Carnet de guerre, de route d’André DURAND

musicien au 69e régiment d'infanterie

#Chtimiste

 

 

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Préambule

 

André DURAND est menuisier dans le civil, il est né à Bar-sur-Aube (Aube) en mars 1891 ; donc 23 ans en 1914.

Le 69e régiment d’infanterie était caserné à Nancy et Toul. En août 1914, il fait partie de la 11e division d’infanterie (20e corps d’armée) avec les 26e, 37e, 79e régiments d’infanterie et les 2e et 4e bataillons de Chasseurs.

André est musicien et toute la musique d’un régiment (au début de la guerre) fait partie de la CHR (compagnie hors rang), elle-même partie de l’état-major du régiment.

Étant musicien, il ne fait pas parti de la partie « combattante » du régiment. Ses séjours en tranchées ne seront pas systématiques. Sa fiche matriculaire indiquera aussi qu’il est (en 1918) brancardier-auxiliaire. Au travers son récit, on constatera qu’il va très souvent relever les blessés après les attaques du régiment en 1914 et 1915.

Il a aussi écrit des chansons et poèmes (à lire ici).

 

Merci à Yann pour ce carnet.

Merci à Philippe pour la recopie des pages du carnet et toutes les recherches effectués pour mieux suivre et comprendre ce parcours.

 

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30 juillet :

Toute la journée, quartier consigné.

Le soir appel à 20 heures. Mobilisation à 23 heures.

31 juillet :

Aussitôt les compagnies partent.

À 2 heures du matin, la musique reçoit l’ordre d’aller réquisitionner les chevaux dans les villages frontière, de Laneuvelotte, et Champenoux nous revenons à la caserne à 8 heures.

Ensuite nous faisons les derniers préparatifs et nous quittons la caserne vers 11 heures, nous allons à Laître-sous-Amance où nous arrivons à 13 heures.

Nous y cantonnons.

1er août :

A 4 heures du matin, départ pour Amance où nous restons jusqu’au 3 août à 13 heures.

Pendant ce temps, nous installons un poste de secours et aménageons des voitures pour le transport des blessés. Les Cies (compagnies) font des travaux de campagne et de fortifications.

2 août :

Déclaration de guerre de l’Allemagne à la Russie

3 août :

Nous quittons Amance à 13 heures et nous allons à Laître-sous-Amance. Le 3e d’artillerie lourde (*) monte des pièces de 155 long et quantité d’obus sur le plateau.

 

(*) : Le 3e régiment d’artillerie lourde (AL) ne fait pas partie de la 11e DI (qui d’ailleurs ne possédait pas d’AL au début de la guerre).

4 août :

Départ à 1 heure du matin. Nous allons à Laneuvelotte

(Déclaration de guerre de l’Allemagne à la France)

5 août :

Cantonnement à Laneuvelotte

6 août ;

Départ à 11 heures pour Mazerulles, retour à Champenoux, où nous restons ; le 3e bataillon passe la frontière.

7 août :

Même cantonnement

8 août :

Idem

9 août :

Idem

10 août :

Réveil à 2h30. Nous allons à Amance avec le 3e bataillon.

11 août :

Nous restons à Amance

12 août :

Réveil à 2h30.

Nous allons à Brin-sur-Seille, dans l’après-midi le 125e d’infanterie, arrive à Brin : vers 7 heures du soir, nous en repartons en passant par l’étang et la Bouzule, nous passons le reste de la nuit dans les champs (Bivouac près de Laneuvelotte.)

Nuit très froide …

13 août :

5 heures du matin, nous allons à Laneuvelotte.

14 août :

Départ à 4 h nous passons à la ferme du Tremblois, Velaine-sous-Amance, Serres, et nous arrivons à Bathelémont à 23 heures (marche longue et d’une journée).

15 août :

Nous restons à Bathelémont.

16 août :

Nous partons de très bonne heure, nous passons la frontière à 13 h, nous allons cantonner à Ley (Loraine annexée) par une pluie battante.

17 août :

Très mauvais temps, nous ne sommes pas encore secs de la veille, et nous partons, passons par Lezey et allons cantonner à Bezange-la-Petite.

18 août :

Repos à ce même cantonnement.

19 août :

Départ 7h du matin, nous passons à Lezey, Moyenvic, Morville (*), Hampont, Château-Voué, nous recevons quelques obus dans l’après-midi, et le soir nous retournons cantonner à Hampont.

 

(*) : Il est écrit « …Morville, Moyenvic… », mais le chemin par le régiment pris est dans l’ordre inverse, comme le confirme le JMO, et Chateauvoy est en fait Château-Voué.

20 août :

Nous quittons Hampont à 5 heures, nous passons à Wuisse, devant Morhange, grande bataille, le régiment s’engage vers 13 heures, l’ennemi retranché nous fait subir de lourdes pertes ainsi qu’aux autres régiments ; nous procédons à la relève des blessés, et à effectuer les premiers pansements, mais bien avant d’avoir terminé, nous recevons l’ordre de nous replier, au plus vite, il est 15 heures, nous battons en retraite, dans la direction de Château-Voué. (*)

Le 39e d’artillerie, soutient la retraite et est obligé de laisser plusieurs pièces, les Allemands avancent et dirigent leur feu d’artillerie sur nous, sans toutefois nous atteindre, nous continuons notre retraite, repassons à Hampont, et arrivons à Haraucourt-sur-Seille (**) à 21 heures (très fatigués de la journée).

 

(*) : Le JMO du régiment stiple pour cette bataille au sud de Morhange : « le chiffre approximatif des pertes (du régiment) pour les officiers, sous-officiers et soldats est de 695. Il serait trop long de citer tous les actes d’énergie, de bravoure ou de sang-froid. ».

André, musicien, n’a donc pas participé à cette désastreuse bataille du 20 août.

(**) : Confusion d’André qui écrit « Arracourt-sur-Seille ». Haraucourt-sur-Seille confirmé par JMO.

21 août :

Après 3 heures de repos, nous repartons, à 0h30, nous nous replions toujours par Moyenvic, Arracourt, (France) Athienville, Serres, Haraucourt (en Meurthe et Moselle, différent de Haraucourt-sur-Seille en Moselle), enfin nous arrivons à St Nicolas-de-Port à 23h30, nous y cantonnons, accablés de fatigue.

22 août :

Nous allons quelques heures au-dessus de St Nicolas et revenons y cantonner le soir.

23 août :

Nous allons occuper les hauteurs de St Nicolas, nous restons au bivouac jusqu’au 25 à 9 h du matin.

25 août :

Nous avançons vers Rosières-aux-Salines, jusqu’au bois d’Hudiviller, les Allemands bombardent les hauteurs de la ferme du Léomont et le village d’Hudiviller, nous revenons cantonner, à la saline.

26 août :

Nous avançons jusqu’à Hudiviller.

27 août :

Nous avançons jusqu’à Vitrimont, village bombardé avec violence par les Allemands, nous nous abritons dans les caves, après le bombardement, nous allons cantonner à Anthelupt.

28 août :

Nous retournons à Vitrimont, toujours bombardé, nous y restons, cantonnement le soir, dans le pays même.

29 août :

Dès le matin, nous allons nous reposer à Hudiviller où nous y restons ; et cantonnement.

30 août :

Nous revenons à Vitrimont qui est toujours bombardé (écrit 2 fois).

Le soir, nous transportons des morts au cimetière, entre-autres les capitaines (KARCHER 8e et MILLET 6e)

 

(*) : Capitaine KARCHER Jean Louis : Voir sa fiche

(*) : Capitaine MILLET Charles Alexis : Voir sa fiche

31 août :

Même violence de bombardement, le musicien BONNEVILLE est tué par un obus à quelques mètres de nous, le soir nous allons aux blessés qui comme les jours précédents sont très nombreux.

 

(*) : BONNEVILLE Maurice Yves : Voir sa fiche

1er septembre :

Continuité du village, il ne reste plus rien.

Mort du colonel (*), et le lieutenant-colonel grièvement blessé (nombreux sont les blessés).

Attaque de Friscati.

 

(*) : Colonel COURTOT de CISSEY Maris Joseph Claude Henri René : Voir sa fiche

 

Ce jour-là, le 69e RI a perdu 5 officiers tués, 4 blessés, et 649 soldats tués ou blessés. Un monument rappelle de nos jours la sanglante bataille livrée par la 11e division pour la prise de la colline de Léomont et de ses environs (ferme de Léomont, signal de Frescati, ferme St Epvre). Tous ces lieux sont tout à côté de Vitrimont.

