Notes  de Pierre BOURGAULT

du 31e régiment d’artillerie

 

 

"Vous trouverez ci-joint le carnet de mon grand-père Pierre Bourgault, que j'ai retranscrit (avec sans doute des erreurs de lieux) ainsi que sa fiche militaire."

Merci à Pierrick pour l’accord de mise en ligne du carnet de son grand-père.

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Février 1915

Parti du Mans le jeudi 11 février (1915), arrivée à Ocemont (Ancemont 55) le dimanche matin 14.

De là, nous sommes partis pour Mons à 15 km d'Ancemont.

Le lundi 15 sur les positions dans la Forêt Noire. (Forêt Noire a été barré)

Mardi id.

Mercredi grande attaque chaque pièce plus de 300 obus chacune en 93 minutes.

C'est là que les fantassins ont fait des prisonniers et pris la butte des Eparges. Jeudi toujours dans le bois.

Vendredi id.

Samedi id.

Dimanche id.

Toute la semaine pareille.

Dimanche 28 février, partis pour Audainville à 7 heures du soir, on est arrivés à 10 heures.

Mars 1915

Le lundi 1 nettoyage du matériel. Le mardi 2 idem. Il ne fait pas chaud.

Le mercredi 3

Dans la grange on démonte.

Le jeudi 4  Dimanche 7  Mercredi 10

Vendredi 5  Lundi 8  Jeudi 11

Samedi 6  Mardi 9  Vendredi 12

Vendredi 12 mars, promenade sur le bord du canal.

Samedi 13

Pêche au collet.

Dimanche 14, Lundi 15, Mardi 16.

Mercredi 17

Partis à 3 heures du matin dans le bois.

Jeudi 18. Vendredi 19. Samedi 20. Dimanche 21. Lundi 22. Mardi 23. Mercredi 24. Jeudi 25. Vendredi 26.

Samedi 27

Grande attaque sur Combles.

Dimanche 28 messe dans le bois.

Lundi 29 aux cuisines des avant-trains. Mardi 30. Mercredi 31, Visite de Gillard (Giffard, Giflard ?). Il nous dit que Jules Launay est blessé.

Avril 1915

Jeudi 1er on fait une courte… (?)

Vendredi 2. Samedi 3.

Dimanche jour de Pâques.

Lundi 5 fait 26 prisonniers boches x la route.

 

Mercredi 7. Jeudi 8. Vendredi 9. Samedi 10. Dimanche 11. Lundi 12.

 

Mardi 13.

Tous les derniers jours il y a ravitaillement ou corvée de douilles.

Toutes les nuits on trouve une ambulance de fantassins restée dans un trou d'obus.

On leur aide à se tirer et nous paye un bon coup de x 2 heures après.

 

Jeudi 16.

Le soir grande représentation devant la cabine (cambuse ? cahute ?) au logis.

Séance de lutte.

 

Vendredi 17. Samedi 18. Dimanche 19.

 

Lundi 20.

Les boches bombardent nos anciennes positions que le 46e occupe.

Ils se sont fait repérer pour avoir étendu du linge. Heureusement pour eux que nous avions fait des abris de combat.

Il n'y a aucun blessé.

Mais toutes les cahutes sont démolies. Ils sont obligés de changer de position.

 

Mardi 21. Mercredi 22. Jeudi 23.

Vendredi 24.

Le petit bourg du Mesnil est bombardé. Il tombe quelques obus sur Mons.

Samedi 25 toute la semaine

Grande attaque nuit et jour on ravitaille. Et faut faire vite.

Les obus boches radinent de tous les côtés.

Mai 1915

Dimanche 2. Lundi 3.

Mardi 4

Une pièce éclate et tue le chargeur.

Mercredi 5

2 pièces éclatent. Il y a 2 blessés.

Les boches ne font qu'attaquer, le 37ème est obligé d'abandonner ses pièces.

Mais on les reprend le soir même. Il y a de la grosse pièce de prise aussi.

Les boches ont tapé dessus avec des pics et ont cassé toutes les culasses. Il y a plusieurs prisonniers.

 

Jusqu'au 17, pas grand changement.

Le 18, je tire mon premier coup de canon.

 

19 mai, 20 mai 21 mai, 22

23, jour de la Pentecôte.

On assiste à la messe dite par un soldat prêtre du 44.

Ce soir, tir de barrage à 11 h.

Mardi.

 

Mercredi 26

Revue du régiment par le capitaine dans le x…

Et il n'a encore pas trouvé ça bien.

