu.
Abri à Reillon.
Canonnade et coups de feu. Le beau temps vient. La boue sèche très vite.
Beau temps. Abri à Reillon.
Canonnade et coups de feu par ici. Très forte canonnade toute l'après-midi sur notre droite. J'ai fait une promenade en 1e ligne dans la matinée.
Le soir, nous descendons à Blémerey pour 3 jours. Blémerey, village presque détruit.
Beau temps. Blémerey.
Nous couchons dans une cave. Ici ce sont les obus qui sont à craindre.
Là -bas à Reillon, j'ai entendu plusieurs balles siffler très près de moi, et j'ai vu des obus éclater assez près. C'est la guerre.
Dieu, donnez-moi du courage. Que votre volonté soit faite. Vous connaissez mes désirs : si je reviens sain et sauf ou sans beaucoup de mal.
Depuis le beau temps, les avions se montrent, français et allemands. Tirs d'artillerie dessus, mais sans résultat. Forte canonnade sur notre droite dès le matin. Coups de canon par ici et coups de feu.
Depuis mon arrivée, nos hommes (12eme compagnie) travaillent dans les boyaux ou les tranchées.
Blémerey.
Canonnade et coups de feu.
La nuit du 26 au 27 vers 21 heures passage d'un dirigeable français se dirigeant vers l'ennemi qui le découvre avec ses projecteurs et le canonne tant qu'il peut.
Nos hommes travaillent à une tranchée près du village. ...... Passage d'avions allemands qui sont canonnés. Tirs de l'artillerie ennemie sur une batterie située près du village, comme hier après-midi. Les obus passent au-dessus de nous, qui nous abritons des éclats en nous couchant dans la tranchée.
Avions français.
Blémerey.
Canonnade et coups de feu. Tirs d'artillerie sur avions allemands.
Le soir nous allons cantonner à Fréménil.
Fréménil.
Canonnade et coups de feu. Tirs sur avions.
Fréménil.
Canonnade et coups de feu. Tirs sur avions par obus et mitrailleuse.
Fréménil.
Canonnade et quelques coups de feu. Tirs sur avions des deux côtés par obus et par mitrailleuses. Travaillons à un réseau de fil de fer près d'une batterie.
A midi les Allemands envoient de gros obus auprès de nous. Violent orage. Trempés par la pluie.
Nous rentrons au village 1/4 d'heure.
Fréménil.
Forte canonnade et fusillade le matin sur la gauche. Travail de la compagnie au même réseau qu'hier.
De 8 heures à 9 heures un avion ennemi vient en reconnaissance dans notre région. Tirs d'artillerie et de mitrailleuses sur lui. Deux de nos obus tirés sur l'avion tombent non loin de nous sans éclater.
Fréménil.
Canonnade et coups de feu. Tirs sur avions ennemis. Deux culots d'une de nos pièces tombent non loin de moi.
Nous quittons le soir Fréménil pour Reillon.
Arrivée à 21 heures dans l'abri. Nous suons à grosses gouttes. Fatigue et chaleur.
Reillon. Abri.
Passage d'avions, canonnade et coups de feu. Travail aux boyaux et tranchées.
Reillon. Abri.
Canonnade et coups de feu. Travaux aux boyaux et tranchées. Poches de shrapnels sur l'entrée du village où se trouve l'abri de notre section. Le sergent WERTH est blessé.
Je conduis à Bénaménil, pour le remettre aux mains de la Prévôté, un homme en prévention de conseil de guerre avec deux hommes de la 11ème pour l'accompagner.
Reillon. Abri.
Canonnade et coups de feu. Travaux dans boyaux et tranchées.
Reillon. Abri.
Vais à la messe à 8h1/2. Canonnade et coups de feu. Passage d'un avion ennemi pendant la messe. L'artillerie essaie de le descendre.
Travail dans les boyaux l'après-midi. Gros obus tombent près des boyaux.
Salve d'artillerie non loin de notre abri, une fois rentrés.
Nuit du 7 au 8, à 3 heures du matin, nous allons dans les tranchées en première ligne. Canonnade et coups de feu. Pour me coucher, j'ai une place dans l'abri de l'adjudant, puisque on ne peut trouver assez de place dans les sapes pour se reposer.
Depuis hier soir, le temps est à la pluie, ce qui est ennuyeux dans les tranchées. Le matin une salve de 77 a été tirée de notre côté. Pas de blessés.
Je prends le quart la nuit du 8 au 9, de 23 h à 2 h.
Avant minuit, fusillade à droite. Mitrailleuses. 5 à 6 coups de canon tirés par l'ennemi de notre côté vers 1h1/4.
Tranchée première ligne devant Reillon. Canonnade et coups de feu. Quart de 10 à 15 heures.
Rien à signaler.
Tranchée première ligne devant Reillon. Canonnade et coups de feu. Temps maussade.
Quart de 2 heures du matin à 10 heures. Rien à signaler.
Quart de 20 à 23 heures. On entend les voitures de ravitaillement (vers 20 h 1/4) allemandes et un petit train de 22 h1/4 à 23 heures. On entend les Allemands travailler, planter des piquets probablement.
Tranchées de 1e ligne devant Reillon. Beau temps le matin. Passage d'un avion, et une mitrailleuse cherche à l'atteindre. Canonnade et coups de feu.
Vers 21 heures 1/2, nous sommes relevés par le 168e.
Nous arrivons à Fréménil vers 23 h 1/2.
Fréménil.
Fréménil. Je suis de garde le soir. Canonnade et coups de feu, le soir. Tirs d'artillerie sur avion ennemi vers 9 heures.
Fréménil. Alerte de la compagnie à 4 heures.
Temps épouvantable. Je suis de garde jusqu'à 18 heures. Coups de canon et coups de feu.
Nous quittons Fréménil à 20 heures pour Blémerey. Chemin entièrement boueux. Nous pataugeons dans l'eau et dans la boue, et sommes éreintés. Quelle existence !
Blémerey. Canonnade et coups de feu. Temps épouvantable. Travail dans une tranchée à l'entrée du village.
Blémerey.
Ciel couvert. Coups de feu et canonnade. Travail dans la tranchée à l'entrée du village. Tirs sur avions. Le temps se met au beau avant midi.
Le soir, beau temps. Forte canonnade de la part des Allemands derrière Blémerey, du côté du Bois Jeanne d'Arc, pour essayer de démolir une de nos batteries. Gros obus : fracas formidable. Cela dure une bonne heure.
Blémerey.
Beau temps. Canonnade et coups de feu.
Je suis de jour. La compagnie va travailler à la tranchée près du cimetière, comme hier. Avions ennemis. L'artillerie tire sur eux, ainsi que les mitrailleuses.
Gros obus allemands comme hier vers 19 heures. Bataille d'avions à la mitrailleuse.
Nous quittons le soir Blémerey pour Fréménil.
Fréménil.
Avions ennemis. Tirs d'artillerie. Canonnade et coups de feu. Beau temps.
Fréménil. Beau temps. Avions. Canonnade et coups de feu.
Vers 20h, départ de Fréménil pour tranchées devant Reillon où nous arrivons vers 22 heures. Nuit calme quart
...heures à. ...heures. ..
Tranchée devant Reillon.
Beau temps. Canonnade et coups de feu. Passage d'avions.
Quart de 15 à 20h. Vers 20h, très forte canonnade de l'ennemi dans notre secteur. Notre artillerie riposte. Tout le monde aux créneaux. Fusées. Quelques fusillades surtout sur la droite.
Vers 22h 1/2, le calme revient peu à peu.
Tranchée devant Reillon.
Beau temps. Coups de feu le matin. Quart pour moi de 2 à 10 heures. Voitures du côté allemand vers 2 heures. De même entre 5 et 6 heures. On entend les Allemands causer et planter des piquets vers 6 heures. Canonnade et coups de feu.
Avons quart de 20 à 23 heures. Rien d'extraordinaire à signaler.
Tranchée devant Reillon.
