« Je viens de retrouver dans les
affaires de mon arrière grand père, Edouard Oursel, son carnet de guerre 14/18 brancardier
au 236ème d’Infanterie, et quelques cartes postales de lui avec son
régiment.
Afin de
ne pas toucher beaucoup à son carnet je l’ai réécrit complètement, je vous le
joins.
Je n’ai
pas l’habitude de ces documents mais depuis que j’ai lu ce carnet je suis très
touché par ce que j’ai découvert son mon arrière grand père, j’ai connu sa
femme mon arrière grand-mère, par contre je n’ai connu aucun de mes arrière
grand père ou grand père, ils sont morts avant ma naissance. »
Gilles, juin 2008
Départ de Caen le 9 août, 3 heures de l’après
midi, passé à Aubergenville vers 10
heures du soir, arrivé à Bucy-lès-Pierrepont
le 10 à 8 heures du matin (grande halte)
Départ à 11 heures de La Neuville-Bosmont en 5 heures, par une chaleur accablante. Il en
reste la moitié du bataillon sur le bord de la route.
Départ de La Neuville-Bosmont pour Fontaine-lès-Vervins en passent pour Vervins, nous sommes resté dans cette
localité 5 jours puis étant brancardier je suis parti à la 21ème
compagnie ou nous entrons en subalternes et que étant arrivé à la Claperie où
nous avons resté encore 5 jours.
Départ de la Claperie pour
la Flamanderie où nous avons vu les
premiers Anglais ;
Départ de la Flamanderie pour Avesvielle feuillage à
Averne.
Départ pour Avernes à 3
heures du matin, passé à Avernes à 4 ¼ heures du matin, marchons aux pas, nous
avons tiré 2 aéroplanes Allemand mais nous sommes arrivés à 10 heures du soir à
Cousolre où nous cantonnons
Départ de Cousolre le matin à 6 heures 20,
nous battons en retraite, nous passons la nuit dans un champ près des
Allemands, mais nous n’avons pas combattu, depuis la veille nous ne voyons que
des émigrants Belges qui guettent leurs pays, nous voyons une trentaine de
chasseurs à pied du 48ème tout ce qui reste de leur compagnie, ils
ont été fusillé par des Allemands déguisés en Anglais.
Nous avons encore passé la
nuit dehors par la pluie, nous avons eu une alerte, mais c’était une méprise
ceci se passait au Corbeau, nous avions passé près de Maubeuge.
Départ du Corbeau pour La Neuville-les-Dorengt où nous arrivons
à minuit après une marche de plus de 60 kilomètres, nous l’avons échappé belle
dans cette journée, nous étions complètement entourés par les Allemands et
quelques obus sont venus tomber près de nous heureusement que l’artillerie
Française et Anglaise était là, l’artillerie Française rien que pour sa part en
ont tué 6000 en un quart d’heure ceci se passait au Petit Fayt.
Départ de La Neuville pour Puisieux nous y arrivons après une marche d’une quinzaine de
kilomètres, nous y arrivons épuisés par la marche de la veille, nous en
laissons une grande quantité sur la route.
Départ de Puisieux pour Hamégicourt, nous battons toujours en
retraite, nous avons eu une rencontre avec les Hulans qui se sont reculés.
Nous prenons l’offensive
nous avançons mais nous sommes bientôt forcés de reculer devant les forces
supérieures. C’est dans cette journée que je fais pour la première fois mon
service de brancardier.
C’était horrible à voir ces
pauvres gens mutilés et d’aucunes mourantes, nous allons pour ramasser les
blessés du 6ème bataillon, mais nous sommes salués par une trentaine
d’obus, ceci se passait à Moÿ que
nous nous sommes forcé d’abandonner mais l’armée de renforts d’artillerie les
oblige à reculer.
Nous passons la nuit au sud
d’Hamégicourt dans un champ d’avoine,
dans cette journée je perds mon sac avec tout mon linge et mes vivres de
réserve qui étaient dedans, je n’ai plus de papier pour écrire mais cela ne me
servait à rien car il y a huit jours que nous ne pouvons pas faire partir les
lettres.
Nous passons dans un petit bois au sud de Séry-lès-Mézières pour aller défendre le
pont de ce village mais nous étions à peine arrivés dans ce bois que
l’artillerie Allemande tire dessus et c’est un miracle que nous ne soyons pas
tous massacrés j’en vois tomber un obus à peine à 8 mètres de moi.
