
Merci à René, pour le carnet et les photos de son grand-père.
Merci à Joëlle, Nicole, Jean-Yves, Christophe, Patrick pour la longue saisie de ce carnet.
Pour une meilleure lecture, j’ai volontairement ajouté des chapitres, sinon le reste est exactement conforme à l’original.
Didier, mars 2009
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Prélude : le début de la guerre
Au fort d’Ecouen : du 30 août au 31 décembre 1914
Séjour dans l’Oise : janvier-février 1915
Dans les tranchées de la Somme : février à juillet 1915
Le peloton des élèves sous-officiers, tranchées de TILLOLLOY, BUS : juillet 1915
Oise : tranchées de Plessis-de-Roye : SEPTEMBRE 1915
Secteur de Verdun : novembre 1917 à février 1918
Passage dans l’active, puis l’Armistice
Souvenirs de la campagne 1914
Par un coup de
téléphone reçu, par mon ami Aujoram de l’étude P. Delaplume, vers
Quelques minutes après nous entendons une grande manifestation de joie (…?) Elysées.
Je
rentre à la maison vers
Le soir nous allons à la gare d’Orsay avec Jean car je voudrais aller à (…?) embrasser mes parents avant de partir. Impossible de pénétrer dans la gare tellement l’affluence est grande.
J’écris dans
la cour de la gare une longue lettre à mes parents. En revenant nous rencontrons une grande manifestation qui
traverse le pont de
Nous avons avec Monsieur Demeaux fait les photos qui sont allées dans ce carnet.
Gustave Fourier est venu dîner avec sa femme et le petit Gustave. Camille et Charles sont venus le soir me dire au revoir.
J’ai travaillé.
Madame Fourier m’apporte ce carnet, un rasoir et cuir, un couteau, bloc lettres et crayons.
Je suis allé faire mes adieux au patron.
Nous apprenons l’échec des Prussiens en Belgique.
L’enthousiasme est grand.
Je pars à la
gare d’Austerlitz à
Tous les mobilisés sont enthousiastes.
Nous rencontrons des trains pleins de soldats allant à la frontière, le 57ème, le 109ème, de l’artillerie. Jeanne est venue m’accompagner au train avec papa.
Nous sommes
arrivés à Tours vers
Mauvaise nuit passée sur quelques brins de paille.
On nous habille, le soir je dîne chez mon frère Eugène.
Je dîne chez Bellamy et je couche chez Thibault, 2 bons amis.
On parle de notre départ aux environs de Paris.
Je vais déjeuner et dîner chez Eugène et coucher chez Thibault.
On apprend dans la journée l’entrée des Français à Mulhouse et une grande victoire sur les Allemands.
Je dîne chez Thibault.
Nous
embarquons le soir vers
Journée très
fatigante, nous avons laissé beaucoup de monde en arrière sur les 35 à
Nous avons eu des témoignages de sympathie tout le long de la route et Enghien nous a fait une belle réception.
A mon arrivée, j’envoie un pneu à ma petite Jeanne, un monsieur de Montmorency le postera à Paris.
Jeanne s’est rendue à mon appel, comme je suis heureux de la revoir après une semaine de séparation.
Nous ne faisons pas grand-chose, quelques marches, théories, la discipline se ressert.
Jeanne est venue me voir et j'ai dîné avec elle ; nous avons beaucoup de peine à nous quitter et son courage l'abandonne.
Camille et
Charles sont venus cet après
Nous avons fait une marche de bataillon ce matin.
Ce soir exercice au long du petit lac.
Exercice ce matin.
Jeanne est
venue me voir cet après
Nous ne nous quitterons que demain matin.
J’ai reçu la
1ère lettre de ma mère et la porte à Jeanne qui va (…?) à Paris au train de
Je suis tout réconforté par cette visite et Jean viendra bientôt.
Sainte Jeanne : Pour la 1ère fois depuis notre mariage, j'ai oublié la fête de Jeanne.
Je vais lui envoyer un mot aujourd'hui et je n'oublierai pas son anniversaire.
J'ai reçu deux lettres d'Alphonse, une de Gustave FOURRIER.
J'ai été vacciné ce matin.
J'ai pris le service à la Mairie d'Enghien à 5h1/2 du matin ; je dois rester jusqu'à demain.
À 5h1/2 du matin.
J'ai conduit à la salle de police le soir Christ de Chabris brigadier au 25è Dragons, que je ne connaissais pas encore mais qui est un gentil garçon.
Jean est venu me voir avec sa maman.
J'ai été content de les voir après cette longue séparation.
Nous avons dîné ensemble chez M et Mme DESBOIS et Jeanne ayant manqué son train, ils ont couché à Enghien les Bains.
Bonne journée
qui passe trop vite.
Cependant les nouvelles de la guerre sont moins bonnes dit-on.
Le midi recule en Lorraine et une crise de pessimisme semble se manifester.
Mes vaccins me font mal. Je vais à la visite, exempt de service deux jours.
Jeanne et Jean sont repartis ce matin à 10 heures.
On nous apprend le soir à 5h1/2 que nous partons demain matin à 5h45 à Fontenay-en-Parisis.
Je vais dire adieu à Madame DESBOIS et à BELLAMY et j'envoie un mot à Jeanne.