Canonnade et coups de feu. Tirs d'artillerie et d'infanterie sur avions français et allemands.
e prends le quart de 10 à 15 heures. Rien à signaler d'intéressant.
Tranchée devant Reillon.
Canonnade et coups de feu. Quart de 23 heures le 22 à 2 heures le 24. Fusillade sur la gauche, forte à 1 heure 1/2. Bruit dans le réseau de fil de fer. Deux fusées tirées, deux grenades à main. Journée du 23, canon et coups de feu.
Quart de 15 à 20 h. Relève de la compagnie par la 11e compagnie vers 2 heures. Nous redescendons en 2e ligne.
Abri de Reillon.
Canonnade et coups de feu. Travaux à l'observatoire du colonel l'après-midi, et le soir de 20 à 22 heures. Travaux à un boyau entre 2e et 1e ligne. Mais moi, je reste couché.
Abris devant Reillon.
Coups de feu. Canon.
Idem.
Abris devant Reillon.
Canon. Coups de feu.
Le soir, nous quittons Reillon pour aller à Jolivet. Au passage à Fréménil, nous prenons nos sacs. Et allons prendre des camions automobiles à Bénaménil.
Nous arrivons le 28 au matin à Jolivet vers 2 heures.
Canon au loin.
Nos avions de chasse se promènent par ici. L'aérodrome est tout près.
Départ pour Marainviller le matin 9 heures.
Arrivée à Marainviller vers 13 heures et demie. Canon.
Marainviller. Canon.
Idem.
Marainviller.
Canonnade.
Passage d'avions allemands.
Marainviller.
Canon. Avions. J'ai un laissez-passer pour Lunéville. Départ par le petit tramway à 8 heures 1/2. Une bombe tombe devant......... 10 minutes après mon arrivée (un soldat tué).
Retour le soir pour 5 heures. Vu les MALAINGRE.
Marainviller.
Canon. Visite du secteur que nous occupons demain.
Marainviller.
Canon. Départ à 18 heures et demie pour première ligne.
Arrivée devant Blémerey à 21 heures.
Le deuxième peloton est dans 2 baraques en planches au milieu d'un petit bois. Nous sommes couchés sur les bat-flancs. Baraques devant Blémerey.
Canons. Coups de feu. Travaux dans tranchées l'après-midi.
Le soir, on pose des fils de fer en première ligne devant les tranchées. Mon Dieu, que votre sainte volonté soit faite.
Le soir temps épouvantable. On s'écorche dans les fils de fer. Je tombe dans un trou d'obus. C'est un chaos épouvantable. Trous d'obus sur trous d'obus. On n'y voit rien. On glisse de tous côtés. De l'eau. De la boue. Que de souffrances en plus du danger couru.
Baraques devant Blémerey.
Canons. Coups de feu. Mêmes travaux qu'hier.
Temps épouvantable. Travaux de réseau de minuit à 2 heures du matin (nuit du 6 au 7).
Sur le qui-vive la soirée du 6 en raison de la 9eme compagnie qui laisse aux Allemands un prisonnier.
(*) : un seul disparu ce jour au
JMO : il s’agit d’Alexandre MAIRET classe 1914 (voir
sa fiche de prisonnier), prisonnier d’abord à Landsberg
puis Puchheim et Weilheim,
il décèdera de maladie avant sa libération le 23 décembre 1918 au lazaret de Konigshofen. Sa fiche : A. MAIRET
Baraques devant Blémerey.
Canon. Coups de feu. Travaux dans les boyaux l'après-midi. Toujours temps épouvantable.
Devant Blémerey. Baraques.
Coups de canon. Coups de feu. Beau temps. Obus tout près des baraques. Travaux dans les boyaux de midi 1/2 à 15h 1/2.
Le soir entre 20h et 20h1/2 nous montons en première ligne. Clair de lune.
A 22h, reconnaissance ennemie. Fusillade. Salve d'artillerie ennemie vers 23 h.
Un blessé près de moi (de la section). (*)
(*) : Un seul blessé est signalé
au 167ème régiment d’infanterie : 2ème classe DUBOIS
Nuit dehors. Première ligne devant Blémerey.
Grande fatigue. Orage le matin, ensuite temps maussade. Canon. Coups de feu.
Je peux m'étendre un peu de 7 à 11 heures. On patauge dans l'eau et la saleté.
Je m'étends encore de 15h 1/2 à 20 heures. Beau clair de lune en début de la nuit.
A minuit et demie, rafale d'artillerie qui blesse 2 hommes à la quatrième section dont le caporal Massenet.
Première ligne devant Blémerey. Pluie le matin. Grand froid aux pieds. Toute la nuit dehors comme la précédente. Grande fatigue. Canon. Coups de feu. Temps maussade et pluie le soir.
Première ligne devant Blémerey.
Canons. Coups de feu. Temps maussade. Toujours boue infecte et froid aux pieds.
Sommes relevés le soir par le 94ème et allons à St Clément.
Arrivons à St Clément vers 3 h du matin.
Je suis décollé, entièrement fatigué. Surprise de la visite de Joseph GALIMARD. (*)
Temps maussade.
(*) : Joseph Galimard est son beau-frère ou frère de sa
femme Mathilde.
St Clément.
Quelques coups de canon au loin. Temps maussade et frais.
St Clément.
Temps maussade et frais. Quelques coups de canon au loin.
St Clément.
Quelques coups de canon au loin.
Idem.
La 128ème division d’infanterie
est créée ce jour.
Elle comprend la 255ème brigade
d’infanterie (167 et 168ème régiments d'infanterie) et la 256ème brigade
d’infanterie (169 et 100ème régiment d'infanterie) et des unités d’artillerie.
Auparavant les 167, 168 et 169ème
régiments d’infanterie constituaient la ‘’ brigade
active de Toul ‘’ et étaient ‘’ à la
disposition ‘’ de la 73ème division d’infanterie de réserve. Voir.
Idem.
St Clément.
Mauvais temps. Temps un peu meilleur vers 16 heures. Quelques coups de canon au loin.
St Clément.
St Clément.
Départ à 10h45. Arrivée à Domptail vers 15 heures.
Grande chaleur. Suis fatigué !
Domptail.
Canonnade au loin. Exercices près du village.
Domptail.
Canonnade au loin. Marche de nuit. Veston. Sac. Musette. Bidon.
Domptail.
Marche manœuvre à Séranville. Départ à 2h45 matin.
Retour vers 11 heures. Très forte chaleur.
Orage dans les environs la nuit du 23 au 24.
Domptail.
Canonnade au loin. Fête du St Sacrement. Beau temps. Repos pour la troupe.
J'ai le bonheur de recevoir N.S.J.C. le matin. Je vais à la grand-messe. Les jeunes filles du village font un reposoir sur la petite place près d'une croix de pierre, devant notre grange. Belle procession. Le colonel désire que les militaires n'y assistent pas .......illisible......
Domptail.
Quelques coups de canon au loin. Temps pluvieux puis brumeux. On se prépare le matin pour aller ailleurs mais il y a contre-ordre à midi.
Après-midi : 1h d'exercice.
Domptail.
Temps maussade. Marche et exercice le matin.
Domptail.
Temps douteux. Marche et exercice le matin.
L'après-midi, préparatifs pour départ demain matin.
Domptail (Vosges).
Nous allons embarquer à Moyen. Départ à 6 heures de Domptail. Longue pause près de la route devant la gare de Moyen (Meurthe-et-Moselle). Déjeuner sur l'herbe. (Conserves singe, boîtes de thon). A boire : de l'eau.
Le temps, brumeux le matin, se met au beau vers midi.
Départ de Moyen par le train (wagons à bestiaux) à 13h1/2.
Arrivée à Mussey à 1h1/2 et à Laimont (Meuse) à 4h1/2 le 30.
Laimont, village éprouvé !
Laimont (Meuse).
Suis fatigué. Repos toute la fin de la matinée et l'après- midi. On entend le bombardement en Argonne.
A Laimont, des Français ont enfoncé à l'église les portes du tabernacle et détruit les statues, dit-on.
Laimont.
