Extrait du Journal des Marches et Opérations
du
71e Régiment d’Infanterie
(
Pour Théophile MORVAN, tué au lieu dit CHANTECLERC, il
fait parti des 422 disparus du
Renée, mars 2005
M.M. BONNEFFOY,
Colonel
BONNAIRE, Lieutenant Colonel
BROYELLE, Capitaine Adjoint au
Colonel
MASURE, Médecin Major de 1ère
classe Chef de Service
BAUDUIN, Sous-lieutenant chargé
des détails
LE BLOUCH, Lieutenant Officier
d'Approvisionnement
DUROS,
Lieutenant Porte Drapeau
SCHARWZFLO, Lieutenant
chargé du Service Téléphonique
DURAN, Chef de Musique
CARISSAN, Lieutenant Commandant
la 1ère Section de Mitrailleuses
LETOURNIR, Lieutenant Commandant
la 2ème Section de Mitrailleuses
MORIN, Lieutenant Commandant la
3ème Section de Mitrailleuses
1er BATAILLON
JEANPIERRE, Chef de Bataillon
GREGOIRE,
Maréchal des Logis
TIZON,
Médecin Auxiliaire
LE FALHER,
Médecin Auxiliaire
MONTFORT,
Adjudant de Bataillon
1ère COMPAGNIE 2ème
COMPAGNIE
M.M. DE
BOULY, Lieutenant BOUCHER,
Sous Lieutenant
LE BRIS, Sous Lieutenant LANCIEN,
Adjudant Chef
LIEGE, Adjudant CLAIRON,
Sergent Major
PAUDU, Sergent Major DIENIS,
Adjudant
3ème COMPAGNIE 4ème
COMPAGNIE
DE POUVELLO Capitaine DE
SOLMINIHAC, Capitaine
AUFFRET,
Sous-Lieutenant HARREN,
Lieutenant
THEBAUT (St Cyr) Sous-Lieutenant
du
HONDUS,
Sergent Major LEHODEY,
Sergent Major
GEFFRAIN, Adjudant ROUSSEL,
Adjudant
2ème BATAILLON
M.M PINAULT DE LA TOUCHE, Chef de Bataillon
PREGOIR,
Maréchal des Logis
TOBE, Médecin Aide Major
RIALLAND, Médecin Auxiliaire
FEUSSARD,
Adjudant de Bataillon
5ème Compagnie 6ème
COMPAGNIE
BAVOUX, Capitaine CAMUS,
Capitaine
EVEN, Lieutenant LE HENAF,
Sous-Lieutenant
JALLON,
Sous-Lieutenant SINAIS,
Sous-Lieutenant
BAYLAC, Sous-Lieutenant POINDESSAULT,
Sergent Major
DUVAL, Adjudant RICHEUX,
Adjudant
GUILLAUME, Sergent Major
7ème Compagnie 8ème
Compagnie
MONGAUDON, Capitaine DE
BOISROUVRAY, Capitaine
LE
BERRE, Sous-Lieutenant CEILLIER,
Sous-Lieutenant
EVEN, Adjudant Chef LANGUILLAT,
Adjudant Chef
LE GALL, Adjudant RUELLAN,
Adjudant
ROUMEAS, Sergent Major LE
BASTARD, Sergent Major
3ème BATAILLON
MICHON, Chef de Bataillon
BAZIN,
Maréchal des Logis
GRENIE,
Médecin Aide Major
LE GUEN Victor (Adjudant?
illisible)
9ème Compagnie 10ème
Compagnie
DE LAPISSE, Capitaine GUISE,
Capitaine
CHEVALIER,
Lieutenant MORVAN,
Sous-Lieutenant,
GOURCUF,
Sous-Lieutenant LEMERCIER,
Sous-Lieutenant
GUILLORY, Adjudant SALARIN,
Sous-Lieutenant
GIUDICELLI, Sergent Major CALME,
Adjudant Chef
POINDESSAULT,
Adjudant
LE
MEHAUTE, Sergent Major
11ème Compagnie 12ème
Compagnie
DE SAINT QUENTIN, Capitaine BARRIER,
Capitaine
DE LA MONNERAYE, Lieutenant LE
MARCHAND, Lieutenant
PACCONI, Adjudant DELANOE
(St Cyr) Sous-Lieutenant du
LEROUX, Sergent Major
LARRIVAIN,
Adjudant
JAUNY,
Sergent Major
----------------------------------------
Effectif
: Sous-Officiers
193
Troupe 3142
------
TOTAL 3335
Effectif
: Chevaux 190
----------------------------------------
Départ de SAINT-BRIEUC en chemin de fer le
1er échelon : E.M.
du Régiment, 1er Bataillon, 1ère Section de Mitrailleuses, départ à
2ème échelon : 2ème Bataillon, 2ème Section de
Mitrailleuses, départ à
3ème échelon : 3ème Bataillon, 3ème Section de
Mitrailleuses, départ à
Le 1er échelon arrive à ATTIGNY
le 6 août à
Le 1er Bataillon et la 1ère Section de Mitrailleuses
reçoivent l'ordre d'aller tenir les ponts de REMILLY
et de BAZEILLES sur
Le 2ème Bataillon arrive à ATTIGNY à
Le 3ème Bataillon arrive dans la même localité à 1 heure 28'. Il va cantonner à BALLAY et TOGES (Pièce n°3).