2 septembre :

Nous allons à Anthelupt, qui est aussi bombardé

Après y avoir passé la journée nous allons à Rosières, où nous arrivons à minuit.

3 septembre :

Repos.

4 septembre :

Repos.

5 septembre :

Réveil à 1 h du matin, nous allons en avant de Rosières.

Le soir, bivouac, au bord de la route de Blainville.

6 septembre :

Nous allons vers Hudiviller, mais comme le village est bombardé nous attendons le soir pour y aller cantonner.

2e attaque de Friscati.

7 septembre :

Nous restons à Hurdiviller : à 13h un obus tombe sur la maison où nous sommes, nous n’avons que le temps de fuir par les fenêtres, laissant tout notre matériel, que nous ne pouvons pas sauver : dans les flammes, le musicien GRANJEASSE, est blessé à la main.

Le soir, nous allons loger à la ferme des Œufs Durs. (*)

 

(*) : La petite histoire raconte qu'un aide de camp de Napoléon rentrant d'une campagne désastreuse, se serait arrêté dans cette ferme pour y demander de la nourriture. Hélas, nombre de généraux étaient déjà passés, et le fermier ne put lui donner que la seule chose qui restait "des œufs durs".

L'appellation resta et la ferme "les oeufs durs" devint ensuite une auberge, et donna son nom au lieu-dit.

8 septembre :

Nous restons dans cette ferme jusqu’au 12 (période assez tranquille)

12 septembre :

Départ à 17h30 nous allons à Rosières.

13 septembre :

Nous quittons Rosières, pour embarquer, nous passons à Dombasle, nous embarquons à Varangéville, passant Nancy, Toul, Commercy, nous débarquons à la gare de Sorcy, et nous allons cantonner à Troussey (Meuse).

14 septembre :

Départ à 13h30 en passant par Sorcy (gare), Vertuzey, Aulnois, Corniéville, (cantonnement)

15 septembre :

Départ à 6 h du matin par Rangeval, Boucq, nous allons cantonner à Sanzey (Meurthe-et-Moselle)

16 septembre :

Repos

17 septembre :

Repos

18 septembre :

Repos

19 septembre :

Départ à 7h par Royaumeix, Lucey, Toul, nous embarquons à Domgermain à 8h soir, direction Neufchâteau, Chaumont, Bar-sur-Aube, Troyes.

20 septembre :

Romilly-sur-Seine, Flamboin, Montereau, Melun, Corbeil, Juvisy, Versailles, St Cyr, Mantes, Vernon, Rouen.

21 septembre :

Nous débarquons à Poix (Somme) (*) à 2h du matin, nous partons à pied par Blangy-sous-Poix, Famechon, Uzenneville, et allons cantonner à Contre.

 

(*) : Poix-de-Picardie actuellement.

22 septembre :

Départ à 7h par Fleury, Conty, Bosquel (*), Essertaux, Jumel, Ailly-sur-Noye (**), Morisel et Moreuil où nous cantonnons, (très bien reçu par les habitants). (***)

 

(*) : Et non « Le Bosquet » comme écrit dans le carnet.

(**) : Et non « Ailly-sous-Bois » comme écrit dans le carnet. Le bois d’Ailly désigne peut-être un bois juste au sud.

(***) : Soit 32km dans la journée, à pied et chargés…

23 septembre :

Départ à 7h par Démuin, et nous allons à Aubercourt.

24 septembre :

Départ à 7h par Marcelcave, Warfusée, Gailly, Sailly-Laurette, et Bray-sur-Somme, cantonnement.

 

Soit 35km dans la journée, à pied et chargés…

25 septembre :

Nous restons à Bray.

26 septembre :

Nous quittons Bray à midi.

Nous suivons le régiment dans la direction de Maricourt, à la tombée de la nuit nous perdons le régiment.

Pendant un long moment nous sommes pris sous le feu de l’ennemi, qui occupe le village de Maricourt, et qui nous a vu.

Nous arrivons à nous retirer en arrière, et venons coucher à la ferme du Billon.

27 septembre :

Nous passons la journée à la ferme le soir nous allons chercher les blessés, à Montauban, le village est en flammes et les obus et les balles tombent comme la grêle, notre travail terminé nous revenons à la ferme du Billon.

28 septembre :

Nous passons la journée entre Bray et la ferme du Billion, à la disposition du Major.

29 septembre :

Même travail que la veille le soir nous cantonnons à Bray-sur-Somme.

30 septembre :

Nous allons à Carnoy, chercher des blessés, pendant la fusillade nous revenons à Bray. (Ctre attaque). (*)

 

(*) : Contre-attaque française confirmée par le JMO à partir de 17h. (88 pertes).

1er octobre :

A midi, nous allons devant Bray et le soir nous partons cantonner à Suzanne. (*)

 

(*) : Durant ces journées de fin septembre, le régiment a quotidiennement des pertes en tués et blessés (plus de 600). Le régiment n’occupe pas des tranchées, qui à cette époque n’existaient pas ou très peu. Nous sommes encore dans la guerre de mouvement de la bataille qui a été nommé « course à la mer ».

Le 69e RI est très prés des Allemands. Ne pas oublier qu’André fait partie de la CHR (compagne hors rang) et donc qu’il ne fait pas partie d’une compagnie combattante de premier assaut du 69e RI.

2 octobre :

Nous retournons à Bray.

 

3 octobre :

Même cantonnement.

4 octobre :

Idem.

5 octobre :

Départ à 1h du matin, nous passons à Morlancourt, nous sommes à 4h à Meaulte. Nous restons au moulin du Vivier, jusqu’à 19h ensuite nous passons à Dernancourt, Ville-sur-Ancre.

Vers 22h, nous embarquons en camions autos.

6 octobre :

A 2h du matin, nous arrivons à Coigneux, nous y restons jusqu’à midi, puis nous allons à Sailly-au-Bois (*) (Pas de Calais) où nous restons, cantonner jusqu’au mardi 20 octobre : pendant ce temps les compagnies occupaient Gommecourt, Foncquevillers, Hébuterne.

 

(*) : « Pendant ce temps », Le régiment perd 92 hommes le 6 octobre, 56 le 7, 42 le 8, 10 le 9… Le régiment creuse des tranchées (JMO).

20 octobre :

Nous quittons Sailly à 6h30 nous passons à Bayencourt, Souastre et allons cantonner à St Amand.

21 octobre :

Même cantonnement.

22 octobre :

Idem.

23 octobre :

Nous quittons St Amand à 20h30 et allons à Humbercamps.

24 octobre :

Départ le soir à 17h. On passe à La Cauchie et nous allons à Pommier, cantonnement où nous restons jusqu’au 2 novembre.

25 octobre :

Attaque de Monchy. (*)

 

(*) : Le régiment perdra plus de 600 hommes en cette fin d’octobre 1914.

2 novembre :

Nous quittons Pommier à 13h, nous passons à La Cauchie, la Herlière, et nous arrivons à Saulty à 19 heures.

3 novembre :

Départ à 19h par Barly, Avesnes-le-Comte.

Cantonnement à Aubigny-en-Artois. Arrivée 1h du matin.

4 novembre :

Départ à 18h30 par Savy-Berlette, Tincques, Bailleul-au-Cé (Bailleul-aux-Cornailles), Marquay, Ostreville, nous arrivons à Brias, à minuit (étape très dure sous la pluie).

5 novembre :

Même cantonnement.

6 novembre :

Départ à 18h30, nous embarquons en camions autos dans lesquels nous passons la nuit, après avoir passé par Hazebrouck, et Béthune, (Pas de Calais).

Nous débarquons à Elverdinghe (Belgique) 6h matin (rentrée avec nous du camarade GRANJEASSE blessé en septembre en Lorraine).

7 novembre :

Nous restons à Elverdinghe.

Dans la nuit un obus tombe dans la maison où nous sommes, et tue 8 chevaux dans l’écurie au-dessous de nous : dans le grenier, personne n’est touché.

8 novembre :

Nous quittons Elverdinghe, passant par Vlamertinghe. Nous arrivons à Dickebusch, nous logeons chez un maréchal (ferrand).

9 novembre :

Départ à 5h30 direction de Voormezeele, nous avançons jusqu’au hameau, d’Elzenwalle, nous couchons dans une chaumière dans les champs.

10 novembre :

Nous allons au château de Voormezeele.

11 novembre :

Le château est bombardé avec violence. Nous revenons à Dickebusch. (Mauvaise journée).

 

Pertes au 69e RI : 91 hommes tués et blessés.

12 novembre :

Nous allons chercher des blessés à St Eloi, (mille difficultés, fusillade, nuit noire, pluie).

 

Pertes : 86 hommes tués et blessés.