Canon au loin du côté de l'Argonne. Promenade militaire le matin. Départ pour Rancourt à 17 heures.
Arrivée à Rancourt à 20 heures. Passage d'un train de blessés.
Grande chaleur. Je suis fatigué ! Les hommes n'en peuvent plus. Pourquoi nous faire toujours porter un sac quand on pourrait faire autrement.
Rancourt.
Lever à 3 heures. Départ à 5 heures, sac au dos. Chaleur épouvantable.
Arrivée à Louppy (?) Le Petit à 13 heures et demie. J'ai failli caler. C'est très dur. On a repassé par Revigny, village éprouvé et Laimont. Pourquoi ce voyage hier de Laimont à Rancourt et ce matin de Rancourt à Laimont ? Trois cas d'insolation mortels à la dixième compagnie. Que le supérieur responsable se frappe la poitrine. (Pourquoi aussi faire voyager par la chaleur quand on peut faire autrement........illisible.........
Après 23 mois de guerre les hommes ne devraient pas porter le sac, surtout avec la guerre actuelle. On prend les hommes pour des mulets et des bêtes de somme. Mais eux réfléchissent. Attention, plus tard…
Louppy-le-Petit.
Mauvais temps. En allant à Rancourt et en en revenant nous sommes passés à Revigny, village bien esquinté.
Revues diverses. Canonnade au loin.
Louppy-le-Petit.
Canonnade au loin. Exercices et marches. Je suis spécialement désigné comme sergent-mitrailleur par le commandant de compagnie DROZ.
Louppy-le-Petit.
Exercice et marche le matin.
Le soir, revue de cantonnement par le capitaine commandant le bataillon de dépôt du 167ème et par le lieutenant-colonel commandant le dépôt divisionnaire.
Canonnade au loin.
(*) : Roger CADART semble ne plus
faire partie du 3e bataillon depuis plusieurs jours. Il se trouve au sein du
groupe divisionnaire de renfort de la 128e division d’infanterie.
Donc ses déplacements ne sont pas
les mêmes que les 3 autres bataillons qui sont en premières lignes. Il le
confirmera le 19 juillet : ‘’ Tout le
groupe divisionnaire occupe une grande grange à Lempire
‘’
Louppy-le-Petit.
Beau temps. Passage d'avions.
Louppy-le-Petit.
Lever à 4 heures et demie. Nous devons prendre les camions automobiles. Rassemblement devant les granges à 5 heures et demie. Il pleut. Nous attendons tout équipés. C'est esquintant. Enfin, départ à 8h 1/4. Arrivée à Lemmes vers midi. Grand dépôt d'obus.
Marche à pied. Nous voyons des sangliers.
Passage à Senoncourt (*) : pas de place pour nous. Allons loger dans des baraquements un peu plus loin dans un bois.
Canonnade au loin. Nous sommes là à 10 ou 15 kms (au sud) de Verdun.
(*) : Senoncourt-les-Maujouy
Bois près de Senoncourt.
Baraquements. Canonnade au loin.
Bois près de Senoncourt.
Camps de chevaux près de Senoncourt. Baraquements. Canonnade au loin très violente par moments. Passage d'avions. Temps superbe.
Pas moyen d'assister à la messe. Il est défendu de quitter le bois.
Camps de chevaux.
Bois près de Senoncourt. Forte canonnade au loin. Le canon n'arrête pas depuis hier soir. Pluie. Beau temps, l'après-midi. Corvée de lavage. Revues. Passage d'avions. Forte canonnade le soir.
Le soir à 21 heures, départ pour Verdun où l'on arrive le 11 à 2 heures du matin. Coucher dans une cave.
Verdun.
Ville évacuée depuis le 20 février environ. Très forte canonnade. Nous entendons siffler les obus dans la ville en arrivant. On longe les trottoirs en colonne par une canonnade continuelle.
Très mauvaise nouvelle du 167 qui a été attaqué la nuit du 10 au 11. (*)
Avions. Nous logeons dans des maisons particulières dans des caves.
(*) : Le JMO recense 36 tués, 73 blessés et 1329
disparus.
Verdun.
Avions. Canonnade continuelle.
Verdun.
Canonnade continuelle. Xxxxxxxx Avions.
Verdun.
Canonnade continuelle. Avions.
Verdun.
Canonnade continuelle. Avions.
Le soir à 18 heures, départ du bataillon (4e, 8e et 12 compagnies) pour travailler dans un boyau vers les lignes. Canonnade formidable de notre artillerie lourde. En 1e ligne, il doit se passer quelque chose de pas ordinaire. L'artillerie lourde ennemie répond peu à nos pièces d'arrière. Heureusement pour nous.
Nous rentrons le 16 à 2 heures du matin. Nous voyons quelques quartiers de Verdun complètement en ruine.
Nuit superbe. Pluie. Lune.
Ineptie du commandement : au sortir du boyau, rassemblement de la compagnie, au risque de la faire démolir par les obus, au lieu de faire partir section par section. Par moments, nous sentons un peu une odeur de soufre.
Verdun.
Avions. Les tirailleurs algériens ou autres pillent tout ce qu'ils peuvent en passant en ville.
Être dans une ville évacuée et ne pas pouvoir aller à la messe le dimanche. Est-ce assez triste. Nos aumôniers sont prisonniers dit-on, comme tant d'hommes du régiment. La canonnade à l'arrière cesse presque complètement dans la matinée. Une forte canonnade recommence vers 17 h 45.
Pluie le soir. Calme.
En arrière le soir – Vers 20h coups de canon.
(*) : Tout le régiment est relevé
des tranchées de Verdun le 16 juillet 1916. Le JMO du régiment dit à la date du
15-16 juillet : ‘’ Le régiment reste
en place, tient bon, mais arrive à l’extrême limite de résistance des forces
humaines. ‘’
Il a perdu près de 1500 hommes
durant son ‘’ séjour ‘’ dans ce secteur.
Son régiment ‘’ frère ‘’, le
168ème régiment d'infanterie, a perdu pour la même période, 813 hommes.
Verdun
Temps pluvieux le matin – Canonnade – Avions.
Beau temps l’après-midi – Revues.
Je prends la garde, le soir avec 2 caporaux et 12 hommes – Canonnade violente par moment la nuit.
Verdun
Canonnade – Avions – Temps passable le matin ; se met à la pluie l’après-midi.
Nous quittons Verdun au soir (4e, 8e et 12e compagnies) – La veille au soir les autres compagnies ont quitté la ville, ayant été relevées la nuit précédente.
La 9e ne compte plus qu’une quinzaine d’hommes ; la plus forte compagnie en comporte une quarantaine
Tous les survivants du régiment
arrivent à Lempire, puis partent à Nant-le-Grand,
puis Trouville-en-Barrois.
Quant au dépôt divisionnaire, il
part vers Montplonne, puis Tannois.
Arrivée à Lempire vers minuit et demi – Chemins fatigants et boueux – Canonnade.
Coucher dans les granges jusqu’à 7 heures – Tout le groupe divisionnaire occupe une grande grange.
Départ à 7 heures ; on trouve les autres près de Lemmes. Voyage en auto pendant 6 heures, de 8 heures à 14 heures, passées en passant par Bar-le-Duc.
Arrivée à Stainville après 14 heures. Après une pause nous repartons vers 16h 1/2 pour Montplonne où nous arrivons à 18 heures.
Temps maussade le matin, beau le soir – Fatigué.
Nous sommes partis de Lempire sans boire seulement un quart de café (les cuisines roulantes ne sont pas transportées en chemin de fer) – Nous ne touchons rien à manger. Défense de toucher aux vivres de réserve. Ce n’est que le soir à Stainville que l’on nous donne que très peu de pain.

Seul le dépôt divisionnaire cantonne à
Montplonne. Il en fait donc partie.
Dépôt qu’il quittera le 12 août pour les
tranchées
Tannois.
Nous quittons Montplonne à 14 heures pour arriver à Tannois à 16 heures ½.