La 2ème Section de Mitrailleuses reçoit l'ordre de
rejoindre le 1er Bataillon à REMILLY, elle quitte ATTIGNY à
Le 2ème Bataillon et l'E.M. vont cantonner à QUATRE CHAMPS
étape de 13 km. Arrivée à
Le 71ème fait partie de
A
Les unités visées dans l'ordre précédent quittent leur
cantonnement à
L'E.M., les 2ème et 3ème quittent leurs cantonnements pour se rendre :
E.M. et 3ème Bataillon à LE VIVIER,
2ème Bataillon à ARTAISE LE VIVIER,
Le 1er Bataillon occupe BULSON (Pièce n°5).
Repos. Mêmes cantonnements.
Mêmes cantonnements. Repos.
Une patrouille de UHLANS est signalée dans le bois de MONT DIEU au sud de LE VIVIER. Les 2ème et 3ème Bataillons envoient des patrouilles fouiller le bois. Résultats négatifs. (Pièces n°6 et 7).
Le Régiment reçoit l'ordre d'être prêt à partir le
lendemain à
Le Régiment quitte ses cantonnements et va occuper :
OMONT : E.M. et 1er Bataillon
CHAGNY lès OMONT 2ème et
HAUTE CHAGNY 3ème Bataillon
(Pièces n° 9 et 10).
Mêmes cantonnements.
Reçu un bulletin de renseignement concernant les opérations effectuées dans la région de MAUGIENNES (Pièce n° 11).
Reçu un bulletin de renseignement concernant les mouvements de l’ennemi et la marche de l’Armée Russe (Pièce n° 12).
Le Régiment reçoit l’ordre de se tenir prêt à partir à
L’Etat Major, les 2ème et 3ème Bataillons restent à VILLERS le TILLEUL, le 1er Bataillon reste à OMONT.
Le Corps d’Armée se porte vers le Nord en deux colonnes :
La 19ème Division forme la colonne de gauche direction le TREMBLOIS (5).[P1]
Le 71ème fait partie du gros de la colonne (Pièces n° 15 et 16).
Le soir il cantonne à SORMONNE (2ème Cie, 5, 6).
WARTIGNY-BELMONT : 3ème Bataillon.
HARDONCELLE : E.M. et 1er Bataillon, 7 et 8ème (Pièce n° 17).
Marche du C.A. (6) vers le Nord, la 19ème Division forme la colonne de gauche même ordre de marche que le 16 août (Pièce n° 18).
Le soir le Régiment cantonne à : E.M., 3ème Bataillon : HAUTE NIMELETTE et BOULAND (Belgique), 1er Bataillon : L’ESCALIERE (Belgique), 2ème Bataillon : 2 Compagnies à REGNOWEZ, 2 Compagnies à LIBOURNE (7) (Pièce n° 19).
Marche du C.A. vers le Nord.
Le 71ème fait partie du gros (Pièces n° 20 et 21).
Tout le Régiment cantonne à BAILLEUX.
La Brigade d’avant garde se porte sur METTET (Pièce n° 22).
Le 71ème marche au gros de la colonne tout le Régiment cantonne à FLORENNES.
Le 10ème C.A. progresse légèrement vers le Nord. Le 71ème cantonne à METTET (E.M. et 2ème Bataillon).
Les 3ème et 1er à BIESMEREE (Pièces n° 23 et 24).
La 3ème Cie reste à FLORENNES pour assurer la
garde du Q.G. (8) du C.A. jusqu’à l’arrivée de la 37ème Division
(Pièce n° 25)
Voir la bataille de Charleroi dans son ensemble
Note : Rien de noté sur le journal, feuillet écrit par le Commandant JEANPIERRE et inséré dans le journal en feuillet mobile.
« Dans la nuit
du 20 au 21 août, le Régiment se porte dans la direction du Nord et se rassemble
dans le bois du HAUT-VENT, à l’Ouest et contre la grande route de METTET à
FOSSE, à environ 3 km S.O. de cette dernière localité.
Vers
Vers
Le 1er
Bataillon reçoit pour mission de se porter sur AUVELAIS, le départ est
immédiat. A AISEMONT, le Bataillon se forme en colonne double ; direction
ARSIMONT. La crête entre AISEMONT ET ARSIMONT, battue par les obusiers
allemands est franchie à la course par petites unités, et moyennant quelques
pertes.
On croise des
fractions du 70ème
battant en retraite ; environ 2 Compagnies de ce Régiment sont réentrainées en
avant par le Bataillon du 71ème.
Vers
Le 1er
Bataillon descend, à la course, les pentes Nord d’ARSIMONT ; les pertes sont sensibles,
le village d’AUVELAIS est fortement occupé et n’a pas été canonné par notre
artillerie.
A la tombée de la
nuit vers
Deux tentatives de
déborder la localité par l’Est échouent non seulement à cause du feu ennemi,
mais surtout d’un tir meurtrier venant de droite-arrière, vraisemblablement du
3ème Bataillon du 71ème Régiment échelonné de ce côté.
A notre gauche
(Ouest) l’ennemi dessine un mouvement enveloppant ; on entend nettement les
commandements allemands.
La nuit est complète
; la troupe, mélangée et très éprouvée doit se replier. Elle ne peut être
remise en ordre qu’entre AISEMONT ET VITRIVAL.
Le 1er
Bataillon a perdu 3 Officiers tués (Capitaine DE SOLMINIHAC ; Sous-lieutenant
LE BRIS ; Sous-lieutenant QUERE), 2 Adjudants Chefs et 2 Sergents Majors tués ;
3 Officiers blessés (Lieutenant DE RAGUENEL ;
Sous-lieutenant BOUCHER ;
Sous-lieutenant THEBAUT), 250 Hommes tués ou blessés.
