« J’ai
retrouvé dans les papiers appartenant à mon grand père, un carnet au nom de
Lucas Victor (il semblerait que mon grand père avait changé son nom :
pourquoi ?? ?).
Il retrace
jour après jour sa campagne en Orient 1917-1918-1919 contre
Il a été au
371ème régiment d’infanterie dans la 26 ème compagnie.
« Le voici
avec sa femme et ses enfants en 1924
Il s’appelait en
réalité Victor Leitner et a changé en Victor Lucas .Il était lorrrain
d’origine.
Pensez vous
qu’un nom de consonance allemande était l’origine du changement de nom .Etait ce
une pratique à l’époque ?
Si vous avez un
avis sur ce changement de nom : écrivez
moi.. »
Annie, juin 2008
Pour la recopie ; merci
à Jérôme, Sylvie, Alain, et Christophe
Ma campagne en Orient est commencée du jour où j’ai
débarqué du croiseur transport Mustapha II qui nous a transportés de Tarento –
Italie à Itéa – Grèce. J’ai mis le pied sur le sol d’Orient le
Là je suis resté une journée pour attendre les camions-auto.
Le 27 j’ai pris les autos pour être dirigé sur Braslau.
Le même soir j’ai pris le train
pour être dirigé sur le dépôt de la 573è Division, où je suis arrivé le
Le
Heureusement qu’il ne faisait pas mauvais temps. Et le lendemain matin nous sommes partis à pied pour le village de Côtterie où se trouvait le Colonel du régiment 371è : de là jai été versé à la 26ème compagnie avec plusieurs de mes camarades.
Nous avons rejoint notre compagnie qui se trouvait à Sakulévo.
Nous étions presque en Serbie. Nous étions à
Nous sommes arrivés à Sakulévo le
Tous les jours nous montions la garde : à la gare, au gîte d’étape, ou aux prisonniers Turcs ou Bulgares.
Rien de nouveau à marquer jusqu’au 20 octobre 17.
Le 2 novembre,
nous partons pour Waskuskoy pour prendre la garde au parc d’artillerie de
2 jours de repos à faire des abris et nous repartons dans la direction de l’Albanie pour aller prendre les avants postes.
Voici les étapes parcourues :
1er jour : nous sommes passés par la belle ville de Florina où nous sommes allés à quelques kilomètres de là au kilomètre 6.
2è jour : après une nuit et un jour de repos nous sommes repartis pour Zeloua. Nous avons couché sous nos toiles de tente.
3è jour : nous avons fait une marche cette fois très très pénible et nous avons essuyé quelques averses en cours de route. Je me suis arrêté à un moulin avec 2 de mes camarades, car je n’en pouvais plus. Le lendemain, nous avons été retrouver la compagnie à Bresnika.
Mais en cours de route, j’ai rencontré le Général DIDIER qui m’a pris mon nom et 2 jours après, j’apprenais que j’avais 8 jours de prison du Général lui-même. Nous nous sommes reposés 2 jours et nous sommes repartis pour la 4è étape.
4è jour : nous sommes arrivés à la ville de Biklista où nous avons rencontré des Italiens qui remontaient en ligne du côté de la mer dans le secteur de Dévoli. Nous sommes restés également 2 jours pour nous nettoyer et nous reposer, et nous sommes repartis pour la 5è étape.
5è jour : Le soir nous étions à Snaka où nous avons eu 2 jours de repos.
Le 3è au soir, nous sommes partis cette fois pour les tranchées directement. Nous sommes passés à Prograder qui se trouve le plus près des lignes et qui reçoit des obus de l’ennemi de temps en temps.
Nous nous sommes reposés pour une nuit ne réserve des 1ères lignes et nous avons couché sous les toiles de tente.
Il gelait à pierre fendre.
Le lendemain au soir, nous avons été prendre les lignes ou
avants postes dans le secteur du Lac d’Okrida, où nous avons pris position sur
le piton
Il n’y faisait pas chaud.
Il ne faisait que neiger ou pleuvoir. Nous étions raides tous les matins car nous couchions tous les jours sous la toile. Il n’y avait pas un seul abri.
Quel triste hiver que nous avons du passer là. Nous avons
pris les tranchées le
Tous les 15 jours nous allons en réserve au ravin des cuisines ou nous pouvons un peu dormir et nous laver ainsi que notre linge.
Descendu près du lac le
Ici nous travaillons à nous faire enfin des abris pour l’hiver prochain, ça nous réchauffe un peu de travailler de temps en temps, mais maintenant le beau temps arrive, le soleil se montre de temps en temps et nous réchauffe un peu.
Le
Nous retournons en
réserve au ravin des cuisines et rien de nouveau jusqu’au
Nous sommes au repos des lignes en dessous de Denudée et au-dessus du lac d’Okrida : nous apercevons très bien la ville serbe d’Okrida qui est occupée encore par des civils mais qui est en position bulgare.