J'ai le cœur gros car je comptais rester plus longtemps à Enghien et Jeanne devait venir avec Jean passer 8 ou 15 jours.
Nouvelles passables de la guerre.
Une crise de pessimisme persiste.
Arrivée à Fontenay-en-Parisis vers midi.
Je n'ai pas trop fatigué et la marche a été meilleure qu'au départ de Tours.
Le pays est laid et paraît pauvre. L'église est intéressante, j'ai un lit en ville.
J'écris à Camille pour la prévenir de mon départ d'Enghien.
J'écris aussi à Jeanne.
Repos.
Exercice en campagne. Nous faisons cuisine par escouade et nous mangeons très bien.
Étant à l'exercice en campagne, on nous dit que des espions rôdent dans le pays et on fait doubler les postes après avoir fait cesser les exercices immédiatement. Je (…?) commandé de services vers 1h.
A 7h1/2 le soir on nous prévient que nous quittons le pays demain matin pour Ecouen probablement.
Nous arrivons au fort d'Ecouen vers 10h.
C'est la première fois que j'entre dans un fort et l'impression n'est pas bonne ; il me semble être en prison.
On nous dit que l'ennemi est à 60 kilomètres, que nous sommes perdus etc, etc.
L'après-midi la nouvelle d'une grande Victoire Française circule.
Jeanne que je n'avais pu prévenir vient me voir à Goussainville, la gare la plus proche de Fontenay. Je la préviens que nous sommes partis et elle vient nous trouver avec M et Mme Gustave FOURRIER. Très mauvaise journée pour moi.
Les Allemands jettent une bombe sur Paris.
Nous faisons autour du fort des travaux de mise en état : piquets, abattage d'arbres etc.
Mauvaise journée.
Journée morne qui se passe en corvées dans le fort.

Le soir vers
Nous nous précipitons sur les fusils et nous courons aux tranchées on attend nous dit-on, le passage d'un ou deux Zeppelins.
Nous les attendons en vain jusqu'à 11h du soir et l'on nous fait rentrer, sauf une escouade.
Je reste de garde toute la nuit.
je prends le service dans les tranchées à 6h du matin jusqu'à 8h du soir.
Journée triste, il fait une chaleur écrasante et il circule des bruits peu rassurants.
Les Allemands seraient proches etc.
(…?) se conduit comme un homme sans éducation, il a exigé qu'un soldat qui demandait du pain se mette au garde à vous.
Nous avons eu 2 alertes.
Nous nous sommes rendus très vite dans nos tranchées.
Je prends le service à la porte du fort à 5h du matin.
Tout l'après-midi le canon tonne vers la droite.
On dit que les Allemands ont été repoussés.
Vers 10h du soir on m'envoie porter un pli au Commandant d'Armes.
Je me fais accompagner par un homme pour traverser les bois avoisinant le fort. Nous mettons baïonnette au canon et nous remplissons la exécutons les instructions reçues.
Nous portons l'ordre au poste de Police. Nous n'avons pas été arrêtés par les sentinelles.
Journée paisible.
Je relève de garde à 5 heures du matin, le canon tonne vers la droite une partie de la matinée.
On dit que deux armées prussiennes vont faire ou plutôt ont fait leur jonction à Coulommiers, que les Russes vont envoyer des troupes en France etc.
Vers 6h on me prévient que Jeanne et Papa me demandent au poste.
Je reste avec eux un quart d'heure car il faut qu'ils rentrent à Paris ; ils m'ont bourré de provisions de bouche et de linge. J'ai changé de chemise de flanelle dans le bois.
Alerte dans les tranchées à 8 h.
Nous reposions vers minuit lorsqu'un homme de garde vient nous crier :
« Tout le monde en bas, nous sommes attaqués ».
Nous nous précipitons aux tranchées.
En réalité une sentinelle a tiré sur deux individus suspects qui n'ont pu être arrêtés.
Nous entendons le canon vers la droite (l'Ourcq).
je suis de jour c'est-à-dire que la journée se passe en corvée de nettoyage.
Appel dans les tranchées à 6h1/4. A ce moment je suis commandé pour aller en petit poste jusqu'à 6h demain matin.
Je passe la nuit avec 4 hommes dans le taillis avoisinant le fort.
C'est peu gai.
Les projecteurs de Paris nous envoient leur lumière.
Je relève de petit poste à 6h du matin.
Repos jusqu'à 1 heure de l'après-midi.
Des prisonniers conduits par des Zouaves venant dit-on de Senlis ont traversé Ecouen.
Nous avons eu cette nuit une vive alerte.
Vers 3h1/2 on nous réveille et on nous dit que les Prussiens vont attaquer (…?)
Dammartin à la pointe du jour . Tout le régiment sauf notre Compagnie part en avant et rentre le soir tard et l’on annonce que les Allemands battent en retraite presque en déroute. Bonne fin de journée.
Rien de saillant dans cette journée.
Visite du fort
le matin vers
Temps épouvantable.le soir.
Je prends le
service à
Les nouvelles de la guerre sont toujours bonnes.
Rien de particulier.
Jeanne est venue nous voir au fort d’Ecouen. Bonne journée.
Rien d’intéressant dans cette journée.
Corvée de fil de fer, etc.