La 4ème
Compagnie a été la plus éprouvée ; formant la droite du Bataillon elle a subi
le feu du 3ème Bataillon ci-dessus indiqué. Elle a perdu un
Capitaine et un Lieutenant tués, un Sergent Major tué, dix Sergents tués ou
blessés et 125 Hommes tués ou blessés.
Elle sera très longue à se relever de cet affaiblissement. »
RAPPORT SUR LE
COMBAT DU 21 AOUT 1914 PAR LE COMMANDANT JEANPIERRE :
« Parti
tardivement avec l’ordre de rejeter, coûte que coûte, les Allemands dans
la Sambre, le 1er Bataillon du 71ème s’est porté de VITRIVAL sur
AISEMONT, a franchi la crête de ce village repérée et battue par l’artillerie
ennemie, sans trop de pertes, grâce aux bonds rapides, mais sans l’aide de
l’artillerie amie. De là, le Bataillon s’est porté sur ARSIMONT que lâchait le 70ème d’Infanterie,
aidé à ce moment par une batterie. Arrivé à ARSIMONT, vers la tombée du jour,
le Bataillon est invité par le Général ROGERIE à se porter sur AUVELAIS. L’attaque
fut menée sans préparation suffisante par le feu, sans artillerie et, la nuit
arrivant, à la baïonnette sur un ennemi solidement installé.
Les ordres reçus, la
chute du jour, l’écho du bruit répandu que les Allemands ne tenaient pas devant
l’arme blanche expliquent cette attaque brusquée qui ne réussit pas.
Arrivé au Corps à
Corps, sans soutien en arrière, sans appui à gauche (le 2ème
Bataillon n’était pas soudé au 1er) fusillé par moments par des
fractions du 3ème Bataillon à droite, malgré de sanglants
sacrifices, des actes de dévouement et un entrain considérable, le Bataillon du
se replier en arrière. Ce début au feu aboutissant à un échec est extrêmement fâcheux. Il y a dans les
cadres des vides irréparables.
La Troupe actuelle
750 Hommes environ, n’est plus suffisamment encadrée;
Je devrais citer ici
tout le monde pour l’entrain déployé, chacun a fait largement son devoir, sans
souci du feu meurtrier ennemi.
Le Lieutenant
RAGUENEL, blessé au bras n’a pas quitté le Commandement de sa Compagnie;
Le Lieutenant d’Etat
Major de la 19ème Division a accompagné son Bataillon au combat
jusqu’au bout. Il a montré un étonnant entrain et a été blessé à plusieurs
reprises ».
Gonrieux,
le
Signé : R. JEANPIERRE
Après le combat du 21, le Régiment se rassemble derrière un bois sur la route de METTET à l’Ouest de HAUT-VENT.
A
LE ROUX étant déjà occupé par l’ennemi le Régiment se rend avec la même mission à la cote 278. Arrivé à ce point il reçoit l’ordre de continuer sa marche sur METTET. Il bivouaque à 2 ou 3 km de METTET.
Le Régiment reçoit l’ordre d’aller prendre position entre BIESMEREE et ERMETON face au N.O., il est en ligne ayant devant lui le 48ème. Bivouaque sur place. Quelques obus tirés sur notre artillerie qui est en avant tombent sur la position occupée par le 71ème sans causer de dégâts.
Le Régiment quitte ses positions vers
Il forme l’arrière garde la 37ème Brigade.
Le 71ème quitte ses cantonnements à
Arrivée à NEUVILLE-aux-JOUTES à
Le Régiment a comme secteur la partie comprise entre
HIRSON exclus à l’E., et le chemin allant BUE à SAINT-MICHEL, le 48ème
est à sa droite. Le 3ème Bataillon prend les avants postes sa
réserve est à
Etape : ferme RAINETTE-BUCILLY-LANDOUZY-la-VILLE. Le Régiment continue son repli vers le S.O. et tient les débouchés du THON(10). 1er Bataillon à BUCILLY, 2ème EPARCY, 3ème à HERIE, Etat Major à LANDOUZY. Pas d’action.
Le Régiment fait étape et cantonne à SAINT-PIERRE
Départ du Régiment à
A
A
A
Le Régiment se replie ensuite à MARLE pour se reconstituer.
Dans cette affaire le Régiment perd :
Les Capitaines BROYELLE et BAVOUX blessés, les Lieutenants CARISSON, KARREN, DE RAGUENEL blessés, le Sous-Lieutenant JALON blessé.
Note du Commandant JEANPIERRE (en annexe sur la même
feuille que la note du
«
On a oublié également de signaler le Capitaine DE SAINT-QUENTIN, du 3ème Bataillon, le Sous-Lieutenant MORVAN Blessés ».
Le Régiment cantonne a MARLE. Le Général BAILLY ayant pris
le Commandement de la Division, le Colonel BONNEFOY prend le Commandement de
Le Régiment fait étape de MARLE à EBOULEAUX. Les 1er et 2ème Bataillons prennent les avants postes face au N. ; le 3ème Bataillon est en réserve. Le Régiment reçoit un renfort le Sous-lieutenant FONTENEAU et 500 Hommes de Troupe.
Départ d’EBOULEAUX à minuit ; marche très lente la
nuit avec 2 haltes d’une heure jusqu’à VILLERS-FRANQUEUX. Arrivée à
Départ à
Départ à
Départ de HAUTVILLERS à
Départ de COURJEONNET à
Le 2ème et 3ème Bataillons sont à BEAUVAIS(14).