Jeudi 27

Les fantassins jouent la Marseillaise en l'honneur de l'intervention de l'Italie.

Vendredi 28 jusqu'au mercredi 2, peu de changement.

Juin 1915

Jeudi 3 on change de position.

On part à 8 h pour arriver à 6 h dans un grand champ où l'on fait le jus. Nous repartons aussitôt et le général nous passe la revue.

 

Enfin on arrive à Nicey à 9 h du matin.

Là on boit un bon coup. Je tiens ma petite cuite le soir.

Je fais la x.

Le plus embêtant c'est qu'il faut repartir le soir à 10 heures prendre position. Nous sommes tous légèrement x.. amis.

Cordelet tombe dessus x.. la flèche du canon la roue lui passe sur le corps.

Nous n'arrivons pas le matin sur les positions.

On est tous esquintés. On nous fait encore ranger les pièces et les caissons dans les abris.

On n'en peut plus du tout. Cela fait trois nuits que l'on passe toutes blanches car la veille de partir on était de garde.

Toute la journée de vendredi on est encore debout. On fait un tir de barrage.

Enfin le soir arrive tout de même et toute la nuit on est bien tranquilles.

 

Samedi 5, dimanche 6, lundi 7, mardi 8. Les servants de l'échelon viennent nous relever à cheval.

Mercredi 8 un mur s'écroule et blesse notre chef de logis.

Jeudi 10 promenade à la ferme du Veau Mare. (*)

(*) Il s’agit très certainement de la ferme de Vaux-Marie, lieu de combat très sanglant durant la bataille de la Marne, en septembre 1914.

 

Vendredi 11.

Samedi 12 on va chercher 4 canons et 6 caissons à Ranbusin x on laisse les nôtres au 18 d'art.

Dimanche 13 on nettoie le matériel c'est dégoûtant.

Lundi 14 à 6 heures du matin, départ de Nicey, on arrive à Nancy à 11 heures du matin et on embarque pour partir à 4 heures du soir.

 

On est passés par Tronville, Vensière, Menarseaut, Forges, St Gasière, Audelaincourt, Gondreaut  Dainville, Epinal.

 

On est débarqués à Savelane-Saveclasse à 4 heures du matin.

On est passés par Bruyères (88) et arrivés à 9 heures dans un petit patelin Brouvelieures (88) où nous sommes cantonnés.

Mercredi 16

Nettoyage du matériel.

Jeudi 17

On fait des batteries attelées. Départ à 4 heures et on est arrivés à 8 h.

De 8 à 11 nettoyage du matériel.

Vendredi 18.

Samedi 19, batteries attelées.

Juillet 1915

Dimanche 20, Lundi 21.

Mardi 22, on fait une mise en batterie. On met plus d'une heure à placer la pièce, à la situer on a du mal on est obligés de mettre les chevaux sur la flèche.

A 10 heures du soir... une revue d'habillement mais alors on avait tous lavé nos vestes on est obligés de les mettre toutes mouillées.

On passe par St Dié (88) à 9 h du matin.

 

Mercredi 23 on prend position sur une montagne.

On finit à trois heures de l'après-midi. Aussitôt prêts on tire un coup toutes les deux minutes.

Les boches nous répondent. Il tombe une marmite sur la première pièce.

On a de la veine il n'y a personne de blessé que le sous-lieutenant qui reçoit une pierre dans les reins.

 

Jeudi 24

Une avant-train (*) qui nous amène notre ravitaillement, tombe dans un ravin. Tout le monde est dans le même tas, par bonheur il n'y a personne de blessé.

Le cheval du caporal de tombe dans un ravin et se tue.

(*) Il s’agit de la tête du train de combat. Le train de combat était l’ensemble des moyens pour permettre au régiment un combat de quelques jours : Munitions, nourriture, véhicule de santé... Il était hippomobile et comprenait 30 à 40  « voitures »

 

Vendredi x. Ce soir on descend des positions et que l'on x tous ces hauts rochers la pointe du Paradis, le Sapin sec, etc... Il y a aussi une croix au bas d'un rocher.

C'est dit on la tombe d'une jeune fille qui en se promenant sur les rochers est tombée et s'est tuée. Le petit patelin s'appelle Dajon (?) et la montagne d'Ormont.

Il y a aussi la roche des Fées.

 

Mardi 29

Maintenant le ravitaillement se fait sur des mulets.

