Victor CADART (né le 24/09/1882) a été mobilisé le 2 août 1914 au 41e Régiment d’Artillerie de Douai (62), il a participé aux batailles de Belgique d’août 14 (combats d’Onhage et de Voulpaix), de la Marne (6-9 sept. 1914), de Reims (sept. 1914) de Verdun (1916), Asine, Somme, Pas de Calais, Vosges Belgique (1917)
Il a été blessé à la tête dans l’explosion d’un dépôt de munitions à la butte de l’Edmont (?) , Aisne, en avril 1918.
Après sa blessure il rejoint le 217e d’Artillerie jusqu’à sa démobilisation en 1919.
Merci à Pierre, son petit-fils
Si vous constatez des erreurs de noms de lieux ou de
villages, merci de me contacter pour corrections éventuelles.
Merci : cliquez ici
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Rendu au 41ème
d’artillerie de Douai le lundi 3 août envoyé à Montigny-en-Ostrevent pour
faire parti de la 25ème section de munitions, resté à Montigny du 3
au 11, quitté Montigny le 11 à 11 heures soir pour embarqué à Douai le 12 Août
à 2 heures au matin, train parti 5 heures 40 matin arrivé à Hirson à 11heures
matin parti pour Vervins par la route à 4 h soir ;halte à Origny-en-Thiérache
1heure, cantonné à Thenailles à
Même cantonnement
Idem. Départ de la ferme Coquibus à 8 h 30 soir pour
Harcigny,………(N)
Départ de Harcigny 3heures 30 matin pour Aubenton à
Départ
de ’Aubenton à 5h du matin pour Auvilliers-les-Forges ; passé par
Départ d’Auvillers- les- Forges à 5 h pour Nismes (Belgique) passé par Eteignières, Rocroi ; passé la frontière belge à 9 h30 au gué de Hossus passé à Louvain accueil enthousiasme, acclamations partout, distribution de tabac, allumettes, boissons, tartines, puis Pétigny, arrivé à Nismes cantonnement dans le château : étape de 35km
Départ de Nismes à 8 h pour Sart-en-Fagne à 8 h aperçu un
avion français passé par Doubs-bataille, la grande Villers, Langrehin à 10 h
passage d’un avion allemand et un français, arriva à 11h à Sart-en-Fart à 4 h
passage de 3 avions français dont 1 passé au dessus du parc, et 2 faisant demi
tour, atterrissent environ
Départ de Saint-en-Fagne à 6 h pour Rasée passé à Merlemon, Villers, le Cambon : halte dans un bois, aperçu un avion allemand qui a tournoyé au dessus de notre convoi pendant quelques minutes à 8 h10 , arrivé à Rosez à 10 h un avion allemand apparaît et décrit un cercle au dessus de nous, il est salué par une salve de feu de l’infanterie et de nous, notre 1er coup de feu de notre section , à 11 h, part ravitaillé équipe mobile reste à Rosez à midi 1 avion français passe au dessus de nous, au même instant on nous signale des UHLANS derrière nous tout le monde prépare ses armes, renseignements pris, il y a une erreur, il n’y a pas de UHLANS / fausse alerte
La bataille doit dure sur la ligne de feu le canon ne
cesse pas de tonner, des obus viennent tomber près de nous de très nombreuses
troupes passent et reviennent, de nombreux habitants émigrent ; à 1 h30,
un avion français passe ; la canonnade est toujours très vive à 2 h passe
un avion français ; reste sur la route de Rosez jusque 4 h. Vu le
beau-fils de Louis deux, sergent fourrier ; à 4 h avance de
Dans la soirée,
l’on aperçoit l’incendie de plusieurs villages : en résumé journée très
mouvementée, nous n’avons pas de blessé : étape de
A 5h30 toujours au bivouac, aperçu un avion allemand, à 6
h, départ on recule on va à Rollier étape de
A 8 h du matin nous sommes à Cul-des-Sarts vu un avion allemand ; à 8h45, repassé la
frontière, sommes en France à 9h30, vu un avion allemand à 10h30 ; arrivé
à Eteignières passage incalculable de soldats belges et français ; toutes
ses troupes vont se réformer en arrière le Général coupable de cette petite
débâcle, est relevé de ses fonctions ; départ à 7h du soir pour Neuville
au Tourneur, ou l’on arrive à 10 h30 soir
Départ à 7 h de
Neuville au Tourneur pour Iviers
(Ardennes) ou l’on arrive à 5h soir après un arrêt de 2 h en plein champ (soupe