Nous sommes restés tout
l’après midi sous les feu de l’artillerie et sous les balles, nous sommes
encore forcé de reculer, nous enlevons nos blessés que nous transportons à Hamégicourt, à minuit nous retournons en
chercher quelques uns sur le lieu du combat et les Allemands nous saluent de
quelques coups de fusil, nous passons la nuit avec les blessés à 2 Km à peine
les lignes Allemandes, les troupes Françaises s’étaient reculées de 10 Km.
Le lendemain, le 31 août nous allons
les rejoindre à La Fére d’où nous
repartons pour Berteaucourt, mais
nous n’y restons pas, les Allemands nous poursuivent, nous allons à Landricourt en passant par Saint-Gobain ou la réserve de Caen ce joint à nous pour boucher les
rives mais nous n’y restons pas encore.
Nous repartons de suite
pour Luges où nous arrivons le soir
du 1er septembre et à 11 heures du soir nous repartons de nouveau
pour Coincy d’où nous repartons à la
tombé de la nuit, nous attaquons les Allemands près de Château-Thierry à 11 heures du soir.
Mais nous sommes repoussés
nous relevons nos blessés et au jour nous les chargeons dans des voitures que
nous avons réquisitionnés.
C’est à ce moment que nous
voyons apparaître quelques Hulans, nous leur montrons la croix rouge et ils ne
nous inquiètent pas, nous nous hâtons de passer le dernier pont existant sur la
Marne, à Mont-Saint-Père où nous
laissons nos blessés, nous fuyons toujours sous le feu des Allemands jusqu'à Artonges, nous repartons à 3 heures du
matin, nous passons à Montmirail et
nous allons jusqu'à Morsains ou des
autobus viennent nous chercher pour nous conduire à la Motte-Tilly près de Nogent-sur-Seine
dans l’Aube où nous devions défendre un pont nous arrivons le 4 à minuit.
Des nouvelles arrivent,
nous marchons de l’avant, des autobus reviennent nous chercher pour nous
conduire à Beauchery.
Les Allemands reçoivent une
frottée, nous couchons dans un champ à coté de ce patelin.
Le lendemain 7 nous
couchons dans un champ à Sancy-lès-Provins,
j’étais couché à 10 mètres d’Oscar.
Nous marchons en avant nous
passons à Monceaux-lès-Provins où a
eu lieu la bataille, le village est pillé, toutes les maisons sont démolies par
les feux de l’artillerie, c’est effrayant de voir l’effet de l’artillerie, nous
voyons des cadavres d’Allemands et de chevaux. Nous passons à Villeneuve-la-Lionne où l’orage nous
prend et nous trempe jusqu’aux os. Nous bivouaquons à Vézier mais on se remet en marche, toujours sous l’eau et nous
retournons cantonner à Villeneuve-la-Lionne
à 10 heures du soir.
Nous sommes réveillés à 4
heures, mais nous partons qu’à 9 heures pour aller bivouaquer à Artonges dans le champ où nous avions
déjà couché.
Nous partons d’Artonges, nous passons à Courboin où l’on s’était déjà battu dans
le cours de notre retraite nous passons à Château-Thierry
et nous allons coucher à Mont-Saint-Père
dont le pont avait été miné et sauté par nos soldats dans le cours de notre
retraite, ici j’ai couché dans un lit que cela semblait bon de se déshabiller
Nous allons coucher dans
une ferme près de Dravigny (?) sous
la pluie.
Nous allons coucher à Brancourt sous une pluie à torrents nous
sommes mouillés jusqu’au os et c’est un miracle qu’on attrape rien.
Départ de Brancourt nous passons à Jonchery où nous pouvons acheter du pain
car pendant toute cette randonnée depuis la frontière de Belgique le
ravitaillement est mal fait et nous mourrons de faim.
Nous passons à Guyancourt, Cormicy où nous croisons un fort convoi de prisonnier Allemands,
puis Berry-au-Bac, Juvincourt et Amifontaine ou nous touchons, gros comme un œuf de poule, du pain
puis nous revenons cantonner à Juvincourt
où nous trouvons à acheter des lapins que nous faisons cuire avec des pommes de
terre et que nous mangeons la plupart sans pain.
Nous partons de Juvincourt pour Berry-au-Bac. Le canon fait rage, les blessés affluent de tous
cotés, nous allons de l’avant nous essayons de franchir la crête mais la
mitraille éclate par-dessus notre tête et c’est un miracle qu’il n’y ait
personne de tué parmi nous, nous avons 2 blessés parmi les brancardiers dont un
très légèrement.
