« .. Mon entourage possède un carnet du
sergent Émile Orain, 9ème et
10ème compagnie du 47ème R.I. . Il a retranscrit en 1918,
à Strasbourg, les notes qu’il avait prises tout au long de la guerre.
Sa famille est d’accord pour le voir publier sur
votre site."
Le 47ème Régiment d'Infanterie,
partant de Saint-Malo le 7 août
Le 10 août il cantonne
à Le Chesne et se rend le 12
août à Sedan où il stationne
jusqu'au 15 inclus.
Dans la nuit du 15 au 16 il se porte dans la direction
de Mézières, Charleville, par étapes vers la
Belgique.
Il traverse cette ville ;
continuation du mouvement par Rocroi,
Cul-des-Sarts, Philippeville, Fraire.
Le 21 août au soir le régiment est alerté ; il se porte dans la nuit
vers la Sambre, à Tamines où
l'on entend une vive canonnade.
Le régiment est engagé devant Falisolle qu'il attaque ; il
progresse mais il est obligé de s'arrêter et reçoit dans l'après-midi l'ordre
de se replier.
Le 23-24 août le
régiment combat pied à pied ; 25, 26, 27
et 28 août, repli de la Vème Armée dont fait partie le 47ème Régiment
d'Infanterie.
Marche forcée sur Florennes, Chimay, Hirson.
Le 29 août le régiment
part à l'attaque de l'ennemi et le rencontre à Audigny et contre-attaque du 47ème Régiment d'Infanterie.
L'ennemi se replie dans l'après-midi.
Combat de Sains-Richaumont.
30 août, mouvement de
repli de l'armée française dans la direction du sud : Vesle, Mardeuil près d'Épernay, Étoges, Sézanne.
5 septembre, offensive
de
Le 9 septembre le
lieutenant-colonel Poncet-des-Nouailles
commandant le régiment est tué.
Le chef de bataillon Moreau le
remplace provisoirement.
Continuation de l'attaque, le
régiment occupe les crêtes nord du Petit
Morin et cantonne à Bannay
le 10 septembre.
L'ennemi se replie, le 47ème
Régiment le poursuit dans la direction de Champaubert,
Bergères-lès-Vertus où il fait
des prisonniers et s'empare du matériel.
Le 11 le régiment se
porte à Épernay où il
cantonne.
Le 12 il passe la
Marne et se dirige sur Puisieux
(est de Reims) en poursuivant l'ennemi. Les Allemands s'arrêtent au nord du
canal.
Le 47ème y pousse ses
avant-postes et occupe la ferme Alger
le 15 septembre, qui facilite notre
entrée au fort de Puisieulx (1) pour
appuyer un corps d'armée le 19 septembre.
Le 27 septembre (2) le 47ème est engagé et combat à La Neuvillette (nord-ouest de Reims).
Le 20 il se trouve en
réserve de corps d'armée jusqu'au 24.
Les 25,26,27 et 28 septembre, le régiment se porte par étapes sur Verberie où il est embarqué.
Le 29, débarquement à Marcelcave. Le régiment cantonne
dans les environs du château de Montigny.
Le 30 il se porte dans
la direction générale est d'Arras.
(1) Il s’agit du fort de La Pompelle. Le sergent Orain dit que la Ferme Alger fut prise par le 47ème R.I. le 15 septembre, ce qui facilita la prise du fort.
Selon d’autres sources la ferme était encore aux mains des Allemands le 16.
Quand il écrit « notre entrée au fort de la Pompelle… », il signifie sans doute celle des troupes françaises le 21 septembre, car le 47ème avait à ce moment été déplacé et remplacé.
(2) Il doit s'agir d'une date comprise entre les 15 et 20 septembre.
Les 1er et 2 octobre,
marche.
Le 3 octobre, le
régiment combat à Neuville-Vitasse,
le 4 octobre à Mercatel, les 5 et 6
à Beaurains.
Le chef de bataillon Vermot est
blessé, le chef de bataillon Moreau reprend le commandement du régiment.
Le 7 à Agny, le régiment se stabilise et
s'établit devant Achicourt.
Organisation défensive du secteur.
Le 18 octobre, le
lieutenant-colonel Maurice prend le commandement du 47ème Régiment
d'Infanterie.
Le 2 novembre le
bataillon Moreau attaque la briqueterie de Beaurains
et cité à l'ordre de la 20ème Division d'Infanterie part de ce fait à Arras.