et café) étape de
Départ 5 h30, pour Montcornet cantonnement à la sucrerie étape de 2Okm
Départ 3 h30 du matin pour Bucy-les-Pierrepont arrivé à 10h30, à 2 h un avion français à 2h30 un avion français
Départ de Bucy-les-Pierrepont à 8 h pour la direction de Marles, à 5km de Marles demi-tour, l’artillerie est en batterie non loin de nous, on bivouac à Neuville Besmont ; canonnade très vive
Toujours à Neuville Besmont, canonnade toujours très violente vers le Nord : par Maubeuge, Hirson, Valencienne, Douai, Lille ; à 9 h départ par Besmont …. ; bivouac dans une prairie au dessus de Prise étape de 40 km : le canon tonne toujours, les Allemands se retirent, on quitte Prices une heure pour regagner Besmont halte de 2 h ; départ à 3 h3O pour Autrecourt, campement dans une prairie jusque 11h soir, départ par Pierrepont et Grandlud passé la nuit
Départ à midi par Fay, Siezy, Liesse,Marchais arrêt d’1 h
et départ pour
(Marne) départ à 6 h 30 pour Berry au bac, Thil ;
campé 3h départ à 14h 30 St Thierry aperçu
les premiers champ de vignes de
départ ) 3 h30, on s’aperçoit que l’on est près de Reims,
l’un des premiers champs d’aviation car hier toute la journée on a vu des
avions français survolés au dessus de nous Gueux, Pornecey, Aubilly, Bligny,
Chaumuzy, Marfaux ; grande halte de 3 heures parti à 14km Monteuil à 16 h
nous arrivons en vue de Hautvillers ou nous devons loger et d’Epernay c’est
d’un coup d’œil pittoresque avec les coteaux couverts de vignes,
Départ d’Hautvillers à 4 h30 traversée Dizy, Epernay,
Perry, Moussey, Valancourt,
Départ à 2h Etage Ferebriange Congy, Jaches, Biouwy, le Petit ; bivouaqué dans un champ
Départ à 1 h30 par Allemant Broyes, Sézanne ; sur une des places un régiment de Zouaves est assemblé près à partir, passé près d’un champ d’aviation, ou une dizaine d’avions viennent d’atterrir sur cinq minutes de temps Sandoy, Barbonne,
Fontaine,…….Marcilly sur Seine, Romilly-sur-Seine (Aube), Pars.
Grande halte de 8 heures
Départ le 6 Sept
A minuit et demi, Romilly sur Seine, Marcilly, Saron, Marne
cantonne 4h….partit à 8 heures pour St Quentin les
Vergers on l’on attend les ordres jusqu’à 4 heures Barbonne, Saudoy – arrêt de
2 heures près du cimetière, et départ à 8h45 pour bivouaquer à
Départ à 9h15 par Sézanne l’on fait un arrêt de 2 h l’on voit arriver les blessés en grand nombre parmi lesquels une dizaine d’Allemands.
On continue jusqu’à la ferme de la Lune « jour fixé où l’on doit prendre l’offensif » qui se trouve au Nord Ouest de Sézanne.
Là nous sommes sur un champ qui borde la route de Montmirail où a lieu une attaque des français très sérieuse l’on voit des voitures de blessés qui se dirigent sur la gare de Sézanne, puis une centaine de prisonniers Allemands escortés par des gendarmes à cheval, une heure plus tard c’est encore cinq prisonniers qui sont escortés par un maréchal des logis de chasseur à cheval et deux civils armés de bâtons qui les ont fait prisonniers eux-mêmes ; le canon n’a cessé de gronder toute la journée et une partie de la nuit, (journée très mouvementée), l’avantage reste aux troupes Françaises, l’on entend le bruit des canons qui s’éloigne, l’ennemi recule en laissant grand des leurs
Nous restons au Pars jusqu’à midi vers……nous sommes surpris de voir un avion étranger atterrir près de notre camp, aussitôt nous voilà aux émois, ce sont deux de nos amis, les Anglais au même instant, passent six prisonniers Allemands escortés de fantassins baïonnette au canon
Départ à 12 h par Verdey-Lachy ou l’on fait une halte de 2 heures et l’on repart pour passer la nuit entre Lachy et Charleville
Soisy au bois 2 femmes tuées et des maisons incendiées et de même que Baye et plusieurs villages sur leurs passages complètement pillés
Bombardement complet d’une grande forêt pour déloger les Allemands qui s’y sont réfugiés. On voit quelques batteries installées à 800 mêtres de nous.