13 novembre :

À Dickebusch, dans l’école.

14 novembre :    

Idem.

15 novembre :

Départ 7h par Locre, en cantonnement à Westoutre, (pendant la marche : chute de neige)

16 novembre :

Départ à 7h on repasse à Locre, Vlamertinghe, grande halte près d’Elverdinghe.

(Pour la 1ère fois je rencontre Marius) ensuite nous allons à Boesinghe, (Giboulée, pluie, et neige, pendant la marche ; pas de paille et le pays est bombardé.

Nous restons à Boesinghe jusqu’au 21 novembre pendant ces quelques jours les compagnies, occupent, Langemarck, en avant de Pilkem ; le village de Boesinghe, est journellement bombardé et cause fréquemment des victimes.

21 novembre :

Départ à 6 heure du matin, nous allons à Woesten, (remise de la légion d’honneur, au major JOB, le 3e bataillon défile en musique.)

 

(*) : Pas de mention au JMO.

22 novembre :

Départ à 19h pour aller à Westvleteren, où nous restons 2 jours au repos.

 

(*) : Le JMO indique Eikhock tout proche.

24 novembre :

Départ à 19h pour aller à Boesinghe, nous y restons 8 jours, ensuite 4 jours de repos, à Woesten.

Nous continuons ensuite les jours suivants, allant subséquemment, de 4 jours en 4 jours, de Boesinghe à Woesten, suivant la relève du régiment.

Le temps étant très à l’humidité, les hommes ont à surmonter, bien des peines, pour rester dans les tranchées remplies d’eau. Pendant cette période nous sommes assez tranquilles, les jours de bombardement exceptés.

 

Le 28 novembre un conseil de guerre se réuni pour juger le sergent LORME, accusé « d’abandon de poste devant l’ennemi » (JMO).

17 décembre :

Le régiment attaque près de Langemark.

Nous allons aux blessés toute la nuit ainsi que les 2 nuits suivantes au prix de nombreuses difficultés, nous allons les chercher dans les ruines de Korteker, situées entre les lignes françaises et allemandes.

 

Pertes : Environ 300 hommes tués, blessés, disparus les 17, 18, 19 et 20 décembre.

21 décembre :

Départ de Boesinghe, à 6h30 nous allons au repos dans une ferme, dite (Lion Belge).

23 décembre :

Nous revenons à Boesinghe, qui est toujours bombardé.

Non loin de nous, la musique du 26e reçoit un obus dans son cantonnement, ce qui cause plusieurs morts et blessés,

24 décembre :

Le pays est journellement bombardé, nous restons à Boesinghe.

 

(*) : Le JMO déclare les pertes tous les jours. On peut y lire que la liste des soldats évacués pour « maladie » est d’une dizaine quotidiennement, puis plus de 50 par jours en fin d’année. Le froid ?

 

 

 

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1915

1er janvier :

Nous sommes bombardés, vers midi un obus tombe près de nous, nous nous réfugions, dans une cave ; le 2e est pour nous ; de la maison où nous sommes, il ne reste plus rien qu’un amas de décombres (sacs et instruments sont de la partie.

La porte de la cave est fermée par les amas nous sortons par le soupirail, et allons nous réfugier dans une ferme au milieu des champs attendant la fin du bombardement.

2 janvier :

Nous revenons à Boesinghe, loger dans le bureau de poste, et y restons jusqu’au 10 janvier.

 

(*) : Le 5 janvier le régiment ne compte plus que 27 officiers et 1847 hommes.

10 janvier :

Nous allons au repos au (Lion Belge) pour 4 jours.

14 janvier :

Nous revenons à Boesinghe où nous restons jusqu’au 26 janvier, (toujours bombardé, le bombardement est particulièrement violent le 18 janvier.)

26 janvier :

Nous quittons Boesinghe, à 21h et nous allons au (Lion Belge) pour 4 jours.

29 janvier :

Je tombe malade (39°) de fièvre, je passe la nuit au poste de secours : et je repars avec le régiment le lendemain.

30 janvier :

Départ à 8h du matin par Westvleteren, Crombeke, cantonnement à Proven.

31 janvier :

Nous restons à Proven, en repos jusqu’au 16 février.

Pendant ce temps vaccination anti-typhoïdique ; je ne puis y être car je suis toujours bien malade.

Nous profitons du repos, pour remonter un peu la musique.

16 février :

Départ 7h du matin en musique, nous passons à Poperinghe, où nous faisons défiler le régiment.

Nous allons à Woesten où nous y restons 3 jours.

19 février :

Départ à 14h par Elverdinghe, Ypres, St Jean d’Ypres, et nous allons à Wieltje, et y restons 4 jours. Le régiment occupe les tranchées devant St Julien.

23 février :

Nous allons au repos dans une ferme, vers St Jean d’Ypres pendant 4 jours. (3e vaccination anti typhoïdique) encore malade, impossible d’être vacciné.

27 février :

Nous allons 4 jours à Wieltje, où nous restons 4 jours. Le village est souvent bombardé mais principalement à shrapnells.

(Je retombe malade).

3 mars :

Nous allons au repos à Woesten, 4 jours (pendant ce temps je me fais porter malade et suis évacué).

7 mars :

Nous repartons à Wieltje, où nous restons 4 jours.

(Voir ci-après mon évacuation pour l’hôpital).

 

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On trouve, comme il l’a annoncé dans son carnet au 7 mars 1915, le récit lors de son évacuation jusqu’au 1 juillet 1915.

Le carnet initial doit donc décrire l’histoire du régiment pendant son évacuation, histoire qu’il a probablement reconstituée à partir de ses copains.

Comme le carnet raconte son histoire, nous avons donc remplacé volontairement le texte initial par celui de son évacuation et de faire un aparté concernant l’histoire de son régiment en parallèle -- ici --.

 

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7 mars :

Évacué de Woesten : je prends le train à 4h30.

Passe à Westvleteren, Crombeke , Poperinghe, arrivé à 8h : nous passons la nuit dans le hall de la gare sur des brancards. Très malade la fièvre monte (mauvaise nuit)

Départ 4h du matin pour Dunkerque par Hazebrouck, arrivé à Dunkerque, à 10h, et mené dans une auto anglaise à l’hôpital Jean Bart, où j’arrive avec 39.5° de fièvre : immédiatement lavé, et le soir enveloppement toutes les 2 heures dans des draps humides. Après quelques jours de ce traitement, je vais mieux.

Je reste à Jean Bart jusqu’au 14 avril.

 

(*) : Il semble écrit Woestousteren qui n’existe pas : le plan de Mémoire des Hommes semble indiquer qu’outre la voie ferrée directe d’Ypres à Poperinghe, il y avait une voie doublant la route passant par Woesten, Oost et Westvletren, Crombeke : petits carrés noirs réguliers le long de la route. Voir ici

14 avril :

Évacué de l’hôpital de Dunkerque à 13h en auto pour Malo-les-Bains où je passe douze jours : pendant ces douze jours, promenades sur la terrasse du Casino, où nous avons vue sur la mer, et nombreuses parties de cartes avec mon ami Louis YACINTHE de Troyes (149 rue de Paris).

26 avril :

Départ de Malo-les-Bains.

Embarquons train sanitaire à Dunkerque, direction Boulogne, Abbeville, gagnons la ligne de Rouen ; où nous sommes bien ravitaillés et je descends avec mon copain à Bolbec-Nointot (Seine Inférieure) le 27 avril où j’arrive à l’hôpital auxiliaire N°19 à 19h. (*)

Bien reçu mais bien fatigué du voyage.

 

(*) : Voir ici la description de l’hôpital

28 avril :

Sortie en détachement pour visiter la ville. J’attrape chaud et froid et j’attrape une angine.

La fièvre remonte à 40° et je reste au lit 15 jours.

14 mai :

Je quitte l’hôpital aux(iliaire) 19 et je vais passer une petite convalo (convalescence), dans une annexe au château de Baclair, où je reste jusqu’au 24 mai.

Pendant ce temps promenade dans le parc, et le bord du château appart(enant) à M. le baron d’ETCHEGOYEN.

24 mai :

Départ de Baclair 6h matin.

Prends train à Bolbec pour aller à Lisieux (Calvados) passant par Rouen, allons regagner la ligne de Cherbourg.

Arrive à Lisieux à 4h soir.

25 mai :

Passe la visite et on me donne 8 jours de permission.

26 mai :

Prends train à Lisieux à minuit 30, passe par Évreux, Mantes, Paris.

5h matin je pars à la gare de l’Est, en route je rencontre un chauffeur qui m’emmène avec lui jusqu’à la gare du Nord, d’où je me rends à la gare de l’Est.