Nous couchons dans un
grenier d’une usine ou nous avions transporté nos blessés.
Nous quittons Berry-au-Bac, à peine partis la
fusillade et le canon recommencent, nous avons de grandes pertes pendant ces
deux jours dans le régiment.
Nous allons à Cormicy où nous mangeons des biftecks de
chevaux tués par les obus et que les ….. de la division ont fait cuire, nous
retournons coucher sur le champ de bataille dans une meule de paille, toute la
nuit les obus tombent autour de nous et la pluie se met à tomber, j’ai une mare
d’eau sous moi en me levant le matin.
Nous restons toute la
journée sur le champ de bataille, mais il y a moins de blessés que les jours
précédents, le soir nous allons mener les blessés à Cormicy et nous y restons à coucher.
Nous retournons à la même
place que la veille pour panser les blessés et nous les transportons de nouveau
à Cormicy que les Allemands
bombardent.
Nous restons par moitié à Cormicy pour le transport des blessés,
nous sommes dans un restaurant qui n’a plus ni porte ni fenêtre tout est cassé
par les éclats d’obus, à tout moment nous sommes obligés de nous réfugier dans
la cave.
Nous allons à notre tour
ramasser les blessés, mais il n’y en a pas du régiment, malgré une vive
canonnade, le soir je reçois 2 lettres de Flins une datée du 19 Août et une du
23, elles ont mis un mois pour venir.
Je reste à Cormicy, les Allemands le bombardent
toujours l’église est effondrée, il n’y a plus que le clocher qui existe tous
les blessés dont l’église était pleine sont évacués, plusieurs sont morts par l’effet
du bombardement, 3 infirmiers qui les soignaient trouvent la mort aussi un
aumônier est blessé, toutes les maisons sont en parti démolies.
Tous les blessés sont
évacués, et l’on parle de nous évacués aussi car ce n’est pas prudent de rester
ici. Vers le soir nous changeons de logement.
Nous allons à Sapigneul pour ramasser les blessés qui
pourraient s’y trouver, là j’apprends par des camarades à Oscar qu’il à été
blessé le 14 septembre mais ce n’est pas grave le soir nous regagnions Cormicy là une surprise nous attend, les
camarades faisaient notre repas, tout était prêt, un obus arrive dans la
cheminée et toute la cheminée s’écroule dans la marmite tout est à recommencer.
Repos pour moi je reste à Cormicy, le village est toujours
bombardé, un obus tombe dans la cour de la maison où nous sommes, tuant 2
soldats et un civil.
Nous allons à Sapigneul à 7 heures du matin nous
faisons une attaque mais nous sommes forcés de reculer avec beaucoup de pertes
surtout de la 24ème compagnie dont je faisais partie auparavant, on
parle de 70 tués ou blessés dans la compagnie. Nous passons la nuit à Sapigneul.
Nous retournons de nouveau
à Sapigneul, c’est toujours le duel
d’artillerie qui continue depuis le 14, cela n’a pas cessé nous ne ramassons
que quelques blessés de la veille.
Nous sommes restés à
Sapigneul, nous sommes à peu près à l’abri des obus car nous sommes dans une
cave avec les blessés que nous avons, ce sont les blessés de l’avant-veille que
les infirmiers de la division devaient venir chercher la veille au soir mais
que la canonnade des Allemands à empêchée d’approcher.
Vers 10 heures la division
viennent les chercher alors nous allons retrouver la compagnie qui est dans les
tranchées.
Le soir nous avons à subir
un fort bombardement des Allemands. Les obus tombaient très près de nous, on se
serrait dans les tranchées pendant ce temps nous entendions pendant au moins 2
heures la charge et la fusillade au loin, mais nous n’avons pas eu les
résultats.
Nous allons au poste de
secours dans la sucrerie de Berry-au-Bac,
c’est repos pour nous, cela n’empêche pas que 2 obus sont tombés sur notre
logement mais il n’y a eu personne d’atteint.
Nous retournons à la
compagnie dans les tranchées que nous devons faire le long du canal, nous
faisons de belles tranchées, elles ne sont pas sitôt faites qu’on nous apprend
que nous allons en arrière pour nous reposer.
Nous partons à 3 heures du
matin pour aller dans un bois entre Cormicy
et Boufignoureux nous y restons le 28 et le 29 et le 30 nous allons coucher à Bouffignereux.