Départ à 12 h pour Les Essart-Les-Sézanne
Départ à 9 h15 par Lachy, Chapton on fait une grande halte sur un champ de bataille ; passé la nuit dans un champ entouré de cadavres Allemands et de chevaux, on ne voit que : sacs – cartouchières – obus – fusils cassés et quelques chevaux que l’on n’a pas encore enfouis.
Départ à 3 heures par Soizy-aux-Bois, Baye, Villevenard, Courjeonnet. Depuis Chapton, jusque Bergères, l’on ne voit que cadavres bordant la route
Départ à 10 heures pour Jonches, Coizard, Vert,
Départ à midi par Verus, le Mesnil-sur-Oger, Oger Avize ; arrivé à 11 h ½ et départ à 15 h ½ par Carmomi, Luis, Pierry, Epernay ou nous sommes logés dans la caserne du 9ème dragon (quartier marguerite) Cette caserne a été occupé par les Allemands, tous les bureaux, magasins, salle d’honneur ont été saccagés ; ces objets statuettes qui pouvaient y rester, étaient réduit en miettes, c’est la première fois que l’on coucher dans un lit.
La tactique de l’armée française était d’attendre l’armée allemande dans les marais de Saingondt afin de la mitrailler de la cerner
Départ à 9 h ¾ traversé deux ponts de la Marne à Epernay qui ont été en parti détruits par les Allemands Dizy, Champillon, Montenenot, Villers, Alezand, Rilly-la-Montagne ; cantonnement
Départ de Rilly-la-Montagne à 10h ¼ venu directement à
Mombré distant de
Même cantonnement, le canon tonne toujours au siège de Reims, nos troupes n’arrivent pas à déloger l’ennemi des forts

Même cantonnement et même siège il nous arrive des renforts les grosses pièces de 120 et de 155 qui font beaucoup d’effet sur l’ennemi car il commence à reculer après un siège de 4 jours sans que le canon est cessé de tonner jour et nuit. Nous quittons notre cantonnement

Départ de Mombré à ….pour Bouilly Chanfliouy,Villers aux Noeuds, Ville Dommange, Jouy, Pargny-les-Reims, Bouilly 14 h20 le siège continue avec acharnement le canon tonne toujours l’ennemi tient un fort qui nous est très difficile à les déloger nous n’avons aucune nouvelle de la situation
Pays brûlé sauf 3 maisons, 2 Allemands tués, curé prisonnier
Même cantonnement, le siège continue les Allemands ont présentés plusieurs fois le drapeau blanc, signe qu’ils se rendent, mais le général français par une slave de coups de canon ; il y a quelques semaines au cours d’une bataille, les Allemands avaient arborés le drapeau blanc les français s’avancèrent pour pourparler,ils furent fusillés avec des mitrailleuses ; la fusillade continua toute la nuit
Même cantonnement, le siège continue sur Reims
Les Anglais sont arrivés avec de grosses pièces de marine « 25 », qui ont la portée plus longue que les nôtres à celle-là, qui espère les déloger ; les Allemands continuent à bombarder Reims qui est en partie détruit y compris la cathédrale
Même cantonnement les Allemands commencent à abandonner leurs positions
Même cantonnement les Allemands reculent sur toute la ligne ; il ont abandonnés les forts ou les troupes françaises les ont remplacés notre état-Major s’est établi dans Reims nous attendons à toute heure de partir en avant
Même cantonnement, le canon tonne par intervalle
Même cantonnement, les Allemands lancent encore quelques obus sur un quartier de Reims
Même cantonnement, le canon tonne toujours, les Allemands n’ont plus d’autre nourriture que des pommes et de l’eau, ils sont exténués, ils sont, maintenant entre deux feux
Même cantonnement,
le canon tonne toute la nuit, les Anglais qui se trouvent derrière eux les
pourchassent sur nous de sorte qu’ils se trouvent encerclés de toute part leurs
intentions étaient de partir par
Même cantonnement, même situation
Même cantonnement, même situation
Même cantonnement, l’ennemi dans la nuit du 29 au 30 essaya de franchir les lignes françaises, mais furent décimés en partie et le reste repoussé, ce fut une canonnade toute la nuit
Même cantonnement, le canon tonne un peu
Même cantonnement, même situation, nommé 1ère classe
Même cantonnement, même situation