Je prends le train à 8h30, par Nogent, Troyes, et Bar (*), où j’arrive à 11h30.

Je reste à Bar jusqu’au 4 juin.

 

(*) : Bar-sur-Aube ou Bar-sur-Seine ?

4 juin :

Départ de Bar pour le Dépôt. Passe à Troyes, Sens, où je passe la nuit sur le parquet de la salle d’attente.

5 juin :

Je reprends le train à 6h matin par Montargis ; reprends la ligne de Nîmes.

Passe à Briare, Cosne. (*)

Je rencontre également au dépôt, CONTINANT et MAHUT ; je suis versé à la 29e Cie à Tinte à 6 km de St-Léger-des-Vignes, où je reste comme infir(mier) de la compagnie jusqu’au 27.

Nevers ; puis direction de Decize où j’arrive à 12h30.

À Nevers rencontre de mon patron qui se rend aussi au dépôt (269) (269e RI réserve du 69e RI)

 

(*) : Écrit …Cosne, Briare,… mais venant de Montargis pour aller à Nevers, Briare est avant Cosne,

27 juin :

Départ de la 29e.

À 8h matin pour la 28e où je suis habillé et envoyé avec le renfort le lendemain.

28 juin :

Départ de Decize pour le front à 9h matin passant à Nevers, la Roche (gare de Sancerre), où nous couchons.

29 juin :

Prenons le train à 13h pour Fontainebleau, Le Bourget, Abbeville, Amiens, et débarquons à Aubigny-en-Artois, le 30 à 14h, puis nous nous rendons à Haute-Avesnes, où nous passons la nuit sous la tente.

1er juillet :

Départ de Haute-Avesnes, pour aller rejoindre le régiment à Maroeuil, arrivé à Maroeuil vers 8 h matin (le 2 juillet), où je retrouve tous les amis de la musique. Je reprends ma place le 3 juillet.

3 juillet :

Départ à 4 h nous embarquons en camions autos vers le village de Duisans, nous descendons à Lignereuil, à 9h.

4 juillet :

Repos.

5 juillet :

Départ à 4h30 cantonnement à Bouquemaison.

6 juillet :

Départ à 7h nous allons à Neuvillette.

7 juillet :

Départ à 4h nous arrivons à Fortel, à 11h.

Nous y restons jusqu’au 13 juillet (concerts).

13 juillet :

Départ à 4h30 nous arrivons à Domléger (*), à 11h.

Le soir à la nuit retraite au flambeau.

 

(*) : Somme.

14 juillet :

Départ à 5h30 nous arrivons à St Riquier à 10h (concert à l’hôpital).

15 juillet :

Départ à 6h pour aller à Érondelle. (*)

 

(*) : Au sud d’Abbeville.

16 juillet :

Départ d’Érondelle, à l’embarquement à la gare de Pont-Rémy à 9h départ 10h par Amiens, Le Bourget, Nangis (*), Troyes, Chaumont, Neufchâteau, Épinal, Blainville.

 

(*) : écrit « Rangis » qui n’existe pas, non cité au JMO ; Nangis (77) est sur le chemin ferroviaire vers Troyes.

17 juillet :

Débarquement à Jarville, près de Nancy, à 18h et nous allons à Tonnoy.

18 juillet :

Même cantonnement, nous restons au repos jusqu’au 23 août (emploi du temps répétition et concert) en général tous les jours (exercices dans les Cies).

 

Revue par le Président de la République et du roi Albert 1er le 23 août. (*)

 

(*) : Pas de mention au JMO.

Une revue par le Président et Albert 1er a bien eu lieu en août 1915 avec défilé du 20e corps.

Voir « les visites du président Poincaré sur le front de Lorraine » sur Gallica ici  et André est sûrement sur la photo de la musique en haut à droite !

Confirmé par l’historique régimentaire du 69e RI, mais au 24 août (page 16 de l’historique).

La confirmation du 24 août est faite de la main du président POINCARRÉ ici :

29 août :

Nous quittons Tonnoy à 6h du matin, nous passons à Velle-sur-Moselle, Crévéchamps, Neuviller et arrivons à Bayon à 9 heures (orage et pluie pendant la marche) concert à 16 h.

30 août :

Départ 7h30 nous embarquons à la gare de Bayon à 13h direction de Charmes, Neufchâteau, Bar-le-Duc, nous débarquons à Vitry-la-Ville à 3h30 du matin (Marne).

31 août :

Départ à pied par Francheville, Dampierre, St Jean-sur-Moivre, Coupéville, nous arrivons à Le Fresne à 8h30 du matin, nous embarquons le soir à 7h en camions autos à Moivre, nous descendons au camp de Châlons, près de Somme-Bionne, à minuit, bivouac dans le camp.

1er septembre :

Bivouac.

2 septembre :

Départ à 19h nous passons St Jean (-sur-Tourbe), Laval, Minaucourt, nous allons passer la nuit dans un ravin, près de la ferme de Beauséjour.

Au jour nous faisons dans ce ravin une tranchée où nous cantonnons.

3 septembre :

Même cantonnement jusqu’au 9 nous allons tous les jours aux blessés. Sans attaquer le régiment à journellement des pertes.

9 septembre :

Départ à 19h30 par Minaucourt, Laval, St Jean, Somme-Tourbe, camp de Châlons. Arrivée, à minuit 30.

10 septembre :

Bivouac sous bois : près de Somme-Tourbe jusqu’au 19.

19 septembre :

Départ à 6h du matin par Somme-Tourbe, St Jean, Laval, Wargemoulin, nous allons à notre même emplacement à Beauséjour.

Violent bombardement les 22, 23, 24 et 25 attaque générale.

Le régiment avance de 1500m, et fait 600 prisonniers. (*)

Nous tenons le même emplacement jusqu’au 10 octobre.

 

(*) : Du 20 au 30 septembre, le régiment perd environ 500 hommes, blesses, tués et disparus…pour 1500 mètres…

10 octobre :

Nous partons à 14h par Minaucourt, Wargemoulin et nous allons au repos à Hans, où nous restons jusqu’au 17…. Je retrouve LUNIER ;

17 octobre :

Départ 6h du matin par Wargemoulin. Nous prenons le secteur à gauche de notre précédent devant la butte du Mesnil.

Nous cantonnons dans des cagnas sur le route de Massiges, à Mesnil-lès-Hurlus ; jusqu’au 27.

27 octobre :

Départ 6h du matin pour Hans jusqu’au 2 novembre (dans période concert et remise de décorations).

2 novembre :

Départ 6h nous allons reprendre le même secteur jusqu’au 7.

8 novembre :

Départ 7h pour Hans jusqu’au 14. Dans cette période remise de décorations au drapeau et au colonel du régiment. (*)

 

(*) : Le JMO indique que la relève est terminée le 7 à 22h30. La CHR n’a peut-être quitté les lieux que le 8 matin (il semble que le 7 est transformé en 8, ainsi que les 14 et 20) ?

14 novembre :

Départ pour le même secteur jusqu’au 20. (*)

 

(*) : Le JMO indique la relève le 13 au soir.

20 novembre :

Départ 6h du matin pour Hans où nous restons jusqu’au 26.

26 novembre :

Départ de Hans pour Beauséjour à 6h du matin jusqu’au 1er décembre (pendant cette période il y a 30 blessés et 10 morts pendant la distribution de la soupe au ravin de Marson).

2 décembre :

Départ de Beauséjour pour Hans à 7h du matin où nous restons jusqu’au 8.

9 décembre :

Départ de Hans pour Beauséjour jusqu’au 13.

14 décembre :

Nous arrivons à Hans et nous restons jusqu’au 19.

19 décembre :

Départ de Hans à 6h du matin, nous passons par Somme-Bionne, Auve, où nous embarquons en autos, nous passons Ste Menehould, Daucourt, Givry-en-Argonne, Possesse, Vanault-les-Dames, Changy, Vitry-en-Perthois, Vitry-le-François, et Marolles, où nous restons jusqu’au 27.

27 décembre :

Départ à minuit, par Vauclerc, Favresse, et embarquement à Blesme.

 

Départ le 28 à 6h matin, par St Dizier, Eurville-sur-Marne, Joinville, Neufchâteau, Barisey-la-Côte, Toul, Pont-St-Vincent, Vézelise où nous débarquons à 19h, nous quittons la gare à 20 heures, et allons cantonner à Xirocourt, où nous arrivons à 22h.

1ère piqure.

Nous restons à Xirocourt jusqu’au 26 janvier.