Pays accidenté – Fatigue – Un homme de la compagnie cale et ne peut plus se relever, les brancardiers vont le chercher ; il est d’une faiblesse extrême ; on le pique à l’huile camphrée – Cet homme n’était pas fort. Y-a-t-il faute du major, faute du commandant de compagnie, peut-être faute des deux ? C’est la question.
Les cuisines nous rejoignent ce soir à Tannois.
Le matin, à Montplonne on nous avait fourni quelques boites de conserve – Quelle organisation – Les hommes mangent ce qu’ils peuvent – Heureusement quelques-uns ont des vivres à eux.
A Montplonne, les hommes n’ayant rien à manger abreuvés de vin par-dessus le marché s’enivrent tant qu’ils peuvent
Tannois.
Avions – Canonnade au loin –probablement de St Mihiel.
Matin, revues.
Après-midi, exercices de spécialistes – Théories.
Le capitaine DECOUX commandant le bataillon groupe du 167e ne peut pas obtenir du Lt-colonel que l’on fasse aujourd'hui une corvée de lavage
Tannois.
Je suis de jour. Canonnade au loin.
Le matin, exercice toujours. Pas de corvée de lavage.
A la 12e, on charge les hommes : musette, bidon, sac chargé avec couverture et toile de tente en fer à cheval, sous-officiers aussi. Il n’est pas étonnant qu’il y ait une douzaine de malades, d’autant plus que la compagnie comprend des blessés ou des malades en grand nombre et des jeunes gens de la classe 1916.
Soir : revue de vivres
Le soir, on prépare un grand renfort pour le régiment.
Je passe la visite. On me trouve une maladie de cœur ; insuffisance d’une valve.
Inapte pour un mois. Visite passée par le frère de Gustave HERVÉ.
Tannois.
Suis de jour. Départ le matin des ¾ des 3 compagnies du 167e pour le régiment. (*)
J’assiste à la messe.


(*) : Le régiment en entier se
trouve au repos à Trouville-en-Barrois, village à
côté de Tannois (55).
Tannois.
Visite du médecin principal à 7h30. Il me maintient inapte pour un mois.
Après-midi, exercices de spécialistes et revues de cantonnement par le colonel. Avions.
Tannois.
Canonnade au loin.
Exercices.
Tannois.
Canonnade au loin – Exercices.
Tannois
Exercices
Tannois – Les compagnies de départ du 167e sont de jour – Corvées diverses dans le cantonnement.
Après-midi exercices – Canonnade au loin.
Le soir à 21 heures départ d’un renfort pour le 167e. Il part 8 hommes et un caporal de la compagnie – 48 hommes et 3 sous-officiers pour tout le dépôt divisionnaire.
Départ de Tannois à 4 heures.
Marche de 16km – Passage à Tronville, Velaines, Ligny, Morlaincourt.
Arrivée à Oëy à 9 heures. Chaleur. Quelques coups de canon le matin dans le lointain.
Oëy – Repos jusqu’à 13h – Nettoyage d’effets et d’armes.
Revue de tenue de campagne à 16 heures. Un ballon ennemi laisse tomber quelques journaux : la Gazette des Ardennes.
Oëy. Départ à 3h1/2. Nos sacs sont pris par les voitures de compagnie. C’est bien heureux car il fait fort chaud.
Arrivée à Voïd à 8 heures ½Nous passons à St Aubin, pays de … (statue du Général COLSON) Ménil-la-Horgne. 20km. Chaleur. St Aubin : clocheren forme de casque à piques ainsi qu’à Ménil.
Voïd.
Canonnade au loin. Corvée de lavage. Revues diverses. Chaleur très forte.
Le sergent AUPY est désigné avec quelques autres, quelques caporaux et une quarantaine d’hommes pour aller garder des prisonniers allemands non loin de Commercy
Voïd.
Départ vers 17 heures de 5 sergents dont AUPY, 8 caporaux, une quarantaine d’hommes pour aller garder des prisonniers allemands. Il reste seul sergent à la compagnie avec quelques hommes.
Douloureux anniversaire. Ma petite Mathilde, soutiens-moi.
Voïd.
On m’apprend que les pertes du 167e ont été sur 2500 hommes de 1500 hommes et de 36 officiers. (*)
(*) : Ce sont les pertes du ‘’
séjour ‘’ à Verdun. Il n’est pas loin de la vérité.
Nous quittons Voïd à 5 heures pour arriver à Commercy à 7 heures. Nous entrons à la caserne Oudinot vers 8 heures. On entend le canon au loin. Avions. Tirs sur avions.
Commercy, jolie petite ville.
Commercy.
Quartier Oudinot. Canonnade au loin. Avions. Je prends la garde avec 2 caporaux et 15 hommes.
Commercy. Caserne Oudinot.
Canonnade au loin. Avions.
Parmi les prisonniers, il y a un Allemand de la classe 1915 … Conversation intéressante. Se plaint d’être frappé par ses officiers
Commercy.
Canonnade au loin. Avions. Tombé. Promenade le matin à Vignot aux environs près de la Meuse. Je vais à la messe. Promenade en ville.
Commercy.
Canonnade au loin. Avions.
Commercy.
Canonnade au loin. Avions. Je suis de planton en ville ce soir.
Commercy. Canonnades au loin. Avions. Planton en ville de 11 à 13 heures.
Commercy. Canonnade au loin. Le temps qui était beau depuis notre arrivée se remet à la pluie.
Prise d’armes à 8 heures pour quelques condamnations encourues par des hommes du 100e et du 168e. Dégradations militaires.
Passage de visite l’après-midi. Je suis déclaré apte par le Dr HERVÉ qui m’a déclaré il y a 15 jours inapte pour un mois. Quelle justice !!
Commercy.
Beau temps. Exercices le matin.
Revues d’armes en tenue de départ.
Départ de Commercy à 5 heures. Arrivée à Mécrin vers 9h1/2. Arrivée au ravin Mullot à 11 heures. Là sont les cuisines. Je suis affecté à la 9e compagnie en ligne pour le moment.
Pour le 167e renfort de 86 hommes dont 3 sous-officiers, moi compris.
On a puisé dans tout le dépôt divisionnaire 167e, 168e, 169e, 100e.
Forte chaleur. Coups de canon et mines et coups de fusil. Avions, tir sur avions avec mitrailleuses
Ravin Mullot.
Calme pour le moment. Canon, coups de feu, mines.
Hier les Allemands ont lancé pas mal de mines, quelques tués et blessés de notre côté. Nous montons en ligne (le renfort) le matin au bois d’Ailly, suis affecté à la 2e section.
Le soir, on entend une forte canonnade au loin, probablement du coté de Verdun.
Réserve de première ligne au bois d’Ailly. (*)
Calme ; par moment canon, coups de fusil, etc…
Je prends le commandement de la 1ère demi-section de la 2e section (5e et 6e escouades). Notre section va en 2e ligne pour 6 jours tandis que les 3 autres sections de la compagnie ont été relevées hier soir pour aller au repos à Mécrin. Elles remonteront dans 6 jours en ligne et notre section retournera alors en 1e ligne pour 6 jours.
Canonnade, grenades, crapouillots le soir. Un peu de pluie le soir. Mes hommes font des chevaux de frise.
La nuit les hommes de la 5e escouade forment liaison avec la 2e compagnie qui est sur notre gauche.
(*) : Il indique maintenant bois d’Ailly, mais le JMO
confirme que le 167e RI reste bien au bois Mullot
(ces 2 bois se touchent).
2e ligne Bois d’Ailly.
Temps pluvieux, le matin. Chaud et orageux l’après-midi. Coups de canon, coups de feu, mines, crapouillots, etc…
Je suis fatigué et dors la journée dans mon abri. Les rats sont ennuyeux la nuit.
Mes hommes font des chevaux de frise. Service de liaison la nuit avec la 2e compagnie à notre gauche par la 5e escouade.
2e ligne Bois d’Ailly.