Nous prenons
le service à
A
Nous avons passé une mauvaise nuit, les souris nous ont couru sur la figure tout le temps, nous allons en reconnaissance dans la forêt de Luzarches où dit-on se trouvent les uhlans.
Pas de résultat. Ce soir, je couche dans un lit.
Journée d’exercice, école d’information etc.
Il pleut toute la journée.
Repos.
Marche
manœuvre très fatiguante. Nous faisons environ
Je prends un poste avec mon escouade au Cimetière.
Nous rentrons à Ecouen dont le 1er peloton dont je fais partie.logés aux écoles.
Journée qui se passe en nettoyage.
Jeanne vient, nous logerons chez M.et Mme Pervillé, 56 Rue de à Ecouen
Jeanne est restée toute la journée.
Jeanne est repartie ce matin. Je vais en corvée de ravitaillement à St Brice.
Journée terne, j’ai un extinction de voix
Jeanne vient cet après-midi, nous logerons chez,M. et Mme Pervillé.
Jeanne est repartie le soir ; je suis allé la reconduire à la gare.
Marche
manoeuvre longue de
Exercice toute la journée.
Je prends le jour, corvée très fatiguante.
Le soir, un sergent,qui revient, me dit-il de Paris, m’annonce qu’environ 36.000 prisonniers allemands vont traverser Paris demain.
Nous quittons la maison d’école pour aller loger à l’hôtel de l’union, grande rue dans une salle de spectacle.
Marche
manœuvre d’environ
Je relève de
service à
Jeanne est venue me voir aujourd’hui à 3h1/2.
J’ai pu rester en fraude avec elle dans un café,avec M. et Mme,Chauvelin jusqu’à 5h . Ensuite nous dînons et couchons chez M. Pervillé, on nous a annoncé notre départ pour le lendemain avec possibilité d’une alerte de nuit, ainsi je dors mal. Excellente journée.
Je suis
prévenu le matin à
Nous arrivons
à Bouqueval à
Le Président
de
La journée se passe en rondes.
Nous venons de
faire un tir au fort de l’Est à côté de St Denis, environ
Exercices,
présentant à
Paye par le Capitaine.
Travaux de campagne le matin, revue le soir.
Exercice.
Départ de
Bouquéval à
Je prends la garde à 1 heure sans avoir mangé.
Je relève de
garde à
Travaux de Compagnie dans le fort.
Travaux de Cie dans le fort.
Jeanne arrive
à
Soirée délicieuse. Nous souhaitons bon anniversaire à Monsieur PERVILLÉ.
Je rentre au
fort à
Je trouve
Jeanne vers
Je vais la
retrouver à
A
Je relève de
service à
Travaux de campagne dans le fort.
Je prends le service du jour.
Travaux de campagne.
Même chose
Je prends le service à 5 heures.
je relève de service à 5 heures. Jeanne est venue me trouver, nous dînons et couchons chez Mme PERVILLÉ.
Jeanne passe la journée ici, elle repartira demain matin.
Travaux dans le fort, je m’occupe des escaliers et je prends le service à 5 h du soir.
Dimanche 1er novembre
Nous descendons du fort à la redoute du Moulin à 6 h du matin.
Je prends le service à 5 h du soir.
Je pars en échappée jusqu’à 5 h. Bonne journée.
Je prends le service à 5 h. Rien de nouveau.
Je descends de service à
Jean est vnu avec sa maman me voir à
Jean vient me voir à
Jeanne vient me voir le matin pour se
rassurer. Je déjeûne avec avec elle car elle part à 3h1/2. Elle vient me dire
au revoir avec Jean à
Je descends de garde à
Tête d’un soldat Français qui passait dans
une auto qui demandait si c’était Guillaume.
Je prends le service à
Je descends de service à 5h.
De service à 5h.
Je descends de garde à 5 heures.
Je prends le service à 5h.
Je descends de service.
Je suis de jour. De service à 5h.
Bonne journée.
Je descends de service à 5h.
Jeanne vient me voir, Mme Fervillé nous offre l’hospitalité.
Jeanne reste
Mardi 17 et mercredi 18, elle a attrapé un rhume
Le temps se passe en gardes, travaux à la rotonde, etc.
Nous remontons au fort très heureux car le service sera moins dur.
Travaux dans le fort.
Je prends le service à 6h1/2 matin.
Il a neigé pour la première fois dans l’après-midi, le temps est doux.
Je descends de service à 6h1/2.
Marche. Nous passons à Écouen, Domont, Bouffémont etc, environ 28 kilomètres.
Un régiment de volontaires étrangers traverse Écouen et y cantonne. Jeanne vient me voir au fort. Nous dînons et couchons chez Mme PERVILLE.
je déjeune avec Jeanne chez Mme PERVILLE, nous y dînons et couchons.
Jeanne repart ce matin.
Je prends le service à 7h moins le quart. Je trouve le temps long.
Je descends de service à 7h moins le quart.
Corvées habituelles dans le fort.
Nous allons marcher jusqu’au Bourget, nous rendons les honneurs au monument élevé à la mémoire des morts de 1870 ; environ 30 kilomètres.
Visite du parc d’avions.
De service à 7h moins le ¼ du matin.