Nous apercevons aussi tous les jours leurs petits pétroliers et qui remorquent 2 grands chalands qui eux ravitaillent la presqu’île, ainsi que la route d’Elbassan que nous essayons de nous emparer et qui ferait du tort à l’ennemi.
Nous ne pouvons pas bombarder leurs bateaux car nos pièces ne portent pas assez loin.
Enfin le soir nous allons avec toute la section faire un petit jardin près de nos cambuses. Ce soir nous allons semer des haricots, salades, petits pois et des radis. Mais il reste à savoir si nous goûterons aussi à tout ça.
Le 15 avril, nous descendons au repos au ravin des cuisines ; en dessous de la dent de chat, nous sommes 3 jours et 2 nuits tranquilles. Aussi j’en profite pour faire la lessive et faire sécher le linge.
Le 18, nous
allons toute la section faire des abris à
Du 19 au 22, même travail aux abris.
Le 23 à 1 heure du matin, je vais en patrouille par un beau clair de lune.
Le 24, je pars travailler en 1ère ligne toute la journée.
Les 25 et 26 aux abris.
Du 27 au 29, je me repose car j’ai des douleurs dans les jambes et le major me fait rester couché.
Le 30 nous
avons repos toute la journée pour préparer nos malles pour monter en ligne à
Nous allons relever nos camarades et nous arrivons au col
du lac où je n’étais jamais venu. Nous sommes à
Le
Le
Le 5 au soir
nous avons eu un orage de
2 déserteurs bulgares se sont rendus. Tir des canons bulgares sur un de nos avions de reconnaissance.
Le 6 mai très calme.
Le 7 mai : toute la journée les avions bulgares se sont promenés au-dessus de nos lignes. Nous avons blessé un hibou ou grand duc.
Le 8 mai : journée calme et visite du Colonel et du Commandant de bataillon dans notre secteur.
Ce matin 8 Bulgares se sont rendus dont un sergent.
Le 9 au
matin : 8 Bulgares ont de nouveau déserté de chez eux et se sont rendus
dans nos lignes vers
Ce matin nous avons vu leurs autos courir sur la route d’Okrida. Nous croyons que c’est une relève de chez eux. Toute la journée JULOT a bombardé leurs tranchées. Nous avons un temps superbe, les nuits ne sont plus si fraîches.
Ecris dans le secteur du Dénudée. Tranchée 1 à la 2ème position de F Me. Tous les matins nous allons couper des arbres entre les Bulgares et nous pour protéger notre petit poste la nuit.
Le
L’après
4 Bulgares se sont encore rendus.
Le
La soirée est très calme.
Le
Le
Le
Le
Le
Le
Toujours beau temps, et journée très tranquille.
Le
Le
Le
2 déserteurs bulgares se sont rendus dans nos lignes.
Le
Rien de nouveau dans le secteur.
Le
Je suis de garde dans la tranchée de 1 heure à
Rien d'autre à marquer.
Le
Albanie : lac d'Ochrida : Corvée de soupe et travail matin
entre
Région des lacs : le matin nous avons hérité de quelques
obus à proximité de nos cagnas et de la tranchée, dont un à
Il était moins 5 pour que l'on se passe de manger. Nous avons riposté sur eux et ils ont dégusté autant. Reste de la journée bonne. Ecrit à 1 heure dans la tranchée.
Le
Les Italiens ont réussi une avancée de
Le
Le
Les 29 et
Il fait beau temps.
Il fait un petit orage. Je suis de garde à la tranchée.
Le 1er juin 18 : en tranchées : nous n'allons pas au repos et nous comptions bien y aller. Ca commence à manquer d'eau pour laver notre linge.
Le soir nous sommes relevés pour prendre un autre secteur appelé le Scherlock et qui ne doit pas être aussi tranquille que celui que nous venons de quitter.
Je vais en emplacement de combat à
Le
Le
Nous faisons notre cuisine nous-mêmes, nous sommes très tranquilles.
4 et
J'en profite pour faire ma lessive et une heure après je renfile mon linge car il est sec.
Il fait froid la nuit.
Le 5 au soir avec un camarade, je vais dénicher des corbeaux pour faire une bonne soupe et nous tirons deux pigeons ramiers qui nous ont amélioré notre ordinaire.
Le
Les 7 et
A notre gauche il y a eu une de nos patrouilles attaquées par une reconnaissance Bulgare.
Le
Le
Nous sommes tranquilles, tous les soirs nous allons à la chasse aux pigeons et nous en transperçons tous les jours, quelques fois un merle ou une grive.
Le
Nous avons mangé aussi 3 jeunes corbeaux, mais quelle différence, c'est un peu plus dur comme viande. Je remonte ce soir en réserve près du Capitaine.
