Carnet de route du soldat Victor CADART

Du 41e régiment d’artillerie

(d’août 1914 à novembre 1915)

 

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Victor CADART (né le 24/09/1882) a été mobilisé le 2 août 1914 au 41e Régiment d’Artillerie de Douai (62), il a participé aux batailles de Belgique d’août 14 (combats d’Onhage et de Voulpaix), de la Marne (6-9 sept. 1914), de Reims (sept. 1914) de Verdun (1916), Asine, Somme, Pas de Calais, Vosges Belgique (1917)

Il a été blessé à la tête dans l’explosion d’un dépôt de munitions à la butte de l’Edmont (?) , Aisne, en avril 1918.

Après sa blessure il rejoint le 217e d’Artillerie jusqu’à sa démobilisation en 1919.

Merci à Pierre, son petit-fils

 

 

 

 

Si vous constatez des erreurs de noms de lieux ou de villages, merci de me contacter pour corrections éventuelles.

Merci : cliquez ici

 

 

 

  Rendu au 41ème d’artillerie de Douai le lundi 3 août envoyé à Montigny-en-Ostrevent pour faire parti de la 25ème section de munitions, resté à Montigny du 3 au 11, quitté Montigny le 11 à 11 heures soir pour embarqué à Douai le 12 Août à 2 heures au matin, train parti 5 heures 40 matin arrivé à Hirson à 11heures matin parti pour Vervins par la route à 4 h soir ;halte à Origny-en-Thiérache 1heure, cantonné à Thenailles à 4 km de Vervins (ferme Coquibus)

13 Août

Même cantonnement

Du 14 au 18 août

Idem. Départ de la ferme Coquibus à 8 h 30 soir pour Harcigny,………(N) 4 km de Thenailles, arrivé à 7heure du soir bivouac

  19 Août

Départ de Harcigny 3heures 30 matin pour Aubenton à 20 km de Harcigny ; passé par Plomion, la Sablonnière, la longue rue, Baumé, Besmont : arrivé à Aubenton à 10 h matin

  20 Août :

Départ de ’Aubenton à 5h du matin pour Auvilliers-les-Forges ; passé par la Hayette, Fligny aperçu un avion français Auge (Ardennes), arrivé à Auvilliers-les-Forges à 10 h matin : étape de 20 km

21 Août :

Départ d’Auvillers- les- Forges à 5 h pour Nismes (Belgique) passé par Eteignières, Rocroi ; passé la frontière belge à 9 h30 au gué de Hossus passé à Couvin accueil enthousiasme, acclamations partout, distribution de tabac, allumettes, boissons, tartines, puis Pétigny, arrivé à Nismes cantonnement dans le château : étape de 35km

  22 Août :

Départ de Nismes à 8 h pour Sart-en-Fagne à 8 h aperçu un avion français passé par Doubs-bataille, la grande Villers, Langrehin à 10 h passage d’un avion allemand et un français, arriva à 11h à Sart-en-Fart à 4 h passage de 3 avions français dont 1 passé au dessus du parc, et 2 faisant demi tour, atterrissent environ 2 km du parc à 4 h30, passage d’un avion français à 5 h10 de 2 avions français : étape de 30km le canon tonne toute la journée

  23 Août :

Départ de Saint-en-Fagne à 6 h pour Rosée passé à Merlemon, Villers, le Cambon : halte dans un bois, aperçu un avion allemand qui a tournoyé au dessus de notre convoi pendant quelques minutes à 8 h10 , arrivé à Rosez à 10 h un avion allemand apparaît et décrit un cercle au dessus de nous, il est salué par une salve de feu de l’infanterie et de nous, notre 1er coup de feu de notre section , à 11 h, part ravitaillé  équipe mobile reste à Rosez à midi 1 avion français passe au dessus de nous, au même instant on nous signale des UHLANS derrière nous tout le monde prépare ses armes, renseignements pris, il y a une erreur, il n’y a pas de UHLANS / fausse alerte

 

La bataille doit dure sur la ligne de feu le canon ne cesse pas de tonner, des obus viennent tomber près de nous de très nombreuses troupes passent et reviennent, de nombreux habitants émigrent ; à 1 h30, un avion français passe ; la canonnade est toujours très vive à 2 h passe un avion français ; reste sur la route de Rosez jusque 4 h. Vu le beau-fils de Louis deux, sergent fourrier ; à 4 h avance de 800 mètres bivouac dans une prairie, des obus éclatent encore à 3 ou 400 mètres de nous.