 

Jusqu'au 8 juillet, pas de changement.

Mardi 6 on remonte sur les positions.

Mercredi 7

 

Jeudi 8

À 6 heures du soir on commence l'attaque.

On envoie 110 obus on tire une partie de la nuit.

Le soir on voit le feu dans deux patelins, les boches bombardent St Dié.

 

Vendredi 9 on dort.

On doit se tenir toujours auprès des pièces. On fait quelques tirs de barrage. Pendant le tir, en ouvrant la culasse il n'y a que le bout de la douille à sortir.

Alors on veut mettre un autre obus mais il n'y coule pas. On le fait ressortir avec l'écouvillon, c'est l'autre bout de la douille qui était resté dedans et que l'on croyait sorti.

 

Pierre de la Fontenelle.

Lundi 12 on descend les pièces à 4 h du soir et on part à 10 heures de Dijon Disjon on repasse par St Dié on passe les rives du col du bonhomme vers 11 h le lendemain.

Mercredi 12

Départ à 6 h pour prendre position on passe par des chemins impraticables et il fait noir.

Enfin on arrive à 3 h le matin. Il tombe toujours de l'eau.

Le lendemain on est forcés de nous monter une tente... x comme des nègres. Dans la nuit x à minuit on met plus de deux heures à ranger les obus.

Vendredi 16 toute la journée on porte des rondins à dos pour finir la casemate.

 

x le 20 juillet, la journée terrible.

On commence l'attaque à 6 h du matin, à 9 h on apprend que le 33ème d'artillerie... Les boches se mettent à nous bombarder, il tombe des obus de toute part, il en tombe un sur le caisson de la première pièce, plusieurs obus prennent feu alors les hommes de la pièce sont effrayés et veulent sortir de l'abri.

Au même moment une marmite arrive en plein sur la ... les met en miettes et on ne trouve qu'une main sur le moment.

Mais le lendemain on trouve des morceaux de tous côtés. x Villar a l'œil arraché.

Il est mort en arrivant au poste de secours. Flandrin reçoit un éclat dans un bras, Durand dans la cuisse. A Orsay AURSAY reçoit un éclat en pleine poitrine, il est mort sur le coup.

Il tombe un sapin devant la bouche de notre canon, alors nous sortons pour couper les branches. Au même moment il tombe un obus qui blesse Bellanger dans les reins.

Je reçois un petit éclat dans le dos et à la première pièce le pointeur est blessé à un œil. (*)

Il y a en tout avec la 95ème brigade 5 morts et 15 blessés.

Toutes nos toiles de tente sont esquintées. Ma musette et ma capote sont trouées par des éclats.

Le 21 les boches tirent un peu plus loin.

 

(*) Dans son livret militaire, il est indiqué :

--"Blessé le 20 juillet 1915 à l'épaule gauche par un éclat d'obus."

--"Blessé le 27 juillet 1915 à la poitrine par un éclat de canon qui éclate."

--"Cité à l'ordre n°9 de l'artillerie division 129 du 12 août 1915 avec la mention suivante : quoique blessé a continué son service de tireur ».

 

Le 9 on attaque encore, on tue 2 boches par x.

On tire 280 obus par pièce.

 

24 25 26 (juillet 1915) on change de position dans la nuit.

Le 29 on commence à tirer à 4 h du matin tous les abris s'écroulent sous les obus.

 

A 7 h il tombe 2 obus sur les cuisines. Lepinay mon copain et x sont tués sur le coup.

Il y a 23 blessés.

Jusqu'à 1 h on tire 3 coups toutes les 20 minutes à 1 h 1/2 on commence l'attaque.

1A 1 h notre pièce éclate.

On a une veine, on est que 2 blessés, Lyon et moi. Nous attendons jusqu'au soir pour aller voir le Major.

Il nous envoie à l'échelon au Grand Valtin.

28 29 30 je suis au Deux Serrand.

Août 1915

Le 2 août je remonte aux positions.

Le 5 on touche une nouvelle pièce.

Le 6 on nous dit qu'il y a x

Dimanche 8 on est sur la crête du Loing.

Le 17 on fait une attaque on a reçu l'ordre de tirer aussi sur le x.

Le 18 on recommence l'attaque. On manque d'obus, on va en chercher au 33e d'artillerie. C'est des obus qui partent après que le x est tombé.

Le 19 on tire 3 coups toutes les 1/2 heures.