Le
Nous [sommes] assez bien nourris pour le moment.
Les 13 et
Le soir jusqu'à
Le soir vers
Le
Aujourd’hui, nous avons reçu des obus près du Capitaine. Je me suis fait photographier.
Le
En réserve.
Aujourd’hui c’est dimanche nous avons repos, donc pas de travail.
J’ai été cueillir des fraises des bois et je me suis un peu régalé, on fait comme on peut.
Le
Nous avons encore été bombardés ce matin mais le soir nous sommes très tranquilles. Nous avons touchés du tabac.
Le
La chaleur commence a être insupportable.
Ce soir je porte le ravitaillement en 1ère ligne = avant poste
Le 19 et
Le matin nous travaillons à nous faire des abris.
Le soir quelques obus dans nos parages.
Le
En réserve : aujourd’hui encore pas beaucoup de nouvelles de France
Le 22 et
Enfin ce matin quelques lettres qui me remontent un peu le moral. Beau temps, et tranquillité absolue. J’envoie des photos chez moi.
Le
Aujourd’hui nous avons eu la visite de notre colonel, l’après
Le
Réserves = mauvais temps, mais le secteur est assez calme, je travaille à faire des abris.
Le 26 et
Le temps se remet un peu, je vais porter le ravitaillement en 1ère ligne à la 2ème section.
27 : de travail aux abris, nous ne voyons plus de déserteurs ennemis.
28, 29 et
Rien de particulier, je travaille toujours aux abris, j’ai assez de repos pour l’instant.
Le 1er
et
Nous nous apprêtons à déménager maintenant que nous avons de bons abris contre la pluie et la neige, mais ici c’est toujours la même chose, une fois que le secteur est installé on s’en va ailleurs.
Le 3 et
Nous allons en ligne dans notre ancien secteur au lac d’Ohrida mais les pitons sont très pénibles à grimper et à descendre.
Le 5 et
Nous sommes tranquilles mais un peu dévorer par les moustiques.
Je suis de garde aux avant-postes, il fait assez beau temps
Le
Je reçois quelque chose qui me fait plaisir un beau colis de ma chère femme, ce qui me remonte un peu le moral.
Le 8 juillet
En tranchées : en position au lac d’Ohrida, les bulgares sont très tranquilles, le secteur est meilleur qu’en France.
Le 9 et
En ligne. Je suis de garde 3 heurs dans la nuit et
Le 11 et
J’ai un peu le cafard car je n’ai pas reçu de lettres depuis assez longtemps.
Le 12 je fais le coureur pendant une 10zaine de jours mais c’est très pénible car le terrain est accidenté. Enfin j’ai les nuits à moi pour dormir.
Le 13 et
Très tranquille mais quelle chaleur
Aujourd’hui le
En tranchées : C’est la fête nationale, nous devons toucher par homme un litre de vin, plus du champagne, un cigare, du porc, mais nous devons attendre le soir pour les toucher.
Et le soir nous touchons tout ça : en plus de la salade et du fromage.
Le 15-16-17- et
Je ne fais rien aujourd’hui car nous avons tous du repos, juste la garde à prendre. Beau temps
Le 19 et 20 juillet
Rien à manger de nouveau.
Tranquillité et beau temps. Nous comptons être relevés pour aller en réserves aux ravins des cuisines. Pas encore de départs de permissionnaires.
Le 21-22 et
Le soir nous sommes relevés et nous allons en réserves 2ème ligne, nous avons 2 jours de repos complet, nous pouvons laver notre linge.
Le 23 nous sommes partis une vingtaine d’hommes avec le Lieutenant en patrouille pour nous mettre en embuscade à proximité de leurs lignes au Grand Balisé.
Mais après
Nous sommes rentrés sans pertes.
Le
Aujourd’hui, travail au ravin du plateau.
Le soir nous retournons la section en reconnaissance, mais nous ne réussissons pas plus qu’hier. Beau temps.
Les 25 et
Nous avons 3 jours tranquille. Nous travaillons à faire un boyau qui mène du Denude et Cherlock.
Toujours le temps très chaud.
Du 28 au
Notre dépôt de munitions a explosé par imprudence ; un sergent est blessé et meurt de ses blessures au poste de secours.
Le 1er
août 1918
En réserve. Il fait très chaud.
Repos pas de travail aujourd’hui. Quelques revues, nous devons prendre les tranchées au Lar.
Les 2 et
Nous sommes encore en réserve car nous devons reprendre les
lignes plus sur la gauche encore, sur la vallée de
Nous partons à
Nous prenons la garde et nous sommes en sueur.
Les 4 et
En tranchées.
Nous sommes dans un bon coin ici. Nous ne recevons pas un seul obus. Il fait très chaud, nous sommes très tranquille.
