Carnet d’Augustion ROBIQUET

Soldat au 150e régiment d’infanterie

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Il était du 150 éme Régiment d'infanterie

N° Matricule : 11180 au corps Classe 1914 et 276 au recrutement à Arras. Mort pour la France à St Hilaire le Grand (Marne) le 6 Octobre (et non le 8 comme écrit précédemment) 1915

Il était né le 15 Mars 1894 à La Cauchie (Pas de Calais)

Jean-Marie

Octobre 2007

 

 

Bois de la Gruerie le 21 février

Nous sommes depuis ce matin, nous avons été 3 jours dans les tranchées, il y a eu 4 de blessés de nous autres la première journée mais il faut pas pour çà car tous le monde n’est pas tué en ce moment.

Nous sommes dans des gourbi et le dimanche on ne voudrait pas le croire car le canon tonne d’un jour malgré que nous sommes dans les tranchées je viens de nettoyer nom fusil car il était propre 3 jours de tranchées il était plein de boue enfin c’est la vie en ce moment.

 

Samedi 27 février 1915

Je profite que je suis de garde pour mettre quelques nouvelles. Nous sommes dans la tranchée depuis 24 h, on ne doit être que 3 jours mais je ne sais pas sera qui y à pour rester là encore aujourd’hui ( ?).

Enfin 3 jours c’est assez car un et là sans dormir car il faut prendre la garde tous les 4 h et il fait fort froid il gèle fort.

J’espère que demain nous allons être relevé car c’est assez comme ça. Nous sommes en ce moment à 8 mètres des boches, ça fait qui faut faire attention à lui pour ne pas recevoir des boîtes de singe.

 

 

Nous sommes aujourd’hui le 4 mars 1915, je suis toujours dans les tranchées des premières lignes, ce soir je vais rechanger nous allons au petit poste à 15 mètres des boches là ont voit rien pour ne pas son (n...) trop car les boches sont des bêtes qui ne savent pas se qu’il font ni ce qu’il disent soit comme des bêtes.

Enfin c’est toujours la guerre. La paix ne vient pas vite mais faut pas sent faire pour ça car ça n’avance pas plus vite elle viendra peut-être un jour.

Je viens de faire une lettre à Jules lui disant qu’il n’y faisait pas trop gai où j’étais, dans le beau bois de la Gruerie

 

Vendredi 12 mars 1915

Belle journée épatante pour celui qui était passagé   vous laisse ce matin  à partir de 7 heures nous étions au petit poste qui  se tient à 5 mètres juste des boches (vont ou vol) tirés à court une dégelé de son fusil qui arrive sur les créneaux qui et fait un saque en fasse de leur tranchées le premier coup  de fusil qui tiré et  cassé mon. fusil ! le 2 courant il  blesse un homme ça fait que le crime avec se demandait de faire ce que les boches duré de ..... nous avait à porter à 2 moi et  un. qui était ....

 

Nous pour refaire le créneau 5 ou 4 court fusil     sur nos saque qui et en blessé un et moi et mon copain qui était  pas de nous en le képi en    des balles, je vous assure que se ne pas  du tout gait de voir sa cuisse en aspirait que le soir vient pour être révelé tout se disait si voit jusque quand soir ira bien car en était pas front personne, il n’y avait que moi et un camarade          en      et allait enfin nous sommes de 19 h à midi, nous sommes               près  souvenir des                    la belle journée du 12 mars.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Jeudi 8 Juillet 1915

 

 

Je profite que j’ai un peu de temps pour faire quelques lignes sur mon livre. Aujourd’hui nous sommes en alerte depuis 4 heures du matin, on pense que les boches vont attaquer mais jusqu’à présent voilà qu’il est 5 heures du soir, nous n’avons pas encore rien vu mais nous sommes toujours prêts à faire feu moi je suis en avant avec 4 hommes, nous avons chacun notre fusil, les pétards à ??? et des grenades. Aussitôt que les boches débouchent de leur trou, vite un feu de fusil

Et quand ils seront à peu près à une dizaine de mètres de nous, là ça sera les grenades qui vont marcher et vous savez on va y en mettre un coup, espérons que ça ira et que les boches vont prendre quelque ???? encore une fois car le petit ???? est là près à faire feu au premier de fusil en route le pire c’est que voilà 8 jours que nous sommes en première ligne et nous ne savons pas encore le jour de la relève sait encore le pire qui fait chaud le jour et la nuit c’est le contraire il fait un froid de chien.


13 juillet 1915

 

 

C’est aujourd’hui que mon frère Jules a été opéré, il m’a dit qu’il avait bien souffert, un seul morceau a été retiré sur les trois qui y avait, les autres ils n’ont pas pu avoir, espérons qui s’en sentira pas à près la guerre. Aujourd’hui il a beaucoup de mal à la tête mais c’est l’effet de son opération. Demain il ira peut-être mieux, espérons le.

Nous sommes aujourd’hui le 14 juillet, nous sommes en ce moment dans des vieilles tranchées en avant de l’artillerie, nous sommes là bien. Depuis ce matin il tombe de la flotte sans arrêter, je vous assure que ça ne vaut pas l’année dernière. On n’est plus là à faire la course à filles ni de de monter au ??? Ni de faire une bonne partie de billard chez Boubet.  Enfin espérons que l’année prochaine nous pourrons en refaire autant. Il faut toujours espérer  depuis que ça dure, on y est toujours. On pourra bien aller jusqu’à la fin de cette terrible guerre.

 

22 Juillet 1915

 

Le 22 juillet 1915

 

En ce moment nous sommes aux tranchées de première ligne depuis 4 jours mais je ne sais pas jusqu’à quand nous y restons. Enfin nous ne sommes pas trop mal dans notre secteur, nous n’avons rien à nous plaindre car y a beaucoup pire dans ce bois de l’Argonne, bois de la tuerie sans mentir. Hier soir j’ai été passer du fil barbelé avec 4 hommes, nous avons mis à peu près 1 heure, mais ça a bien été, nous n’avons rien à nous plaindre, un peu de balles mais c’est rien.
Depuis ce matin j’ai fait 3 lettres, une à Yvonne, une à Andrée et une à Monsieur Robiquet Jovite maçon à la Cauchie, je lui ai dit qui me fasse une belle lettre, je ne sais pas si ça aura lieu, enfin je contente de ???? Car ça commence à me sembler long.

J’ai donné ce matin à mon camarade votre adresse comme ça aussitôt qu’il y aura quelque chose, vous le saurez de suite, Humery Jules 150 d’infanterie compagnie 4 SP 32 demeurant à Douai mais pas en ce moment.

 


3 août 1914

 

Nous avons quitté le Four de Paris le 11 Août 1915 à 7 heures du matin, de la nous sommes partis pour Ste Menehould, nous avons arrivé à 2 heures après midi, nous en avons passé une bonne pour nous arriver. En ce moment il est 6 heures nous sommes en train de boire une bonne bouteille de vin avec mon camarade Deline. Nous sommes très heureux d’avoir quitté le bois de l’Argonne.

 

 

 

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