Après avoir eu 2 Bataillons (2ème et 3ème)
aux avants postes de combat à BEAUVAIS et le 1er Bataillon en
réserve à LAUNAT jusque vers
Le 7 dans la matinée, les éléments du 41ème ayant évacué GUEBARRE, le 3ème
Bataillon occupa seul cette ferme qui fut mise en état de défense. Soumis au
feu de l’artillerie et surtout de l’Infanterie ce Bataillon se maintint
jusqu’au delà de
Après
A la suite de cette marche, 4 Compagnies s’établissent à CHATEAU-DESIRE que les Allemands avaient saccagé et dans une ferme voisine. Les 8 autres Compagnies s’établissent au bivouac, à la lisière d’un bois face au N. à hauteur de JOUY. La journée nous coûte :
Le Lieutenant LEMARCHAND blessé,
3 Hommes tués, 17 blessés.
Le Régiment quitte ses bivouacs à
A
A la nuit tombante ces Compagnies occupent BOISSY,
abandonné depuis peu de temps par les Allemands et qui est rempli de morts et
de blessés. A
La journée nous coûte : 15 tués, 102 blessés, 24 disparus.
Au lever du jour, la 7ème Compagnie ayant poussé jusqu’au delà des crêtes, surprend un convoi de munitions allemand à 800 mètres, comprenant 12 caissons, une vingtaine de chevaux et une escorte d’une trentaine d’Hommes.
La Compagnie ouvre le feu, tue les chevaux et s’empare du convoi.
Le reste du Régiment débouche de BOISSY-le-REPOS à
Le 1er Bataillon en tête, les 2ème et 3ème Bataillon venant ensuite.
A
Les 1er et 3ème Bataillons occupaient LA ROQUETTERIE, soutenant le flanc droit du 2ème Bataillon.
Note du Commandant JEANPIERRE (sur feuille annexe) :
« Le 1er Bataillon n’occupe pas la
ROQUETTERIE pour soutenir le flanc droit du 2ème Bataillon comme il
est dit, mais tient la POULARDERIE et ses abords, sous un feu violent
d’obusiers, de
Ce n’est qu’à
Signé : Cdt JEANPIERRE
(NB : Barré au crayon bleu sur le manuscrit la phrase « le 1er Bataillon … il est dit »)
A
La journée nous coûte : Lieutenant FONTENEAU blessé, 15 tués, 70 blessés.
le Régiment quitte LEBOUC-aux-PIERRES à
Etape d’ETOGES sur DAMERY. Les 1er et 2ème
Bataillons passent la MARNE sur une passerelle et vont bivouaquer à
Le Régiment se ressoude à DAMERY, après passage sur un pont bateaux établi par le Génie. Etape et poursuite des Allemands de DAMERY à SEEMERS. La route est parsemé de bouteilles, de tonneaux vides, de cadavre de chevaux et de matériel abandonné par les Allemands.
Etapes de SEEMERS à CORMONTREUIL où le Régiment prend une position d’attente face au N. Le soir le cantonnement à TROIS-PUITS. Pas d’action.
Départ de TROIS-Puits à 1 heure pour PRUNAY par la cote 136, 1 kilomètre S. du château de ROMONT.
Arrivée à PRUNAY à
Le soir, bivouac dans les mêmes positions.
Le Régiment perd : 12 blessés.
Stationnement du Régiment à PRUNAY jusqu’à
Le 2ème Bataillon tient toute la journée ses
emplacements à
A
Hors Rang cantonnent à l’Abattoir Municipal.
Le 1er Bataillon est vivement engagé dans une action de nuit. Le lendemain matin, la 3ème Compagnie de ce Bataillon est portée à une contre attaque sous un feu violent, dans laquelle elle perd 24 Hommes en quelques minutes ; elle est obligé de rétrograder dans ses tranchées.
La journée coûte 24 Hommes tués ou blessés.
Le 2ème Bataillon part à
Les 2ème et 3ème Bataillons quittent
CHENAY à
Le 2ème Bataillon prend une position de réserve sur les rives du CANAL au Sud de LEGODAT. Le 3ème Bataillon reste en position sur les pentes S.O. de la ferme du Luxembourg. Le 1er bataillon reste au cantonnement de CHENAY.
Le 2ème Bataillon va remplacer le 5ème
de ligne à
Pertes de la journée : 4 blessés
Mêmes emplacements. L’ennemi occupe des tranchées à 800 mètres des nôtres. Le terrain est encombré de cadavres qui répandent de mauvaises odeurs.
Les 1er et 2ème Bataillons sont relevés par le 5ème d’Infanterie et vont cantonner à MARZILLY ou le 3ème Bataillon les rejoint.
Le Lieutenant Colonel BONNAIRE prend le commandement du Régiment.
Séjour à MARZILLY ; les Capitaines MONGAUDON et BARRIER sont nommés Chefs de Bataillon à titre provisoire. Le Capitaine MONGAUDON prend le Commandement du 1er Bataillon ; le Capitaine BARRIER prend le Commandement du 3ème Bataillon. Les Lieutenants CARISSON, MORIN, LE TOURNIR et LEMARCHAND sont nommés Capitaine à titre provisoire.
Le Capitaine MORIN, seul présent, prend le Commandement de la 4ème Compagnie.