Les 6 et
Je vais passer quelques jours à la cuisine comme aide cuisinier.
J’y suis resté 8 jours et j’étais tranquille, mais il fait trop chaud près du feu.
Du 8 au
En tranchées ; toujours tranquille et très beau
temps. En ce moment je suis de garde au piton sénégalais à
On est relevé tous les 5 jours.
Du 11 au
Nous sommes toujours heureux. Il fait beau, nous allons chercher des choux dans les jardins et de la salade, des petits pois.
Le 12 nous
sommes relevés des petits postes et nous allons à
Le
Nous retournons aux petits postes avancés pour 5 jours.
Du 18 au
Rien de nouveau dans le secteur qui est très tranquille.
Du 23 au
En ligne. Rien de changer dans le secteur. Toujours un beau temps et la nuit très fraîche ; mais nous devons changer de coin, toujours du déménagement.
Du 27 au
Le 27 nous remontons au petit poste et nous gardons les
tranchées jusqu’au
Le 2 septembre
Nous devons relever une autre section à
Les 3 et 4
septembre
Nous sommes à côté de la vallée de
Le 15 septembre
Nous avons reçu une douzaine d’obus sur nos tranchées et surtout sur les 3 petits villages qui se trouvent à côté.
Il y a des civils de blessés et de tués tous les jours.
Le 16 septembre
Nous sommes relevés et nous montons en réserve.
Le 17 septembre
Nous faisons notre toilette et nous dormons dans la journée, car il fait très chaud.
Du 18 au
Nous recevons quelques obus sur nos cuisines aussi.
Du 21 au 24
septembre
Les Bulgares ont fait sur nos tranchées un tir de barrage qui les a obligés à se replier car les Bulgares sont entrés dans nos lignes très nombreux.
Mais quelques-uns sont restés sur le terrain.
Nous n’avons pas eu de pertes.
Le 25-26 et 27 septembre : nous sommes maintenant bombardés tous les jours, car ils savent qu’ils vont être obligés de déguerpir un de ces jours, car nous attaquons du côté de Monastir, ce qui les oblige à se replier.
Le 28-29 et
Le 1er et
Le 2 octobre, nous avons occupé les 2ème lignes ennemies. Nous [sommes] très tranquilles car ils ont déménagé leurs canons.
Et les 3-4 et 5, en offensive. Les journées sont belles et encore chaudes, mais il pleut très souvent.
Les Serbes sont heureux de libérer leur territoire. Tous les ennemis qu’ils capturent, ils leurs coupent le cou, pas de prisonniers.
Le 4 au soir, nous n’avons pas touché de nourriture, que des figues, du raisin et des poules que nous chipons aux Albanais et aux Turcs, et du pain de maïs. Tous les ponts sont sautés ou démolis par les Autrichiens dans leur retraite.
Nous traversons les fleuves jusqu’à la ceinture, quelle fatigue nous endurons. Nous faisons des prisonniers tous les jours et prenons des canons en quantité.
Aujourd’hui, le
Les Italiens nous ont rejoints de la mer et ont fait 300 prisonniers.
Nous arrivons à Elbasan le 8.
Le 9 octobre,
nous repartons à
Le soir, nous faisons la grande halte et nous allons cantonner dans un camp Bulgare.
Le 10, nous repartons sous la pluie et la fatigue et rien dans le ventre comme nourriture, et cantonnons dans un camp Autrichien.
Le 11, nous cantonnons dans la plaine, mais toujours de la nourriture que les 2 ou 3 jours. Nous sommes morts après chaque étape que nous faisons.
Le 12 octobre,
nous arrivons enfin à côté du lac à
Le 13, nous
faisons le café comme tous les matins et soirs, car nous devons encore nous
rapprocher du lac. Nous partons vers
Les 14-15 et 16
octobre :
En marche. Nous marchons 3 jours et nous sommes fatigués.
Tous les jours, il y a des 20e [vingtaines] d’évacués sur les hôpitaux et des mulets crevés et des chevaux.
Le 17, nous arrivons dans la ville d’Okrida où nous pouvons nous procurer quelques litres de vin à 10 Francs le litre, des pommes, mais rien comme nourriture, ni pain, ni fromage, rien.
Le 18 et 19, nous marchons encore sur Monastir et le 19 au soir, nous arrivons à la petite ville de Resna à proximité de Monastir où nous avons enfin le 20 octobre comme jour de repos.
Ecrit le 20 octobre à Resna : [un mot illisible souligné (Lucas ?) et le chiffre 8 en dessous (?)] Nous avons pris une journée de repos.
Le 22 nous avons repris la direction de Monastir et nous nous sommes arrêtés à Cozani (Orthographe moderne : Kozani) où nous sommes restés 6 jours.
FIN DU CARNET
Victor LEITNER (Victor LUCAS) en août 1944, devant un char
américain à Paris
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