Parcours de Charles SKINER

Sergent au 88e, puis 83e RI

et prisonnier au camp de Stendal (Allemagne)

Mise à jour : mars 2014

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Charles à 23 ans (photo de décembre 1917 lors d’une permission à Agen)

 

 

Merci à François pour l’envoi du carnet de son grand-père Charles SKINER

 

 

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1915 : Artois

 

Arrivée le 24 mai 1915 au matin en gare de Saulty-l'Arbret, point terminus sur la ligne d’Arras, nous débarquons et allons cantonner à Bavincourt.

 

Le lendemain 25 mai, départ pour Arras, nous passons à Gouy-en-Artois, Wanquetin, Warlus, Dainville et je vais cantonner sur la grande place dans une cave profonde. Le lendemain nous sommes passés en revue et envoyés renforcer le 88°RI. Je suis affecté à la première compagnie qui se trouve en soutien près de la Stéarinerie de Saint-Nicolas

Dans le courant de juin nous allons plusieurs fois au repos à Wanquetin, puis vient l’offensive du 16 juin où pour la première fois je vais occuper les premières lignes pendant deux jours dans le secteur de la ferme Chanteclerc.

 

Puis nous revenons au repos six jours et le 2 juillet nous allons occuper le secteur de Roclincourt jusqu'après l’offensive du 25 septembre.

 

Le 27, nous allons au repos à Gouy-en-Artois et le 1er octobre nous occupons le secteur de Wally-les-Arras jusqu’aux premiers jours de novembre.

Puis nous revenons à Roclincourt, nous allons au repos tour à tour à Arras, Wanquetin, et Sainte Catherine.

1916 : Artois, Marne

 

Le 28 février, l’armée anglaise nous relève et occupe le secteur d’Arras.

Nous partons pour Hauteville puis Petit Houvin où nous prenons le train pour aller au repos dans la Meurthe et Moselle.

 

Le 5 mars nous débarquons à Charmes à 8 heures du matin, nous y cantonnons et le lendemain nous cantonnons à Charmois pendant deux jours

 

Le 9 mars départ pour Haussonville, nous y séjournons jusqu’au 22 mars ; puis brusquement à 8 heures du soir départ pour prendre le train à Cinveaux à destination de Ligny-en-Barrois.

Après un court séjour nous sommes dirigés par camions automobiles sur le bois d’Avocourt.

 

Le 28 mars nous bivouaquons dans la forêt de Hesse.

 

Le 29, nous ravitaillons en munitions le 157° qui se trouve en ligne et le 5 avril nous allons nous-mêmes prendre en ligne la place du 209°

Après une période de six jours mouvementés, nous sommes envoyés à Brocourt pour six jours de repos. Ce genre de repos se renouvelle deux fois dans tout le séjour que nous avons fait au bois d’Avocourt (du 29 mars au 22 juin).

 

Le 22 juin, le 209° relève mon bataillon et nous allons à Brocourt ; le 23 nous prenons les autos camions au bois Saint-Pierre et arrivons le soir à Chépy (Marne).

Nous y restons au repos jusqu’au 1er juillet, puis nous nous mettons en route pour le secteur de la Butte du Mesnil.

 

Le 1er juillet nous passons à Daix, Auve, et couchons à La Chapelle.

 

Le 2, passons à Somme-Suippes, Laval, Wargemoutin, Minaucourt et allons en soutien au fortin de Beauséjour.

 

Le 3, ma compagnie est en ligne entre la Butte du Mesnil et Maisons de Champagne.

 

Le 5, je pars à Châlons-sur-Marne suivre un cours de grenadier, j’y passe jusqu’au 14 juillet.

Je rejoins ma compagnie le 16 et fais partie de la section des grenadiers.

Nous allons au repos à Hans et le 8 août, le 130° nous relève. Nous revenons à Hans prenons les autos, nous les quittons aux Grandes Loges et achevons d’arriver à pied à Thuisy.

 

Après avoir passé 4 jours à Thuisy, nous allons en ligne au secteur des Marquises.