Nous allons retrouver la
compagnie qui est resté dans les bois, les Allemands nous canonnent, un obus
vient tomber tout près de nous, mais cela ne dure pas, la nuit se passe
tranquillement.
Je suis de repos, mais nous
restons dans le bois.
Je reprends avec la
compagnie, le matin nous devions faire une marche mais le village où nous
devions aller, à Guyancourt, est
bombardé alors nous rentrons.
L’après midi nous
recommençons la marche que nous poussons jusqu'à la ferme de Chaumont.
Le soir à 11 heures nous
avons alerte nous devons partir immédiatement, nous allons à Jonchery (15Km) de
là des autos nous attendent pour nous conduire à Compiègne où nous arrivons le soir du 4, nous couchons dans la
caserne Jeanne d’Arc.
Nous prenons le train à
2h20 de l’après midi, nous passons à Montdidier
et nous descendons à Faverolles, de
là nous allons coucher dans une sucrerie à Laboissière
(-en-Santerre).
Nous allons dans le village
installer un poste de secours, le soir nous allons retrouver la compagnie pour
être là au départ qui doit avoir lieu dans la nuit, à 11h du soir, alerte nous
partons, nous arrivons à Guerbigny où
nous couchons 2 heures dans une filature.
Départ de Guerbigny
pour Arvillers le soir nous appuyons
une attaque d’un village les balles nous sifflent aux oreilles nous restons dans
un champ de betteraves jusqu'à 11 h du soir, nous y sommes gelés, mais on n’a
pas besoin de nous, nous retournons nous cantonner le reste de la nuit dans le
village, nous y restons les 8.9.10.11 sans autres incidents.
Nous partons d’Arvillers et nous devons aller
cantonner à Bray-sur-Somme, nous y
arrivons à la tombé de la nuit, mais il n’y a pas de place dans le village pour
le 65ème bataillon nous allons cantonner 5 Km plus loin à Suzanne.
Le bataillon va occuper des
tranchées à 2 Km en avant mais comme c’est un jour de repos je reste au poste
de secours, au château de Suzanne.
Je vais rejoindre ma
compagnie dans les tranchées. La journée se passe sans incident sauf quelques
obus qui tombent près de nous. Dans la nuit à 3h ½ du matin nous avons alerte,
les Allemands font une attaque, nous quittons nos tranchées pour aller en
occuper d’autres en avant et c’est au milieu des balles qui nous sifflent aux
oreilles et des obus qui éclatent sur notre tête que nous faisons ce changement.
Mais l’attaque est
repoussée et à 7 h nous rejoignions nos anciennes tranchées où l’on vient me
relever de service.
Nous sommes le 15, je
rejoins le poste de secours au château de Suzanne,
le soir à 6 heures départ nous allons à Méaulte.
Nous allons prendre notre
service aux tranchées.
Nous restons dans les
tranchées et le soir nous regagnions Méaulte.
Comme c’est dimanche on
fait la grande messe, je vais y assister. Les obus allemands qui tombent non
loin de là font trembler l’église. Le soir je retourne dans les tranchées.
Je reste dans les
tranchées.
Départ, nous retournons à Bray-sur-Somme où nous cantonnons.
Nous restons au
cantonnement
départ, nous allons dans les
tranchées à la ferme de Bronfay c’est
en partant aux tranchées que j’ai touché mon paquet, nous n’étions pas sitôt
rentrés dans les tranchées qu’une grêle d’obus tombe autour de nous mais
personne n’est atteint.
Nous allons dans un ravin
un peu en arrière des tranchées et le soir nous allons former un poste de
secours à Bray-sur-Somme.
Nous restons à Bray et le soir à 5 h ½ nous partons
pour les tranchées à Carnoy, mais en cours de route les balles et les obus
pleuvent autour de nous de chaque coté de la route et l’on est forcé de
rebrousser chemin en vitesse et c’est un miracle que personne ne soit atteint.
Nous nous mettons à l’abri d’une meule et nous attendons que l’avalanche soit
passée, alors nous repartons par la pluie qui commence à tomber et nous
atteignons enfin Carnoy sans encombres, du patelin il ne reste rien, nous
couchons dans une cave, je crois que c’est le seul qui existe.
Nous restons à Carnoy et le soir nous regagnons Bray-sur-Somme où j’apprends qu’Oscar
est venu pour me voir.
Je reste à Bray ou je passe
l’après midi avec Oscar.