Pluie l’après-midi. Coups de canon, coups de feu etc…Le soir mines et crapouillots, quelques obus, de 18 heures moins le quart à 20 heures à peu près. Départ à la tranchée des Mortiers. Plusieurs tombent non loin de mon abri. Un artilleur tué à la tranchée des mortiers.
Mes hommes font des chevaux de frise et les placent le soir vers 21 heures devant la tranchée Zamelta. (*)
La nuit, liaison pour la 5e escouade avec la 2e compagnie.
(*) : Ce plan du bois Mullot de juin 1916 indique une tranchée Zamelta (sur la gauche du front 1 de la Zone 1), il doit
s’agir d’elle.
2e ligne. Bois d’Ailly.
Temps passable. De minuit à 3 heures, déblaiement par la 6e escouade de la tranchée des Mortiers. Coups de canon, de feu etc…. Mines le soir. Mes hommes (5e escouade) font des niches pour boites à grenades Schott dans la tranchée après le repas du soir.
Service de liaison la nuit pour hommes de la 5e escouade.
Les hommes des 2 escouades équipés de 21 à 21h30 pendant que l’on pose des réseaux en 1e ligne ; après 2h30 la 6e escouade pose des réseaux devant l’ouvrage de 2e ligne.
2e ligne. Bois d’Ailly.
Coups de canon, de feu etc…Mes hommes font des chevaux de frise.
Pose de chevaux de frise le soir. Le soir, forte canonnade au loin. Service de liaison comme les jours précédents.
2e ligne. Bois d’Ailly.
Canon, coups de feu etc…Canonnade au loin. Chevaux de frise faits par mes hommes ; le soir pose des chevaux de frise par eux. Service de liaison comme les jours précédents.
L’ennemi envoie pas mal de grenades pendant la nuit. Pluie le soir.
Bois d’Ailly. 2e ligne.
Canonnade, coups de feu, mines. Temps pluvieux par moments maussade. Canonnade au loin.
Bois d’Ailly. 2e ligne.
Canonnade, coups de feu, mines etc…La 5e escouade change d’abri ainsi que moi.
Le soir, mines et obus. Une tombe pas loin de moi. J’ai de la chance.
Bois d’Ailly. 2e ligne.
Pluie le matin maussade ensuite. Canonnade, coups de feu, mitrailleuses etc…
L’après-midi, beaucoup de mines ; quelques-unes tombent non loin de nous, et une tout près de mon abri. Je l’échappe encore belle. Canonnade au loin le soir. Avions le soir.
Beau temps.
Bois d’Ailly. 2e ligne et 1e ligne aussi. Je prends la liaison avec le 168e à 7 heures.
Avions le matin et le soir. Canonnade et coups de feu etc…Canonnade au loin, mines l’après-midi.
3 hommes de garde et de travail la nuit à la 4 section en 1e ligne.
Bois d’Ailly.
2e ligne (beau temps).
Mon service de garde (liaison avec le 168) se termine à 7 heures du matin. Avions, canons, coups de feu etc…Assez calme le matin comme les jours précédents. 2 hommes la nuit en liaison avec le 168e. 5 hommes de garde à la 4e section en 1e ligne.
La nuit également.
Bois d’Ailly. 2e ligne.
Le matin vers 4h1/2 violent bombardement ennemi et tentative de coups de main par les Allemands. Plusieurs Allemands tués, quelques-uns des nôtres tués dans les compagnies voisines et quelques blessés dans les compagnies ainsi que dans la nôtre.
Le calme renaît vers 7 heures. Canon, coups de feu etc…
Avions dans la matinée et l’après-midi.
La nuit, travaux dans les tranchées de 1e ligne. Orage. Impossible de travailler. Je suis trempé et malade. Canonnade au loin.
Bois d’Ailly. 2e ligne
Pluie. Canon, coups de feu etc…Canonnade au loin. Nettoyage des boyaux. Beau temps le soir.
Nous devons être relevés le soir, mais alerte le soir à 9 heures. Notre demi-section occupe l’ouvrage I comme hier matin.
Mines, grenades, coups de feu, obus etc…
Cela se calme vers 10 heures et demie ou 11 heures, et la relève se fait. Nous arrivons à Commercy le 27 à 5 heures du matin. Fatigue. Grand nettoyage à faire.
Je ne puis pas compter aller à la messe.
Commercy.
Caserne, Place du Fer à cheval.
Commercy.
Je suis de jour. Diverses revues. Je prends la garde à 19 heures. J’ai un prisonnier boche à garder.
Le soir 21 à 22 heures à peu près, canonnade probablement au bois d’Ailly. Canonnade au loin.
Commercy.
Canonnade au loin. Je suis de garde jusqu’à 19 heures. Le prisonnier allemand avait été pris au bois d’Ailly dans nos lignes.
Temps pluvieux, le soir orage.
Commercy.
Temps maussade et même pluvieux.
Commercy.
Revue d’armes. Canonnade au loin. Temps passable.
Commercy.
Revue en tenue de campagne. Nous quittons Commercy à 18h30 et sommes en 1e ligne entre minuit et 1 heure. Canonnade au loin. Ma demi-section a 3 petits postes à fournir.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord en 1e ligne.
Quelques coups de feu pendant la relève et pendant la 2e partie de la nuit. Grenades, coups de feu, crapouillot, mines etc…
Pendant la nuit du 2 au 3, canonnade, coups de feu, quelques mines.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord en 1e ligne.
Coups de feu, canonnade au loin, mines etc…
Le soir, je fais une patrouille avec 4 hommes. Les Allemands lancent pas mal de fusées lumineuses. Il fait nuit noire. Beaucoup de fils de fer et de boites de conserves, on fait forcement du bruit. Nous passons près des fils de fer.
Je me couche vers 1 heure du matin le 4 après avoir passé peu près 1 heure auprès du capitaine pour faire le compte rendu de la patrouille. Grenades, coups de feu, mines etc…
Temps pluvieux après la patrouille. Pluie la nuit.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord en 1e ligne.
Canonnade, coups de feu, mines, grenades etc…
Temps pluvieux, orage vers 18 heures. Canonnade au loin toute la journée. Mines, crapouillots, grenades etc…Quelques obus tombent près de notre abri. Quatre hommes sont enterrés à la liaison du 168.
Le soir vers 21 heures, des balles de mitrailleuse allemande arrivent vers mon abri. Pluie la nuit.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord en 1e ligne.
Canonnades, grenades, coups de feu, mines etc…Temps pluvieux.
L’un de mes hommes (MIGNOT, 6e compagnie) étant factionnaire à un petit poste est blessé à un talon d’un éclat de grenade. (*)
Des mines, des obus, des grenades tombent pas loin de mon abri. Une bonne partie de mon boyau près de mon abri est comblé par des mines.
Dans la nuit, la même mitrailleuse qu’hier tire et les balles arrivent auprès de mon abri à 21 heures et demie, à minuit et demi et vers 4 heures et demie.
On entend les Allemands travailler la nuit.
(*) : Le JMO signale un blessé ‘’
MIGNOT ‘’ dans
la journée du 5 septembre : Est-ce lui ?
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord en 1e ligne.
Beau temps. Coups de feu, grenades, canonnades, mines etc…Canonnade au loin. Avions, mitrailleuses, canon. Même mitrailleuse que les 2 jours précédents.
Vers 21 heures et demie on entend les Allemands travailler la nuit. Belle nuit étoilée.
Le matin on entend des voiture du coté ennemi.
Bois d’Ailly.Tranchée de Raccord en 1e ligne.
Même mitrailleuse vers 5 heures. Grenades, coups de feu, mines, canonnade. Ciel couvert un peu le matin vers 7 heures puis beau temps et couvert l’après-midi. Canonnade au loin. Mines, canonnades pas mal le soir.
Nous devons être relevés dans la nuit. Coups de feu au début
De la nuit ; Canon. On entend toujours le Allemands travailler ainsi que des voitures. Belle nuit étoilée, lune premier quartier. Grenades.
Nous sommes relevés à 3 heures et demi et descendons au Ravin Mullot.
Bois d’Ailly. Ravin Mullot.