Corvées habituelles dans le fort : escaliers, composition de mon équipe : CHAUVELIN, LELARGE, LEDUC, DALMAS.
De service à 6h45 ce matin.
(…?)
Repos l’après-midi, nous mangeons un lapin de garenne le soir.
Le matin remise au Lieutenant colonel SIMON, commandant le régiment de la croix d’officier de la Légion d’honneur.
Repos l’après-midi.
Je mange un merle le soir.
Je prends le service à 7h du matin.
Je descends de service à 7h.
Exercices dans la journée.
Nous réveillonnons à l’escouade.
Bonne soirée qui se prolonge jusqu’à 2h du matin, pendant qu’au loin on entend le canon.
Repos le matin.
Exercices le soir.
Exercices en compagnie.
Revue le matin, repos le soir. J’écris à Jeanne de venir me voir.
Le bruit de notre départ circule.
J’envoie un pneu à Jeanne pour lui dire de ne pas venir.
Nouveau télégramme à Jeanne pour lui dire de venir, nous ne partons que dans quelques jours.
Jeanne viendra-t-elle ?
Je n’ose l’espérer.
Je vais l’attendre au train du soir il arrive vers 10h1/2.
Jeanne est là.
Comme je suis heureux, nous logeons chez Mme LEDUC près l’église.
Repos toute cette journée qui se passe avec Jeanne et M et Mme GOUAULT.
Exercices dans la journée ; je vais retrouver Jeanne le soir à 4 heures.
Voir le matin à St Marteau-Longueau.
Repos pour demain.
Repos toute la journée
Je ne suis pas retourné à la Cie et je reste avec Jeanne.
Excellente journée, la dernière, donc un peu mélancolique tout de même.
Jeanne est repartie ce matin à 8h50.
Je reprends mon existence monotone d’exercice.
Le temps me semble long.
rien d’intéressant, manœuvres etc. On parle de changer de cantonnement.
Nous devons partir demain.
Nous quittons Houdancourt le matin vers 8 h pour Labruyère (Oise). Joli petit pays au pied des montagnes.
Exercice.
Exercice.
Exercice, on nous annonce notre départ pour demain.
Nous quittons Labruyère à 8 h du matin ?
Nous cantonnons à Nointel (Oise) environ 7 km.
Alphonse m’écrit à la date du 8 qu’il a quitté Châteauroux.
Cela m’ennuie, où va-t-il ?
Exercices divers.
Je me fais porter malade, je souffre des jambes (rhumatismes) exempt un jour.
Je suis encore malade.
Repos, visite de Clermont. J’apprends qu’Alphonse est en Belgique.
Il tombe de la neige.
Nous ne faisons pas grand chose.
Exercice en campagne matin, service l’après-midi.
On nous dit que le 108è qui était dans la région s’est embarqué dans la nuit.
Exercices.
Il pleut toute la journée.
J’apprends qu’Alphonse est au 290è.
Cela m’ennuie.
Service en campagne.
Nous quittons Nointel pour Breuil-le-Sec (Oise).
Travaux de réfection de tranchées.
Même chose.
Fin des travaux le matin, repos le soir.
Repos.
Paiement des effets de laine.
Changement de cantonnement, nous venons à Saint-Aubin-sous-Erquerie (Oise).
Réfection de tranchées.
Vaccination contre la fièvre typhoïde, je souffre énormément.
Repos.
Travail aux tranchées.
Revue d’armes à Erquery, repos le soir.
Travail aux tranchées le matin. Revue le soir.
2è vaccination.
Repos.
Repos
On nous annonce notre départ pour demain.
Départ de Saint-Aubin et arrivée à Moutiers (Oise).
Vers midi il a neigé, je suis fatigué.
Départ de Moutiers.
Nous arrivons à Rollet (Somme) vers midi.
Nous avons eu de la pluie tout le long de la route. Journée très mauvaise. J’arrive tout mouillé et fatigué.
Nous irons dans les tranchées prochainement relever le 100è territorial.
Repos. De garde à 5 h.
Je relève de garde à 5 h.
Nous quittons Rollot pour Conchy-les-Pots (Oise). On nous annonce que nous allons dans les tranchées.
Nous descendons dans les tranchées en avant du bois des Loges, vers 5 h du matin.
Nous subissons un arrosage en règle au moment de chaque soupe.
Journée aux tranchées.
Nous relevons à 5 h du matin.
Le soir le Caporal PECOUD de la 6è Cie est blessé par un éclat d’obus à la jambe.
Vaccin l’après-midi.
Repos.
Tranchées coupées de repos tous les deux jours, nous relevons le 27 au matin.
Repos.
Nous rentrons à Conchy les Pots, réveil à 3 h. De service à 9 h du matin.
Je relève de service à 9 h. Repos.
Repos.
Revue passée par le Gal ALIX Commandant le 13è Corps.
Nous arrivons aux tranchées vers 3 h du matin. Beaucoup d’artillerie nous tombe sur le dos.
Aux tranchées.
Nous relevons le matin.
Repos coupé de corvées.
Nous quittons le bois des Loges à 3 h du matin, pour venir cantonner à Rollot.
Nous quittons Rollot à 8 h du matin pour aller cantonner à la ferme des Portes commune d’Antheuil (Oise).