Dans la soirée, l’on aperçoit l’incendie de plusieurs villages : en résumé journée très mouvementée, nous n’avons pas de blessé : étape de 20 km

  24 Août

A 5h30 toujours au bivouac, aperçu un avion allemand, à 6 h, départ on recule on va à Rollier étape de 25 km environ, à 8 h aperçu un avion allemand ; arrivé à 11 h, nous voyons énormément de blessés ; tous les habitants des villages que nous traversons fuient ; à 7 h ordre de partir ; Départ à 8h30 passons toute la nuit sur la route.

  25 Août

A 8 h du matin nous sommes à Cul-des-Sarts vu un  avion allemand ; à 8h45, repassé la frontière, sommes en France à 9h30, vu un avion allemand à 10h30 ; arrivé à Eteignières passage incalculable de soldats belges et français ; toutes ses troupes vont se réformer en arrière le Général coupable de cette petite débâcle, est relevé de ses fonctions ; départ à 7h du soir pour Neuville au Tourneur, ou l’on arrive à 10 h30 soir 6 km

  26 Août

Départ à 7 h de  Neuville  au Tourneur pour Iviers (Ardennes) ou l’on arrive à 5h soir après un arrêt de 2 h en plein champ (soupe et café) étape de 20 km

  27 Août ;

Départ 5 h30, pour Montcornet cantonnement à la sucrerie   étape de 2Okm

  28 Août ;

Départ 3 h30 du matin pour Bucy-les-Pierrepont arrivé à 10h30, à 2 h un avion français à 2h30 un avion français

  29 Août :

Départ de Bucy-les-Pierrepont à 8 h pour la direction de Marles, à  5km de Marles demi-tour, l’artillerie est en batterie non loin de nous, on bivouac à Neuville Besmont ; canonnade très vive

  30 Août :

Toujours à Neuville Besmont, canonnade toujours très violente vers le Nord : par Maubeuge, Hirson, Valencienne, Douai, Lille ; à 9 h départ par Besmont …. ;  bivouac dans une prairie au dessus de Prise étape de 40 km : le canon tonne toujours, les Allemands se retirent, on quitte Prices une heure  pour regagner Besmont halte de 2 h ; départ à 3 h3O pour Autrecourt, campement dans une prairie jusque 11h soir, départ par Pierrepont et Grandlud passé la nuit

   31 Août

Départ à midi par Fay, Siezy, Liesse,Marchais arrêt d’1 h et départ pour la  Maison bleue, Sainterre et Courbenie arrivé à 10 h

1er septembre :

(Marne) départ à 6 h 30 pour Berry au bac, Thil ; campé 3h départ à 14h 30  St Thierry aperçu les premiers champ de vignes de la Champagne Merfy, Chenay, Châlon sur Vesle Muizon ; à 8 km de Reims, campement sur un champ jusqu’au 2 septembre

 Le 2 Sept :

départ ) 3 h30, on s’aperçoit que l’on est près de Reims, l’un des premiers champs d’aviation car hier toute la journée on a vu des avions français survolés au dessus de nous Gueux, Pornecey, Aubilly, Bligny, Chaumuzy, Marfaux ; grande halte de 3 heures parti à 14km Monteuil à 16 h nous arrivons en vue de Hautvillers ou nous devons loger et d’Epernay c’est d’un coup d’œil pittoresque avec les coteaux couverts de vignes, la Marne qui sillonnent dans la vallée

  Le 3 Sept :

Départ d’Hautvillers à 4 h30 traversée Dizy, Epernay, Perry, Moussey, Valancourt, La Roue, Chaud et campé dans une prairie

  Le 4 Sept 

Départ à 2h Etage Ferebriange Congy, Jaches, Biouwy, le Petit ; bivouaqué dans un champ

  Le 5 Sept :

Départ à 1 h30 par Allemant  Broyes, Sézanne ; sur une des places un régiment de Zouaves est assemblé près à partir, passé près d’un champ d’aviation, ou une dizaine d’avions viennent d’atterrir sur cinq minutes de temps Sandoy, Barbonne,

Fontaine,…….Marcilly sur Seine,  Romilly-sur-Seine (Aube), Pars.