Temps maussade puis beau. Canonnade, coups de feu, mines etc…Avions. Nettoyage.
Je prends la garde à 17 heures jusqu’à 17 heures le lendemain. Canonnade et mines jusqu’à 23 heures. Coups de feu. Nuit étoilée et clair de lune hier après minuit.
Bois d’Ailly. Ravin Mullot.
Beau temps. Canon, coups de feu, grenades etc…Avions.
Bois d’Ailly. Ravin Mullot.
Coups de feu, canon Avions, tir d’artillerie sur avion. Lutte d’avions par mitrailleuses.
La nuit, les Allemands envoient pas mal de mines jusqu’à ce que notre artillerie leur envoie quelques obus pour les faire taire.
Bois d’Ailly. Ravin Mullot.
Quelques coups de canon le matin. Coups de fusils. Temps brumeux. Je commande une corvée le soir. Les Allemands envoient des mines. J’ai encore de la chance. Canon. Pluie la nuit.
Bois d’Ailly. Ravin Mullot.
Beau temps. Canon, avions, coups de feu. Je suis de service pour signaler les avions. Avions, canon, mitrailleuse, canonnade au loin le soir.
Pleine lune, quelques coups de canon pendant la nuit.
Bois d’Ailly. Ravin Mullot.
Temps pluvieux. Canonnade au loin. Coups de feu, canon. Je suis de jour.
Revues de masques et de guitounes à 10 heures par le capitaine. Préparation de la relève de ce soir.
Nous partons à 20 heures et demie du ravin. Ma demi-section fait la relève vers 22 heures :
Une escouade à la tranchée des Mortiers avec moi (grande sape, deux entrées) l’autre à la tranchée de la Pioche avec le sergent FRANCOIS.
3 petits postes à fournir ; 2 pour la 5e escouade (avec laquelle je suis), un par la 6e escouade.
Bois d’Ailly. Tranchée de Mortiers.
Temps maussade le matin. Grenades, coups de feu, canons, mitrailleuses.
Beau temps l’après-midi. Mines dans l’après-midi. Beaucoup tombent auprès de notre sape. Canonnade au loin.
Bois d’Ailly. Tranchée des Mortiers.
Brouillard.
Le matin. Peu avant 10 heures et demie, les Allemands font sauter une mine pas bien loin devant nous. Canonnade à peu près jusqu’à 7 heures. On voit un fort grand monticule là où la mine a sauté devant un de nos petits postes. Coups de feu, mines, grenades, canon, mitrailleuses.
Au loin on entend le tambour et le clairon allemands. Ciel couvert.
Nuit claire, clair de lune. Grenades, coups de feu, canon, mines dans l’après-midi. J’ai encore de la chance. Mines auprès de ma sape.
Bois d’Ailly. Tranchée de Mortiers.
Temps brumeux et pluvieux, soleil par moments. Canonnades, mines, grenades, fusillades. Avions ; canon et mitrailleuse sur avions.
Bois d’Ailly. Tranchée de Mortiers.
Grenades, coups de feu, canonnades, avions. Mines. Canonnade au loin. Ciel un peu couvert. Canon, grenades la nuit.
Vers 22 heures, le Allemands envoient un gros obus dans la direction de Commercy. Plusieurs de nos avions vont se promener au-dessus de la ligne ennemie, l’artillerie Allemande tire dessus.
Bois d’Ailly. Tranchée de Mortiers.
Vers 4 heures nous quittons les tranchées et allons au repos à Pont-sur-Meuse où nous arrivons après 7 heures. Pluie. Nous logeons dans un baraquement. Canonnade.
Pont-sur-Meuse. Pluie un grande partie de la journée. Canonnade.
Pont-sur-Meuse. Le temps est revenu au beau vers 10 heures. Canonnade. Mauvais temps vers 16 heures.
Pont-sur-Meuse.
Beau temps. Revue en tenue de campagne à 9 heures et demie.
Remise de quelques croix de guerre. Canonnade. Avions.
Pont-sur-Meuse.
Nous partons à 3 heures et arrivons vers 5h1/2 au bois d’Ailly, tranchée de la couronne (1e ligne).
Je prends la garde 24 heures jusqu’à demain 7 heures. Liaison avec la 3e compagnie à ma droite. J’ai au poste de liaison 2 hommes de la 2e section de notre compagnie et 2 hommes de la 3e compagnie. Notre nouveau secteur semble assez tranquille.
Canonnades, coups de feu, etc…
Temps beau d’abord, puis maussade. Avions, mitrailleuses. Je l’échappe belle à une grenade.
Bois d’Ailly. Tranchée de la Couronne.
Beau Temps. Canonnades, cous de feu. Grenades, mines, mitrailleuses. Avions. Duels d’avions à la mitrailleuse.
La nuit, coups de feu. Rafale de grenades et d’obus de canon révolver sur notre droite par 3 fois ; après 21 heures, avant 23 heures et vers 1 heure et demie, les Allemands avaient entendu travailler les hommes de la 3e compagnie.
Bois d’Ailly. Tranchée la Couronne.
Beau temps. Coups de feu. Grenades. Canon, mines, avions Le soir vers 19 heures jusqu’à 20 heures mines et canonnade.
La nuit, coups de feu, grenades, 3 salves de canon revolver allemand vers 22 heures et demie, à minuit et à 3 heures canonnade au loin
Bois d’Ailly. Tranchée la Couronne.
Beau temps. Coups de feu, grenades, mines, canonnade au loin
Bois d’Ailly. Beau temps. Tranchée la Couronne.
Vers 7 heures et demie nous passons en 1e Ligne. Tranchée du Barrage. Canonnade, coups de feu, etc…Avions, mitrailleuses, canon.
La nuit, mines et canon, coups de feu.
Bois d’Ailly. Tranchée du Barrage.
Temps pluvieux puis beau. Canonnade au loin, coups de feu, canon, etc… Avions.
Alerté par le commandant, on entend au loin notre école de tambours et clairons. Nuit assez calme de notre côté. Je dirige une corvée de pose de fil de fer devant nos lignes.
Cela se passe bien.
Bois d’Ailly. Tranchée du Barrage.
Pluie puis temps maussade. Canonnades, coups de feu, grenades, mitrailleuses etc…On entend au loin, comme hier après-midi, ce matin l’école de tambours et clairons, probablement du coté de Pont-sur-Meuse.
Avions. Mines
Bois d’Ailly. Tranchée du Barrage.
Feu, grenades, mitrailleuses, mines etc…
Bois d’Ailly. Tranchée du Barrage.
A 5 heures nous sommes relevés. Nous allons à Mécrin. Exercices le jour. Temps maussade. Canonnade, mines etc…
Mécrin.
Temps médiocre. Canonnade.
Mécrin.
Beau temps le matin, mauvais l’après-midi. Canonnade.
Mécrin.
Canonnade.
Mécrin.
Canonnade. Temps assez beau d’abord puis maussade.
Nous remontons en ligne. Notre demi-section est logée à la tranchée des Bastrois. Grenades, coups de feu, etc…
Avions.
Deux de nos hommes (RONDET et BORLOT), 5e escouade, sont grièvement blessés par une grenades en 1e ligne étant partis au travail de la tranchée de Raccord. Tirs toute l’’après midi et grenades. Canonnade.
Travail le soir en 1e ligne.
Bois d’Ailly. Tranchée des Bastions.
Coups de feu, grenades, canonnade etc…Temps maussade.
Travaux l’après-midi et le soir en 1e ligne.
Bois d’Ailly. Tranchée des Bastions.
Temps maussade. Canonnade, mines, grenades, coups de feu etc…Avions, mitrailleuses.
J’ai failli être enterré dans un abri en première ligne par une mine, l’après-midi.
Travaux l’après-midi et le soir en 1e ligne.
Bois d’Ailly. Tranchée des Bastions.
Canonnade, mines, grenades, coups de feu etc…Temps pluvieux le matin, puis assez beau, pluvieux à nouveau. Vent. Travaux l’après-midi et le soir en 1e ligne.
