Probablement
pour que reste une trace et qu’à jamais nous n’oublions cette période de
l’histoire de France qu’il eût à traverser, Jules Pigasse nous a transmis ses
mémoires.
En
toute simplicité, il y a noté son parcours, des lieux, les brisques et les
batailles sans jamais décrire ce que furent ses difficultés, ses souffrances ni
ce qu’il vit et vécût.
Mot
pour mot, ce texte est la recopie fidèle sans ajout ni interprétation de ses
écrits.
Tout
en respectant le texte, quelques illustrations ont simplement été ajoutées au
document afin de mettre des images sur les mots.
Claude Pigasse - février 2008
Né le 18 septembre 1890 à Fontenilles,
1m62 Châtain clair, Yeux marron,
Portait une cicatrice au milieu du front et au sourcil gauche
Savait lire et écrire, ne savais pas nager
Incorporé le
9 octobre 1911 au 27ème Bataillon de Chasseurs
Instruction
commencée le 10 octobre 1911, terminée le 15 avril 1912
A Menton
Puis à Sospel jusqu’en octobre 1912
Renvoyé dans
ses foyers le 8 novembre 1913.
Mobilisé au
14 RI (10ème Cie), mobilisé le 2 août 1914 - Matricule 593
Changement
de Corps le 20 août 1917, passé au 77ème RI (5ème Cie)
Renvoyé
définitivement dans ses foyers le 11 août 1919
39 mois de
présence au front, 8 brisques (fait particulièrement marquants), 3 blessures
Ordre de
mobilisation le 2 août 1914
Mobilisé au
14ème Régiment d’Infanterie le 3 août 1914 (Caserne St Agne)
Le 14è RI quitte Toulouse le 6août 1914 en Chemin de fer et
débarque le 8 août à Valmy
Nous gagnons
la frontière belge le 21 août (Premier contact avec l’ennemi), le 22 août dans
le bois de Jehonville près de Bertrix et Charleroi.
Nous avons reçu le baptême du feu le 22 août vers 15h et reçu l’ordre de repli pour battre en retraite
vers 18 heures, pour se rendre vers Sachy.
Le
lendemain, après avoir fait près de 70 Km depuis la veille et exténués de
fatigue et le Teuton était toujours à nos trousses, nous avons repassé la Meuse
près de la frontière belge à Rouffy.
Le 26 août, tout en battant en retraite, il fallait livrer bataille pour
ralentir la marche en arrière
Notamment le
27 août à Angecourt, le 28 devant Haraucourt
à ce moment,
arrive l’ordre général de la retraite, nous traversons les villages de la
Besace, Attigny, Saint-Hilaire-au-Temple et Dosnon.
De là, nos
arrivons à la Ferme de la Certine et c’est là que nous recevons l’ordre du
Général Joffre de tenir le boche entêté de vouloir passer ; Coûte que
coûte, le 7 septembre.
Le 10 septembre, nous commençons à déloger
le boche qui bat en retraite à son tour, le régiment commence sa marche en
avant passant par Vitry-la-Ville, Poix, St Rémy pour arriver devant Perthes-les-Hurlus où plusieurs combats ont été livrés du 15 septembre au 26 où nous avons commencé les travaux de
fortification où nous avons passé l’hiver 1914-1915.
Perthès et
Bois des Hurlus du 28 au 29 septembre,
retranchés ensuite au secteur de Champagne pendant 6 mois.
Plusieurs
assauts se sont engagés, notamment à la Côte 200 jusqu’au 30 mars où le régiment a été relevé du secteur par le 16ème
Corps.
Repos tout
le mois d’avril dans la Meuse à
Erize-la-Petite. Embarqué en avril 1915
sur le Pas-de-Calais, arrivé en Artois le
8 mai où l’offensive a été déclenché le 9 mai par le 33ème Corps et monté en ligne le 13 mai jusqu’au 24 (Bois des
Alleux près du Mont St Eloi).
Restons en
secteur et attaquons le 25, blessé le 26
mai à 18 heures face à la sucrerie de Souchez avec le commandant de
Compagnie Allaire.
1ère
évacuation, Le 27 mai, départ pour
l’hôpital de Brest après pansement fait et arrivé à Brest le 30 mai et sorti le
6 août avec 9 jours de permission.
Rentré au
dépôt du 14 RI, départ en renfort le 15 août et rejoint le 14 RI le 18 août à Florent-Argonne où le
régiment occupait le secteur de la Harazé : Soit Fontaines aux Charmes, St
Hubert marie Thérèse et le Four de Paris.
Le 8 septembre, une forte attaque bôche se déclenche et le régiment a été fort
éprouvé, en quelques heures, il a perdu 1300 hommes dont 21 officiers
Et l’on
finit l’année 1915 dans ce même secteur.
