Joséphine LAURENT   (née 1877 à Fresnes, décédée 1928 à Lens)

 

 

 

Pourquoi ?

Quelle est l’histoire de Fresnes sur Escaut ?

Pourquoi ces quelques feuillets sur mes ancêtres à  Fresnes sur Escaut ?

 

 

 

Pourquoi ?

 

A partir  d’une de mes ancêtres LAURENT Joséphine, j’ai du travailler sur ce village

En effet cette dame (N° sosa 17) possède toute son ascendance sur Fresnes :

 

LAURENT Joséphine est née le 23/07/1877 à Fresnes sur Escaut ; elle est décédée à LENS le 03/06/1928. On trouve encore sa tombe en 2004 au cimetière de Lens. Elle y repose avec son père Arthur et sa mère COUSIN Aline.

Elle s’est mariée à Lens le 17/04/1897 avec LETOMBE  Jean Baptiste Joseph; avec lequel elle a eu 6 enfants (au moins).

 

LETOMBE  Jean Baptiste (mineur) est décédé le 30/11/1919 à Clermont Ferrand (Puy de Dôme)

Sa dépouille se trouve donc à Clermont, c’est la raison pour laquelle sa femme n’est pas à ses cotés.

Il était mineur à son décès ainsi d’ailleurs qu ‘à son mariage.

 

Pourquoi Clermont Ferrand ?

Il a du être muté dans des autres mines juste avant l’arrivée des allemands en 1914

 

Où se trouve Fresnes sur Escaut ?

Dans le nord, à côté de la frontière belge, prés de Valenciennes

 

Quelle est l’histoire de Fresnes sur Escaut ?

 

Tire son nom de "fraxinus" qui signifie "frêne". En 1477, ce village est brûlé par Louis XI lors de la prise de Condé..

Au cours du XVIe siècle, Fresnes faisait partie des Pays-Bas espagnols. Sous le règne de Philippe II d'Espagne, les guerres de religion chassèrent une grande partie des habitants de la région qui étaient majoritairement calvinistes.
La seconde partie du XVIIe siècle fut marquée par les guerres de Louis XIV. En 1678, les traités de Nimègue rattachèrent la commune d'Anzin à la France et le Hainaut fut coupé en deux. Vers la fin du siècle, Anzin était constituée de 45 maisons abritant 221 habitants.

En 1713, les traités d'Utrecht, qui marquent la fin des guerres de successions de Louis XIV, confirmeront le rattachement du Valenciennois à la France. La France devait exporter des devises pour s'approvisionner en charbon de Wallonie. Le gouvernement encouragea les recherches dans le nord de la France de manière à diminuer les achats de charbon à l'étranger. La recherche du charbon commença à proximité de la frontière, du coté de Valenciennes. Avec un frère et trois associés, Desaubois, Richard et Taffin, le Vicomte Jacques Désandrouin, originaire de la région de Charleroi où il possédait des mines de charbon, créa la compagnie Desaubois. Les recherches commencent en 1716 dans le prolongement du gisement houiller déjà en exploitation en Wallonie : Charleroi, Mons.

Finalement en février 1720, ils trouvèrent du charbon maigre à Fresnes sur Escaut, tout juste bon à la cuisson des briques.. Mais le succès fut de courte durée car les eaux submergèrent les travaux. A cette époque n'existaient que des pompes à bras.

En 1731, Anzin comptait environ 300 habitants, Bruay et Fresnes 350 habitants.

 

 Les recherches continuèrent, on arriva sur Anzin et, le 24 juin 1734, on découvrit, à la fosse du Pavé, le charbon "maréchal" : le charbon gras, l'équivalent du charbon du Hainaut autrichien.

 

 Cependant après de nombreux échecs, les recherches reprennent en utilisant les nouvelles pompes à feu. Le 24 juin 1734 sous la direction de Pierre Mathieu, la compagnie Désandrouin-Taffin découvre à Anzin une veine de charbon gras de très bonne qualité à la fosse du Pavé. Cette fosse atteindra 180 mètres de profondeur.

Les sociétés qui s'étaient formées, pour la recherche et l'exploitation du charbon de terre, se groupèrent et fondèrent, le 19 novembre 1757, la Compagnie des Mines d'Anzin. L'acte de société fut signé, au château de l'Hermitage, à Condé.

Le coup d’envoi de l’exploitation de la houille dans la région Nord Pas de Calais était donné

Le nombre d'ouvriers que comptait la Compagnie ira grandissant.

En 1792, il était de 3000, alors que la pleine expansion de concessions n'était pas réalisée. En 1848, elle en comptait 7000, dont 6000 dans les travaux du fond. Dans les moments les plus fastes, elle occupa environ 15 000 personnes.

En quelques années, cette compagnie formée par des nobles avait ouvert 26 puits. Certains puits atteignaient plus de 400 mètres de profondeur.