Grande halte de 8 heures

  Départ le 6 Sept

 A minuit et demi, Romilly sur Seine, Marcilly, Saron, Marne

 cantonne  4h….partit à 8 heures pour St Quentin les Vergers on l’on attend les ordres jusqu’à 4 heures Barbonne, Saudoy – arrêt de 2 heures près du cimetière, et départ à 8h45 pour bivouaquer à 2 km plus loin près du champ d’aviation de Sézanne

  Le 7 Sept :

 Départ à 9h15 par Sézanne l’on fait un arrêt de 2 h l’on voit arriver les blessés en grand nombre parmi lesquels une dizaine d’Allemands.

On continue jusqu’à la ferme de la Lune « jour fixé où l’on doit prendre l’offensif » qui se trouve au Nord Ouest de Sézanne.

Là nous sommes sur un champ qui borde la route de Montmirail où a lieu une attaque des français très sérieuse l’on voit des voitures de blessés qui se dirigent sur la gare de Sézanne, puis une centaine de prisonniers Allemands escortés par des gendarmes à cheval, une heure plus tard c’est encore cinq prisonniers qui sont escortés par un maréchal des logis de chasseur à cheval et deux civils armés de bâtons qui les ont fait prisonniers eux-mêmes ; le canon n’a cessé de gronder toute la journée et une partie de la nuit, (journée très mouvementée), l’avantage reste aux troupes Françaises, l’on entend le bruit des canons qui s’éloigne, l’ennemi recule en laissant grand des leurs

  Le 8 Sept :

Nous restons au Pars jusqu’à midi vers……nous sommes surpris de voir un avion étranger atterrir près de notre camp, aussitôt nous voilà aux émois, ce sont deux de nos  amis, les Anglais au même instant, passent  six prisonniers Allemands escortés de fantassins baïonnette au canon

Départ à 12 h par Verdey-Lachy ou l’on fait une halte de 2 heures et l’on repart pour passer la nuit entre Lachy et Charleville

Soisy au bois 2 femmes tuées  et des maisons incendiées et de même que Baye et plusieurs villages sur leurs passages complètement pillés

  Le 9 Sept :

Bombardement complet d’une grande forêt pour déloger les Allemands qui s’y sont réfugiés. On voit quelques batteries installées à 800 mêtres de nous.

Départ à 12 h pour Les Essart-Les-Sézanne

  Le 10 Sept :

Départ à 9 h15 par Lachy, Chapton on fait une grande halte sur un champ de bataille ; passé la nuit dans un champ entouré de cadavres Allemands et de chevaux, on ne voit que : sacs – cartouchières – obus – fusils cassés et quelques chevaux que l’on n’a pas encore enfouis.

Départ à 3 heures par Soizy-aux-Bois, Baye, Villevenard, Courjeonnet. Depuis Chapton, jusque Bergères, l’on ne voit que cadavres bordant la route

  Le 11 Sept :

Départ à 10 heures pour Jonches, Coizard, Vert, la  Gravelle, Bergère les Vestero ; arrivés à 14 heures nous sommes campés près d’un lieu ou 46 chevaux et 12 Allemands, ont été tués par une bombe lancée d’un avion français, les hommes seuls sont enterrés

  Le 12 Sept :

Départ à midi par Vertus, le Mesnil-sur-Oger,  Oger Avize ; arrivé à 11 h ½  et départ à 15 h ½  par Cramant, Cuis, Pierry, Epernay ou nous sommes logés dans la caserne du 9ème dragon (quartier Margueritte)  Cette caserne a été occupé par les Allemands, tous les bureaux, magasins, salle d’honneur ont été saccagés ; ces  objets statuettes qui pouvaient y rester, étaient réduit en miettes, c’est la première fois que l’on va coucher dans un lit.

La tactique de l’armée française était d’attendre l’armée allemande dans les marais de Saint-Gond afin de la mitrailler de la cerner

  Le 13 Sept :

Départ à 9 h ¾ traversé deux ponts de la Marne à Epernay qui ont été en parti détruits par les Allemands Dizy, Champillon,  Monchenot, Villers, Allerand, Rilly-la-Montagne ; cantonnement

  Le 14 Sept :

  Le 15 Sept :

Départ de Rilly-la-Montagne à 10h ¼ venu directement à Montbré distant de 3 km cantonner dans un champ ou l’on découvre la ville de Reims étant près d’un champ d’aviation de Bétheny l’on voit beaucoup d’avions et nous apercevons très bien la grande bataille engagée contre l’ennemi qui se trouve blottis dans les forts de Reims dont nous avons grand peine à les déloger la bataille continue toujours le canon ne cesse de tonner dans la journée du 16 sept