Repos.
Je suis de garde à la porte de la ferme le dimanche 14 mars par punition parce qu’un homme de mon escouade a trois chemises dans le sac de l’escouade.
Repos le matin, revue en tenue de campagne l’après-midi.
Repos le matin, revue des vivres de réserve l’après-midi.
Repos
Revue par le Général de division LABLOND.
Nous quittons la ferme des Portes à 10h1/2 le soir.
Nous arrivons vers 4 h du matin dans nos nouvelles tranchées au village des Bo..ges par Thiescourt (Oise), nous relevons le 71è territorial.
Le soir on nous annonce la prise de Piremysl et les coloniaux à côté de nous chantent et jouent du clairon.
Mort de CUVELIER le matin sous un éboulement de terre.
BELLIN blessé.
Vie des tranchées.
Bombardement de nos abris à diverses reprises.
Je suis puni de 6 jours de prison parce qu’un homme de mon escouade a voulu manger des pissenlits.
Pendant cette période j’ai appris :
1°/ que mon frère Alphonse était malade à l’hôpital « Malo Terminus » à Dunkerque, je ne sais ce qu’il a.
2°/ que mon neveu Louis a eu la fièvre typhoïde.
On a craint une attaque, on…pas moi, nous serons rentrés la nuit prochaine.
Avons été relevés des tranchées dans la nuit ; nous allons en 2è ligne à la ferme St Claude, dans des trous humides où il pleut comme dehorsn nous restons jusqu’au mardi 6, date à laquelle nous retournons à la ferme des Portes.
Nous quittons la ferme des Portes où nous devions rester quelques jours encore et nous allons cantonner dans un village de Coupe-Gueule (Oise).
Nous quittons ce village à 11 h du soir, puis nous allons à Vignencourt un peu plus loin.
De garde à 6 h du matin.
Je relève de garde à 6 h du matin. Repos.
Travail de tranchée à Ressons-sur-Matz.
Repos.
On nous parle de départ.
Nous quittons Vignemont à 7 h du matin, et nous allons à Conchy-les-Pots ; dont nous partons à 11 h du soir pour entrer dans les tranchées du bois des Loges.
Journée aux tranchées.
Mort du Caporal d’ordinaire et du Caporal fourrier de la 8è Cie du 70è, tués par un obus aux cuisines.
Aux tranchées.
2è ligne.
Tranchées de 1ère ligne. Attaque de nuit vers Beuvraignes.
Tranchées de 1ère ligne.
Tranchées de 1ère ligne.
Nous sommes relevés la nuit vers minuit et demi par le 69è et nous allons cantonner à la ferme des Portes à 60 km environ.
Repas froid.
Repos, nettoyage des effets.
De garde à 11 h m.
je relève de garde. 11 h le soir exercice.
La Cie fait des travaux de campagne à Ressous-sur–Matz. Je me repose.
Je suis envoyé à Vandelincourt pour toucher la cuisine roulante. Pas de chevaux, je reviens bredouille.
Nous quittons la ferme des Portes à 6 h du matin, nous venons cantonner à Vandelincourt en réserve.
Attaque des Allemands ce matin vers 6 h du côté de Belval, nous étions à l’exercice ; on nous fait rentrer et nous allons en avant : les Allemands dit-on n’ont pu déborder déboucher.
Retour au cantonnement vers midi. Revue d’armes à 2 h ½.
Revue d’armes le matin.
Exercice le matin ; préparation de revue par le Général Commandant le Corps d’armée.
Pas de revue, on va au travail l’après-midi, du côté de Gury.
Changement de cantonnements. Le matin on va au travail ; l’après-midi aux tranchées de 2è ligne près des Allemands. Nous cantonnons à Elincourt (Oise).
Travail.
De service jusqu’à 6 h.
Repos. Échange de chaussures le matin.
Travail dans le bois de la ferme St Claude.
Même chose.
Même travail, les Allemands bombardent la ferme St Claude et Elincourt.
Travaux à l’intérieur du fort.
Repos.
De garde à 6 h soir. Le Capitaine me dit que je suis proposé Sergent.
Je relève de garde à 6 heures. Journée calme.
Repos.
Travaux dans le bois de Thiescourt en avant de Thiescourt.
Même chose. Je prends la garde le 31 à 6 h du soir.
Dans l’après-midi on m’annonce m’envoie chercher du fil de fer, pour entourer les tombes des soldats morts à Thiescourt.
Je relève de garde à 6 h.
Travail au bois de Thiescourt.
Nous allons au travail à 11 h. On nous fait rentrer en position d’alerte. Rien l’après-midi.
Rien dans la journée.
Nous entendons la canonnade vers Tracy-le-Mont. Nous apprenons qu’une attaque a eu lieu dans cette région.
Au travail le matin, retour à midi en vue du départ aux tranchées.
Départ au travail à 5 h du matin. Nous n’allons pas aux tranchées. Je prends la garde route de St Claude à 6 h du matin.
Je relève de garde à 6 h.
Travaux au bois de Thiescourt sauf le dernier jour où nous avons repos en raison du départ le lendemain.
Départ d’Elincourt, nous allons cantonner à Maresmoutiers (Somme) vers Montdidier.
Longue étape très dure […]
( ?)