Même cantonnement, nous avons été à 5 hommes à Pargny rechercher une fourragère démolie et un caisson à munitions qui avait été mitraillé ; à cet endroit, le génie a fait de belles tranchées pour cacher l’infanterie et un tunnel conduisant dans un bois pour que l’ennemi ne voit pas arrives l’infanterie, la route est aussi barrée par des fils barbelés c’est presque infranchissable et les mesures de circulation civil est très sévère
Même cantonnement,
depuis le matin le canon tonne au-dessus de Reims, à
Même cantonnement, même situation
Idem
Idem
Idem
Quitté Bouilly à 9 h matin pour St Euphraise
distant de
Départ de St Euphraise à 8h ¼ arrivé à Bouilly à 9 h cantonné dans le château que nous avons quitté la veille
Même cantonnement, le canon tonne toute la nuit la bataille semble être repris au-dessus de Reims
Même cantonnement le canon tonne toujours sans interruption mais s’éloigne un peu. Nous sommes logés maintenant dans les écuries des officiers, il fait bon nous n’avons plus aussi froid nous sommes restés seuls au château tous les sections de munitions sont partis, on est heureux
Même cantonnement, toujours au château
Même cantonnement, toujours au château
Même cantonnement parti en convoi à 6 h matin
avec un cheval et une petite voiture civil à quatre roues, et mon sous-officier
pour chercher un cric, passé par Bligny, Chambrecy, Ville en Tardessois,
Rumigny, Olizy, Passy, Grigny, Pa….,Verneuil, Doimans,Troissy, Mareuil le Port
et Port à Binsin à cet endroit, un officier nous dit : que ce cric était à
Courville, notre cheval avait déjà fait
Même cantonnement
Même cantonnement
Départ de Bouilly à
10 h 45 matin pour Sacy, Eceuil, Villers aux Noeuds, Montchenot, Rilly
Même cantonnement
Même cantonnement
Idem
Idem
Un aéroplane allemand passe et jette des bombes sur les parcs sans atteindre personne, les troupes françaises tirent dessus, je ne sais pas s’il a été atteint
Même cantonnement ; parti
de Ludes à 11 h 30 matin pour chercher des obus passé par Versenay gare de
Verzy, après chargement nous sommes partis ravitailler à Cormontreuil ;
passé par Verzenay, Rilly
Même
cantonnent ; ce jour je pars à midi avec une voiture pour Rilly
Même cantonnement
Même cantonnement ; parti à 7 heures du
matin pour Reims passé par Cormontreuil nous avons put voir les affreux dégâts
causés par le bombardement, la cathédrale
est pitoyable ; 1 heure après notre passage dans la rue carnot, un
obus est tombé et tua 2 personnes (quartier Céres) ; de retour arrivé à
Cormontreuil sur la hauteur de Montbré nous avons assistés à un combat en
spectateur pendant 1 heure le canon, les mitrailleuses, les fusils n’ont cessé
de tirer, nous étions à
Même cantonnement
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Idem
Départ de Ludes à
12 heures pour Nogent les Sermier passé par Chigny, Rilly
10 novembre :
Même cantonnement idem
Même cantonnement ; le canon tonne depuis ou l’on nous a annoncer que l’offensive est repris pour de bon il faut pris les déloger espérons que ce sera la fuite jusque la frontière ; à midi la canonnade fait rage
Même cantonnement
Idem
Idem
Même cantonnement, partit de Nogent à Cormontreuil, passé par Villers aux Nœuds, Champigny, Les 3 Puits et Cormontreuil pour ramasser les débris d’un caisson de munitions qui avait mitraillé. Au retour même itinéraire, 1 cheval et 2 hommes tués
Même cantonnement ; parti
de Nogent à 6 heures matin pour Cormontreuil passé par le même itinéraire que
la veille pour chercher 2 autres caissons mitraillas ; arrivé là, 2
gendarmes viennent nous avertir que nous ne pouvons pas travailler là, car
l’endroit étant trop bien repéré, nous allons nous faire tirer ; nous
sommes obligés de transporter les caissons contre un mur et les chevaux dans
une grange et nous faisons la cuisine dans une maison à cet endroit, il y avait
18 chevaux tués et 7 hommes ; l’endroit n’est vraiment pas sur car à
chaque instant, les obus arrivent sur la route
Même cantonnement

Idem
Partis de Nogent à 6 h matin par Paigny pour Bouilly pour chercher un avant-train de fourragère, brisé repartir par Courmas , Cery, Ecueil, Vildemange, Cheurnery et Nogent