Nous passons encore une
partie de l’après midi ensemble à Bray et le soir je reprends mon service à Carnoy où une triste surprise m’attend,
on amène quelques morts de la veille et dans l’un d’eux je reconnais MONGIN, je
vais de suite prévenir PARQUET qui est à coté et nous le transportons jusqu’au
cimetière où je le descends moi-même dans la fosse.
Nous restons à Carnoy, j’écris une lettre pour avertir
de la triste fin de MONGIN avec le plan du cimetière.
Nous restons toujours à Carnoy ainsi que le 1er
novembre. Le soir nous regagnons Bray-sur-Somme.
Le lendemain 2 novembre je
vais assister à la messe des morts dans l’église de Bray-sur-Somme où je rencontre QUEVANNES, l’après midi je fais la
rencontre de VALLEE.
Nous restons encore à Bray,
le 4 au soir nous regagnons Carnoy.
Nous y restons ainsi que le
6.
Le soir du 6 nous regagnons
Bray-sur-Somme pendant que les
Allemands tentent une attaque sur Carnoy
qui ne résiste pas, mais les balles sifflent, enfin nous arrivons à Bray sans
encombres.
Nous y restons ainsi que le
8.
Nous repartons pour Carnoy où je reçois le 2ème
paquet en arrivant.
Nous restons à Carnoy d’où nous repartons le soir du
10.
Nous restons à Bray.
Les 13 et 14 à Carnoy.
À Bray, premier jour de la gelée, après midi un peu de neige.
Bray
La Neuville-les-Bray.
Bray ainsi que
le 23
Remplace CARNOT qui est
cassé, à la ferme de Bronfay.
Le 25 et le 26 je reste à
Bray, le 26 je me fais ausculter par le major on me pose 10 ventouses.
Je m’en fais reposer 6 et
je reste à Bray ainsi que le 28.
Je vais à La Neuville et j’y reste le 30, là je
rencontre Anatole GOJARD pour la 1ère fois.
Je retourne à Bray où je reste encore le 2 et le soir
je vais à la Neuville pour repartir dans la nuit à Carnoy où nous restons 4 jours.
Nous rentrons à Bray nous y restons 6 jours.
Je vais assister à une
messe dite pour DESCHAMPS brancardier mort de la fièvre typhoïde.
Le 11 j’assiste de nouveau
à une messe dite pour les morts de la 24ème compagnie.
Je vais à Carnoy, j’y reste le 15.16.17.18.
Il y a attaque sur Mametz et Montauban, nous commençons à
relever les blessés à 4 heure de l’après midi jusqu'à 5 heures du matin au
milieu des balles qui tombe autour de nous.
nous allons en relever de
nouveau et à 9 heures nous partons en arrière, nous allons coucher dans un bois
derrière la ferme BILLON, au moment de partir de Carnoy, le brancardier BRUNEAU est blessé grièvement d’une balle
qui avait traversée la fenêtre, pourtant barricadée de notre poste de secours.
Nous partons pour Bray où le régiment vient se reposer en
arrière.
Nous restons à Bray.
Le régiment repart en avant,
mais est en réserve et reviens presque de suite, je reste au repos à Bray.
On apprend que BRUNEAU est
mort à l’hôpital à Etinehem.
Je vais assister à une
messe pour BRUNEAU et CROQUEVIEILLE qui est mort de la fièvre typhoïde, on se
cotise pour acheter une couronne à BRUNEAU que ceux de sa compagnie portent sur
sa tombe.
Nous sommes toujours à Bray
on entend une violente canonnade sur Mametz, le soir réveillon.
Je reste encore à Bray.
Je vais à la ferme de Bronfay, je reste à Bray.
Le soir du 30 je vais à Carnoy, j’y reste le 31 et le 1er
janvier 1918, entre 11h et minuit les Allemands nous envoient quelques obus qui
viennent tomber tout à coté de notre poste de secours, le soir du 1er
janvier je reviens à Bray pour y rester les 2 et 3 janvier.
Je vais voir Oscar qui est
au repos à Bray.
Nous restons à Carnoy, 6 et 7 à Bray 8 et 9 à Carnoy, 10 Bray.
Le régiment est relevé le
11 et ma compagnie va à La Neuville
où nous reprenons le service les 11 et 12, 13 et 14 Bray le 15 et le 16 la
Neuville
Nous entendons une violente
attaque des Allemands sur La Boisselle,
le 16 je suis vacciné, les 17 et 18 Bray, le 19 Carnoy on nous amène un blessé
de la 22ème compagnie nommé LAURENT DE TESSANCOURT il est grièvement
blessé à la tête.