Le 16 Sept :

Même cantonnement, le canon tonne toujours au siège de Reims, nos troupes n’arrivent pas à déloger l’ennemi des forts

 

Le 17 Sept :

 Même cantonnement et même siège il nous arrive des renforts les grosses pièces de 120 et de 155 qui font beaucoup d’effet sur l’ennemi car il commence à reculer après un siège de 4 jours sans que le canon est cessé de tonner jour et nuit. Nous quittons notre cantonnement

 

  Le 18 Sept :

Départ de Mombré à ….pour Bouilly Chanfliouy,Villers aux Noeuds, Ville Dommange, Jouy, Pargny-les-Reims, Bouilly 14 h20 le siège continue avec acharnement le canon tonne toujours l’ennemi tient un fort qui nous est très difficile à les déloger nous n’avons aucune nouvelle de la situation

Pays brûlé sauf 3 maisons, 2 Allemands tués, curé prisonnier

Le 19 Sept :

 Même cantonnement, le siège continue les Allemands ont présentés plusieurs fois le drapeau blanc, signe qu’ils se rendent, mais le général français par une slave de coups de canon ; il y a quelques semaines au cours d’une bataille, les Allemands avaient arborés le drapeau blanc les français s’avancèrent pour pourparler,ils furent fusillés avec des mitrailleuses ; la fusillade continua toute la nuit

   LE 20 Sept :

 Même cantonnement, le siège continue sur Reims

Les Anglais sont arrivés avec de grosses pièces de marine « 25 », qui ont la portée plus longue que les nôtres à celle-là, qui espère les déloger ; les Allemands continuent à bombarder Reims qui est en partie détruit y compris la cathédrale

  Le 21 Sept :

 Même cantonnement les Allemands commencent à abandonner leurs positions

  Le 22 Sept :

 Même cantonnement les Allemands reculent sur toute la ligne ; il ont abandonnés les forts ou les troupes  françaises les ont remplacés notre état-Major s’est établi dans Reims nous attendons à toute heure de partir en avant

  Le 23 Sept :

Même cantonnement, le canon tonne par intervalle

  Le 24 Sept :

 Même cantonnement, les Allemands lancent encore quelques obus sur un quartier de Reims

  Le 25 Sept :

 Même cantonnement, le canon tonne toujours, les Allemands n’ont plus d’autre nourriture que des pommes et de l’eau, ils sont exténués, ils sont, maintenant entre deux feux

  Le 26 Sept :

 Même cantonnement, le canon tonne toute la nuit, les Anglais qui se trouvent derrière eux les pourchassent sur nous de sorte qu’ils se trouvent encerclés de toute part leurs intentions étaient de partir par la Belgique mais nos troupes veuillent les faire partir sur l’est ou ça sera leur extermination

  Le 27 Sept :

 Même cantonnement, même situation

  Le 28 Sept :

Même cantonnement, même situation

  Le 29 Sept :

 Même cantonnement, l’ennemi dans la nuit du 29 au 30 essaya de franchir les lignes françaises, mais furent décimés en partie et le reste repoussé, ce fut une canonnade toute la nuit

  30 Sept :

 Même cantonnement, le canon tonne un peu

  1er octobre :

 Même cantonnement,  même situation, nommé 1ère classe

  2 octobre :

 Même cantonnement, même situation

  3 octobre :

 Même cantonnement, nous avons été à 5 hommes à Pargny rechercher une fourragère démolie et un caisson à munitions qui avait été mitraillé ; à cet endroit, le génie a fait de belles tranchées pour cacher l’infanterie et un tunnel conduisant dans un bois pour que l’ennemi ne voit pas arrives l’infanterie, la route est aussi barrée par des fils barbelés c’est presque infranchissable et les mesures de circulation civil est très sévère

  4 octobre :

 Même cantonnement, depuis le matin le canon tonne au-dessus de Reims, à 20 km de là

  5 octobre :

 Même cantonnement, même situation

  6 octobre :

  Idem

  7 octobre :

 Idem

  8 octobre :

  Idem

  9 octobre :