1916 :
Vers le mois
d’avril et après quelques jours de
repos, le régiment embarque en auto à Erise-la-Grande pour la direction de
Verdun, débarque à Landrecourt et montons directement à Fleury et le Bois Vaux
Chapitre le 26 juin.
Le 27, attaque vers le village de Fleury pour couper l’attaque boche
sur le fort de Douaumont.
Relevés le 3
pour 6 jours de repos à Verdun quartier d’Artouard
Le 9 recreusée les tranchées
Le 11, forte attaque boche pour la prise du fort de Souville mais qui
a été enrayée ; ce jour, ayant été blessé au Bois de Caurières mais pas
évacué, j’ai attendu la relève qui a eu lieu le 13 et la 3ème
compagnie revient avec 23 hommes, évacué le
26 juillet à l’hôpital de St Dizier après un séjour de 20 jours et 7 jours
de perme, je rejoins le dépôt divisionnaire le 7 septembre au secteur de Pont-À-Mousson à Manoncourt dans la
Meurthe et Moselle.
Pendant mon
séjour CID qui a duré 2 mois, nous aménageons les secteurs de Flirey et Limey
et dans la 1ère quinzaine de
novembre, je pars en renfort de la 3ème Cie dans le secteur de
la région Vargevaux Bouconville, Xivrey-et-Marvoisin (Départ perme)
Le 1er janvier 1917, départ en
perme de 9 jours, rejoint le régiment à Marvoisin le 16 janvier relevés le 20
janvier, passés à Toul le 22. Arrivé au camp du Bois de l’Evéqué pour séjour de
19 jours.
Partis pour
Ludres le 13 février pour un séjour
de 31 jours.
Reparti pour
Toul le 16 mars pour 20 jours.
Nous avons
embarqué à Toul le 4 avril pour
Epernay, cantonnés à Merty le 6 avril et arrivé le lendemain à Mailly en
Champagne près de Reims jusqu’au 19
avril ; où nous avons été bombardés plusieurs fois.
Nous avons
embarqué le 20 avril à Trépail pour
Mourmelon et le 21 avril nous avons
pris les lignes.
Le 22 avril blessé au Mont Cornillet vers
12h, évacué à l’ambulance sur l’arrière de St Hilaire au Temple, resté 3 jours à
l’ambulance.
Parti le 26 par le train sanitaire pour
Bordeaux
Arrivé le 28 à l’hôpital St Conies puis le 2 mai changé d’hôpital pour l’Are
N93, sorti de l’hôpital le 23 mai
avec 15 jours de convalo.
Rentré au
dépôt du 14è le 9 juin. Parti pour Mirepoix le 23 juin, du 17 au 29 juillet
ferme agricole.
Départ pour le 77è
Le 21 août Sexay aux forges et au bois de
l’Evéqué le 23 août jusqu’au 8 septembre. Arrivés à Toul le 8 septembre
jusqu’au 15 septembre, arrivés à Mauvages le 15 septembre jusqu’au 14 octobre, départ de Mauvages le 14
pour Houdemont le 15, arrivés le 16 à St Nicolas du Port, le 17 à Flainval
Repartis en
ferme le 25 octobre pour 15 jours
jusqu’au 9 novembre, rentré au D.D. le 12 novembre.
Instruction
des américains dans la Meuse puis parti en renfort le 5 décembre d’Anthelupe pour rejoindre la 5è Cie du 77è au secteur
d’Atienville (Forêt de Parroy)
Relevés des
tranchées le 30 décembre et départ
de Serres le 31-12
Région des
Vosges
Le 1er janvier, cantonnés à Mont sur Meuse, à Lorey du 2 au 11 janvier,
Vaudemont le 13, Cormenviller le 14, Darney-aux-Chênes le 15, Jainvillotte le
16, St Ouen les Parey le 21.
Départ en
permission le 13 février jusqu’au 27
et rejoint à St Ouen les Parey pour repartir le 13 mars pour Neufchâteau
jusqu’au 26 mars ; le 27 à Bulgneville, le 28 à Rozerotte et le 29 à
Tinveaux et Menil.
Embarqué en
chemin de fer le 1er avril à Charmes en direction de l’Oise,
débarqué à St Just-en-Chaussée.
Dans l’Oise
Le 3 avril cantonné à Catillon, le 6 à
Aunsauvillers, le 7 à Gannes, le 8 à Paillard, le 12 à Grattepanche (Somme), le 17 au bois de Cottenchy et le 18
attaque du bois de Sénécat.
Attaque du
Bois de Sénécat, journée très mouvementée où la Cie a eu pas mal de
pertes ;
Le 19 et
le 20, journées très agitées par le bombardement ennemi et dans la nuit du 20
au 21, nous avons été relevés pour reprendre les mêmes emplacements que le 17.