Le 18,19 et 20 les
bataillons Moreau et Braconnier (2ème bataillon) sont engagés dans l'affaire de
Saint-Laurent-Blangy.
Le régiment tient son secteur jusqu'au 21 avril 1915, date à laquelle
il se rend en réserve à Berneville.
Il rencontre dans le secteur sud
de la route de Bailleul-Arras
et le 9 mai il attaque les tranchées
allemandes entre Chantecler et
Saint-Laurent
. Le 47ème Régiment d'Infanterie
est relevé le 25 mai et se rend à Étrun où il reste jusqu'au 26 mai. Il va le 27 mai prendre le secteur de Roclincourt.
Le 30 mai il appuie
une attaque du régiment de gauche.
Il est relevé le 2 juin, revient à Étrun et remonte pour attaquer le
Labyrinthe (nord-est d'Écurie).
Le 6 juin, prise
du fort du Labyrinthe. Le
commandant Le Guern du 2ème bataillon est blessé.
Le 8 juin, nouvelle
attaque du Labyrinthe. Le
commandant Dufaure de Cite, 3ème bataillon, est tué.
Le 16 et 18 juin,
nouvelle attaque du Labyrinthe
par le 47ème Régiment d'Infanterie.
Voir l’attaque
du Labyrinthe sur mon site
Le commandant Moreau (1er
bataillon) est tué le 10 juin 1915.
Le 23 juin le régiment
attaque de nouveau les tranchées du Labyrinthe.
Le 29 juin le
lieutenant-colonel Maurice commandant le 47ème Régiment d'Infanterie est tué et
remplacé par le lieutenant-colonel Bülhez.
Le 12 juillet le
régiment attaque de nouveau dans le Labyrinthe
où il est relevé le 14 juillet et
descend au repos à Hauteville.
Il est embarqué le 20 juillet en
autos et se rend au repos vers Amiens,
Seux, Pissy.
Le 1er août, le
régiment est transporté en chemin de fer à Révigny
et va cantonner à Laheycourt
Le 13 août le 47ème
remonte en ligne en Argonne et occupe le secteur en face de Servon qu'il organise en vue de
l'attaque du 25 septembre. Le 47ème
attaque les tranchées allemandes.
Le chef de bataillon Joseph
disparaît dans ce combat.
Le régiment tient le même
secteur jusqu'au 18 novembre. Il
descend au repos à Moiremont,
remonte le 1er décembre dans le
secteur des Pommiers (est et
ouest de la route Binarville à
Vienne-le-Château).
Du 5 au 18 janvier le
régiment est au repos à Sainte-Menehould.
Le 19 janvier le régiment
occupe le secteur de
Il organise ce secteur, prend
part à l'affaire du 5 mai 1916.
Émile Orain est cité à l’ordre de la 20°division pour
sa conduite à la tête de sa section, arrêtant et refoulant lors d’une
contre-attaque, le 13 mai, un ennemi supérieur en nombre.
Le 22 juin, le 47ème
Régiment d'Infanterie est relevé et se rend par étapes à Ante, sud de Sainte-Menehould.
Il est débarqué(3) le 25 juin et se rend dans la Somme.
(3) Embarqué ?
Le 28 juillet il
occupe le secteur de Méharicourt
(sud de Chaulnes) et l’organise concurremment avec le 2ème Régiment
d'Infanterie en vue de l'attaque projetée.
Le 4 septembre jour de
l'attaque, le 47ème Régiment est en réserve.
Le 6 septembre le 1er
bataillon (bataillon Mangot) attaque les tranchées allemandes.
À partir du 8 septembre le 47ème
tient ce secteur jusqu'au 10.
Le 13 octobre le
régiment est porté dans le secteur des bois de Chaulnes où il a l'honneur de repousser une forte attaque
allemande.
Le 16 il est relevé et
tient à partir de cette date le secteur du bois Frédéric et Browning avec le
2ème Régiment d'Infanterie.
Émile Orain reçoit le 23
octobre une citation pour avoir, au cours d’une contre-attaque du 16
octobre progressé d’un seul bond de
Le 15 novembre le
régiment est au repos dans les environs de Tricot.
Il remonte en ligne le 12 décembre et tient le secteur en face
de Chaulnes.
Le 2 janvier le
régiment est relevé.
Il va au camp de Crèvecœur y faire de l'instruction
en vue d'une offensive.