Carnoy et le
soir on retourne à Bray 21.22.23.24 Bray.
J’apprends le 23 qu’on
enterre LAURENT à Etinchon.
Les 25 et 26 Bray également
les 27.28.29.30.
les Allemands bombardent Carnoy, juste comme je reviens de porter
de la chaux dans les tranchées, un obus tombe sur une maison à peine à 6 mètres
de moi, je n’ai rien, le soir on retourne à Bray
pour y rester les 31, et 1er février.
2.3.4.5.6.7.8.9.10.11.12 et
le 13 le matin on fait une marche d’une douzaine de Km et dans la nuit départ
pour Carnoy où nous restons les
14.15.16.17.18 et 19, le 17 toute la journée on entend une violente canonnade
du coté de Dompierre dans la nuit du
16 au 17 arrive le 18ème territorial qui vient nous renforcer.
Nous repartons à Bray où je reste les
20.21.22.23.24.25.26.27.28 et le 1er mars nous allons à Carnoy pour évacuer le poste de secours
pour faire de la place pour mettre des hommes en quarantaine car il y a eu un
cas de fièvre scarlatine en arrivant à Carnoy
une balle me frôle l’oreille j’en ai échappé de belle.
Nous restons à Carnoy.
Le régiment étant relevé je
pars pour rester à la ferme de Broufay,
mais étant enrhumé on m’envoie au poste de secours à Bray où je reste les 5.6 et 7, le 8 et 9 Broufay, le 9 au soir nous partons à Carnoy où nous restons les
10.11.12 et le soir du 12 nous allons coucher dans les tranchées, le poste de
secours n’étant pas assez soir car le patelin est bombardé.
Rien d’anormal.
Le 14 à 8h ½ du soir les
Allemands font sauter une mine en face de la 22ème compagnie nous
allons ramasser les blessés, les Allemands avaient occupé la 1ère
tranchée où nous les avons chassés mais ils lancent des grenades qui font des
victimes, nous allons occuper l’entonnoir causé par l’explosion puis nous
l’abandonnons pour le réoccuper le 15 au matin, nous y trouvons des boucliers
des fusils, des grenades et des caisses à mitraille le reste de la journée rien
à signaler.
Les Allemands lancent des
torpilles aériennes sur le boyau qui conduit à l’entonnoir, encore des blessés
et des morts et le soir vers 11 h nous sommes relevés nous partons au repos à Bray.
Alerte les Allemands ont
voulu réoccuper l’entonnoir mais on ne part pas, l’action étant finie.
Le 18 est calme.
Nous avons revue par le
colonel, dans la nuit du 19 au 20 un violent incendie éclate dans un
cantonnement de la 22ème compagnie.
Les 20.21 et 22
Bray, le 22 au soir départ
pour Carnoy.
Nous travaillons à faire un
poste de secours.
Continuation du poste de secours,
le 26 vers 10 heures du soir les Allemands bombardent nos tranchées.
Nous travaillons toujours
au poste de secours, le 29 au soir départ de Carnoy, nous passons à Broufay,
la meule où était notre poste de secours brûle.
Bray.
Revue du régiment par le
général de Castelmand entre La Neuville et Froissy.
Le 3 Bray ainsi que les
4.5.6, le 6 à 2 heures de l’après midi départ pour Carnoy nous allons remplacer la compagnie du 329ème qui
est à l’entonnoir, produit par l’explosion de la mine du 14 mars, dans la nuit
nous sommes inondés dans notre abri.
Je vais visiter l’entonnoir
quel trou, on ne peut pas se figurer cela, je vais aussi voir une mine que nous
sommes en train de creuser.
Rien d’anormal.
Les Allemands font encore
sauter une mine à coté de l’entonnoir et bombardent les tranchées. Nous allons
chercher les blessés, quel bouleversement, nous venions de passer avec un
blessé en force l’abri d’une mitrailleuse quand un obus tombe dedans tuant 4
mitrailleurs et blessant grièvement les 2 autres, nous l’avons échappé belle,
toute l’après midi on retrouve des morts ensevelis les uns debout nous allons
les chercher : perte de la compagnie 28 morts ou disparus et 12 blessés.
On retrouve toujours des
morts on en trouve qui sont hachés en morceaux et qu’il est difficile
d’identifier.
À 1 heure du matin violente
canonnade et fusillade du coté de la Boisselle toute la journée canonnade et le
soir à 11heures ½.