Le Régiment part de MARZILLY à
Départ de TRIGNY à
Marche de MONT-SAINT-MARTIN sur LE PLESSIER-HULEU, les
sacs sont transportés en autobus pour décharger les Hommes. Arrivée à
PLESSIER-HULEU à
Départ à
Débarquement à MARCILLECAVE(15) à partir de
Départ de MONTIGNY pour HENENCOURT le Régiment cantonne à HENENCOURT.
Séjour à HENENCOURT. Le Régiment occupe défensivement les
lisières du bois d’HENENCOURT. A
Repos jusqu’à
Marche d’AYETTE sur BOISLEUX-au-MONT ou le Régiment se
retranche au S. du village face à l’E. Bivouac.
Départ du Régiment à
Le Régiment formant Brigade avec le 2ème
Régiment d’Infanterie est placé sous les ordres du Général DECADOUDAL. Le 2ème
Bataillon est détaché comme réserve du Corps d’Armée. Le 1er et 3ème
Bataillons reçoivent comme mission de flanquer à droite
La direction du mouvement suit le ravin S.E. de MERCATEL-NEUVILLE-VITASSE ; le 1er Bataillon forme l’avant garde, le 3ème suit. La marche est arrêtée en abordant NEUVILLE que la Division n’arrivait pas à dépasser.
Le 1er Bataillon est attaqué vers
Les 1er et 2ème Compagnies étaient
abritées dans le fond du ravin, derrière un talus. Les 3ème et 4ème
Compagnies font front et engagent une très vive fusillade mais les Allemands
continuent leur marche ; au moment ou ils allaient aborder
Pour la nuit les Compagnies sont maintenues à leur poste.
Le 3ème Bataillon tout entier est détaché sur la croupe 81, 150 mètres S.E. de la NEUVILLE, face au S. ou des éléments Allemands s’étaient infiltrés. Le 3ème Bataillon était en liaison avec un Bataillon du 41ème qui était établi face à SAINT-MARTIN.
Vers
Durant la journée du 3 et pendant la nuit du 3 au 4 le Bataillon fut chargé de la défense de MERCATEL.
Dans l’engagement du 3 octobre, le Régiment a essuyé les pertes suivantes :
Commandant DE LA TOUCHE, blessé,
Capitaine BAVOUX, blessé,
Sous-Lieutenants LANGUILLAT, CEILLIER, POINDESSAUT, blessés,
300 Hommes blessés, 350 tués ou disparus.
A MERCATEL on tient sur les positions.
La journée nous coûte :
Lieutenant Colonel BONNAIRE , blessé,
Commandant BARRIER, blessé,
Capitaines DE LAPISSE et MORIN, blessés,
Lieutenants SCHWARTZFELDT et CHEVALIER, blessés,
Sous-Lieutenants DIENIS, POINDESSAULT, GUILLEROY, DAGORT, LIEGE, BATTISTI, THEPOT, CHAUVEL, HIDRIS, LHERMENIER, blessés,
Le Chef de Bataillon MONGAUDON prend le Commandement du Régiment.
L’ordre de replis sur ARRAS est donné à
Le 1er Bataillon est placé en réserve sur la Grand’route d’ARRAS à 800 mètres en arrière de la 1ère ligne il engage au feu 2 Section de la 3ème Compagnie face à la cote 107.
Le mouvement de repli, le combat des sections de la cote 107, nous coûte 30 tués ou blessés et 80 disparus, la 2ème Compagnie presque entière.
Le repli continu sur ARRAS et les deux Compagnies sont placées en 1ère ligne à cheval sur le moulin de la cote 84 avec mission de tenir coûte que coûte. Bivouac dans les tranchées.
La position a été violemment canonnée sans grande perte pour nous. Une information fait savoir que les débris de Batillons se sont groupés à BAC-du-NORD. Il s’y trouve environ 700 Hommes sous les ordres du Capitaine CARISSAN rentrant de convalescence.
Le détachement continue sa mission sur la même position ; les tranchées sont canonnées ; il y a cinq blessés assez grièvement.
Le 1er Bataillon rejoint les 2ème et 3ème Bataillons à BAC-du-NORD. Le Régiment est au bivouac dans les tranchées face au S.E.
Situation sans changement. Les unités se reconstituent. L’effectif du Régiment est de 18 Officiers et 1143 Hommes.
Le Régiment occupe les mêmes tranchées face à l’E.
Sans modification
Sans modification.
Sans modification. Le Lieutenant de réserve DUVOS est promu Capitaine Adjoint au Colonel à titre temporaire.
Sans modification.
Un détachement de 3 Officiers (Lieutenant DE CHALUS, Sous-Lieutenant FONTENEAU, THEBAULT), 22 Sous Officiers, 32 Caporaux et 940 Soldats rejoint le Régiment à BAC-du-NORD pour renforcer les effectifs.
Sans modification.
Le Régiment se reconstitue. Les Militaires dont les noms suivent sont
cités à l’Ordre du Corps d’Armée par le Général Commandant
1°) CRESPEL : Sergent au 71ème « a su maintenir la cohésion et la discipline dans sa section les 5 et 6 octobre, au moment où après avoir perdu ses deux Lieutenants, la Compagnie était soumise à des feux de mitrailleuses »,
2°) MONGAUDON : Chef de Bataillon Commandant le 71ème Régiment d’Infanterie « le 3 octobre a su poursuivre l’offensive et repousser une contre attaque devant NEUVILLE-VITASSE. Ayant pris le Commandement du Régiment le 5 octobre, dans des circonstances difficiles, l’a parfaitement conduit au feu ».
Le 3ème Bataillon reçoit l’ordre de se porter à
Situation inchangée ; le 3ème Bataillon continue sa mission. Le Sous-Lieutenant LE MEHAUTE de la 10ème Compagnie est blessé à la main et évacué.