Réparation aux
tombes des soldats du Cessier.
Corvées dans le jour au bois, nous entrons dans les tranchées de 1ère ligne le soir à 8 h.
Nous sommes
dévorés par les puces.
Journée calme.
Journée calme.
Je refuse de faire partie du peloton d’élèves sous-officiers.
Mercredi 7 juillet 15
Relève des tranchées de 1ère ligne à 8 h. du soir.
Nous allons en 2ème ligne au Cessier.
Corvée de
soupe aux tranchées.
Corvée de bois
aux tranchées, on annonce mon départ au peloton des
Elèves sous-officiers.
Départ à 4 h. du matin à Etelfay (Somme) au peloton d’élèves sous-officiers.
Pris en subsistances au 105e d’infanterie, 9ème Bataillon, 35ème Compagnie.
Bonne
impression.
Repos.
Musique
militaire par le 105e le soir.
Exercice en Compagnie
le matin. Théorie et exercices le soir.
Même chose.
Rien le matin
Causeries
après-midi par le Lieutenant Pelaton.
Exercice en campagne le matin.
Le soir
théorie et exercice.
J’ai résumé tous mes exercices et théories dans un petit carnet spécial.
Le peloton est
dissous le samedi 31 juillet ; repos le dimanche 1er août.
Je rentre à ma
Compagnie et suis affecté à la 2ème escouade. Nous sommes logés à Tilloloy en
face la mairie.
Peu de chose
Nous entrons
dans les tranchées de 1ère ligne face à Beuvraignes
à 4 h. du soir.
Journées
calmes.
Bombardement
de Tilloloy, Bus et de nos tranchées. Je
prends l’ordinaire à 7 h. du soir
Corvées
d’ordinaire.
La Compagnie sort des tranchées de Tilloloy.
Nous prenons
un repas à Bus à 8 h. du soir.
Jeudi 12 août
Repos
Repos à Bus.
Mercredi 18 août
La Compagnie
rentre aux tranchées en avant de Tilloloy.
Je reste aux cuisines face à l’hôpital.
Bombardement
le soir.
Rien de bien
saillant
Nos cuisines sont bombardées 2 fois le matin à 10 h. le soir et à 2 h.
Ce dernier est
effrayant.
Bombardement de nos cuisines le matin à 4 h. Je vais faire la cuisine dans le bois.
Très mauvaise
journée.
Je fais
toujours la cuisine dans le bois.
Violent
bombardement du bois.
Tranchées de
1ère ligne.
J’ai été relevé de l’ordinaire il y a 2 jours.
Nous sortons des tranchées à 1 h.
Repos à Bris
Repos jusqu’au
mercredi 8 septembre date à laquelle nous rentrons aux tranchées vers Popincourt (Somme)
Tranchées de Popincourt du mercredi 8 septembre au samedi 18 septembre date à laquelle nous sortons pour venir au repos à Boulogne.
Nous quittons Boulogne le matin vers 10 h.
Nous campons dans un bois et nous entrons dans les tranchées de Plessis-de-Roye (Oise) vers 2 h. du matin.
Nous quittons ces tranchées mardi 28 septembre à 10 h. du matin. Nous devions rentrer dans les tranchées de Canny le lendemain.
Repos le
mercredi 29 à Ricquebourg et
retour à nos tranchées de Plessis
le même soir à 10 h.
Nous quittons
les tranchées de Plessis
l’après-midi et nous venons au repos à Gury.
Nous quittons Gury à (..?) pour venir au repos
à Cuvilly (Oise) et nous
restons jusqu’au mercredi 20.
Nous entrons
dans les tranchées de Plessis
(secteur du (..?) vers minuit et nous sommes relevés le 4 novembre vers 8 h. du
soir et nous venons au repos à Ricquebourg.
Je suis nommé Caporal fourrier à la Compagnie à la
date du 11.
Nous entrons aux tranchées du Plessis le 11 novembre à 8 h. du soir, secteur (..?)
Nous quittons
les tranchées et nous venons au repos à Mareuil
Nous entrons aux tranchées du Plessis le 2 décembre à 5 h du soir ; (Point d’appui du Confluent?)
15 décembre 1915.
Nous sommes relevés des tranchées le 15, nous avons eu un temps
épouvantable ; les tranchées et les abris ont été inondés presque
continuellement pendant ces 13 jours. Nous venons au repos à Cuvilly.
Je pars en
permission de 6 jours, gare de Ressons,
j’arrive à Paris le soir vers
Le même jour
Nous allons
aux tranchées de Belval Nord, Centre de Résistance du Plémont vers
Nous subissons
un bombardement de gros obus pendant 2 h. le matin de 8 h ½ à 10 h ½
Nous quittons
les tranchées le soir et nous allons au cantonnement à Cuvilly. Bon cantonnement, j’ai un lit.
Nous allons en
réserve partielle au Centre de résistance du Plémont. Séjour agréable, nous sommes bien tranquilles.
Nous venons au
repos à Mareuil. On nous
apprend le retour.
Retour aux
tranchées de Belval-Nord. Le Capitaine Jupeau reprend le commandement de la
Compagnie la 6.
Sortie des
tranchées, la Compagnie va cantonner à Orvillers.
Bien logé dans une ancienne école.