 Quitté Bouilly à 9 h matin pour St Euphraise distant de 2 km arrivé à 10 h cantonné dans un champ le long de la voie du petit train gare de Clairizet, couché dans une vieille maison abandonnée sans porte ni fenêtre sur du vieux foin on nous grelottons tout la nuit accident train 8tués 30 blessés, vu passer le 104 et le 102, régiment de la  Loire  hommes âgés de 40 à 42 ans qui n’ont  pas encore reçu le baptême du feu

  10 octobre :

 Départ de St Euphraise à 8h ¼ arrivé à Bouilly à 9 h cantonné dans le château que nous avons quitté la veille

  11 octobre :

 Même cantonnement, le canon tonne toute la nuit la bataille semble être repris au-dessus de Reims

  12 octobre :

 Même cantonnement le canon tonne toujours sans interruption mais s’éloigne un peu. Nous sommes logés maintenant dans les écuries des officiers, il fait bon nous n’avons plus aussi froid nous sommes restés seuls au château tous les sections de munitions sont partis, on est heureux

  13 octobre :

 Même cantonnement, toujours au château

  14 octobre :

Même cantonnement, toujours au château

  15 octobre :

 Même cantonnement parti en convoi à 6 h matin avec un cheval et une petite voiture civil à quatre roues, et mon sous-officier pour chercher un cric, passé par Bligny, Chambrecy, Ville en Tardessois, Rumigny, Olizy, Passy, Grigny, Pa….,Verneuil, Doimans,Troissy, Mareuil le Port et Port à Binsin à cet endroit, un officier nous dit : que ce cric était à Courville, notre cheval avait déjà fait 70 km, nous sommes retournés à Rouilly et une autre équipe alla le chercher le lendemain

  16 octobre :

Même cantonnement

  17 octobre :

 Même cantonnement

  18 octobre :

 Départ de Bouilly à 10 h 45 matin pour Sacy, Eceuil, Villers aux Noeuds, Montchenot, Rilly la Montagne, Cligny-les-Roses, Ludes ; arrivé à 4 h soir cantonné dans une briqueterie, nos chevaux sont dans les hangars à briques et nous nous couchons dans un château abandonné

  19 octobre :

Même cantonnement

  20 octobre :

 Même cantonnement

:    21 octobre :

      Idem

  22 octobre :

      Idem

Un aéroplane allemand passe et jette des bombes sur les parcs sans atteindre personne, les troupes françaises tirent dessus, je ne sais pas s’il a été atteint

  23 octobre :

Même cantonnement ; parti de Ludes à 11 h 30 matin pour chercher des obus passé par Versenay gare de Verzy, après chargement nous sommes partis ravitailler à Cormontreuil ; passé par Verzenay, Rilly la Montagne, Allerand, Champfleury, Trois Puits et Cormontreuil ; arrivé là, nous avons les grosses pièces dans un bois ces obus pesant 45 kilos ; après déchargement, nous retournons, rentré à 4 h ½ du matin, nuit blanche nous n’avions pas le droit d’ouvrir de lanterne n’y le droit de fumer près des lignes mais malgré les coups de canon l’on ne pense pas au danger

Le   24 – 25 et 26 ;

 Même cantonnent ; ce jour je pars à midi avec une voiture pour Rilly la  Montagne avec mon chef pour chercher du bois pour faire des timons de canons ; passé par Ludes, Chigny les Roses ; retour à 4 heures

Le 27 -28 -29 :

 Même cantonnement

  30 octobre :

 Même cantonnement ; parti à 7 heures du matin pour Reims passé par Cormontreuil nous avons put voir les affreux dégâts causés par le bombardement, la cathédrale  est pitoyable ; 1 heure après notre passage dans la rue carnot, un obus est tombé et tua 2 personnes (quartier Céres) ; de retour arrivé à Cormontreuil sur la hauteur de Montbré nous avons assistés à un combat en spectateur pendant 1 heure le canon, les mitrailleuses, les fusils n’ont cessé de tirer, nous étions à 7 km des grosses pièces ; rentré au cantonnement à 7 h soir

  31 octobre :

 Même cantonnement

  1er novembre   

 Idem

  2 novembre :   

 Idem

  3 novembre     

 Idem

  4 novembre      

 Idem

  5 novembre     

 Idem

  6 novembre      

Idem

  7 novembre       

   Idem

  8 novembre      

Idem

  9 novembre :

 Départ de Ludes à 12 heures pour Nogent les Sermier passé par Chigny, Rilly la  Montagne  Montchenot, Sermiers et Nogent les Sermiers. Arrivé à 4heures cantonné dans une prairie ; nous sommes logés dans la grange ; les chevaux sont bien , j’ai trouvé une maison ou la femme a donné une place ou nous avons pris de la paille, et nous couchons à deux, car les granges il fait très froid