Le Régiment reçoit un renfort de :
Lieutenant de Réserve : LOCHET ; Sous-Lieutenants GUIMPEL et PRIOUX, 3 Adjudants, 34 Sergents, 38 Caporaux, 710 Soldats. Ces Hommes répartis immédiatement rejoignent leurs Compagnies respectives dans les tranchées le lendemain matin.
La situation ne s’est pas modifiée. Le 3ème
Bataillon tenu en seconde ligne au S.O. de BELLACOURT passe en 1ère
ligne, le 19 à
Situation inchangée ; le 3ème Bataillon progresse à la sape de 200 mètres environ vers BELLACOURT.
Situation inchangée ; dans la nuit, vers
Le combat nous coûte : 2 morts, 9 blessés.
Les premières lignes reçoivent 50 cuirasses. Le Bataillon CARISSAN reste dans les tranchées et continue à progresser.
La journée nous coûte : 1 tué et 4 blessés.
Situation inchangée ; les Troupes doivent continuer à tenir sur les positions. Le Bataillon CARISSAN occupe toujours les tranchées face à RANSART.
La journée nous coûte : 2 tués, 16 blessés.
Les deux Bataillons en stationnement à BAC-du-NORD reçoivent l’ordre de relever à WAILLY les 2 Bataillons du 241ème qui étaient en 1ère ligne, face à l’E.
A
Les Allemands occupent de solides retranchement sur
Nuit calme. Le 2ème Bataillon quitte ses
tranchées de BAC-du-NORD à
Le 3ème Bataillon continue sa mission.
La situation est inchangée pour les 1er et 2ème Bataillons. Le 3ème continue sa mission sous les ordres du Colonel PASSAGA ; nuit calme ; on continue l’augmentation des défenses accessoires.
Nuit calme ; fusillade incessante de jour ; les patrouilles signalent la présence de 10 cadavres Allemands sur le front. Le 3ème Bataillon est détaché pour former avec d’autres éléments une réserve de Corps d’Armée à la disposition du Colonel PASSAGA pour attaquer RANSART.
Continuation de
Pendant la nuit des réduits en rondins sont commencés aux tranchées les plus avancées pour établir des observatoires et un phare éclairant. Des équipes sont exercées au lancement de la grande.
Le 3ème Bataillon continue sa mission. Le Lieutenant Colonel ROUX prend le Commandement du Régiment.
Nos patrouilles ont fouillé le secteur pendant la nuit et
se sont approchées contre les réseaux de fil de fer allemand ; ils se
gardaient peu. La gauche de la ligne est renforcée par 2 Compagnies du 2ème
Régiment (Colonel IVONET). Le 3ème Bataillon a été lancé à l’attaque
de
Pertes : 2 tués, 4 blessés.
L’ennemi a continué toute la nuit le renforcement de ses défenses accessoires ; de notre côté nous avons étagé nos tranchées avec des rondins et des planches et renforcé nos défenses accessoires.
Nuit de fusillade ininterrompue. Pas de perte.
Le 3ème Bataillon continue sa mission sur RANSART. Situation inchangée ; Toute la journée notre artillerie fait un tir à démolir sur les tranchées allemandes. Nous subissons le tir de l’artillerie ; nuit de veille et de travail aux tranchées ; on prévoit une attaque des Allemands.
Pertes : 6 blessés au 3ème Bataillon, 1 tué, 1 blessé à WAILLY.
Les Capitaines LETOURNIR et BOULY rentrent au front.
Le Capitaine LETOURNIR est affecté à la 7ème Compagnie et le Capitaine BOULY à la 2ème Compagnie.
Situation inchangée. Les 1er et 2ème Bataillons continuent à se retrancher sur le front et à améliorer les tranchées de tir et de refuge. Des coups de feu fréquents sont échangé sur le front.
Pertes : 1 blessé.
Fusillades violentes à BEAUMETZ et AGNY.
Le Capitaine DE GOUVELLO est promu Chef de Bataillon pour la durée de la guerre à la date du 20 octobre.
Sans changement on continue la fortification et l’amélioration des tranchées ; des cuirasses de parapet sont reçues et mises au service sur le front ainsi que des cuirasses légères.
Sans changement sur le front ; une fusillade incessante est entretenue avec les tranchées adverses par les meilleurs tireurs.
Pertes : 1 tué, 5 blessés.
On continue à fortifier le front par des réseaux de fil de fer et à entretenir le feu des meilleurs tireurs.
Pertes : 1 tué.
Notre artillerie ouvre le feu sur une section de mitrailleuses qui s’est révélée en tirant sur un aéroplane.
Pertes : 1 tué.
Une forte fusillade venant de
Les positions restent occupées. La fusillade cesse vers
Pertes : tués, blessés. (18)
Au matin le 1er Bataillon du 71ème est relevé par un Bataillon du 48. la relève se fait sans incident.
Même mission que précédemment pour le Bataillon restant à WAILLY. Le 1er Bataillon va cantonner à BERNEVILLE.
Le 2ème Bataillon est relevé par un Bataillon du 48ème et va occuper les tranchées du BAC-du-NORD.
La relève se fait sans incident.
Les Sous-Lieutenants DE GOUVELLO et HIDRIO, 6 Officiers, 5 Caporaux, 188 Soldats arrivent à BERNEVILLE et cantonnent dans cette localité.
Situation sans changement.