Canonnade au loin.
Bois d’Ailly. Tranchée des Bastions. Relève à 6h 1/2. Nous allons en 1e ligne Tranchée de Raccord. Pluie. Grenades, coups de feu, canonnade etc…
Canonnade au loin.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord.
Grenades, coups de feu, canonnade etc…
Canonnade au loin.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord.
Beau temps. Canonnade au loin. Coups de feu, canonnade, grenades etc…Avions.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord. Canonnade au loin. Coups de feu, canonnade, grenades, mines etc…Avions. Temps beau d’abord puis maussade.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord.
Nous sommes relevés vers 6 heures du matin. Canonnade durant la nuit. Temps passable. Canonnade, coups de feu.
Nous sommes cantonnés au ravin Mullot.
Ravin Mullot.
Temps passable. Canonnade. Départ en permission à midi. Départ de Commercy à 20h1/2.
Arrivée à Sorcy vers 21h
Départ de Sorcy à 3 heures. Temps passable, ciel couvert. Arrivée à Paris vers 14 heures.
Je vais voir François l’après-midi. (*)
Moral bon, faiblesse. Je trouve Marie très grandie (**), Maman une bonne santé mais fatiguée.
(*) : François est son frère.
(**) : Il doit s’agir de sa sœur Marie Mathilde
CADART qui, née en 1902, avait donc 14 ans.
Paris.
Pluie.
Paris.
Beau temps.
Paris. Assez beau temps.
Paris.
Beau temps.
Arrivée aux Laumes à 6 heures. Pluie.
Arrivée à Flavigny vers 8 heures.
Flavigny.
Froid.
Flavigny.
Froid.
Flavigny.
Départ à 9 heures. Pluies.
Arrivée à Commercy dans la matinée à 10 heures. Coucher chez Melle HARDENTOUFIL ( ?).
Temps brumeux le soir.
Commercy.
Pluie. Je suis de jour, je vois le fils MICHAUX dans l’après-midi.
Commercy.
Pluie
Commercy.
Temps pluvieux puis humide. Canonnades.
Commercy.
Temps brumeux puis pluvieux.
Départ à 5 heures de Commercy.
Temps mauvais pluie et beau. Arrivée en ligne vers 8 heures. Tranchée Schott.
Fatigue. Sac très lourd avec couverture, toile de tente, peau de bique.
Mesdames HARDENTOUFIL m’ont très bien reçu à Commercy du 23 au 28. J’ai pris beaucoup de repos chez elles.
J’y ai couché depuis la nuit du 23.
Du 27 au 28 j’ai couché habillé au quartier B …. en raison du départ matinal.
Canonnades, coups de feu mines, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée Schott.
Coups de feu, canonnades, mines, etc…Avions.
Beau temps d’abord puis temps pluvieux.
Bois d’Ailly. Tranchée Schott.
Temps maussade, pluie le soir. Grenades, coups de feu, canonnades, etc… Avions.
Bois d’Ailly. Tranchée Schott.
Mauvais temps. Canonnades, coups de feu, mines, grenades, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée Schott.
Coups de feu, canonnade, mines, grenades, etc…Avions. Torpilles.
J’ai encore de la chance.
Bois d’Ailly.
A 6h1/2 nous allons en 1e ligne. Tranchée de Raccord. Abri « La Beaujolaise »
Avions, coups de feu, etc… Canonnade, torpilles à ailettes, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord.
Canonnade, grenades, coups de feu, mines, etc…
Avions, mitrailleuses, canon.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord.
Canonnade, grenades, coups de feu, mines, etcAvions, mitrailleuses, canon.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord.
Canonnade, grenades, mines, coups de feu, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord.
Grenades, mines, coups de feu, canonnade. Bombardement de notre secteur de 10h1/2 à 11 heures. Beaucoup d’obus de 77 dans notre tranchée. Pas de blessés.
Bois d’Ailly. Tranchée de Raccord.
Nous sommes relevés à 6 heures. Cantonnement à Pont-sur-Meuse. Revues.
Pluie l’après-midi.
Pont-sur-Meuse.
Exercice le matin. Revue l’après-midi.
Pont-sur-Meuse.
Manœuvre.
Pont-sur-Meuse.
Manœuvre.
Pont-sur-Meuse.
Je suis de jour.
Départ de pont-sur-Meuse à 3h45. Arrivée au bois d’Ailly tranchée des Mélèzes vers 6 heures.
Beau temps. Coups de feu, canonnade, avions, grenades, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée des Mélèzes.
Canonnades, coups de feu, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée des Mélèzes.
Canonnades, coups de feu, grenades, mines, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée des Mélèzes.
Canonnades, coups de feu, grenades, mines, etc…Avions.
Bois d’Ailly. Tranchée des Mélèzes.
Canonnades, coups de feu, grenades, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée des Mélèzes.
Relève à 6h1/2. Allons à la tranchée Trapèze. Canonnade, coups de feu, grenades, etc…Avions.
Bois d’Ailly. Tranchée du Trapèze et Couronne.
Neige et pluie. Le quart la nuit n’est pas agréable. Canonnades, coups de feu.
Bois d’Ailly. Tranchée du Trapèze et Couronne.
Temps pluvieux. Canonnade, coups de feu, etc…
Bois d’Ailly. Tranchée du Trapèze et Couronne.
Canonnade, coups de feu, mines, etc…Temps pluvieux.
Bois d’Ailly. Tranchée du Trapèze et Couronne.
Canonnades, coups de feu, grenades, mines, etc…Temps maussade.
Bois d’Ailly. Tranchée du Trapèze et Couronne.
Nous sommes relevés vers 7 heures et allons au Ravin Mullot.
Canonnade, coups de feu, mines, etc…
Bois d’Ailly, ravin Mullot.
Canonnade etc. Temps pluvieux d’abord puis beau froid. Je suis de garde.
Bois d’Ailly, ravin Mullot.
Canonnade, etc…
Bois d’Ailly, ravin Mullot.
Canonnade etc. Je monte en liaison avec 4 hommes et 1 caporal en ligne. Liaison entre le commandant et le Lt-colonel.
Je me confesse, reçois le Bon Dieu en Viatique. Mon Dieu, protégez moi.
Les Français attaquent à 5 heures 55. Le bombardement commence à 13 heures 25. Mais réduites avant, contre-ordre pour l’attaque à cause de 2 traitres de la veille.
Un bombardement a bien lieu l’après-midi. Beaucoup de torpilles. Quelques pertes.
Bois d’Ailly, ravin Mullot.
Canonnade etc. Mitrailleuses etc... Temps pluvieux et vent froid.
Je sers la messe à 9 heures
Bois d’Ailly à 9 heures et demie, nous allons en première ligne. Tranchée des Bastions.
Canonnades, avions, grenades, coups de feu, etc…
On est sonné pendant la relève.
Les 2 traîtres de l’autre jour avaient vendu la mèche. C’était à prévoir ; le commandant aurait pu prévoir cela ; ou alors il n’est pas fort, ou il s’en moque.
2 blessés à la 3e section de notre compagnie. Beau temps. Avions
Bois d’Ailly, tranchée des Bastions.
Temps maussade et brumeux. Canonnade, coup de feu etc…Le sergent GRACET de la 4e section est blessé par une grenade et je vais le remplacer à la tranchée de la Pioche.
Abri, tranchée de Mortiers ; coin très mauvais et près de l’ennemi. Boue infecte, très froid aux pieds. Pas drôle de prendre le quart pendant la nuit.
Bois d’Ailly. Tranchée des Mortiers et de la Pioche.
Canonnades, coups de feu, mitrailleuses, etc…Temps brumeux, maussade. Quelle boue et quel froid aux pieds
Bois d’Ailly. Tranchée des Mortiers et de la Pioche.
Canonnades, coups de feu, grenades, mines, etc…Temps brumeux le matin.
Après la soupe vers 11 heures le temps se met au beau. Soleil.