  10 novembre :

 Même cantonnement      idem

  11 novembre :

Même cantonnement ; le canon tonne depuis ou l’on nous a annoncer que l’offensive est repris pour de bon il faut pris les déloger espérons que ce sera la fuite jusque la frontière ; à midi la canonnade fait rage

  12 novembre ;

 Même cantonnement

  13 novembre :

      Idem

 14 novembre :

  Idem

  15 novembre :

Même cantonnement, partit de Nogent à Cormontreuil, passé par Villers aux Nœuds, Champigny, Les 3 Puits et Cormontreuil pour ramasser les débris d’un caisson de munitions qui avait mitraillé. Au retour même itinéraire, 1 cheval et 2 hommes tués

  16 novembre :

Même cantonnement ; parti de Nogent à 6 heures matin pour Cormontreuil passé par le même itinéraire que la veille pour chercher 2 autres caissons mitraillas ; arrivé là, 2 gendarmes viennent nous avertir que nous ne pouvons pas travailler là, car l’endroit étant trop bien repéré, nous allons nous faire tirer ; nous sommes obligés de transporter les caissons contre un mur et les chevaux dans une grange et nous faisons la cuisine dans une maison à cet endroit, il y avait 18 chevaux tués et 7 hommes ; l’endroit n’est vraiment pas sur car à chaque instant, les obus arrivent sur la route 10 m plus loin ; retour 6 heures soir

  17 novembre :

     Même cantonnement

  18 novembre :

       Idem

Partis de Nogent à 6 h matin par Paigny pour Bouilly pour chercher un avant-train de fourragère, brisé repartir par Courmas , Cery, Ecueil, Vildemange, Cheurnery et Nogent

5 heures soir

  19 novembre ;

 Même cantonnement ; parti de Nogent à 6 heures matin pour Reims pour chercher du bois pour faire des timons passé par Villers aux Nœuds ; arrivé à Reims les obus pleuvent toujours sur la ville les habitants sont affairés étant dans le centre on aperçoit que des débris de maisons ; retour à 6 h ½ soir

  Le 20 novembre :21-22-23-24-25-26-27-28-29-30 :

Parti de Nogent pour Cormontreuil par Villers aux Nœuds, Champfleury, les 3 Puits, Cormontreuil accompagné d’un brigadier pour chercher des renseignements à l’état-major de la division. Il ne fait pas gai, les obus pleuvent toujours mais on s’y habitue, l’on passe à travers les gouttes, comme quand il pleut

  Le 1er Décembre :

 Même cantonnement ;

 le 2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21 :

Nous sommes vaccinés une première fois contre la fière typhoïde

22-23-24-25-26-27-28

Vaccinés la seconde fois pour le même motif

29-30 : partit à 11 h matin pour Rilly-la-Montagne pour chercher des obus de canon de 90 ; rentré à 6 heures soir

  Le 31- le 1er Janvier 1915 le 2 -3 :

 parti à 10 heures matin pour Reims par Villers aux Nœuds deux lumières et Reims charger 2 chariots de bois sous la pluie des obus ; reparti par Cormontreuil ou nous devons attendre 2 heures que la nuit soit venu parce que l’endroit ou nous devons aller aux Trois Puits et repéré par les Boches qui tirent dessus la journée et la nuit ; reparti aux Trois Puits en plein milieu des champs ou l’on ne voit pas ou l’on marche et un temps épouvantable et avec cela, les pruneaux arrivent toujours, comme à Reims, nous arrivons à une pièce de 75 installée dans un trou pour abattre les avions Boches et ce bois devait servir à abriter cette pièce et les hommes ; reparti pour Champleny, Villers aux Nœuds , et Nogent à 10 h soir, bien mouillé

  Le 4-5-6-7-8-9-10-11 :

Le canon tonne avec rage jour et nuit de même que

 les 12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-22-23-24-25-26

  Le 27-28-29 :

Ces trois jours nous sommes en alerte pour l’anniversaire de Guillaume, mais rien ; le 30, je pars à St Léonard par Villenauxe-les-Noeuds, la maison Blanche et Reims, quartier St Anne Cormontreuil, Tessy, et St Léonard ou nous conduisent des longs fagots aux tranchées pour garantir les fantassins malgré le sifflement des balles et obus, on ne fait plus attention ; les tranchées boches sont distantes de moins de 60 à 80 m, il faut bien se cacher derrière les maisons ou taillis

