Il était du 150 éme Régiment d'infanterie
N° Matricule : 11180 au corps Classe 1914 et 276 au
recrutement à Arras. Mort pour la France à St Hilaire le Grand (Marne)
le 6 Octobre (et non le 8 comme écrit précédemment) 1915
Il était né le 15 Mars 1894 à La Cauchie (Pas de Calais)
Jean-Marie
Octobre 2007
Nous sommes depuis
ce matin, nous avons été 3 jours dans les tranchées, il y a eu 4 de blessés de
nous autres la première journée mais il faut pas pour çà car tous le monde
n’est pas tué en ce moment.
Nous sommes dans des
gourbi et le dimanche on ne voudrait pas le croire car le canon tonne d’un jour
malgré que nous sommes dans les tranchées je viens de nettoyer nom fusil car il
était propre 3 jours de tranchées il était plein de boue enfin c’est la vie en
ce moment.
Je profite que je
suis de garde pour mettre quelques nouvelles. Nous sommes dans la tranchée
depuis 24 h, on ne doit être que 3 jours mais je ne sais pas sera qui y à pour rester
là encore aujourd’hui ( ?).
Enfin 3 jours c’est
assez car un et là sans dormir car il faut prendre la garde tous les 4 h et il fait
fort froid il gèle fort.
J’espère
que demain nous allons être relevé car c’est assez comme ça. Nous sommes en ce
moment à 8 mètres des boches, ça fait qui faut faire attention à lui pour ne
pas recevoir des boîtes de singe.
Nous sommes
aujourd’hui le 4 mars 1915, je suis toujours dans les tranchées des premières
lignes, ce soir je vais rechanger nous allons au petit poste à 15 mètres des
boches là ont voit rien pour ne pas son (n...) trop car les boches sont des
bêtes qui ne savent pas se qu’il font ni ce qu’il disent soit comme des bêtes.
Enfin c’est toujours
la guerre. La paix ne vient pas vite mais faut pas sent faire pour ça car ça
n’avance pas plus vite elle viendra peut-être un jour.
Je viens de faire une
lettre à Jules lui disant qu’il n’y faisait pas trop gai où j’étais, dans le beau
bois de la Gruerie
Belle journée
épatante pour celui qui était passagé
vous laisse ce matin à partir de
7 heures nous étions au petit poste qui
se tient à 5 mètres juste des boches (vont ou vol) tirés à court une
dégelé de son fusil qui arrive sur les créneaux qui et fait un saque en fasse
de leur tranchées le premier coup de
fusil qui tiré et cassé mon.
fusil ! le 2 courant il blesse un
homme ça fait que le crime avec se demandait de faire ce que les boches duré de
..... nous avait à porter à 2 moi et un.
qui était ....
Nous pour refaire le
créneau 5 ou 4 court fusil sur nos
saque qui et en blessé un et moi et mon copain qui était pas de nous en le képi en des balles, je vous assure que se ne
pas du tout gait de voir sa cuisse en
aspirait que le soir vient pour être révelé tout se disait si voit jusque quand
soir ira bien car en était pas front personne, il n’y avait que moi et un
camarade en et allait enfin nous sommes de 19 h à midi,
nous sommes près souvenir des la
belle journée du 12 mars.
Jeudi 8 Juillet 1915
Je profite que j’ai un peu de temps pour faire quelques lignes sur mon livre. Aujourd’hui nous sommes en alerte depuis 4 heures du matin, on pense que les boches vont attaquer mais jusqu’à présent voilà qu’il est 5 heures du soir, nous n’avons pas encore rien vu mais nous sommes toujours prêts à faire feu moi je suis en avant avec 4 hommes, nous avons chacun notre fusil, les pétards à ??? et des grenades. Aussitôt que les boches débouchent de leur trou, vite un feu de fusil
Et quand ils seront à peu près à une dizaine de mètres de nous, là ça sera les grenades qui vont marcher et vous savez on va y en mettre un coup, espérons que ça ira et que les boches vont prendre quelque ???? encore une fois car le petit ???? est là près à faire feu au premier de fusil en route le pire c’est que voilà 8 jours que nous sommes en première ligne et nous ne savons pas encore le jour de la relève sait encore le pire qui fait chaud le jour et la nuit c’est le contraire il fait un froid de chien.
13 juillet 1915
C’est aujourd’hui que mon frère Jules a été opéré,
il m’a dit qu’il avait bien souffert, un seul morceau a été retiré sur les
trois qui y avait, les autres ils n’ont pas pu avoir, espérons qui s’en sentira
pas à près la guerre. Aujourd’hui il a beaucoup de mal à la tête mais c’est
l’effet de son opération. Demain il ira peut-être mieux, espérons le.
Nous sommes aujourd’hui le 14 juillet, nous sommes en ce moment dans des vieilles tranchées en avant de l’artillerie, nous sommes là bien. Depuis ce matin il tombe de la flotte sans arrêter, je vous assure que ça ne vaut pas l’année dernière. On n’est plus là à faire la course à filles ni de de monter au ??? Ni de faire une bonne partie de billard chez Boubet. Enfin espérons que l’année prochaine nous pourrons en refaire autant. Il faut toujours espérer depuis que ça dure, on y est toujours. On pourra bien aller jusqu’à la fin de cette terrible guerre.
22 Juillet 1915
Le 22 juillet 1915
En ce moment nous sommes aux tranchées de première ligne
depuis 4 jours mais je ne sais pas jusqu’à quand nous y restons. Enfin nous ne
sommes pas trop mal dans notre secteur, nous n’avons rien à nous plaindre car y
a beaucoup pire dans ce bois de l’Argonne, bois de la tuerie sans mentir. Hier
soir j’ai été passer du fil barbelé avec 4 hommes, nous avons mis à peu près 1
heure, mais ça a bien été, nous n’avons rien à nous plaindre, un peu de balles
mais c’est rien.
Depuis ce matin j’ai fait 3 lettres, une à Yvonne, une à Andrée et une à
Monsieur Robiquet Jovite maçon à la Cauchie, je lui ai dit qui me fasse une
belle lettre, je ne sais pas si ça aura lieu, enfin je contente de ???? Car ça
commence à me sembler long.
J’ai donné ce matin à mon camarade votre adresse comme ça aussitôt qu’il y aura quelque chose, vous le saurez de suite, Humery Jules 150 d’infanterie compagnie 4 SP 32 demeurant à Douai mais pas en ce moment.
Nous avons quitté le Four de Paris le 11 Août 1915 à 7 heures du matin, de la nous sommes partis pour Ste Menehould, nous avons arrivé à 2 heures après midi, nous en avons passé une bonne pour nous arriver. En ce moment il est 6 heures nous sommes en train de boire une bonne bouteille de vin avec mon camarade Deline. Nous sommes très heureux d’avoir quitté le bois de l’Argonne.
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