La Compagnie
en réserve partielle au Plémont.
Nous quittons
le Plémont pour aller à La Neuville.
Dimanche.
Départ de La Neuville à 12 h.
Nous venons cantonner à Montmartin.
Départ de
Montmartin à 11 h., nous venons de Jonquières
près de Compiègne.
Départ de
Jonquières à
Départ de Béthisy-Saint-Martin vers
À Eclaires.
Départ d’Eclaires à
Les routes sont encombrées par l’artillerie et les convois et nous marchons à travers champs.
Travail de
nuit à environ ? 17 à 18 h.. Nous traversons Dombasles, Montzéville
et nous allons creuser un boyau dans la région d’Esnes. Je suis très fatigué.
Nous
cantonnons à Brocourt.
Nous
bivouaquons dans la neige et vers
La compagnie est relevée des tranchées et va cantonner à Brocourt, où les hommes ont laissé leur sac.
Je reste à
Dombasles avec 2 hommes.
La Compagnie
vient cantonner à Dombasles
(Meuse) où j’avais préparé le cantonnement.
J’apprends le
décès de mon camarade Bellarmy, tué hier au camp de Lambéchamp.
Bombardement
par avions ennemis. Un est descendu.
Bombardement
par avions
Bombardement
par avions. 1 ennemi est descendu.
Nous quittons Dombasles et nous venons aux
tranchées entre Esnes et Montzéville (cote 310). Je
m’occupe du ravitaillement
Nous sortons
des tranchées vers 9 h. le soir, nous venons cantonner à Reucourt. C’est le 142e Tal qui nous relève.
Embarquement,
en autos à Dombasles-en-Argonne
vers 1 h ½ .Nous arrivons à Perthes (Haute-Marne) vers 8 h. Pays charmant bonne
réception.
Nous avons traversé Souilly où des prisonniers travaillent aux champs. Bar-le-Duc et Saint-Dizier. Je me sens vivre après les 8 jours de tranchées.
Départ de
Perthes à
Nous
traversons
Nous allons cantonner à Rouvillers (Oise).
Bureau chez
Madame Moorgat. ?
Départ de Rouvillers, nous venons cantonner
à Rémy.
Départ de
Rémy, nous venons à Choisy-au-Bac, nous traversons l’Oise « sur un pont de
bois » (à Compiègne) établi en amont de celui sauté en 1904.
Départ de Choisy-au-Bac le matin, nous
venons au Camp des Plainards.
Départ du Camp des Plainards vers 20 h, nous venons dans les réduits de Bimont.
Je redescends
au Camp le 10 pour que le Sergent-major monte au réduit, puis je remonte à
Bimont le 12. Alerte vers le plateau de Quermonières le 17 (attaque repoussée.)
Je pars en permission de 6 jours. Je vais coucher à Francport avec Thibault et Crétineau. Puis nous prenons le train le 23 au matin à Rethondes et j’arrive à Paris vers 5 h ¼.
Retour de
permission le 30, je repars de la gare du Nord à 9 h 56, je vais coucher à Francport et je rentre à la
Compagnie le 31 au matin.
Nous quittons
Birmont le soir, nous venons cantonner à Plessis-Brion relevé par le
100e T al
Départ de
Plessis-Brion le matin à 4 h ½. 3 sections viennent cantonner à Montmacq (Oise). 1 section à
l’ouvrage R ?.
La Compagnie
quitte Montmacq (1 section au
P.A. de la Verrue ; 3 sections en R.P. au P.A. de la Passerelle 2)
La Compagnie
va relever la 6e au P.A. de la Verrue vers 4 h30.
La Compagnie
relevée par la 2e vient cantonner à
Plessis-Brion, vers 5 h. départ de la Verrue.
La Compagnie
vient cantonner à Montmacq.
La Compagnie relève la 6e en réserve partielle au P. A. de Saint Marc vers 4 h du matin (Ravin)
La Compagnie
est relevée le matin par la 9e. Elle vient cantonner à Montmacq remplace la 3e
La compagnie
relève la 7e du 14e Tal au P.A. de Bailly Centre. Je fais la reconnaissance du
matériel la veille.
La compagnie
quitte Bailly et vient cantonner à Montmacq.
La Compagnie
quitte Montmacq (1 Section à
la Verrue, 3 Sections R 9 Passerelle 2)
Le 15 septembre 1916
La compagnie
va cantonner à la rue des Demoiselles.
La Compagnie
va aux tranchées de Bailly (P.A. Centre). Maladie du Capitaine. La Compagnie
est commandée par le Lieutenant Filloux à partir du 21.
La compagnie
va au repos à Plessis-Brion. Vaccination antiparathyphoïdique le 5
La Compagnie quitte
Plessis-Brion et vient aux tranchées à la Verrue
La compagnie quitte la Verrue et vient cantonner à Chelles (Oise).
Je fais la
reconnaissance du matériel. La veille je couche à Roylay. Je pars en permission
le 19, au retour (le 29 au matin) je trouve la compagnie à Hautefontaine où
elle est depuis le 25. Le lieutenant Monnier commande la Compagnie depuis le 23
octobre 1916, le Lieutenant Filloux rentre à sa compagnie.