  Le 31 ;

Corvée de bois à Ville en Selve par le Cadran, Germaine et le bois

  Le 1er Février :

 Repos

  Le 2 :

Au bois à Ville en Selve

  Le 3 :

 Roule matériel

  Le 4 :

  Canon Tessy

  Le 5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-

…….enfin, jusqu’au 18 Avril nous restons dans ce cantonnement Blawet : ravitaillement en munitions et vivres et réparations

  Le 18 ;

 Départ à 11 h le soir pour Nanteuil ; arrivé à 1h matin cantonné dans une grande ferme jusqu’au 22

  Le 22 :

 Départ pour Avenay à 8 h matin arrivé à 1h l’après-midi cantonné dans une belle maison l’équipe seule, nous sommes très bien :

  Le 23-24-25-26-27-28-29-30-1er mai 2 mai :

  ??????????  jusque Avepay ; parti le 26 à 9h soir pour Cumière à 1 h matin, campé dans un champ parti de Cumières le 29 à 2 h ½ du matin embarqué à Epernay train parti à 10 heures, arrivé en gare de Doullens à 2 heures matin

  Le 30

 Aller cantonner à 2 km à Gésincourt, (Somme) dans du bois jusqu’au 2 juin ; quitté Gésincourt

  Le 2 juin

A 1 h l’après midi et arrivé à Orville (pas de calais) à 9heures cantonna dans une ferme

  Le 3-4-5-6 juin

 La bataille est engagée terrible

  Le 7 juin

 Je vais à Coigneux au batterie pour remplacer une culasse de canon , le canon tonne jour et nuit 1200 prisonniers

  Le 8, le 9

 Le canon tonne toujours et nous avançons

  Le 10, le 11

Quitta Orville pour Beauquesne

 le 12 :

 Parti à Hebuternerne visiter les pièces ou nous sommes canardés le 12 même travail, revenu à Beauquesne

  Le 13, 14,15 :

Quitté Beauquesne à midi pour Raincheval distant de 4 km

  Le 16-17-18-18-19-20-21-22-23 juin jusqu’au 14 juillet :

 Ou nous quittons…à 7 heures matin pour Vauchelles-les- Authies ; cantonné dans une ferme on nous sommes très bien

  Le 15-16-17-le 18 juillet

 Quitté Vauchelles à 7 heures matin par Marieux, Sarton, Orville Amplier Authieule, Doullens, Milly et Grouches ; arrivé à 11heures30 ou nous sommes cantonnés dans une ferme

 Le 19-20-21-22-23-24-25-26-27-28-29-30-31-1er Août,-2-3-4-…jusqu’au 20/

 Au même endroit

  Le 20 :

 Nous quittons Grouches à 8 heures matin pour Orville, par Milly, Doullens, Authieule, Amplier et Orville ou nous sommes logés dans la ferme du moulin ????  sommes très bien

  Le 25 :

 Quitté Orville à 7 heures matin par Caumesnil, Halloy et Lucheux arrivé ???11 ?????; logé dans une ferme et je couche chez mon cousin Julien

  Le 26 :

 Départ de Lucheux à 7 heures matin pour Naours arrivé à 4 h ½ après-midi de là je pars en permission le soir et je reviens rejoindre mon corps à Marcelcave  ou nous sommes dans la ferme d’un château habité nous sommes obligés de faire une vraie chasse aux rats qui nous dévorent tout et sont accompagnés de puces

  Le 5 Septembre :

 Je vais à Herleville aux batteries pour réparer un canon

  Le 7 :

 Je vais à Villers- Bretonnieux pour ravitaillement et ensuite tous les jours corvée de munitions

  Le 20 :

Quitté Marcelcave pour Janaucourt ou nous nous reposons jusqu’au 27 fait place à l’artillerie anglaise logée dans une vieille ferme

  Le 27 :

 Quitté Ignaucourt à 6h ½ du matin par Mézière

  Le  P  R   Hamel-Pierrepont  Bouillancourt, et Gratibus arrivé à 10h 45 matin logé dans une ferme

le 30 :

Quitté Gratibus  à 10 h soir par Bouillancourt, Pierrepont, et Archicourt, ou nous embarquons : départ du train à 9 h matin

  Le 1er octobre :

 Passé en gare de Pantin à 8 h 15 matin débarqués à Vitry la Ville 5 h soir en Champagne ; nous allons cantonné dans un marais à Sarry ou nous sommes gelés toute la nuit  départ

 le 2

Départ à 5 heures matin par Lépine et Bussy-le-Château ou nous allons cantonner 8 km au-dessus dans les bois de sapin ou nous confectionnons des abris en planches ou il y en a beaucoup.