 

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1916

26 janvier :

Départ à 7h, nous passons à Gripport, Bainville, Mangonville, Roville-devant-Bayon, Bayon, et nous arrivons à Méhoncourt à 13h30, et nous y restons jusqu’au 10 février.

10 février :

Nous quittons Méhoncourt, à 6h matin, par la gelée et la neige. Difficile à marcher.

Nous passons à Charmois-la-Grande, Damelevières, Rosières-aux-Salines, St Nicolas, Art-sur-Meurthe où nous cantonnons (arrivée à 12h½).

2e piqure.

11 février :

Départ d’Art à 7h, nous passons à Lenoncourt, Buissoncourt où nous arrivons à 9h30.

Nous y restons jusqu’au 14 (pendant cette période, 3e piqure pour la typhoïde)

14 février :

Départ à 7h par Réméréville, et nous allons à Hoëville, où nous restons jusqu’au 13 mars.

13 mars :

Départ de Hoëville, à 13h. Nous passons à Réméréville, Buissoncourt, Lenoncourt, Art-sur-Meurthe, Laneuveville, où nous arrivons à 17h30. Cantonnement.

14 mars :

Départ à 13h30.

Nous passons Jarville, et nous embarquons à la gare. Nous passons par Nancy, Toul, Neufchâteau, Gondrecourt, Bar-le-Duc, Revigny où nous débarquons le 15 à 4h du matin.

15 mars :

Nous allons cantonner à Contrisson, jusqu’au 21.

21 mars :

Départ à 6h par Revigny, Laimont, Louppy-le-Château où nous restons 1h, et nous allons à Vilotte-devant-Louppy, où nous cantonnons.

22 mars :

Départ à 7h nous passons à Vaubecourt, Evres, Nubécourt, Fleury-sur-Aire, arrivé à 14 heures.

Cantonnement.

23 mars :

Départ à 6h par Autrécourt, Froidos, Ville-sur-Cousances, Jubécourt, Brocourt, Récicourt, et cantonnement à 19 heures dans le bois de Hesse, jusqu’au 30.

30 mars :

Départ à 4h matin, par Montzéville, et nous allons à Esnes ; relève des blessés très difficile et dangereuse.

Bombardement continuel du pays.

3 avril :

A 22 heures incendie de l’église, et de plusieurs maisons avoisinantes.

4 avril :

FALLUE et GRANDJASSE sont blessés sérieusement.

Nous restons à Esnes jusqu’au 6…

 

(*) : En septembre et novembre 1914 est cité son ami GRANJEASSE, il s’agit sûrement de la même personne.

6 avril :

Départ de Esnes à 20 heures, nous passons à Montzéville, Dombasle-en-Argonne, (rencontre des musiciens du 146) et nous allons cantonner au bois St Pierre (à côté du moulin de Rampont) où nous attendons le rassemblement du régiment.

7 avril :

Nous partons à 11h45 nous allons embarquer en autos à Blercourt, nous passons à Lemmes, Souilly, Heippes, Issoncourt, Chaumont-sur-Aire, Erize-la-Petite, Erize-la-Grande, Rosnes, Érize-la-Brûlée, Rumont, Naives-devant-Bar, Bar-le-Duc, Combles et Trémont où nous arrivons à 20 heures et où nous cantonnons.

8 avril :

(Rencontre d’Emmanuel BOURLIER qui rejoignait son régiment)

Nous restons à Trémont jusqu’au 13.

13 avril :

Départ à 13h30 pour Beurey (Meuse) où nous restons jusqu’au 21.

21 avril :

Nous quittons Beurey à 4h du matin.

Nous passons à Couvonges et allons embarquer à Mussey.

Nous partons à 10h30 nous prenons la ligne de Paris jusqu’à Pantin, nous embranchons vers le Nord, passons à Beauvais, et allons débarquer à Conty (Somme) le 22 à 3h30 du matin.

22 avril :

A 6 heures nous partons, nous passons à le Bosquel, Essertaux, et allons cantonner à Oresmaux où nous arrivons à 10h (pendant cette période je pars en permission le 26)

Nous y restons jusqu’au 9 mai.

9 mai :

Départ à 7 heures.

Nous passons à St Sauflieu, Plachy, Creuse, Revelles, Pissy, et nous arrivons à midi à Bovelles, où nous cantonnons.

10 mai :

Revue par le Gal JOFFRE, remise du grand ruban de la Légion d’Honneur au Gal BALFOURIER.

23 mai :

Revue de la division par le Gal BALFOURIER, généraux Russes, et Anglais.

Nous restons à Bovelles jusqu’au 1er juin.

1er juin :

Départ à 5h par Ferrières, Pont-de-Metz, Amiens et Longueau.

Arrivé à 10h30 où nous cantonnons.

2 juin :

Départ à 6h par Glisy, Blangy et Aubigny-sur-Somme, où nous arrivons à 10h.

Cantonnement.

3 juin :

Départ à 5h par Fouilloy, Hamelet, Vaire-sous-Corbie, le Hamel, Cerisy-Gailly, Morcourt, arrivé à 9h où nous cantonnons sous la tente jusqu’au 5.

5 juin :

Départ 13h pour Méricourt, où nous passons la nuit

6 juin :

Départ à midi pour La Neuville-lès-Bray.

Arrivé à 2h. Nous restons jusqu’au 28.

Pendant ce temps, corvées au dépôt de matériel et travaux aux tranchées.

29 juin :

Nous montons prendre nos emplacements aux tranchées. (*)

 

(*) : Conforme à 1 jour près au JMO qui annonce la relève dans la nuit du 27 au 28.

1er juillet :

Attaque générale après 4 jours de bombardements (*), nous avançons de 2 km sans perte dans le régiment : nous ne sommes relevés que le 12.

 

(*) : C’est la bataille de la Somme.

12 juillet :

Arrivons à La Neuville à 4h où nous restons jusqu’au 21 (après avoir déménagé 4 fois et pour cause de bombardement).

21 juillet :

A 19h nous partons au bois des Célestins (*), nous passons par Méricourt, Morcourt, Chipilly, et arrivons au bois à minuit où nous restons jusqu’au 26.

 

(*) : Face à Cerisy sur l’autre rive de la Somme.

26 juillet :

Départ à 6h nous passons à Chipilly, Etinehem, Bray-sur-Somme, Cappy, et allons cantonner au ravin de Suzanne.

27 juillet :

Nous perdons notre camarade EYER, tué dans un abri, ainsi que SOLEIL, et DUVOID (*), qui meurent en arrivant à l’ambulance des suites de leurs blessures.

 

(*) : Pierre EYER (natif de Rambervillers, Vosges) : Voir sa fiche

Henri Marie Théodule DUVOID (natif de Nancy, 54) : Voir sa fiche

Constant Charles SOLEIL (natif de Nancy, 54) : Voir sa fiche

28 juillet :

Nous quittons Suzanne à 16h et nous allons au ravin du moulin de Fargny où nous arrivons : après une minute d’émotion à Vaux.

29 juillet :

Même cantonnement.

30 juillet :

A 4h nous montons au poste de secours des bataillons, un peu en avant Maurepas, le régiment attaque, mais sans résultat.

Nombreux blessés, relève difficile et dangereuse.

31 juillet :

Journée plus calme, moins de blessés, et nous sommes relevés dans la nuit.

1er août :

Nous arrivons à Suzanne, au bois Ceylon (*) où nous restons jusqu’au 9.

En arrivant, au bois nous apprenons la mort de COUSTEAU tué pendant la relève. (**)

 

(*) : 1.5km NO de Suzanne appelé maintenant « Bois des Longuis » sur Géoportail.

(**) : Georges Édouard Germain COUSTEAU (natif de Coursan, Aude) : Voir sa fiche

9 août :

Nous partons à Aubigny-sur-Somme où nous restons jusqu’au 15.

15 août :

Départ à 4h et nous allons embarquer à Boves (Somme) d’où nous partons à 10h. Nous passons à Amiens, Abbeville, Eu, et allons débarquer à Arques-la-Bataille, Seine Inférieure (*) à 17 heures,

Nous partons à Ancourt, à 7 km et passons par Martin-Église.

 

(*) : Maintenant Seine Maritime,

16 août :

Même cantonnement.

17 août :

Nous repartons la musique seulement à Martin-Église.

24 août :

Revue à Dieppe sur la plage.

Nous restons à Martin-Église jusqu’au 8 octobre.

Pendant cette période concert au match de football, sur la plage et au kiosque de Dieppe.

(du 5 au 17 septembre troisième permission).

8 octobre :

Départ de Martin à 10h½.

Nous prenons le drapeau à Ancourt, à midi, nous passons à Sauchay, Bellengreville, St Nicolas-d’Aliermont, et cantonnons à Notre-Dame-d’Aliermont… (15 km).