Le 20, 21, Veyssland le nouveau x qui va chercher des sapins, est blessé par des éclats et l'après-midi il tombe une marmite à 3 mètres de notre abri.

 

Le 22 on attaque depuis 1 h jusqu'à 7 h on tire 200 obus par pièce.

Le 23 on recommence à 3 h jusqu'à 7 h on en tire 180 nos cuisines sont toujours bombardées.

On quitte la position et on s'en va au Grand Valtrain.

Le lundi matin départ, on arrive à 11 h. On  si on se couche dans la caserne des Chasseurs.

Le lendemain il tombe de la flotte.

On va à notre cantonnement à Grandcourt. On y est à 4 h et on dort. Je passe un soir au repos. On repart le samedi au matin. On repart à St Ecouen Rouen.

Le lendemain on repart 6 h et on arrive à Lunéville à 11 h.

 

On passe la nuit dans la caserne.

Le lendemain on fiche le camp. A 3 km à Danville.

Mardi les revues commencent.

Septembre 1915

Mercredi jeudi vendredi je prends la garde.

Le lendemain je me sens mal dans un pied et le soir il est gonflé.

Samedi dimanche lundi mardi je vais à la visite.

Le lundi 13, je rentre de permission.

Le 27 depuis de Danville Deville.

Le lendemain soir de St Medelaine dans la Marne où l'on départ.

Le soir on couche près du camp de Chalons à 1 h on a une fausse alerte. On n'a plus que des biscuits à manger.

Octobre 1915

Le 1er octobre on va prendre position dans la plaine.

Le soir bombardement intense.

Le 2 on change de position les marmites tombent de tous côtés.

Dans nuit du 2 au 3 les boches bombardent. Les fantassins passent près de notre tranchée pour faire la pause. Il tombe une marmite à 20 m de notre tranchée. Il y a 7 blessés et au moins une vingtaine de blessés.

On les entend pousser des cris de notre tranchée.

Le soir on change encore de position. Il nous faut retirer des cadavres boches des tranchées pour faire nos abris.

Nuit et jour nous tirons.

 

Le 6 on fait une attaque.

C'est le 117e d'infanterie qui est dans les tranchées. Ils ont beaucoup de blessés.

Le 7 idem.

Le 8 les marmites tombent tout autour de nous. Il en tombe une sur l'abri de la 3ème pièce de la 25. Il n'y a personne de blessé du 1er groupe d'active dans les part x il y a des blessés.

Le 10 dans l'après-midi on voit un duel d'avions. Il y en a un qui est forcé d'atterrir.

Le 11 un avion est en feu. On le voit descendre.

 

Lundi 25 on quitte la position.

Mardi 26 (octobre 1915) on est cantonnés à 6 km de St Hilaire au Temple.

Mercredi 27 au soir on embarque à 11 h pour ne débarquer que le surlendemain à 9 h le soir. On couche à Jeuxenne.

Le lendemain on caserne à Bruyères. On arrive à 10 h au quartier Barbaiseau.

Novembre-décembre 1915

Jusqu'au 4 toujours les mêmes choses.

Le dimanche 6 au matin je reçois une lettre qui m'annonce la mort de Joseph Robin et puis je vais à la Messe.

Le Curé nous fait rire avec son petit discours au sujet des x. Il dit aux dames et aux demoiselles de plus (d'ardeur à) prier St Antoine.

Samedi 2 (non) je vais à Epanges mener du matériel en réparation.

Dimanche je balaie la neige sur le hec. (?)

Je pars en permission le mercredi 29 (décembre 1915)

Janvier 1916

Je reprends le train de 10h le samedi 8, pour n'arriver à Bruyères que le lundi soir. La batterie est partie nous couchons et nous repartons le lendemain.

On descend à Bussang.

On repart à pied pour Vesserling à 10 km de Bussang.

On trouve un patelin on y couche. On arrive à Vesserling que le lendemain à 10 h. Le sergent major de la 95 nous dit que notre batterie est partie du matin à 7 h alors on repart à Bruges et de là à Laval.

 

Samedi on embarque des pièces dans des tracteurs.

Départ de Laval à 10 h.

Le Général vient nous faire un petit discours avant que de partir. On fait près de 15 km. On débarque les pièces à 4 h c'est des chevaux qui nous emmènent on arrive sur les positions à 8 h.

Nous allons coucher dans un petit patelin x Coinelisse. C'est un secteur où les boches ne sont pas méchants. Le poste d'observation est dans le jardin du curé. Devant nous deux patelins qui sont encore habités par des civils.