Je vois l’appartement fait en planches du héros général Marchand qui fut blessé un peu plus loin ; nous sommes aux anciennes lignes françaises d’hiver, mais quel fouillis de toutes sortes, un vrai pillage de quoi habiller un village. Les boches reculent toujours, nous quittons de la ???????  à 6h matin pour Suippes ou nous cantonnons 2 km au dessus en plaine en plein désert ; nous bivouaquons sous nos tentes.

Ces plaines sont garnies de troupes ainsi que tout le bois. Suippes est en partie démoli et bombardé  ????  Toujours les marmites passent au-dessus de nous en sifflant.

Lugubre il y en a qui éclate sur la route de Perthes peu à notre gauche ; peu de blesses, bref personne n’y pense, l’offensive marche, les boches reculent et prennent quelques choses , mais à partir du 10,

 Le 10 :

 La lutte devient dure pour nous ; leurs retranchements sont terribles : des bois, barbelés de fils de fer jusque 2 mètres de hauteur à ce temps là nos pertes sont sensibles

  Le 11 octobre :

 Nous sommes relevés par l’infanterie, est trop éprouvé surtout le 273 et 310 partis de Suippes le 15 pour loger à St Etienne au temple ; bivouac dans un champ, pays à moitié démoli,

Le 16 :

Quitté St Etienne à 6 heures matin par Lépine, Courtesol, Somme, Veste, Herpont arrivé à 2 heures l’après midi, bivouaqué dans un champ

  Le 17 :

 Quitté Herpont à 6 h 30 matin pour Epine Domartin sur Yère, Epense, Rémicourt, Givry en Argonne, Charmontey et Roy, Charmontey labbé arrivé à 12 heures, cantonné dans un champ

Le 18 octobre :

Départ à 6 h matin par Sénart, Triencourt, Vaux, Marie, Prezt, 2 villages complètement détruit, beaucoup de tombes ; arrivé à Chaumont sur Aire, ou nous sommes cantonnés dans une ferme ou nous couchons enfin à l’abri

Le 27 octobre

Quitté Chaumont à 5 h du matin pour Suze-la-Petite : petit village d’une centaine d’habitants, il ne reste que la moitié des maisons intactes, nous sommes logés dans une prairie en dessous d’un hangar en planches ensuite nous logeons à l’abri, hors de mauvais temps, nous quittons Erize la petite, le 20 novembre

Le 20 novembre :

A 13 heures par Erize-la-Grande, Rosnes et Seigneulles ou nous sommes arrivés à 16 heures, logés dans une ferme

  Le 24 :

  Quitté Seigneulles à 9h matin par Naives Devant- Bar, Bar le Duc, Longebille-en-Barrois  Silmont, et Guerpont  arrivé à 5 h logé dans une ferme, quitté Guerpont à 13 heures par Trouville et Salmagne arrivé à 16 heures cantonné dans les granges ; il fait un temps déplorable nous ne sommes pas trop mal ; les gens en partie émigrés près de St Michel sont très convenables avec nous, nous remplaçons les troupes du midi qu’ils étaient mal vu des habitants.

 

 

Quelques noms figurent sur la dernière page du carnet :

Moulard                                        Menu

Di…….                                             ……..

Vancékés                                       Dujardin

Paris                                              Bousoimart

Chaudron                                      Coulon

Lalis                                               Salve

Burette                                         Lourgnier

Natissart                                      Gramelle

Lequien                                          Salomé

Muiler                                            Coudron

Lavihlon                                         Trompette

Moniques                                       Charlet

Busigne                                          Cuvelier

Mooufleum                                    Chevéille

Huchier                                         Menetzes

Cadart                                           Frère

 

 

 

 

 

Victor CADART à intégrer ensuite le 217e régiment d’artillerie de campagne, le 14 mars 1918, comme l’indique son carnet militaire ; mais qu’à t-il fait entre la fin du carnet et mars 1918 ?

 

 

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