Repris les
tranchées le 24 avril sur la droite
de Rouvrel et relevés le 5 mai pour se rendre au bois de Guyencourt jusqu’au
11, repris même emplacements que le 24 à Rouvrel puis cantonnés aux carrières
d’Ailly sur Noye.
Embarqué en
auto à Offoy le 26 et débarqué le 28 à Héauvilliers, le 29 mai à Anssauvilliers, le 2 juin à Neuvy, le 4 à Belloy
Aux attentes
de l’attaque boche qui eut lieu le 7 à Neuvy jusqu’au 10 où nous avons attaqué
avec les Tanks avec les 2ème tirailleurs algériens et des troupes
mixtes où nous sommes arrêtés à la ferme Laporte près de Gournay sur Aronde où
nous restons du 10 au 19 pour être relevés le 20 jusqu’au 25 au bois en réserve
et relevés le 26 pour nous rendre à Cernoy jusqu’au 14 juillet.
Pendant
cette période de repos, nous avons été alertés plusieurs fois et fait les
premiers exercices avec des Tanks.
Le 14 juillet, sans avoir fini de déguster le champagne, nous avons été
alertés à 11 heures pour prendre les autos à 4h de l’après midi à Trois-Estots.
Après avoir
roulé 24 heures, nous descendîmes dans la Marne à Margny et l’on s’installa en
cantonnement d’alerte à Verdon où le boche avait dépassé déjà de 7 Km la Marne.
Le 17 juillet nous avons attaqué, le 1er jour presque sans succès,
qu’avec des pertes,
Le 18 nous l’avons repoussé jusque dans le bois de Breuil à Dormans.
Mais les
journées du 18-19-20 juillet nous ont
coûté pas mal de pertes où la lutte a été dure dans le bois de Breuil jusqu’à
la ferme Clos-Milon où nous avons eu l’aide des Tanks.
Le 21, nous approchons de la Marne et le 22, relevés par le 1er
Bataillon, qui surveille les bords de la rivière et le 24 nous passons la Marne
sur un pont de barques près du pont détruit à Sauvigny pour nous porter dans le
Bois de Ris.
Le 25 juillet, attaque du Bois de Ris et au village de Chassins par le chemin
de Treloup-Vincelles, dure journée, arrêts aux carrières de Vincelles, le 26
nouvelle attaque pour dépasser le Bois de Ris.
Le 27 juillet, par l’aide de deux escadrons de Cavalerie, nous poussons la
marche en avant vers la Chapelle Herboy.
Le 28 et 29, nous poussons toujours en
avant vers le Chemin des Dames. Le 29 dans la soirée, nous sommes relevé pour
nous rendre dans le bois de Sèvres où une rafale d’obus est venue troubler
notre repos, il y a eu quelques morts parmi les officiers du 3ème Bataillon.
Le 1er août, nous allons relever le 66è, secteur du Château de Neuville et
le lendemain par l’aide de la Cavalerie le régiment progresse de 7 km où nous
sommes arrêtés sur les hauteurs du Bois Dormont, dans cette offensive nous
avons obligé les boches de reculer d’une vingtaine de kilomètres direction du
Chemin des Dames.
Verdun
Nous avons
embarqué le 6 août en auto à Château-Thierry pour nous rendre dans la Meuse du
coté de Bar le Duc à Rembercourt.
Le 8 et le 10, je suis parti en perme et rejoint le régiment le 27 à Verdun.
Jusqu’au 8 octobre,
nous avons tenu le secteur vers les ravins de Vacherauville et le 8, attaque du
Bois d’Haumont avec un bataillon de Sénégalais où nous avons passé de dures
journées de combat jusqu’au 15 octobre où nous avons été relevés par les
Américains.
Nous avons été cantonnés à Heippes le 18 où nous avons passé 4
jours de tranquillité après ces quelques jours de « brouhaha », la
division s’est rendue par étapes aux environs de Saffais.
Le 22 octobre à Avoncort, le 23 à Commercy, le 25 à Lay St Rémy, le 26 Bois
l’Evèque, le 27 Neuves-Maison et le 28 à Aussonville.
Aussonville,
où nous avons fait une période d’instruction jusqu’au 10 novembre veille de
l’Armistice…
Où nous
avons été cantonné à Manoncourt en Vermois le 15, nous sommes partis pour
Dommartin le 16.