A 13 heures 15, le lieutenant MICHAUX est appelé au capitaine avec ordre de me passer le commandement de la 4e section. Me voici chef de section, quelle responsabilité en cas d’attaque de l’ennemi, il faut tenir la tranchée de la Pioche, coûte que coûte.
Quart de chef de section de 21h45 à 0h30.
Quart de BOURDELINE caporal fourrier (ayant) fonction de sergent de 6h à 12h le 1er décembre.
Bois d’Ailly. Tranchée des Mortiers et de la Pioche. Temps brumeux et froid. Canonnades, grenades, coups de feu, etc…
Le sous-lieutenant rentre avec un lieutenant du 267.
Vers 9h ½Soleil une partie de l’après-midi.
A 20h ½ environ, relève de la division. Nous arrivons à Mécrin à 22h ½ environ
Mécrin.
Les sous-officiers sont appelés au bureau de la compagnie vers heure du matin pour recevoir les instructions en vue du départ dans la matinée. Nous quittons Mécrin à 5h30 et 6 heures et arrivons à Pont-sur-Meuse vers 7 heures. Pause longue à l’abri du village.
Vers 8h1/2 nous traversons Pont-sur-Meuse et montons en camions automobiles. Les camions démarrent à 9h21.
Temps brumeux et froid, vers 10h soleil. Passage à Lérouville, Chonville, St Aubin-sur-Aire, Ligny-en- Barrois, Trouville, Bar-le-Duc, Rancourt.
Arrivée vers 14h 1/2 à Noyers. Canonnade au loin.
Noyers.
Je vais à la messe du Lt ASTRUC à 8h1/2. Canonnade au loin le matin. Beau temps mais froid. Nettoyage des effets et des armes.
Vers 6 heures, notre bataillon se rend à 800m de Noyers à la fromagerie : Maison-du-Val-Noyers.
Maison-du-Val-Noyers.
Ciel couvert. Il a neigé la nuit. Revues. Théories
Maison-du-Val-Noyers.
Je suis de jour. Temps pluvieux et froid. Exercices matin et soir.
Maison-du-Val-Noyers.
Temps pluvieux et froid. Douches à Noyers le matin.
Revues le soir pour le colonel et le colonel faisant fonction de général de brigade.
Maison-du-Val-Noyers. Temps brumeux. Théories le matin pour les cadres compagnie de service.
Services l’après-midi. Canonnade au loin
Maison-du-Val-Noyers.
Théories le matin. Services le soir. Toujours temps pluvieux.
Maison-du-Val-Noyers.
Pluie. Exercices de liaison et marche. Canonnade au loin.
Maison-du-Val-Noyers.
Beau temps. Beaucoup de boue.
Revue du régiment par RIBERPRAY, général de division.
Je ne peux assister qu’à une partie de la messe dans la petite chapelle du château de Maison de Noël.
Maison-du-Val-Noyers.
Le matin, beau temps. Boue.
Le soir, pluie. Je suis de jour. La 9e compagnie est de jour. Canonnade au loin.
Maison du Val Noyers.
Pluie le matin.
Revues diverses. Temps assez beau l’après-midi.
Maison du Val Noyers.
Temps brumeux. Théorie le matin.
Après-midi : évolution du bataillon.
Maison du Val Noyers.
Le matin : froid, neige et pluie
Temps brumeux ou pluvieux. Préparatif de départ le matin.
Vers 18 heures départ.
Arrivée vers 21 heures au camp de Laheycourt. Le voyage s’est effectué par voie de fer-embarquement à Baleycourt. Wagons de marchandises aménagés. Couché dans un baraquement exposé à bombardement.
Départ dans la matinée du camp de Baleycourt vers 9 heures.
Nous allons à 2km de là dans des baraquements situés dans un bois. Boue épouvantable. Chemins affreux, saucisses, avions, canonnade.
Les prisonniers allemands font les cantonniers ; ils ont fort à faire. Temps brumeux et pluvieux. On patauge dans les bois.
Baraquement dans les bois non loin de Baleycourt. Forte canonnade toute la nuit. Pluie. Canonnade. Avions. Neige. Pluie. Brume.
Revue du commandant dans les baraquements dans la matinée.
L’après-midi théorie et jeux.
Dans la journée, il passe beaucoup de prisonniers : conséquence des attaques d’hier. On parle de 9500 prisonniers devant Verdun faits hier. Beaucoup sont fatigués et bien contents d’être pris.
Rencontre de FAUCONNET.
Baraquement dans bois non loin de Baleycourt. Les avions sillonnent le ciel continuellement nuit et jour dans cette région de Verdun. Pluie la nuit. Canonnade.
Je vais à la messe dans un baraquement. L’autel est une table ; 4 bougies comme cierges.
Forte canonnade dans l’après-midi. Canonnade toute la nuit.
Baraquement dans bois non loin de Baleycourt. Canonnade le matin.
Départ à 10h ½Arrivée à Verdun l’après-midi. Environ assez calme. Beau temps. Beaucoup de boue. Près de la citadelle : ravitaillement en vivres et munitions.
Départ de Verdun vers 6h ½. Nous sommes chargés comme des mulets. On fatigue beaucoup. On arrive près de la cote du Poivre vers 2h ½ du matin
On arrive près de la cote du Poivre vers 2h ½ du matin le mardi. Terrain très accidenté. Ce sont les Hauts-de-Meuse. Terre remuée par ici. Trous d’obus sur trous d’obus. Terre inculte. On a suivi dans la nuit un boyau de près de 5 km à 6 km. On a mis au moins 7 heures pour le parcours.
Pas d’abris. Couché en plein air au clair de lune.
Dès le matin : beau temps, soleil, avions. Canonnade continuelle. Depuis Verdun, on a mis 8 heures pour faire 8 km. Nous sommes aux carrières d’Haudromont.
Le ciel se couvre dans la matinée. Mitrailleuse. Coups de feu. Prisonniers aidant à transporter les blessés. Froid. Froid aux pieds. Nous allons en première ligne ce soir.
Départ à 18 heures. Canonnade toute la nuit du 18 au 19, assez forte. Peu de coups de feu.
1ere ligne devant Verdun à 10 km environ de la ville.
Nous sommes partis le 19 vers 18 heures des environs d’Haudromont. Faisons à peu près 3 km pour arriver en 1ère ligne. Terrain épouvantable. Que de culbutes dans les trous, dans l’eau. Notre compagnie est placée en 1ere ligne dans les trous d’obus. J’arrive dans un trou d’obus à 22h ½ à peu près fourbu.
Beau temps, mais froid. Canonnade continuelle. Il faut rester nuit et jour dans le trou. Je suis dans ce trou avec le sergent CARDET ( ?) de Méricourt, un caporal et 8 hommes.
On risque la mort à tout instant et puis l’on gèle. Grand froid aux pieds et partout.
A manger des conserves, du …. et des biscuits. Les ¾ de vins que j’avais à Verdun sont bus …
(*) : Le sergent Marcel René CARDOT est né à Mirecourt.
Il était à côté de Roger et a été blessé selon le JMO le même jour que la mort
de Roger, probablement par le même projectile. Il décèdera des suites de ses
blessures le 25 décembre 1916. Sa fiche : M. CARDOT.
Fin des écrits
![]()
Roger CADART est tué au lieu-dit Haudromont, au nord de Verdun le 21 décembre 1916. Il a 34 ans.

Son décès est inscrit sur 8 monuments au mort et plaques commémoratives :
-1) sur les monuments aux morts de Chaumont (52), Flavigny-sur-Ozerain (21), Mirecourt (Vosges)
-2) sur 5 plaques commémoratives :
- Plaque au Collège de Saint-Saëns de Chaumont
- Plaque à l'université de Bourgogne à Dijon (Faculté de Droit)
- Plaque à la mairie de Chaumont
- Plaque dans l'église de Flavigny-sur-Ozerain
- Plaque dans l'église Saint-Augustin de Paris 8ème
La tombe de Roger et sa femme Mathilde se trouve au cimetière de Flavigny (Côte d’Or - 21).
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le détenteur du carnet de Roger CADART
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