 

Le 28 septembre, je pars en permission de 8 jours, je reviens à ma compagnie le 12 octobre, la vie se passe sans incident dans ce secteur très calme jusqu’à l’autre permission qui m’est accordée le 22 janvier 1917.

1917 : La blessure puis Verdun

 

Je reviens le 3 février à ma compagnie.

Le secteur commence à s’agiter et le 21 mars, à la suite d’une rencontre avec une patrouille allemande, je suis blessé par un éclat de grenade et évacué sur l’ambulance de Villers-Marmery jusqu’au 29 mars.

Je pars pour Mourmelon-le-Grand et le 30 à Châlons.

 

 

 

Charles SIKNER. mai 1917, hôpital 48 bis à Bourganeuf

Cliquez sur la photo pour agrandir

 

 

Le 31, je suis embarqué dans un train sanitaire qui me dépose à Guéret le 1er avril.

 

Je suis hospitalisé à l’hôpital 40 jusqu’au 27 avril ; puis je vais à Bourganeuf où je reste jusqu’au 3 juin.

Je reviens à Guéret et le 7 juin je pars passer à Agen un congé de 15 jours.

 

Le 24 juin je rentre au dépôt du 88° à Mirande. J’y séjourne jusqu’au 31 juillet.

Entre temps le 17 juillet j’ai une permission de 9 jours.

 

Le 1er août j’arrive à Mirepoix où je reste jusqu’au 26 août, jour où je repars sur le front renforcer le 83°. Je rejoins mon nouveau régiment dans la Meuse à Ambly le 31 août 1917.

 

A la fin du mois de septembre, le dépôt divisionnaire dont je fais partie change de cantonnement, et je vais habiter des baraquements construits dans les bois entre Tillambois et Couroure.

 

Je reste ainsi au D.D. (*) jusqu’au 14 octobre, puis je suis affecté à la 6ème compagnie et je monte en première ligne au bois des Chevaliers.

Le 27 octobre nous allons au repos à Ambly et le 2 novembre nous sommes relevés et partons à Noyers pour 8 jours.

Le 9 au matin, nous prenons les autos-camions qui nous conduisent à Verdun où nous arrivons dans l’après-midi ; nous débarquons près des casernes Marceau, et, à pied, nous partons pour le ravin des Vignes où nous devons coucher.

Nous sommes installés dans un abri fait depuis peu, solide et profond.

 

Le 10 à 11 heures du matin, nous faisons un repas et nous nous mettons en route pour le ravin du Helly où nous allons en soutien.

Nous passons près du fort de Douaumont et recevons le salut de l’artillerie allemande qui se trouve pourtant à huit kilomètres de là.

Au ravin du Helly nous avons comme abri le tunnel percé en 1916 lorsque les allemands avaient avancé sur Verdun.

Nous y passons la nuit et le 11 novembre au soir nous allons au bois des Caurières relever un bataillon du 202° qui se trouve en réserve.

 

 

 

Extrait du journal du 202e RI.

On peut y lire que le 83e relève bien le 202e RI, mais à la date du 12, pas du 11 comme il l’écrit.

 

Nous y restons ainsi jusqu’au 18, puis nous allons en réserve 1 kilomètre plus près des trous d’obus qui sont à peu près à 400 mètres de nous.

Après une journée agitée nous montons en ligne à la suite d’un coup de main allemand. Je fais partie du groupe de contre-attaque et après 24 heures de lutte nous rétablissons la ligne.

 

Du 20 au 27, nous restons en ligne à la partie nord du bois des Caurières appelée bois le Chaume.

 

Le 27 au soir, nous allons au repos dans un abri creusé sous le cimetière de Fleury. C’est un abri très profond au fond duquel une source coule, nous y restons jusqu’au 3 décembre jour où nous repartons en réserve dans un ancien abri allemand sous la ferme des Chambrettes.

 

Le 7 décembre, mon bataillon va en 1ère ligne dans les trous d’obus relever le 1er bataillon de mon régiment ; je pars en tête reconnaitre le secteur que doit occuper ma section, au bois des Fossés près des débris du village de Beaumont.

 

Le lendemain 8 décembre, j’apprends mon départ en permission et c’est avec grand plaisir que je quitte ce secteur très agité.