A Puttigny le 17 / Passage de
la frontière/ le 18 à Morhange, Rémering
le 21 (Bonne
réception), le 22 à Welferding, le 30/11 à Grausbliterdof (Grosbliedestroff),
Le 1er
décembre à Sarrebruck
Le 14 janvier
à NeunKirchen, le 25 février à Lauder, le 26 à Roth, le 12 mars à Laubach, le 6
mai à Braubach sur le Rhin
Camp Mielhen puis Ober Mëilingen jusqu’au 10 août 1919
Parti en
congé illimité
--- GUERRE Fini
Blessures :
Blessé à Souchez le 27 mai 1915,
Constatations médicales :
Plaie au cou (Eclat d’obus)
Sharpnell à la région sus-claviculaire gauche, entré à la face postérieure,
logé derrière le paquet vasulo nerveux – Incision claviculaire et ablation du
projectile le 9 juin sous chloroforme
Blessé à Verdun le 11 juillet 1916,
Constatations médicales :
Plaie superficielle à la cornée Oeil
Gauche (Eclat d’obus)
Multiples éclats superficiels de la
face par éclat d’obus. Oeil Gauche
Blessé au Mont Cornillet (Prosnes)
le 22 avril 1917,
Constatations médicales :
Plaie superficielle à la face et à
l’œil Gauche et ecchymose conjonctivale à l’œil Gauche. Taie de la cornée fine,
verticale, traversant la pupille de bas en haut, convalescence le 22 mai à
l’Hôpital de Faucher
OD 10/10,
OG 4/10
Décorations, Citations :
14ème RI
Citation à l’ordre du régiment le 18
Avril 1916
Citation à l’ordre de la 2ème
armée pour sa 3ème Campagne 27 juin au 11 juillet 1916
Citation à l’ordre du régiment le 18
juillet 1916
Croix de Guerre le 19 juillet 1916 à Verdun
77ème RI
18 avril 1918, Citation à l’ordre du
Régiment
09 juin 1918, Citation à l’ordre de
la Brigade
16 juillet 1918, Citation à l’ordre
de la Brigade Présent du 11 au 19 juillet 1918
Médaille Militaire, décoré le 30 mars 1923 à Fontenilles
Légion d’Honneur, décoré le 03 mars 1963 à Carmaux
Grades :
Caporal, Promu le 6 août 1916
Sergent, Promu le 16août 1918
Citation de la 3° Cie du 14°
Régiment d’Infanterie à l’ordre de la 2ème armée pour sa 3ème Campagne 27 juin
au 11 juillet 1916 :
« Le 27 Juin 1916 sous le
commandement du Capitaine Mauvin, lancée en fin de journée à l’attaque d’une
ligne allemande qui menaçait la droite de la brigade voisine, a réussi à
désorganiser la troupe ennemie qu’elle avait devant elle et n’a été arrêté dans
son action que par un violent tir de barrage de l’artillerie allemande qui a
écrasé Français et Allemands. Le 11 juillet 1916, sous les ordes du même
capitaine, a arrêté le gros de l’attaque ennemie, lui infligeant des pertes
très sévères, et a fait preuve du plus grand moral lorsque, privée de son chef
blessé, elle a continué à tenir tête, à vingt mètres de l’ennemi, en pleine
action, sans officier, jusqu’au moment où un capitaine adjudant-major est venu
en prendre le commandement »
Citation à l’ordre du régiment du 18
juillet 1916 :
« Très bon soldat, s’est
particulièrement distingué le 11 Juillet 1916 par son courage et son sang
froid »
Citation à l’ordre du régiment du 03
Juin 1918 :
« A l’attaque du 18 avril 1918,
a montré le plus bel exemple de bravoure en entraînant ses hommes sous un feu
très violent de mitrailleuses – Caporal énergique et très courageux »
Citation de la 5° Cie du 77°
Régiment d’Infanterie à l’ordre de la brigade, Juillet 1918:
« Lors de la contre attaque du
16 juillet 1918, placé en seconde ligne, a réussi, un vide s’étant produit
entre les deux bataillons de première ligne,
à combler, malgré les feux croisés très nourris des mitrailleuses
ennemies. A ensuite, du 17 au 19 juillet, réussi grâce à son mordant et à sa
ténacité, à progresser de plusieurs centaines de mètres dans une région boisée
particulièrement difficile, refoulant l’ennemi pied à pied et brisant ses
tentatives de réaction »
Citation à l’ordre de la Brigade du
18 Août 1918:
« Au cours des durs combats du 9
et 10 juin 1918, s’est particulièrement distingué par son esprit de dévouement
et par sa constante vaillance. Chargé, le 14 juin, d’une patrouille difficile à
effectuer dans un bois où l’ennemi était embusqué, s’est acquitté de sa mission
avec autant d’habileté que d’esprit de décision, rapportant des renseignements
précis sur l’emplacement et la situation de l’ennemi. Gradé d’un dévouement et
d’un sang-froid remarquables »
Citation à l’ordre de la Brigade du
16 Juillet 1918 :
« Le 16 juillet 1918, commandant d’une patrouille
chargée de reconnaître une position balayée par les feux de mitrailleuses
ennemies, a fait l’admiration de tous par son sang froid et son audace. Gradé
modèle de courage et d’esprit d’abnégation »
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