La compagnie
va en réserve au C.R. de Touvent,
ravin de la Falaise (relève du 71e Tal)
La Compagnie
relevée par la 3e vient au repos à la Carrière
Navet
La Compagnie
occupe le P.A. de l’Entonnoir, elle relève la 10e Compagnie.
Le 29 novembre 1916
2ème ligne à la
Carrière d’Ecafaut, relève de la 8ème Compagnie
Le 6 décembre 1916
La compagnie
vient au repos à Berneuil (Relève de la 4ème Compagnie)
La compagnie
vient à Venette près Compiègne
La compagnie quitte Venette et va cantonner aux carrières de Montigny (Oise).
La Compagnie
quitte les carrières de Montigny
et cantonner à Estrées-Saint-Denis.
En permission (la 4ème) du 21 au 29 janvier.
La compagnie
vient cantonner à Marquéglise.
La compagnie
vient loger dans des baraques Adrian près Ressons
Chute du zeppelin L 39 sur Compiègne.
Recul des
Allemands vers Lassigny, on voit avancer les saucisses très rapidement.
Visite des canons
de 400, longueur 14m obus 1m54, poids 900
Je vais visiter Lassigny évacué.
Nous descendons de voiture devant le restaurant Fournioux.
(…?)
Nous quittons
Ressons et nous venons cantonner à Lagny, beau temps.
Nous quittons
Lagny, nous traversons Catigny, Anssy ?, Muirancourt, Guiscard et nous
cantonnons à Rouvrel.
Départ de Rouvrel, nous cantonnons à Villers-Saint-Christophe. Nous passons Golancourt, Muille-Villette, Ham, Saint-Sulpice.
J’obtiens une
permission de détente en mai.
Le bureau de la compagnie quitte Villers-Saint-Christophe où il était depuis le 7 avril et vient s’installer à Fluquières complètement ruiné.
Du 7 avril à
ce jour la Compagnie a cantonné à Roupy,
Fluquières et Savy .Le
(..?) à 4h 56 j’ai conduit la Compagnie sur ses emplacements de combat devant Saint-Quentin (25e Division).
Départ de la
compagnie de Savy, nous venons
cantonner à Martigny.
Embarquement de la compagnie à Ham, départ vers 19 h.
Arrivée à Longeville près Bar-le-Duc le 4/7 à 15 h. environ.
Nous venons
cantonner à Behonne (Meuse).
Nous embarquons en autos près de Behonne, l’après-midi et nous venons cantonner à Brabant-en-Argonne, sale pays bombardé
La Compagnie y couche une nuit et monte aux abris de Bretagne près Verrières, la Compagnie reste à Brabant.
On parle d’une offensive vers la cote 304 (été remis bien plus tard le 20 août)
J’ai obtenu une permission de détente en août, rentré le 13.
En rentrant je trouve le bureau de la compagnie évacué par suite de bombardement et installé dans un ravin entre Brabant et Parois; nous y restons jusqu’au 30 septembre.
Pendant ce
temps, la Compagnie a occupé les abris Bretagne, Saintonge, Saint-Pierre et nous
la ravitaillons.
La compagnie vient cantonner à La Grange-aux-Bois (en Argonne près Sainte-Menehould).
Nous y restons
jusqu’au 7 octobre.
La Compagnie quitte La Grange-aux-Bois et vient cantonner à Courupt (une partie est détachée à La Chalade)
La Compagnie quitte Courupt, est enlevée en autos et va sur la rive droite de la Meuse (secteur Vany).
Je pars en permission le même jour et je retrouve le bureau à la Caserne Miribel à Verdun.
Sale coin.
Je reste pendant quelque temps au bureau puis je marche avec la Compagnie au ravin du Bazil près de l’Etang de Vaux.
Nous venons au repos à Belrupt et Houdainville, retour au ravin des Vignes et repos à Belrupt.
Je quitte le 70e Tal le 8 février 18 ainsi que tous les hommes des classes 1898 et 1899, nous sommes affectés au 9e Bataillon du 82e de l’Infanterie à Humbécourt (Haute-Marne)
Je rentre à l’hôpital complémentaire 41 Saint-Dizier le 1er mai, j’y reste 20 jours, permission de convalescence de 10 jours.
Retour au
bataillon le 1er juin.
Citation et Croix de guerre du 3 février 1918
Stage de
liaison à Landricourt.
Je passe au 10e Bataillon du 25e R.I. au château de Hautefontaine près de Perthes (Haute-Marne) secrétaire au bureau des détails.
Permission de
détente du 6 août
Le bureau
vient à Ambrières (Marne).
On sent la victoire qui approche et le moral est bon.
Fin septembre nous apprenons la capitulation des austro-bulgares à la suite de la victoire du Maréchal Franchet d’Esperey.
Nous restons à Ambrières tout le mois d’octobre, vers le 9 ou le 10 novembre des bruits d’armistice circulent et, journée inoubliable le 11 novembre 1918 nous apprenons la capitulation des allemands.
Après le départ de Goubet, je remplis les fonctions de payeur au 10e Bureau du 25e R.I.
Je vois partir les 2 premiers échelons de démobilisés et moi-même je rente avec le 3e échelon - courant février 1919.
Quelle joie, après une Victoire durement gagnée de se retrouver en famille !

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