9 octobre :

Départ à onze heures, passons à Ste Agathe, Lucy, et cantonnement à St Germain-sur-Eaulne à 17 heures (21 km).

10 octobre :

Départ à 7h et allons cantonner à Conteville, arrivé à onze (heures) (15km).

11 octobre :

Départ à 9h30.

Nous passons aux Défens, Lannoy, Abancourt, Romescamps, St Thibault (Oise) ; cantonnement à 4 heures (28 km).

12 octobre :

Départ à 7h30.

Nous passons à Handicourt (Somme), Daméraucourt, Dargies.

Cantonnement à 12h (13 km).

13 octobre :

Départ à 6h30.

Nous passons à Poix, Croixrault, et St Aubin où nous arrivons à 1h (20 km).

14 octobre :

Même cantonnement. (Je pars pour ma 4e permission).

Nous restons à St Aubin jusqu’au 22 novembre.

22 novembre :

Départ à 8h, nous prenons les autos près d’Hermilly.

Nous passons à Fresnoy-au-Val, Revelles, Salouël, Pont-de-Metz, Amiens, Longueau, Villers-Bretonneux, Fouilloy, Corbie, et nous débarquons au camp de Gressaire, près d’Étinehem à 16 heures.

 

(*) : Il est écrit camp de Grecelles ; le JMO indique « camp 14 » qui était situé près du bois de Gressaire à proximité de la grande route vers Bray au NO d’Etinehem et N de Chipilly. Voir la situation exacte

 

 

 

23 novembre :

Nous restons dans les baraquements du camp.

24 novembre :

Départ 12h½.

Nous passons par Bray, Suzanne, Maricourt, Audecourt, et nous restons au ravin de Maurepas, où nous arrivons à 20h ; cantonnement sous les marabouts (*)  jusqu’au 29.

 

(*) : Tentes de l’armée)

29 novembre :

A 20h nous relevons le 418(e RI), nous passons à Maurepas, Combles, Frégicourt et nous arrivons devant Sailly-Saillisel ; où le régiment prend les tranchées : par un temps affreux ; de l’eau et de la boue jusqu’au ventre.

Nombreux pieds gelés pendant le période.

 

(*) : Il ne subsiste plus qu’un calvaire.

3 décembre :

A 22h nous sommes relevés par le 79(e RI).

Rassemblement du régiment au ravin de Maurepas.

4 décembre :

Nous prenons les autos à Suzanne, à 10h et débarquons au bois des Célestins où nous cantonnons.

5 décembre :

Départ du bois à 10h.

Embarquons en autos sur la route de Cerisy. nous passons à Villers-Bretonneux, Amiens, Quevauvillers, et débarquons à Croixrault, où nous cantonnons.

Arrivée à 17 heures.

6 décembre :

Étape à pieds.

Départ à 6h, passons à Fosse-Bleuet, Namps, et allons cantonner à Tilloy-lès-Conty.

Arrivée à onze heures.

7 décembre :

Départ à onze heures, et allons à Lœuilly, pour embarquer.

Grand retard du train, et nous n’embarquons que le 8 à 3 h.

8 décembre :

Nous passons par Beauvais, Creil, La Ferté-Milon, Château-Thierry, Châlons, Bar-le-Duc, Gondrécourt, Toul, Nancy, Jarville, et allons débarquer à Ludres, le 9 à 8h :

9 décembre :

Nous débarquons, à 8h, puis nous passons, par Fléville, Lupcourt, Ville-en-Vermois, Manoncourt, et allons cantonner à Coyviller, où nous arrivons à 15 heures.

10 décembre :

Même cantonnement ; nous restons à Coyviller jusqu’au 13.

13 décembre :

Départ à 8 h, passant à Manoncourt, Ville-en-Vermois, Laneuveville, Tomblaine et cantonnant à St Max.

Arrivé 13 (heures ? mot manquant).

14 décembre :

Même cantonnement.

15 décembre :

Départ à 13 h par Essey, Agincourt, Moulin, et Bouxières-aux-Chênes où nous restons jusqu’au 18 janvier.

 

André écrit ici février mais janvier est confirmé par le JMO et André a corrigé le lendemain.

 

Pendant cette période nous travaillons au dépôt de matériel.

ZIPPER, et MARTIN sont blessés grièvement à Lanfroicourt.

1917

18 janvier :

Départ à 7h30 par Moulin, Agincourt et cantonnons à St Max.

19 janvier :

Départ à 7h30 par Tomblaine, Jarville, Laneuveville, St Nicolas et cantonnons à Rosières-aux-Salines jusqu’au 9 février.

9 février :

Départ de Rosières, par Virimont et arrivons à Lunéville où nous restons, caserner au château Stanislas jusqu’au 13 mars.

13 mars :

Départ de Lunéville à midi et allons cantonner au château de Rehainviller.

14 mars :

Même cantonnement.

15 mars :

Départ de Rehainviller à 9h passant à Mont-sur-Meurthe, Blainville, Damelevières et arrivant à Haussonville où nous restons jusqu’au 24.

24 mars :

Départ à 8h, passant à St Mard, Lorey, et allant embarquer à Bayon à onze heures.

Nous passons par Blainville, Nancy, Toul, Neufchâteau, Gondrecourt, Bar-le-Duc, Vitry, Châlons, Épernay et débarquons le 25 à Château-Thierry à 20h.

Nous restons à Château le lendemain.

27 mars :

Départ de Château-Thierry à 8h passant à Vaux et allant cantonner à Bussiares.

28 mars :

Même cantonnement jusqu’au 28.

Le 28 étant le jour même, André devait vouloir dire jusqu’au 2 avril, comme il est écrit juste après, confirmé aussi par le JMO.

2 avril :

Nous partons à 7 heures, passons par Licy-Clignon, Monthiers, Bonnes, et Latilly où nous cantonnons

3 avril :

Même cantonnement.

4 avril :

Départ à 5h30.

Passons à Nanteuil, Oulchy-la-Ville, Hartennes, Droisy et arrivé à midi à Muret-et-Crouttes.

5 avril :

Même cantonnement jusqu’au 10.

10 avril :

Départ de Muret pour Hampteuil-sous-Muret où nous restons jusqu’au 14.

14 avril :

Départ de Nampteuil à 20h30 par Maast-et-Violaine, Cerseuil, Limé, et Courcelles où nous arrivons le 15 à 2h matin.

15 avril :

Départ de Courcelles à 19h30 par Dhuizel, Bourg-et-Comin, et Verneuil où nous restons cantonner jusqu’au 24.

16 avril :

Attaque générale (*) mais les Allemands bien retranchés, nous empêchent d’avancer comme nous l’espérions.

Nous prenons Braye-en-Laonnois et faisons environ 1000 prisonniers (avance de 1800m).

Perte assez sérieuse.

 

(*) : Il s’agit de l’attaque du Chemin des Dames. Le 20e corps a pris part à l’attaque. Mais ce sont les 153e et 39e divisions d’infanterie (DI) qui sont parties à l’assaut en premier. La 11e DI (celle d’André) est « accolée » et suit la 39e DI, ce qui explique le nombre de ses pertes « peu » élevées le 16 avril : 5 tués et 18 blesses. Le 20e corps, lui, perd 111 officiers et 3114 hommes entre le 16 et 19 avril (JMO 20e CA).

24 avril :

Nous allons à Moussy-sur-Aisne installer le poste de secours. (nous y restons jusqu’au 12 mai)

Nouvelle attaque le 5 et 6 (mai) pour prendre le Chemin des Dames : nous y arrivons mais avec beaucoup de pertes.

12 mai :

Bombardement de Moussy avec violence et nous sommes obligés d’évacuer le poste de secours, et de retourner au château de Verneuil.

(Le 10 un dépôt de grenades saute près de nous et démoli la moitié du pays : CLAUDON est blessé à la tête et une fracture au bras gauche.

Nous restons au château de Verneuil jusqu’au 15 mai.

 

(*) : Entre le 15 avril et le 15 mai le 69e RI a perdu 500 hommes. Le décompte exact de l’effectif est établi quotidiennement sur le JMO.

15 mai :

Départ de Verneuil à 4h par Bourg-et-Comin, Dhuizel, Braine, et Augy où nous arrivons à 9h.

16 mai :

Départ de Augy à 6h du matin par Cerseuil, Maast-et-Violaine et Muret arrivée à onze heures où nous restons avec la division jusqu’au 18.

18 mai :

Départ de Muret, et allons retrouver la Cie à Droizy.