On retrouve toujours des
cadavres nous ferons sauter une mine en face le 319 en face de Manetz pour
faire sauter deux tranchées allemandes, une violente canonnade suit
l’explosion.
Les Allemands font sauter
une mine à leur tour du coté de Fricourt,
violente fusillade et canonnade.
Rien d’anormal, le soir à 5
heures, nous partons pour Bray.
Bray on nous
apprend que nous devons partir pour une destination inconnue.
Nous restons encore à Bray.
Nous partons pour Heilly en passant par Méricourt-l’Abbé.
Nous restons à Heilly ainsi que le 21 et le soir à 11
heures départ. Nous marchons toute la nuit nous passons à Corbie, Boves et nous arrivons à Cottenchy à 8 heures du matin où nous cantonnons.
Nous faisons une marche le
matin en passant par Sains et Boves.
Alerte toute la division
part, nous partons à 6 heures ½ nous passons à Sains et nous embarquons dans le train à Faleux à midi ½ nous
passons à Amiens puis nous partons pour Doullens
où nous descendons nous ferons encore 2 kilomètres pour aller cantonner à Haute-Visée nous y restons les 29.30 et
1 mai.2.3 et 4.
Nous passons une revue.
Le 4 à 10 heures du soir
nous partons, nous passons à Lucheux,
Sombrin à 1km ½ de Grand-Rullecourt, pour aller cantonner à
Barby où nous arrivons le 5 à 6heures
¼.
Même cantonnement, rien
d’anormal.
On entend un violent
bombardement dans la direction d’Arras,
cela dure toute la journée et toute la nuit.
« Il s’agit du
bombardement en prélude à l’attaque générale en Artois débutée le 9 mai »
Le bombardement redouble de
violence, nous sommes en alerte prêts à partir au premier signal, jamais on n’a
entendus rien de semblable comme bombardement, à 7 heures du soir départ nous
allons cantonner à Sericourt (?).
Nous repartons pour Mareuil en passant nous voyons Arras au loin et nous passons non loin
des ruines de la tour de Mont-Saint-Eloi,
nous rencontrons le Général JOFFRE.
Départ de Mareuil pour les tranchées direction Neuville-Saint-Vaast, nous passons la
nuit à la belle étoile assis sur notre sac à 300 mètres de La Targette.
Le 12 nous restons à la
mine.
Nous allons ramasser les
morts du 153ème et 156ème qui sont restés sur le terrain
coté du village de La Targette.
Nous y retournons.
« Ces 2 régiments auraient perdu 1000 h. dans cette
attaque »
Rien d’anormal.
Nous partons à 8 heures du soir
pour aller dans une ancienne tranchée allemande tout à coté de La Targette.
Nous partons faire des
tranchées en première ligne nous revenons le 19 vers 3 heures du matin.
Un éclat d’obus manque de
m’attraper en pleine tête, je vais à Mareuil
cherché un brancard et le soir nous retournons en première ligne faire des
tranchées.
Violent bombardement les
Allemands font une attaque le soir mais sans succès.
Bombardement encore plus
violent à 4 h ½ de l’après midi, les Allemands font une nouvelle attaque qui ne
réussit pas, le bombardement reprend encore plus violent, c’est véritable
ouragan de feu.
Nous ferons une attaque à
notre tour, nous enlevons deux lignes de tranchées et ferons quelques
prisonniers.
On apprend officiellement
que l’Italie à déclaré la guerre à l’Autriche à 8 heures du soir nous crions
par trois fois à "vive l’Italie". Les Allemands croient probablement
à une attaque avec fusillade et violente canonnade, à 9 heures nous quittons
notre tranchée.
Nous occupons une tranchée
en première ligne à coté du village d’Ecurie.
Nous y restons, violent
bombardement.
Violent bombardement.
Après un violent
bombardement nous attaquons.
Les 21 et 24ème
compagnies perdent presque la totalité de leurs effectifs la 24ème
reste à une trentaine sur 176. Nous charrions les blessés à partir de 4 heures
jusqu'à 4 heures du matin, blessés de la compagnie 45, le 5ème
bataillon fait une cinquantaine de prisonniers
On va et prend 2 tranchées
et un fortin. Dans les tranchées d’arrière, le soir le 3ème
bataillon attaque de nouveau et fait 160 prisonniers, des Barois âgés de 17 ans
pour la plupart et occupe une tranchée en plus des 2 de la veille et d’un
fortin.
nous restons à notre emplacement et à 5 heures
nous allons reprendre notre ancien emplacement en première ligne, les Allemands
bombardent le collecteur, je suis atteint par un culot d’obus qui me coupe un
peu l’oreille, ce n’est rien à 11 heures du soir nouveau bombardement des
tranchées.