Le 47ème remonte en secteur le 8 février et contribue à l'organisation
du secteur de Tilloloy pour
l'attaque projetée.
Le 16 mars le régiment
est alerté et le 17 est rendu en 2ème ligne, il poursuit les Allemands.
Le 18 le 47ème prend
l'avant-garde, continue la poursuite jusqu'à Tugny-et-Pont, enlève le village d'Happencourt (20 mars).
Le 21 mars le 47ème
est relevé et redescend vers l'ouest (hory,
nord-ouest de Montdidier).
Le 30 mars il se rend
par étapes en Champagne, ouest de Châlons.
Le 25 avril le 47ème
monte en secteur devant le bois de la Grille (ouest du Mont Cornillet) et le 30 avril il attaque les tranchées
allemandes.
Les 5,6,7,8,9 et 10 mai
il réduit successivement 5 fortins et est cité pour sa belle conduite à l'ordre
du 10ème Corps d'Armée.
Le 47ème est relevé du 22 au 26 mai et descend au repos dans
les environs de Pocancy, Champigneul-Champagne.
Le 15 juin le 47ème
est enlevé en autos et transporté à Verdun où jusqu'au 15 juillet il fait des
travaux en vue de l'offensive prochaine.
Le 15 juillet il prend
le secteur de
Le 12 août le 47ème
est relevé et se rend d'abord au camp d'Avoust ensuite dans les environs de Seigneulles (ouest de Bar-le-Duc)
(4).
La 1ère C.M. et un peloton de la
3ème C.M. sont à la disposition des régiments d'attaque.
Le régiment quitte Seigneulles le 30 et va occuper
le secteur Le Tacul entre Beaumont et Samogneux, position conquise par l'offensive du 20 août 1917.
Ensuite il y fait des travaux
d'organisation défensive.
(4) Est-ce le Seigneulles qui se trouve en réalité à
Le 9 septembre le
47ème repousse une violente attaque allemande. Les 2ème et 3ème bataillons sont
engagés dans cette affaire.
Le 2 octobre, le 2ème
bataillon subit une nouvelle attaque qui, comme la première, est repoussée.
Le 6 octobre le 1er
bataillon subit une nouvelle attaque qui a le même sort que les précédentes.
Pour sa belle conduite dans cette affaire, le 47ème est cité à l'ordre de
Le 18 octobre 1917, le
47ème descend au repos à Heiltz-l'Évêque,
Outrepont et Jussecourt.
Le 3 novembre 1917 le
47ème va occuper le secteur Haudiomont,
Villers-sous-les-Côtes (Woëvre).
Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, le 47ème
réussit un coup de main sur un petit poste ennemi devant Manheulles.
Le 28 février 1918, le
47ème vient à Verdun et est employé à faire des travaux de défense.
Le 24 mars 1918, il
monte tenir le secteur des Caurières,
les Chambrettes et Quatre-Chemins, Bois de Chaume.
Il tient ce secteur jusqu'au 24
mai.
Il descend au repos à cette date
à Ligny-en-Barrois et Nançois-Tronville.
Le 28 mai le 47ème est
embarqué pour Dormans.
À leur descente du train, les
bataillons sont immédiatement engagés dans la bataille et défendent les
positions au nord de
Le 30 mai le mouvement
de repli est accentué et
Le 47ème organise le secteur
devant Jaulgonne dans la
boucle de la rivière.
Dans la nuit du 2 au 3 juin le 1er bataillon (chef de
bataillon Voillot) chasse les fractions ennemies qui étaient parvenues à
franchir
Il fait plus de 100 prisonniers
et pour ce fait cité à l'ordre de l'armée le 27 juin.
Le 47ème est relevé et se rend
dans la région de Mortefontaine,
Plailly et Moussy-le-Neuf, Château de Vallière, vers Dammartin en Goële.
Le 5 juillet le 47ème
est enlevé en autos et se rend dans la région de Pargny-la-Dhuys (sud de Jaulgonne) qu'il vient de quitter le
27 juin.
Le 8 juillet, le 47ème
se porte sur la 2ème position de défense sur la ferme du Hallais, Rue Jacquiert, Saint-Philibert, le 3ème
bataillon au nord du bois d'Igny-le-Jard.
Dans la nuit du 11 au 12 juillet, le 3ème bataillon
et l'E.M. du régiment descendent vers le sud et cantonnent à Orbais.