19 mai :

Départ de Droizy à 10h par Hartennes, Oulchy-le-Château, Armentières et La Croix où nous arrivons à 15h et nous cantonnons au château de Montigny où nous restons jusqu’au 13 juin.

12 juin :

Départ de Montigny à 4h½ et allons cantonner à Oigny (Aisne) arrivé à 12h30.

13 juin :

André a hésité entre 13 et 14 (ratures). Le JMO indique bien le 13.

Embarquement par voie ferrée à Villers-Cotterêts, gagnant Château-Thierry, Bar-le-Duc, et débarquant le 15 à Toul à midi, et allant cantonner à Francheville, où nous restons jusqu’au 23 juin.

23 juin :

Départ à 17h par Avrainville, Manoncourt, Domèvre-en-Haye, Manonville, Noviant où nous arrivons à 21h30.

24 juin :

Départ à 10h par Bernécourt, et allant aux carrières de Flirey où nous restons au PC du colonel jusqu’au (22 juillet).

29 juin :

Un avion allemand est abattu par un des nôtres : un des aviateurs se jette de l’appareil et s’écrase sur le sol faisant une chute d’environ 1000m ; pendant que l’avion abandonné à lui-même s’écrasait plus loin avec son pilote tué par une balle de mitrailleuse.

L’avion est tombé en arrière de nos lignes devant le bois de Mort Mare à droite de Flirey.

11 juillet :

Les Allemands font un coup de mains, pénètrent dans nos lignes et font quelques prisonniers.

Nous avons eu 19 morts et 25 blessés. (*)

 

(*) : Le JMO n’indique pas de pertes le 11, mais le 12 : 13 tués plus le s/s lieutenant GROSSE, 19 blessés et 3 disparus. La fiche du s/s lieutenant indique qu’il est tué le 11. L’effectif du JMO doit donc être celui du matin et correspond aux pertes de la veille. 

22 juillet :

Départ à 20 heures par Bernécourt, Noviant, Manonville, et arrivons à Domèvre-en-Haye où nous cantonnons jusqu’au 4 août.

4 août :

Départ de Domèvre à 19 heures et retournons prendre les mêmes emplacements dans le secteur de Flirey jusqu’au 1er … (septembre ? mot manquant)

11 août :

Les Allemands font un coup de main mais ont échoué sous le feu de nos mitrailleuses, laissant des morts sur le terrain.

1er septembre :

Probablement tard le soir du 1er car le JMO annonce dans la nuit du 1 au 2.

 

Départ du secteur de Bernécourt, Noviant, Manonville, et Domèvre où nous restons jusqu’au 15 au soir : (Dans cette journée du 1er les boches ont bombardé les carrières. Il y a plusieurs blessés)

15 septembre :

A 19 heures le régiment quitte Domèvre pour reprendre le secteur.

16 septembre :

Nous allons à Toul, assister à une remise de diplômes aux familles éprouvées par la guerre, par la perte d’un de leurs membres et nous rejoignons le soir nos emplacements aux carrières de Flirey.

17 septembre :

Un avion allemand fut descendu par nos canons spéciaux dans la matinée.

3 octobre :

Nous sommes relevés à 23 heures par la légion étrangère.

Nous allons à Domèvre, où nous attendons les autos que nous prenons le 4 à 7h matin.

4 octobre :

Nous passons à Rosières-en-Haye, Saizerais, Marbache, Pompey, Frouart, Nancy, Seichamps, et nous descendons à Laneuvelotte, où nous restons jusqu’au 24 (pendant ce temps les bn (bataillons) font des travaux de défense).

24 octobre :

Départ de Laneuvelotte à 7h.

Nous prenons les autos et nous allons à Benney en passant par Seichamps, Eissey, Nancy, Baraques-de-Ludres, Richardménil, Flavigny, Crévéchamps et Benney où nous restons jusqu’au 3 décembre.

3 décembre :

Départ de Benney à 7h. Nous allons prendre les autos à Crévéchamps. Nous passons par Flavigny, Richardménil, Nancy, Agincourt, et allons à Amance.

4 décembre :

Départ d’Amance, à 7h30 et allons cantonner à Lay-St-Christophe, où nous restons jusqu’au 25 décembre.

25 décembre :

Départ à 4h30 par Malzéville, Nancy, et allons embarquer à Ludres, d’où nous partons à 11h30.

Nous passons par Mirecourt, Neufchâteau, Gondrecourt, Bar-le-Duc, et débarquons à Revigny à 23h, et nous allons cantonner, à Cheminon-la-Ville, en passant par Sermaize. (Arrivé au cantonnement le 26 à 3h).

1918

6 janvier :

Départ de Cheminon, à 13h, en camions auto. Nous passons par Sermaize, Bar-le-Duc, Érize-la-Grande, Souilly, Blercourt, où nous débarquons à 21 heures.

Nous nous rendons ensuite au bois St Pierre, près de Dombasle-en-Argonne, où nous cantonnons jusqu’au 27.

27 janvier :

Départ du bois St Pierre à (*)

Nous prenons les autos sur le route de Dombasle et débarquons à Verdun, Faubourg-Pavé, d’où nous nous rendons à pieds au secteur de Beaumont et nous arrivons à la côte du Poivre à ? h où nous restons jusqu’au 19 mars.

Pendant cette période et principalement le 17/2 et le 5/3 nous avons éprouvé un fort bombardement à obus toxiques qui occasionne beaucoup d’évacuations. (**)

 

(*) : Heure manquante et pas de JMO du 01/01/18 au 30/06/18 dans Mémoire des Hommes pour recouper.

(**) : L’historique régimentaire les mentionnent au 17-18/02 et 11-12/03.

19 mars :

Nous passons la journée à la citadelle de Verdun.

20 mars :

Nous partons de la citadelle à midi et allons embarquer à Landrecourt à 17h.

21 mars :

Nous débarquons à Blesme (Marne) le 21 à 4h d’où nous partons cantonner à Bassuet. nous y restons jusqu’au 28.

28 mars :

Départ de Bassuet à 8h, nous passons à St Amand, La Chaussée, et nous cantonnons à St Martin à Pré (St Martin-aux-Champs).

Arrivée à 11h30.

29 mars :

Départ à 5 heures par Cheppes, Vitry-la-Ville, Montcetz, où nous restons en alerte dans les champs, et allons le soir cantonner à Sarry (près de Châlons).

30 mars :

Nous restons à Sarry, et nous embarquons dans la nuit du 31 à 2h en camions autos, nous passons par Châlons, Épernay, Château-Thierry, Neuilly-St-Front, La Ferté-Milon, Villers-Cotterêts, et débarquons le 1er avril à 4h du matin à Pont-Ste Maxence (Oise) d’où nous nous rendons au château de Beaurepaire :

14 avril :

Départ à 6h par la Rue-des-Bois, Verneuil, Creil, Montataire, Mello, Lombardie, et Bury, étape de 25 km.

15 avril :

Départ de Bury à 7h par Mouy, Noailles, Abbecourt, et Allone (étape de 25 km).

16 avril :

Départ à 7h par Beauvais, Tillé, Rougemaison et Auchy-la-Montagne où nous arrivons à 15h (étape de 22 km).

17 avril :

Repos.

18 avril :

Repos.

19 avril :

Repos.

20 avril :

Départ à 6h par Rotangy, Prévillers, Gaudechart, St Maur, Brombos où nous cantonnons.

21 mars :

Départ à 6h par Sarcus, St Thibault, St Clair, Fouilloy, et Morvillers-St Saturnin (cantonnement).

22 mars :

Départ 5h par Orival, Lafresnoye, Laboissière, Liomer, Fresneville, et Saint-Maulvis où nous cantonnons jusqu’au 26 au soir.

26 mars :

Départ à 18h par Épaumesnil, Belloy , Aumont , Camps-en-Amiénois, Molliens-Vidame (*) et Bougainville (arrivé 24h).

 

(*) : devenu en 1972 Molliens-Dreuil.

27 mars :

Départ à onze heures 30 par Flixecourt, Briquemesnil, Ferrières et Saveuse où nous restons jusqu’au 2 mai.

2 mai :

A 8h nous nous déplaçons et allons à Ailly-sur-Somme où nous restons jusqu’au 4.

4 mai :

Départ à 2h30 par St Sauveur, St-Vaast-en-Chaussée, Frémont, Flesselles, Varancourt (*), Villers-Bocage et Rubempré arrivée à 10h : (24 km).

 

(*) : pas trouvé, pas de village entre Flesselles et Villers-Bocage, ni à proximité même en 1866.

5 mai ;

Départ à 5h30 par Puchevillers, Marieux, et Sarton de Pas. (*)

Arrivée à 9h (13 km).