5 heures soir
Même cantonnement ; parti de Nogent à 6 heures matin pour Reims pour chercher du bois pour faire des timons passé par Villers aux Nœuds ; arrivé à Reims les obus pleuvent toujours sur la ville les habitants sont affairés étant dans le centre on aperçoit que des débris de maisons ; retour à 6 h ½ soir
Parti de Nogent pour Cormontreuil par Villers aux Nœuds, Champfleury, les 3 Puits, Cormontreuil accompagné d’un brigadier pour chercher des renseignements à l’état-major de la division. Il ne fait pas gai, les obus pleuvent toujours mais on s’y habitue, l’on passe à travers les gouttes, comme quand il pleut
Même cantonnement ;
Nous sommes vaccinés une première fois contre la fière typhoïde
Vaccinés la seconde fois pour le même motif
29-30 : partit à 11 h matin pour Rilly-la-Montagne pour chercher des obus de canon de 90 ; rentré à 6 heures soir
parti à 10 heures matin pour Reims par Villers aux Nœuds deux lumières et Reims charger 2 chariots de bois sous la pluie des obus ; reparti par Cormontreuil ou nous devons attendre 2 heures que la nuit soit venu parce que l’endroit ou nous devons aller aux Trois Puits et repéré par les Boches qui tirent dessus la journée et la nuit ; reparti aux Trois Puits en plein milieu des champs ou l’on ne voit pas ou l’on marche et un temps épouvantable et avec cela, les pruneaux arrivent toujours, comme à Reims, nous arrivons à une pièce de 75 installée dans un trou pour abattre les avions Boches et ce bois devait servir à abriter cette pièce et les hommes ; reparti pour Champleny, Villers aux Nœuds , et Nogent à 10 h soir, bien mouillé
Le canon tonne avec rage jour et nuit de même que
les 12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-22-23-24-25-26
Ces trois jours nous sommes en alerte pour l’anniversaire
de Guillaume, mais rien ; le 30, je pars à St Léonard par Villenauxe-les-Noeuds,
la maison Blanche et Reims, quartier St Anne Cormontreuil, Tessy, et St Léonard
ou nous conduisent des longs fagots aux tranchées pour garantir les fantassins
malgré le sifflement des balles et obus, on ne fait plus attention ; les
tranchées boches sont distantes de moins de 60 à
Corvée de bois à Ville en Selve par le Cadran, Germaine et le bois
Repos
Au bois à Ville en Selve
Roule matériel
Canon Tessy
…….enfin, jusqu’au 18 Avril nous restons dans ce cantonnement Blawet : ravitaillement en munitions et vivres et réparations
Départ à 11 h le soir pour Nanteuil ; arrivé à 1h matin cantonné dans une grande ferme jusqu’au 22
Départ pour Avenay à 8 h matin arrivé à 1h l’après-midi cantonné dans une belle maison l’équipe seule, nous sommes très bien :
?????????? jusque Avepay ; parti le 26 à 9h soir pour Cumière à 1 h matin, campé dans un champ parti de Cumières le 29 à 2 h ½ du matin embarqué à Epernay train parti à 10 heures, arrivé en gare de Doullens à 2 heures matin
Aller cantonner à
A 1 h l’après midi et arrivé à Orville (pas de calais) à 9heures cantonna dans une ferme
La bataille est engagée terrible
Je vais à Coigneux au batterie pour remplacer une culasse de canon , le canon tonne jour et nuit 1200 prisonniers
Le canon tonne toujours et nous avançons
Quitta Orville pour Beauquesne
Parti à Hebuternerne visiter les pièces ou nous sommes canardés le 12 même travail, revenu à Beauquesne
Quitté Beauquesne à midi pour Raincheval distant de
Ou nous quittons…à 7 heures matin pour Vauchelles-les- Authies ; cantonné dans une ferme on nous sommes très bien
Quitté Vauchelles à 7 heures matin par Marieux, Sarton, Orville Amplier Authieule, Doullens, Milly et Grouches ; arrivé à 11heures30 ou nous sommes cantonnés dans une ferme
Au même endroit
Nous quittons Grouches à 8 heures matin pour Orville, par Milly, Doullens, Authieule, Amplier et Orville ou nous sommes logés dans la ferme du moulin ???? sommes très bien
Quitté Orville à 7 heures matin par Caumesnil, Halloy et Lucheux arrivé ???11 ?????; logé dans une ferme et je couche chez mon cousin Julien