J’arrive à Verdun dans la matinée dans un costume méconnaissable tellement j’ai trempé dans l’eau et dans la boue.

Après avoir passé la journée à me nettoyer, je pars le soir prendre le train de campagne qui va à Landrecourt rejoindre la grande ligne.

Mais à la sortie de Verdun la machine qui nous remorque tombe en panne et nous devons aller à pied à Landrecourt qui se trouve à 12 kilomètres et nous passons à Belleray et Dugny.

 

Après avoir passé 10 jours de permission je rejoins mon régiment qui se trouve à Guerpont le 24 décembre.

 

(*) : DD : Dépôt divisionnaire

1918 : Oise, Flandres puis prisonnier

 

Le 2 janvier, nous quittons ce village, nous prenons les autos qui nous conduisent à Blercourt et à pied nous gagnons Sivry-la-Perche.

Après 16 jours de repos nous allons occuper le secteur au nord du Mort-Homme.

 

Le 22 janvier, nous revenons à Sivry, pour 6 jours, puis nous revenons en ligne pour 8 jours et 8 jours en réserve, retour à Sivry le 13 février.

Après 8 jours de repos nous allons en réserve au sommet de la côte 304, le 21 février.

 

Le 1er mars, le 234° nous relève et nous allons au repos au camp du bois de Saint-Pierre, en passant par Esnes, Montzéville, Betainville, Jouy et le camp.

 

Le 10 mars mon régiment part pour les Éparges et moi je pars en permission de 12 jours. Je prends le Meusien à Nixéville et en route pour Agen ; en passant par Orléans je m’arrête 2 jours.

 

Le 28 mars je rentre de permission et rejoins ma compagnie à Rupt-en-Woëvre.

La division est relevée et le 29 nous nous mettons en route pour une étape de 32 kilomètres : nous passons à Génicourt, Villers-sur-Meuse, Benoitevaux, Issoncourt, Rignaucourt et nous cantonnons à Séraucourt.

 

Le 30, départ, nous passons à Triaucourt et couchons le soir à Charmontois-l’Abbé.

 

Le 31 mars, nouvelle étape, nous passons à Givry et cantonnons à Saint Mard-sur-le-Mont jusqu’au 3 avril.

Nous allons embarquer à Nettancourt à destination de Pantin, là, nous sommes dirigés sur l’Oise et le 5 avril au matin nous débarquons à la gare de Saint-Omer-en-Chaussée.

Nous prenons aussitôt la route, traversons le village, Achy, Marseille-en-Beauvaisis, Saint Maur, Feuquières et le soir nous couchons à Broquiers, où nous restons 3 jours.

Puis nous reprenons la marche à travers les départements de l’Oise, de la Seine Inférieure et de la Somme vers le Pas de Calais.

 

Le 8 avril, nous allons cantonner à Fricamps-le-Viage (Somme), nous y passons deux jours et le 12 avril nous partons pour Boulainvilliers.

 

Le 12, départ pour Picquigny, nous passons à Molliens et nous faisons ce jour-là plus de 30 kilomètres.

 

Le 13 avril, départ de Picquigny pour aller cantonner à Bonneville, et nous passons à Canaples et Fieffes.

Le 14 avril, départ, nous passons à Doullens et couchons le soir à Neuvillette.

 

Le lendemain 15 avril départ pour Bonnières, en passant à Canteleux nous avons la visite du Président de la République.

 

La journée du 16 se passe à Bonnières, et le 17 avril nous prenons les autos-camions qui doivent nous porter en Belgique.

Nous passons à Frévent, Saint-Pol, Saint-Omer, Cassel et quittons les autos à Steenvoorde, puis à pied nous gagnons la Belgique, où nous allons cantonner dans une grande ferme près du village de Laberle, à 6 kilomètres de la frontière.

La journée du 18 se passe tranquillement, les obus allemands passent au-dessus de nous et vont tomber un kilomètre plus loin, nous sommes en ligne droite à 11 kilomètres de nos premières lignes.

 

Le 19 avril au soir, départ pour les lignes, nous passons à Westouter, Locre et nous nous plaçons en réserve dans le village de Dranouter dont les Allemands occupent, d'un côté, les premières maisons.