 

(*) : Le village étant « Sarton » tout court, peut-être qu’il voulait dire qu’ils entraient dans le Pas de Calais ?

18 mai :

Départ de Sarton à 5h30 par Orville, Caumesnil, Halloy, Lucheux et Ivergny arrivée (10 km).

30 mai :

Départ d’Ivergny à 20h par Lucheux, Grouches, Milly, Doullens, Beauval, et Naours où nous arrivons le 31 à 4h matin (28 km).

31 mai :

Départ à 20h par Flesselles, et cantonnement à St Vaast-en-Chaussée arrivée 23 heures.

3 juin :

Départ à 1h par St Sauveur, Ailly-sur-Somme, Saveuse, et allons embarquer à Saleux, d’où nous partons par Ch. (chemin) de fer à 7h.

Nous passons par Conty, Beauvais, Mouy-Bury, Creil et allons débarquer à Pont-Ste-Maxence à 17h.

de là nous allons cantonner au château de Beaurepaire où nous restons jusqu’au 6.

6 juin :

Départ de Beaurepaire à 13 heures en autos par Pont-Ste-Maxence, St-Martin-Longueau, Blincourt, La Neuville-Roy, arrivé à 19 heures.

9 juin :

A 24h départ par Montiers et Ménévillers :

Attaque allemande : Les Allemands arrivent à prendre Méry.

10 juin :

Nous contre-attaquons et arrivons à reprendre Méry.

11 juin :

Seconde attaque avec tanks qui réussit assez bien et nous reprenons le terrain pris par les Allemands le 9.

12 juin :

Nous quittons Ménévillers, par St-Martin-aux-Bois, et allons embarquer en autos près de Ravenel, et de là nous allons à Clairoix en passant par La Neuville-Roy, Arsy, Venette, Compiègne, et Clairoix arrivé à 24 heures.

13 juin :

Repos.

14 juin :

Départ de Clairoix à 2h par Compiègne.

Nous prenons les autos sur la route de Soissons et allons à Attichy.

Arrivée 8h.

 

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Le récit s’arrête à cette date, à l’exact milieu du carnet. Suivent 14 pages avec des chansons et poèmes (visibles ici), puis le carnet contient une série de pages avec des noms, des comptes et liste de matériel (visibles ici).

Comme c’est au milieu d’un carnet (présence de ficelles), il est probable que des pages centrales contenant la suite étaient détachées et ont été perdues.

 

 

 

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Sa fiche matriculaire indique qu’il reçut la croix de guerre (étoile de bronze) le 31 juillet 1918 et fut libéré du service armé le 27 mars 1919.

 

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Contacter le propriétaire du carnet d’André DURAND

 

Voir les chansons écrites par André DURAND

 

Voir des photos du 69e RI

 

Vers d’autres témoignages de guerre 14/18

 

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Parcours de son régiment pendant sa convalescence du 7 mars au 3 juillet 1915

 

 

11 mars :

Nous allons 4 jours dans une ferme.

13 mars :

Remise de décorations, et concert dans la ferme.

15 mars :

Nous allons 4 jours à Wieltje.

19 mars :

Nous allons au repos à Woesten jusqu’au 23 mars.

23 mars :

Départ pour Wieltje.

24 mars :

Des équipes vont aux tranchées pour équipe sanitaire.

25 mars :

Même travail que la veille.

27 mars :

Départ de Wieltje, pour repos de 4 jours, dans une ….

 

(*) : Mot manquant : le JMO indique que les bataillons cantonnent dans les fermes voisines.

28 mars :

Répétition et concert le lendemain.

29 mars :

Remise de décorations.

31 mars :

Restons à Wieltje, jusqu’au 4 avril :

4 avril :

Nous allons au repos 4 jours à Woesten.

8 avril :

À Wieltje 4 jours.

12 avril :

Au repos même ferme qu’à l’ordinaire 4 jours.

16 avril :

Départ 4h30 du matin, par le faubourg d’Ypres, Brielen, Elverdinghe.

Nous embarquons en camions autos, à Woesten, à 8h du matin.

Nous passons à Westvleteren, Oulteren (*), Crombeke, descendons à Houtkerque (France) à 10h30 matin.

 

(*) : Ou Gulteren ? Non trouvés et il n’y a pas de village entre Westvleteren et Crombeke.

17 avril :

Départ, à 10h45 par Winnezeele, Le Ryvelt, La Cornette, Cassel, Oxelaëre, grand halte, à Cassel, (gare) où nous embarquons à 19h. Départ de la gare de Cassel, à 19h30.

Nous passons à St Omer, Boulogne-sur-Mer, Calais, Étaples, et nous débarquons à Anvin, (Pas de Calais).

18 avril :

Nous partons à pieds par Monchy-Cayeux, Sautricourt, Hernicourt, Conteville, et allons cantonner à Huclier (concert).

19 avril :

Repos à Huclier, (concert)

20 avril :

Départ à 7h du matin, embarquons en camions autos sur la route de St Pol, nous passons à Brias, Tincques, nous descendons près de Haute-Avesnes, et nous allons cantonner à Marœuil (Somme) à 22h dans la mairie.

 

(*) : Il est écrit Mareuil comme dans le JMO à cette date. Cependant, il n’y a pas de village ou lieu-dit de ce nom à proximité permettant d’y aller à pied. Seul Maroeuil correspond au chemin indiqué le 27/04 mais est dans le Pas de Calais et non dans la Somme.

Marœuil est confirmé plus loin dans le JMO.

21 avril :

Nous changeons de cantonnement mais restons à Marœuil, jusqu’au 27 avril, ce jour-là le pays est bombardé.

Nous nous réfugions dans les tranchées, en dehors du pays (il y a de nombreux blessés).

27 avril :

Nous quittons Marœuil, à 17h30 nous passons à Haute-Avesnes, Izel-lès-Hameau, et nous allons cantonner à Villers-Sir-Simon.

28 avril :

Nous y restons, jusqu’au 5 mai pendant ces quelques jours répétition et concert tous les jours.

5 mai :

Départ à 15h par Izel-lès-Hameau, nous cantonnons à Hermaville, où nous arrivons à 21h30.

6 mai :

Même cantonnement jusqu’au 8 au soir.

8 mai :

Départ dans la nuit nous allons à Marœuil.

9 mai :

Attaque générale dans la région d’Arras (*), précédée d’un violent bombardement de notre part.

Nous avançons sur plusieurs points dans l’après-midi.

Les Cies ramènent des prisonniers.

 

(*) : Il s’agit de la première bataille d’Artois.

10 mai :

La bataille continue, l’artillerie ennemie riposte plus que la veille.

11 mai :

Nous avançons mais très lentement (toujours des prisonniers).

La nuit nous allons aux blessés.

12 mai :

Marœuil est bombardé. La lutte est toujours très active.

Deux musiciens sont blessés pendant la relève des blessés dont l’un d’eux meurt quelques jours plus tard.

13 mai :

Continuation du bombardement.

14 mai :

Idem

Nombreuses victimes à Marœuil.

15 mai :

Idem

16 mai :

Idem

17 mai :

Nous sommes journellement bombardés ; aux tranchées les attaquent se poursuivent, sous un feu violent : Nous avançons très lentement mais subissons des pertes sérieuses.

Nous allons alternativement aux blessés, ceci continue jusqu’au 25 mai.

25 mai :

Nous quittons Marœuil, et allons à Frévin-Capelle où nous arrivons à 1h du matin (nous dormons le reste de la nuit dehors.)

26 mai :

Nous restons à Frévin, jusqu’au 30 mai ;

30 mai :

Départ à 11h par Agnières, Aubigny-en-Artois, Savy-Berlette, nous arrivons cantonner à Penin à 14h.

Nous y restons, en repos jusqu’au 6 juin : pendant ces quelques jours répétition et concert.

6 juin :

Nous embarquons, en camions autos à 16h direction de Marœuil, où nous revenons à 22h.

7 juin :

Marœuil étant toujours bombardé, nous allons occuper les tranchées, près de la ligne de chemin de fer, en dehors du village, nous restons jusqu’au 19 juin : pendant ce temps nous allons aux blessés, généralement la nuit.

19 juin :

Départ à la tombée de la nuit nous allons au repos à Hautes-Avesnes.

20 juin :

Nous restons au repos jusqu’au 26 et nous allons reprendre le même emplacement à Marœuil.

26 juin :

Départ pour Marœuil.

27 juin :

Nous occupons les mêmes places que la période précédente. Nous y restons jusqu’au 3 juillet.

Le 30 juin, corvée de champ à St Aubin.

 

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