Bombardement de nos
tranchées minuit 45 on refait une nouvelle attaque avec le 25ème qui
est à notre droite, mais sans succès. Un obus tombe sur notre ancien abri tuant
2 hommes et en blessant 2 autres, nous l’avons échappé belle.
Nous allons conduire un
blessé au poste de secours sous une pluie d’obus, nous sommes forcé de prendre
un autre chemin, un obus tombe devant moi me recouvrant de terre, en revenant
je constate qu’un obus est tombé sur l’abri où j’étais tout à coté de l’endroit
que j’occupais, le bombardement continu.
Toujours bombardement.
Nous partons au repos pour Abarcq.
Les 6.7.8.9.10 et 11 nous y
restons.
À 4 heures de l’après midi
nous repartons pour les tranchées.
À 4 heures du matin nous
occupons les tranchées au nord et dans le labyrinthe, bombardement.
Violent bombardement toute
la journée le soir à 7 heures nous attaquons nous prenons une tranchée aux
Allemands nous passons la nuit à porter des blessés.
Bombardement dans l’après
midi nous avons 9 brancardiers blessés et un mort SIMON.
Bombardement.
Après un violent
bombardement, à midi un quart nous attaquons, nous prenons deux lignes de
tranchées.
Bombardement à 4 heures de
l’après midi nous allons occuper les premières lignes sous les obus qui tombent
autour de nous, je vois de nombreux éclats mais qui ne me blesse pas.
Le 18 au petit jour nous les occupons, je rencontre
Christophe qui me dit qu’Oscar à été blessé. Les Allemands bombardent les
tranchées et les boyaux y conduisaient, je suis enfoui trois fois sous de la
terre, j’en suis quitte pour changer de place.
On s’attendait à tout
moment à en recevoir une.
Nous arrivons enfin au
poste de secours les marmites y tombes aussi, les Allemands cherchent les
pièces lourdes qui sont à coté, nous ne sommes pas sitôt partis qu’un obus tue
M. le Major SEVAUX et blesse gravement M.MALLET, nous avons encore dans cette
journée un brancardier de tué et 5 de blessés.
Le soir les Allemands
attaquent nos premières tranchées à coups de grenade et nous repoussent à notre
point de départ du 16. Ma compagnie perd 140 hommes tués, blessés et disparus,
les combats durs toute la nuit.
Au petit jour les chasseurs
à pieds, 4ème et 2ème viennent nous remplacer mais nous restons
encore en réserve jusqu'à 5 heures de l’après midi, heure ou nous partons au
repos à Habarcq pour y arriver à minuit.
Nous partons cantonner à
Beaufort.
Le 21 nous y restons ainsi
que le 22.
Marche.
Service pour M.SEVAUX et le
brancardier mort.
Revue.
Rien d’anormal ainsi que le
27.
Départ pour aller cantonner
à Perrin.
Les 29.30. 1juillet.2.3.4.5
nous y restons.
Je vais arriver à la même X
dans la nuit du 2 au 3 on entend un violent duel d’artillerie.
Départ de Perrin à minuit
15, nous passons à Mouziéres pour
aller embarquer à 7 h à Petit-Houven, nous passons à Abbeville, Amiens, Montdidier, Ormoy-Villers ou nous touchons du
vin et du café et(illisible) Paris,
la Chapelle, puis nous passons la ligne de l’est. Noisy le sec, Bondy, le
Raincy, Gagny, Lagny.
Meaux où nous arrêtons.
Château-Thierry, Epernay, Châlon-sur-Marne,
Vitry-le-François, Bar-Le-Duc, Neuf-château, Méricourt puis nous débarquons à la gare de Châtel à 6 heures du soir, nous allons
cantonner à Brontigny.
Départ des premiers
permissionnaires 10.11.12.13 nous y restons le 13 nous allons faire une marche,
nous apercevons au loin la chaîne des Vosges le soir retraite aux flambeaux.
Le matin revu, l’après midi
jeux divers et le soir concert et retraite.
Nous restons à Brontigny ainsi que le 16 et le 17, le
18 je vais assister à la messe.
Je pars en permission. Je
prends le train à Châtel-Noméry à
nous passons à Dijon, Tonnerre, Joigny, Caroche, nous
arrivons le 21 à
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