Ce jour là l'attaque il y a une bonne femme qui laboure dans le champ à côté de moi. On y est quatre jours et on revient crécher à La Baule.

Le lendemain les tracteurs nous ramènent à Laval. Départ de Sarre (Larre).

Février-décembre 1916

 

Le 23 février (1916) je passe à Lambert et de là à St Maurice.

De St Maurice on revient à Blainville dans la Meurthe et Moselle.

On y arrive le dimanche on en repart le samedi d'après.

 

Le dimanche on part prendre position, on remplace la 8ème d'artillerie, c'est une position tranquille une casemate où couchait toute une section. On a même 2 chats avec nous.

 

Le 8 je marche au poste d'observation. On a eu 6 réseaux de fil de fer à passer, il fait noir on se fiche dedans à chaque instant.

Enfin nous arrivons tout de même au poste. Il se trouve à 3 minutes à 30 mètres de la rivière, les boches sont de l'autre côté.

 

Le 17 18 19 mars chaque fois que nous laissons imiter les marmites radinent aussitôt après. Il faut faire vite nous ramasser sous l'arbre.

Il en tombe tout autour des pièces. Nous sommes dans le bois de Champenoux dans le 18è d'artillerie.

Le dimanche à 3 h du matin on fait une étape de 4 km jusqu'à Marat-la-Grande.

Départ de Marat-la-Grande le matin à 4 h on fait une étape jusqu'à 9 h.

Il tombe toujours de l'eau. On fait une étape jusqu'à x.

Je pars à 4 h du matin de la vie cantonnée dans un camp on commence à entendre le bombardement.

Le lendemain matin on part pour faire des positions. On y travaille pendant 5 jours et on remplace le 28ème qui est à côté.

 

Le 23 juin nous mangeons la soupe à la porte de la Talangue il tombe une marmite à 2 mètres de nous.

Il n'y a personne de blessé.

Le soir violent bombardement par les gaz asphyxiants. On leur en envoie tout ce qu'on a sur la position.

 

Le 24 au soir je vais à la soupe avec Rigault. Il n'y a pas 2 minutes que nous sommes partis des cuisines qu'il tombe un obus dans le pignon de la maison. Il y a un blessé. Tout le long du chemin nous sommes arrosés par des x.

Dhéret reçoit un éclat à la lèvre.

 

26 27 (juin 1916), bombardement intense. Le 121e de chasseurs fait prisonnier.

 

Le 28 nous repartons.

Le 30 bombardement plus de 1000 obus rien qu'à mes pièces. (*)

Il tombe un obus sous la troisième il n'y a qu'un blessé. La pièce est x Le matin un avion de chez nous descend tout en flammes.

Le matin à 3 h départ des positions dans la nuit.

Le lendemain passe par x x

(*) En 1 mois, le régiment avait eu 33 canons détruits (sur 36), la 6e batterie avait tiré 27 000 (vingt sept mille) obus en 26 jours de position. (source : Historique du régiment)

 

2 mois et demi.

 

Dieu, Priez, Fontenoy, Ablain. Part d'Ablain le 10 septembre, embarqué à Bariset et débarqué à Crèvecoeur-le-Grand (Oise).

Le soir on cantonne à Fleury (Somme).

C'est là que je me fiche dans la fosse à purin en allant à la soupe. On cantonne à Castels puis à La Motte Santerre et de là à Cappy.

 

Parti en perm le 26, rentré le lundi 8 janvier.

Année 1917

Parti de Cappy le 11 janvier, on cantonne 2 jours à Villers.

De là on embarque à Longueau  pour débarquer à Lovelin (Lavelin) dans les Vosges et on s'en va cantonner à Grainvilliers.

De là à St Blaise (St Blois) et de St Blois

 

Je passe 10 jours à St Dié et je reviens quatre ou cinq jours à l'échelon puis je monte aux positions.

Mercredi 6

Petite attaque.

 

14 avril 1917 un avion de chez nous descend une saucisse boche juste en face de nous. Nous allons au repos à St Benest et de là je pars en permission.

A mon retour ils n'y sont plus, ils sont à Dorelle près du camp d'Anchis. De Doulles à Goret on embarque à Guancourt pour débarquer à la Ferté-Gaucher. De là à St Barthelemy et Armentières.

Braisnes.

Nous prenons position le 15 juin.

Parti du Moulin Gilet près de Verneuil le 21 juin.

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