Dans le courant de la nuit nous changeons de place pour aller nous mettre 500 mètres en arrière, dans un fossé caché par une haie.

 

Le 21 au soir, nous allons nous placer dans une ferme près d'un camp anglais abandonné.

 

Le 22, nous allons nous mettre à droite de Dranouter dans un champ de trèfle.

 

La journée du 23 est assez tranquille.

À la tombée de la nuit, violent tir d'artillerie allemande, suivi d'une attaque sur le 1er bataillon. La ligne étant enfoncée, nous avançons et le 24 avril à 5 heures du matin la ligne est rétablie.

Nous nous trouvons sur la côte 70 près du Kemmel, au nord de Dranouter et à 50 mètres de la ferme Locre, dont la maison et la meule de paille sont occupées par les Allemands.

La journée se passe tranquillement.

 

Dans la nuit l'artillerie allemande tire sans arrêt sur notre artillerie et l'artillerie anglaise et le 25 avril à 6 heures du matin les Allemands attaquent sur tout le front d'Ypres à Bailleul. Nous nous trouvons à la droite du secteur attaqué et après une terrible fusillade nous arrêtons net l'attaque sur le front de mon bataillon.

A la faveur du terrible bombardement déclenché sur nous les Allemands progressent à notre gauche.

 

À 7 heures, se produit une nouvelle attaque plus faible que la précédente et dont les éléments ne dépassent pas les cadavres laissés par la vague de 6 heures.

 

Vers les 9 heures, je remarque de l'animation dans le verger derrière la ferme Locre, nous ne tardons pas à nous rendre compte de ce qui se passe ; car à partir de ce moment plusieurs mitrailleuses, au moins trois, tirent sur le centre de résistance défendu par ma section.

À partir de ce moment nous sommes isolés à droite et à gauche.

À tout instant les mitrailleuses nous causent de nouvelles pertes et nous restons en tout une douzaine de survivants pour défendre la côte 70.

 

À midi, un avion allemand nous survole et repasse jusqu’à 13 heures, cela nous amène une rafale de 105 qui dure une demi-heure, lorsque son tir s'allonge, nous sommes au milieu des Allemands qui nous font prisonniers.

Je suis malmené et frappé avec une pelle, un homme de ma section est tué d'une balle de pistolet et deux autres sont blessés. Nous voilà dans les lignes ennemies, deux brancardiers m'embauchent avec un autre pour transporter un de leurs blessés que nous portons à 500 mètres de là dans une maison démolie dont la cave sert de poste de secours.

Au nombre de 32 nous partons pour Armentières.

 

(*) : Le journal du régiment déclare 11 disparus le 23 avril 1918.

 

 

 

Nous sommes dirigés sur un faubourg et présentés un général de la division qui nous a capturés, ensuite nous sommes conduits à l'école professionnelle d'Armentières.

Pendant la nuit j'entends passer les gros obus de l'artillerie anglaise qui bombarde la gare.

 

Le 26, les uhlans nous conduisent à la citadelle de Lille où nous passons deux jours.

 

Le 29, départ pour le fort Mac Donald où nous sommes enfermés jusqu'au 2 mai au matin, puis nous allons à Halluin où nous passons le mois de mai.

Nous logeons dans une filature au nombre de 1200 environ. On nous mène au travail à Bousbecque, Verwick, Comines et Linselles.

Lorsque nous quittons Halluin nous allons en chemin de fer à Wijnendael, près de Bruges en Belgique. Nous sommes en pleine campagne, dans un petit camp où nous sommes détachés au nombre de 300.

 

Le 30 juin, nous partons pour Bruges où l'on nous rassemble au nombre de 2000 et le 2 juillet, départ pour Gand. On nous loge dans la ville dans une grande usine.

 

Pendant deux mois (juillet-août) je vais travailler à la gare de Gand-sud, à la station magasin d'étapes.

 

Le 11 septembre, au nombre de 400 nous partons pour Longwy où nous arrivons le 13 à 11 heures du soir ; nous cantonnons dans la briqueterie avec des Russes.