Le Chef de Bataillon MONGANDON est affecté au Commandement du 3ème Bataillon détaché à BERLES-aux-BOIS. Mr le Capitaine CARISSAN est affecté au Commandement de la 12ème Compagnie.
Le 2ème Bataillon du 71ème va occuper BERNEVILLE et est remplacé dans les tranchées de BAC-du-NORD par le 1er Bataillon.
Le 2ème Bataillon commandé par le Lieutenant Colonel ROUX est passé en revue par le Général Bailly Commandant la 19ème Division. A l’issue de cette revue le Chef de Bataillon CLERGET du 41ème Régiment d’Infanterie est décoré de la Légion d’Honneur.
Pas de changement.
le Lieutenant Colonel Commandant le Régiment reçoit l’ordre de relever les Troupes du secteur de BEAUMETZ (BELLACOURT, RIVIERE, BRETENCOURT).
La reconnaissance du terrain est faite par le Lieutenant Colonel et les Chefs de bataillon. Un détachement de renfort comprenant le Sous-Lieutenant BAYLAC, 220 Officiers, Caporaux et Soldats arrive à BERNEVILLE.
Le 2ème Bataillon du 71ème va relever le 270ème dans le sous secteur de BELLACOURT. La relève se passe sans incident.
Le 1er Bataillon du 71ème occupant les tranchées de BAC-du-NORD est remplacé par le 270ème et va cantonner à BERNEVILLE.
le 1er Bataillon du 71ème relève les Troupes du sous secteur de BRETENCOURT. La relève a lieu sans incident. Le poste de Commandement du Lieutenant Colonel est à BELLACOURT.
Aucun changement dans
Sans changement. Continuation des travaux. Le Commandant DELATOUCHE blessé le 30 octobre revient sur le front ; affecté au 2ème Bataillon.
Sans changement. Les travaux sont continués.
Situation sans changement.
Le 1er Bataillon occupant les tranchées du sous
secteur de BRETENCOURT est relevé à
Le 2ème Bataillon du 71ème occupant
les tranchées du sous secteur de BELLACOURT est relevé à
Situation sans changement. Deux Compagnies sont mises à la disposition du Génie pour travailler à la construction de ligne défensive.
Situation sans changement.
Situation inchangée.
le 1er Bataillon du 71ème (DE
GOUVELLO) va relever à
A
La relève se passe sans incident.
Pertes : 1 Hommes tué dans les tranchées.
Sans changement.
Le 29 à
Le 30 à
Situation inchangée.
Pas de changement.
A
A la première heure le 1er Bataillon du 71ème
quitte WARLUS et va relever un Bataillon du 48ème dans les tranchées
de BRETENCOURT. La relève se passe sans incident.
Situation inchangée.
Même situation. Continuation des travaux.
Le 1er Bataillon du 71ème est remplacé par un Bataillon du 48ème. La relève se passe sans incident.
A la première heure le 2ème Bataillon du 71ème
est relevé dans les tranchées de BELLACOURT par un Bataillon du 48ème
et vient rejoindre le 1er Bataillon à WARLUS. Le 1er
Bataillon se rend à la citadelle d’ARRAS à
Le 3ème Bataillon est au repos à SIMENCOURT.
Situation sans changement.
Même situation.
Situation inchangée.
D°
Le 1er Bataillon détaché à ARRAS, retourne à WARLUS.
D°
Le Régiment est en réserve d’Armée à WARLUS, il se tient
prêt à prendre les armes à partir de
Même situation.
Même situation. Le Régiment reçoit un renfort composé de 4 Officiers (M.M. le Lieutenant VALS, les Sous-Lieutenants LE MEHAUTE, GAVILLOUX, BELIN), 2 Sergents Majors, 8 Sergents, 19 Caporaux et 258 Soldats dont 165 de la classe 14.
Le Lieutenant VALS est affecté à la 10ème Compagnie, les Sous-Lieutenants LE MEHAUTE à la 9ème Compagnie, GAVILLOUX à la 6ème Compagnie et BELIN à la 3ème Compagnie.
Le Capitaine DE LA BOISSIERE, de la 1ère Compagnie est cité à l’Ordre de l’Armée pour le motif suivant : « le 3 octobre au moment ou la Compagnie d’avant garde débouchant d’un village, venait d’être arrêtée, a entraîné sa Compagnie dans une contre attaque qui rejeta les Allemands en leur faisant subir de grosses pertes. Du 5 au 7 octobre a remarquablement commandé sa Compagnie sous le feu ».
Le Soldat de 2ème Classe LOISEL de la 1ère
Compagnie est également cité à l’Ordre de l’Armée : « resté seul de
sa Compagnie sous les rafales des obusiers ennemis a ramassé un camarade
blessé, l’a porté sur son dos et a rejoint tranquillement sa compagnie ».
Situation inchangée.
D°
M.M. LE TOURNIR et CARISSAN sont nommés Capitaines à titre définitif par décret du 28 décembre. Ils restent affectés à la 7ème et à la 12ème Compagnie.
Situation inchangée.
A
Relève sans incident.
A
Dans la nuit du 4 au 5 le 3ème Bataillon quitte
WARLUS et va relever à BASSEUX un Bataillon du 41ème. Dans les sous secteur
de BELLACOURT et BRETENCOURT, les 1er et 2ème Bataillons
du 71ème travaillent activement au nettoyage des tranchées, à la
réfection des abris contre l’artillerie et la pose de fil de fer.
Même situation. Continuation des travaux. Les Allemands montrent peu d’activité.