Si Bruay sur Escaut ne comptait pas de fosse sur son propre territoire, les habitants n'avaient pas trop de difficultés à trouver du travail dans les fosses des alentours immédiats.
Ces fosses étaient, pour les principales, relativement récentes : Saint Louis (à Anzin, creusée en 1773), Bleuse-Borne (Anzin, 1783), Le Moulin (Anzin, 1798), Bonne-Part (Fresnes, 1802), Soult (Fresnes, 1840), Thiers (Saint Saulve, 1856), La Grange (Raismes, 1886), Cuvinot (Vicq, 1894), Sabatier (Raismes, 1912).

Le bassin connaîtra une extraordinaire activité de recherche entre 1834 et 1839.

 

Dès 8 ans, les enfants appelés galibots s'introduisent dans des cavernes étroites, séparent les pierres et le charbon et chargent séparément les uns des autres dans des petits chariots. Les mineurs s'allongeaient dans une "veine de charbon" épaisse de 50 centimètres ! La moitié des mineurs avait moins de vingt ans et l'épaisseur moyenne des veines dans le Nord Pas-de-Calais était de 1 mètre environ.

 

Vers 1800, Anzin comptait déjà près de 2900 habitants, Bruay 1200 habitants et Fresnes 2500 habitants.

Hommes, femmes et enfants travaillaient à la mine jusqu'à 12 heures par jour, sauf le dimanche. A partir de 1813 les enfants de moins de 10 ans ne descendirent plus au fond de la mine. En 1820, Anzin était peuplé de 3860 habitants, en 1856 c'était 5850 habitants et en 1866 ce fut 7280 habitants, dont un tiers étaient belges. En 1881, Anzin dépassait 10 000 habitants, en 1891 on atteignait 11 500 habitants.
Cet afflux très rapide de la population, en majorité d'origine de Wallonie, s’accompagne dès 1826 de la construction massive d’habitats répétitifs, appelé corons. Presque tout le personnel était logé dans ces habitations construites par la Compagnie des Mines d'Anzin. Les mineurs étaient ainsi sur leur lieu de travail.
En 1831, la Compagnie employait 5 000 personnes dont 3 000 à Anzin. En 1884, la Compagnie employait 11 000 mineurs.
Après la découverte de charbon à Oignies en 1841, le bassin minier de la région s'étendra sur environ 120 km de long, depuis la frontière belge actuelle, à l'est de Valenciennes, jusqu'aux environs de Aire sur la Lys, à l'ouest de Béthune.

Le 21 décembre 1990, avec la fermeture du dernier puits d’extraction des Houillères du Nord Pas-de-Calais, s’achevait une histoire commencée en 1720 à Fresnes par la découverte d’une veine de charbon. L’histoire de la mine et des mineurs dans le Nord Pas de Calais avait duré  270 ans.

 

Pourquoi ces quelques feuillets sur mes ancêtres à  Fresnes sur Escaut ?

 

En 2000,grace à internet ,j’ai lancé un appel sur une liste de diffusion de généalogie  « Gennpdc » pour savoir si quelqu’un possédait la copie d’un ancien registre vendu à l’association généalogique du Hainault . Ce registre était un relevé de noms de mineurs de Fresnes

 En fin de compte je suis tombé sur la personne  (que je remercie ici, il se reconnaîtra) qui a découvert le registre du personnel où j’ai eu la chance d’y retrouver plusieurs de mes ancêtres directs ainsi que certains de leurs enfants :

 

 

 

Vers 1810, la société exploitant les mines de Fresnes sur Escaut (au Nord de Valenciennes), mit en service un registre du personnel (filigrammé avec le Bonnet Phygien et la mention : "DANGme").
Y furent reportés les états de service antérieurs des ouvriers présents à cette date.
Les dates ou années de naissance indiquées sont sujettes à cautions car certains mineurs trichaient sur leur âge (peut-être pour obtenir plus rapidement une pension) en se vieillissant de 2 ou 3 ans.
Il est impossible (a priori) de savoir si ce registre concerne toutes les fosses de Fresnes. Par ailleurs, il y manque trois pages (une dizaine de noms commençant par B et une vingtaine par S ou T) ; ces trois pages auraient été données à un instituteur de l'école de la rue des Martyrs à Anzin entre 1969 et 1971 (leur recherche est en cours).
Monsieur Edmond EVERLET (association généalogique A.G.F.H.) a établi un relevé complet de ce registre.
Le registre comporte 802 personnes (uniquement du personnel masculin). La date la plus ancienne est 1744, et la plus récente : 1862. Le plus jeune ouvrier entré à la mine avait 8 ans.
On trouve dans le registre le nom et le prénom de l'ouvrier, son âge lors de l'entrée à la mine et sa carrière (en quelques mots. Parfois sont consignées des notes sur son caractère, sa façon de travailler, son origine géographique, son comportement pendant la Révolution ... mais c'est assez rare.

 

 Plusieurs actes sont  reproduits dans ces pages suivantes

Ces pages concernent mes ancêtres directs : la famille  COUSIN , la famille LAURENT , la famille OFFRE (HAUFFRE, HAUVE, DEHAUVE..)

 

Mais j’ai profité de l’occasion pour y ajouter quelques autres pages (non ascendants directs ,mais néanmoins fils ou frères) qui comportent, à mon avis, une foule de renseignements révélateurs de cette période

 

 

 

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