Départ de Lucheux à 7 heures matin pour Naours arrivé à 4 h ½ après-midi de là je pars en permission le soir et je reviens rejoindre mon corps à Marcelcave ou nous sommes dans la ferme d’un château habité nous sommes obligés de faire une vraie chasse aux rats qui nous dévorent tout et sont accompagnés de puces
Je vais à Herleville aux batteries pour réparer un canon
Je vais à Villers- Bretonnieux pour ravitaillement et ensuite tous les jours corvée de munitions
Quitté Marcelcave pour Janaucourt ou nous nous reposons jusqu’au 27 fait place à l’artillerie anglaise logée dans une vieille ferme
Quitté Ignaucourt à 6h ½ du matin par Mézière
Le P R Hamel-Pierrepont Bouillancourt, et Gratibus arrivé à 10h 45 matin logé dans une ferme
Quitté Gratibus à 10 h soir par Bouillancourt, Pierrepont, et Archicourt, ou nous embarquons : départ du train à 9 h matin
Passé en gare de Pantin à 8 h 15 matin
débarqués à Vitry
Départ à 5 heures matin par
Lépine et Bussy-le-Château ou nous allons cantonner
Je vois l’appartement fait en
planches du héros général Marchand qui fut blessé un peu plus loin ; nous
sommes aux anciennes lignes françaises d’hiver, mais quel fouillis de toutes
sortes, un vrai pillage de quoi habiller un village. Les boches reculent
toujours, nous quittons de la ???????
à 6h matin pour Suippes ou nous cantonnons
Ces plaines sont garnies de troupes ainsi que tout le bois. Suippes est en partie démoli et bombardé ???? Toujours les marmites passent au-dessus de nous en sifflant.
Lugubre il y en a qui éclate sur la route de Perthes peu à notre gauche ; peu de blesses, bref personne n’y pense, l’offensive marche, les boches reculent et prennent quelques choses , mais à partir du 10,
La lutte devient dure pour nous ; leurs
retranchements sont terribles : des bois, barbelés de fils de fer jusque
Nous sommes relevés par l’infanterie, est trop éprouvé surtout le 273 et 310 partis de Suippes le 15 pour loger à St Etienne au temple ; bivouac dans un champ, pays à moitié démoli,
Quitté St Etienne à 6 heures matin par Lépine, Courtesol, Somme, Veste, Herpont arrivé à 2 heures l’après midi, bivouaqué dans un champ
Quitté Herpont à 6 h 30 matin pour Epine Domartin sur Yère, Epense, Rémicourt, Givry en Argonne, Charmontey et Roy, Charmontey labbé arrivé à 12 heures, cantonné dans un champ
Départ à 6 h matin par Sénart, Triencourt, Vaux, Marie, Prezt, 2 villages complètement détruit, beaucoup de tombes ; arrivé à Chaumont sur Aire, ou nous sommes cantonnés dans une ferme ou nous couchons enfin à l’abri
Quitté Chaumont à 5 h du matin pour Suze-la-Petite : petit village d’une centaine d’habitants, il ne reste que la moitié des maisons intactes, nous sommes logés dans une prairie en dessous d’un hangar en planches ensuite nous logeons à l’abri, hors de mauvais temps, nous quittons Erize la petite, le 20 novembre
A 13 heures par Erize-la-Grande, Rosnes et Seigneulles ou nous sommes arrivés à 16 heures, logés dans une ferme
Quitté Seigneulles à 9h matin par Naives Devant- Bar, Bar le Duc, Longebille-en-Barrois Silmont, et Guerpont arrivé à 5 h logé dans une ferme, quitté Guerpont à 13 heures par Trouville et Salmagne arrivé à 16 heures cantonné dans les granges ; il fait un temps déplorable nous ne sommes pas trop mal ; les gens en partie émigrés près de St Michel sont très convenables avec nous, nous remplaçons les troupes du midi qu’ils étaient mal vu des habitants.
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Quelques noms
figurent sur la dernière page du carnet :
Moulard Menu
Di……. ……..
Vancékés Dujardin
Paris Bousoimart
Chaudron Coulon
Lalis Salve
Burette Lourgnier
Natissart Gramelle
Lequien Salomé
Muiler Coudron
Lavihlon Trompette
Moniques Charlet
Busigne Cuvelier
Mooufleum Chevéille
Huchier Menetzes
Cadart Frère
Victor CADART à intégrer ensuite le 217e régiment d’artillerie de campagne, le 14 mars 1918, comme l’indique son carnet militaire ; mais qu’à t-il fait entre la fin du carnet et mars 1918 ?
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