 

Après un mois et demi, je suis envoyé à Montmédy où je passe 7 jours et le 27 octobre je suis dirigé sur le camp de Stendal en Allemagne.

J'arrive à Stendal le 30 octobre au matin dans le grand camp où sont internés 4000 Français, 1500 Anglais, 500 Italiens et plus de 5000 Russes. (novembre-décembre)

1919

L'armistice étant signé, je reste à Stendal jusqu'au 1 janvier jour où le dernier convoi français quitte Stendal.

Je traverse une grande partie de l'Allemagne et le 11 janvier 1919 je débarque à Friedricksfeld près de la Hollande, j'en repars le 13 au matin pour prendre le chemin de fer qui va nous conduire en Hollande.

Le soir nous débarquons dans une petite gare et allons coucher au camp de Zeist où nous séjournons jusqu'au 18 janvier.

Nouvel embarquement en chemin de fer pour Flessingue où nous arrivons à 10 heures du soir.

 

Le lendemain 19 janvier nous prenons passage sur le vapeur Nord qui doit nous ramener vers la France et à 13 heures nous débarquons enfin à Dunkerque.

 

Le 20 janvier, départ en chemin de fer pour Toulouse. Nous passons à Boulogne, Amiens, Rouen, Le Mans, Tours, Bordeaux et Agen.

 

Le 23 je pars de Toulouse pour Agen avec un mois de permission.

 

Le 27 février ma permission étant expirée, je rejoins la caserne du 9ème d'infanterie. J'en repars peu après le 2 mars pour Frontignan où je vais suivre un cours de signaleur au centre d'instruction de cette ville.

J'y reste jusqu'au 26 mars, puis je rejoins le 9è.

 

Le 29, j'obtiens une permission de 10 jours jusqu'au 8 avril.

 

Le 17 avril, je quitte Tours avec une compagnie de 425 prisonniers allemands et autrichiens et le 20 avril, jour de Pâques, nous faisons notre entrée à Laon et nous allons cantonner pendant quelques jours à la ferme Mal Bâtie sur la route de la Fère.

 

Le 2 mai, nous partons pour Guignicourt où nous arrivons le lendemain après avoir fait plus de 35 kilomètres à pied.

En arrivant à Guignicourt nous y laissons un détachement de 150 prisonniers et le reste de la compagnie continue la route pour aller à Aguilcourt. Il nous reste à ce détachement 200 prisonniers, car nous avons laissé 70 malades à Laon et 5 en passant au Bourget.

Je reste à Aguilcourt jusqu'au 15 puis je vais à Guignicourt remplacer le chef de détachement parti en permission.

 

Le 24 mai, je reviens chef de détachement à Aguilcourt.

 

Je reste ainsi jusqu'au 21 août puis les fantassins garde prisonniers de ma compagnie sont remplacés par un peloton de la 1ère compagnie de mitrailleuses du 15° bataillon de chasseurs alpins.

Je reste là pour mettre les nouveaux venus au courant de tout et le 7 septembre je quitte Aguilcourt pour aller à Laon où je dois être démobilisé, puis à Agen.

 

Le 9 septembre je suis démobilisé par le dépôt du 9° à Agen et rendu à la vie civile.

 

FIN du CARNET

 

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Janvier 1918 : envoi de Veuve SIKNER au Caporal Georges SIKNER prisonnier à cette date au camp d’Hameln.

Mathilde sa mère, Marguerite 18 ans, Charles 23 ans.

La photo est prise en déc. 1917 lors d’une perm à Agen.

 

 

Et après ?

«  Mon grand-père est mort en août 1944 avec ma grand-mère, victimes civiles de la guerre, et donc mon père s'est retrouvé orphelin à 14 ans, pupille de la nation. Mon père, étant doué pour les études, c'est le commandant DARTHOUT du 83 RI (à l'époque capitaine d'une compagnie de mitrailleuse du 83 RI en 1918) qui l'a soutenu pour la poursuite de ses études et raconté l'histoire de son père avec qui mes grands-parents était très amis.

Mon grand-père n'a jamais rien raconté à son fils. »

 

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