Dans la nuit du 13 au 14 juillet, le 47ème est alerté
et va occuper sur la 2ème position les emplacements de défense. Il regagne au matin
ses emplacements de cantonnement.
Le 15 juillet, au
bruit de l'intense canonnade et des obus qui éclatent, le 47ème est alerté et
occupe de nouveau ses emplacements de combat. Il arrête la progression ennemie
sur la 2ème position et combat jusqu'au 19 juillet.
L'ennemi repasse la Marne.
Le colonel Bhülez, blessé le 15
juillet est remplacé par le commandant du régiment (5), le chef de bataillon Lebas jusqu'au 18 juillet, date à
laquelle le colonel Zopff prend le commandement du 47ème RI.
Des fractions du bataillon
Stiegler -2ème bataillon- passent
Le 27 juillet tous les
régiments passent
(5) Selon E. Orain, le Lt-C.Bülhez commandait le régiment depuis
le 29 juin 1915 ; blessé ce 15 juillet il est probablement remplacé "pour
le commandement ...par..."
(6) "qu'ils ont construit" ou "que le 47ème a construit"?
Le 29 juillet le
bataillon Stiegler atteint Aiguizy.
Le 2 août la
progression est à peine reprise et dans la nuit du 3 au 4 août, le 47ème
Régiment d'Infanterie atteint
Le 15 août, le 47ème
subit un intense bombardement par gaz.
Il est relevé le 24 août 1918 et descend au repos dans
la région de Verneuil.
Pour sa belle conduite au cours
des affaires des mois de juillet et d'août 1918, le 47ème est cité à l'ordre de
l'armée.
Cette citation lui donne droit à
la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.
Le 12 septembre le
47ème Régiment d'Infanterie se rend à Épernay.
Il est enlevé le 14 en chemin de
fer et débarque à Corcieux
(Vosges). Il se porte par étapes à Raon-L’étape.
Le commandant Lebas prend le
commandement du 47ème.
Le colonel Bhülez prend le
commandement d'une brigade mixte franco-américaine. Le 47ème occupe le secteur
de Celles-sur-Plaine
concurremment avec des éléments américains.
Le 6 octobre, le 47ème
s'est regroupé dans la région de Raon-L'étape.
Le colonel Bhülez reprend le
commandement du 47ème Régiment d'Infanterie le 14 octobre. Le régiment va occuper le secteur devant Robache (nord-est de Saint-Dié).
Il y reste jusqu'au 28 octobre et va cantonner après relève
dans la région de Corcieux. Le 6 novembre le 47ème se porte à Épinal par Fontenay, Viménil
; il arrive le 7 à Épinal où
il cantonne. Le 10 novembre le
régiment se porte à Frizon, Igney,
Mazeley.
Le 11 novembre à 7
heures le 47ème Régiment d'Infanterie apprend par T.S.F. la signature de
l’armistice.
Le 14 novembre, le
47ème se dirige vers l'Alsace par Fontenay,
Viménil (14 novembre),
Le 17 novembre le
47ème Régiment d'Infanterie franchit la frontière à 9 h 30 sur la route du Mont
Donon.
Il cantonne à Grandfontaine, à Schirmeck.
Le 18 novembre,
cantonné.
Le 47ème cantonne à Mutzig et à Molsheim.
Le 21 novembre le
bataillon Vazeilles va occuper les ponts du Rhin (Kehl).
Le reste du régiment cantonne à Oberhausbergen et Wolschheim.
Le 28 novembre le
régiment entre dans Strasbourg
avec les premières troupes françaises où un accueil enthousiaste lui est
réservé.
Le 47ème occupe Strasbourg
jusqu'au 2 décembre.
Le 3 décembre il se
porte vers Sélestat par Blaesheim
(3 décembre), Sermerscheim (4
décembre).
Le 5 il occupe le pont
de Schoenau, Sundhouse et Sélestat.
Le 22 janvier le
régiment rejoint Sélestat, le 2ème bataillon à Châtenois.
Le 26 février le 3ème
bataillon va occuper Schoenau
jusqu'au 23 mars.
Le 23 il rejoint
Rheinau où il reste jusqu'au 30 mars.
Le 31 il va cantonner
à Nordhouse.
Le 47ème rejoint Strasbourg le
1er avril où deux bataillons sont cantonnés et le 3ème à Bischeim.
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