Dans la nuit du 5 au 6 une forte patrouille Allemande cherche à envelopper dans le sous secteur de BRETENCOURT, un de nos poste aux écoutes. Le poste peut se replier et une patrouille de renfort met l’ennemi en fuite. Un Homme est blessé d’une balle à la cheville.
Un Homme de la 9ème Compagnie est blessé à la tête dans les tranchées de BASSEUX.
Dans la nuit du 6 au 7 les Hommes s’occupent à vider les tranchées remplies d’eau et à réparer le parapet des tranchées de tir qui s’écroule en plusieurs endroits.
Situation inchangée. Continuation des travaux.
Les tranchées et boyaux de communication sont dans un triste état par suite des pluies persistantes. On travaille constamment à les consolider. Les réseaux de fil de fer sont renforcés. Bien que les Hommes soient continuellement dans l’eau et bien qu’ils n’aient plus aucun abri pendant toute la durée de leur séjour aux tranchées de 1ère ligne, l’état sanitaire se maintient satisfaisant et l’état moral excellent.
Le Sous-Lieutenant LE HENAFF de la 11ème Compagnie est évacué pour maladie et remplacé au Commandement de cette Compagnie par le Lieutenant VALS de la 10ème Compagnie.
Les Sous-Lieutenants HAMEL, DAMEL et AGENET rejoignent le 71ème sur le front.
Dans la journée notre artillerie tire sur les tranchées allemandes avec succès. On voit les Allemands s’enfuir et des planches voler.
Même situation. Mêmes travaux.
Pertes : 2 blessés, 1 à la 4ème Compagnie
et 1 à la 10ème Compagnie.
Dans la nuit du 10 au 11 une patrouille de la 4ème Compagnie a fait un prisonnier.
Pertes : 1 tué à la 10ème Compagnie.
Les Allemands manifestent une plus grande activité que les
jours précédents. Dans l’après
Pertes : 1 Homme blessé à la 12ème Compagnie.
Les Allemands continuent à manifester de l’activité.
La grosse artillerie allemande tire sur le moulin de
BELLACOURT et le carrefour formé par les routes RANSART-BELLACOURT et
BERLES-au-BOIS-BELLACOURT. Elle y blesse 2 Hommes de la 5ème
Compagnie.
Dans la nuit du 14 au 15, une reconnaissance allemande forte de 40 Hommes attaque un de nos postes aux écoutes. Elle se replie en hâte sous le feu de nos tranchées et de nos mitrailleuses.
Un renfort composé de M.M. PRIOULT et SEVEN Sous-Lieutenants de réserve, Un Sergent, 2 Caporaux et 3 Soldats (mitrailleurs) rejoint le Régiment.
Pertes de la journée : 1 Homme tué d’un éclat d’obus dans la tranchée du petit bois de BRETENCOURT.
Dans la nuit du 15 au 16 une reconnaissance allemande d’une quarantaine d’Hommes, tente d’enlever nos postes aux écoutes, dans le sous secteur de BRETENCOURT. Ceux ci s’étant repliés, le feu a été ouvert. Il a été fait 2 prisonniers : le 1er alors qu’il tentait de lancer une grenade dans la tranchée en avant du petit bois de BRETENCOURT, le second au lever du jour.
Dans la nuit du 16 au 17 nos patrouilles éventent de fortes patrouilles ennemies.
Continuation des travaux : consolidation et réfection des tranchées, pose de fil de fer etc…
Pertes : 1 Homme tué à la 12ème Compagnie à BASSEUX.
Toute la nuit du 17 au 18, canonnade et fusillade du côté d’ARRAS.
Continuation des travaux.
Pertes : 1 blessé légèrement 7ème Compagnie.
Situation inchangée. On déblaie la neige des tranchées.
Le Sous-Lieutenant DOMEON est évacué.
Même situation. Dans la journée les Allemands bombardent le village de BRETENCOURT, les tranchées petit bois et le moulin de BELLACOURT.
A
Un blessé à la 11ème Compagnie.
Vers
Dans la soirée le 3ème Bataillon quitte BASSEUX et vient cantonner à SIMENCOURT.
Le Régiment est en réserve d’ Armée, il se tient prêt à
marcher à la première alerte.
Situation inchangée.
M.M. SEVEN et PRIOULT, Sous-Lieutenants de réserve récemment arrivés sur le front sont affectés, le 1er à la 10ème Compagnie et le second à la 12ème Compagnie.
LEFEVRE, Sergent, 6ème Compagnie est nommé
Sous-Lieutenant à titre temporaire à compter du (19) et reste affecté à la 6ème
Compagnie.
Situation inchangée.
D°
M. LE BLOUCH, Capitaine à titre temporaire est nommé à titre définitif et conserve le Commandement de la 9ème Compagnie.
Pas de changement.
A
Dès leur arrivée, les 5ème, 6ème et 7ème Compagnies occupent les tranchées de MAISON-BLANCHE. Relève sans incident.
Les 1ère, 2ème et 3ème Compagnies cantonnent à la CITADELLE, les 4ème et 8ème Compagnies à SAINTE CATHERINE et le 3ème Bataillon à SAINT- NICOLAS.
Deux avions ennemis survolent le secteur. A la tombée de la nuit les 1ère, 2ème et 3ème Compagnies relèvent un Bataillon du 47ème dans le secteur de SAINT-LAURENT.
Les Compagnies de 1ère ligne sont relevées toutes les 48 heures.
Dans la nuit du 20 au 30, un blessé léger à SAINT-LAURENT.
Dans la journée, un Homme de la 7