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En décembre 1914, la 5e division
d’infanterie se positionnait dans
La 5e DI faisait parti du 3e
corps d’Armée (CA) (composition du 3e
CA : 5e et 6e DI et 239e et 274e
RI)
La 5e DI comprenait les 9e
brigade (39e et 74e RI) et 10e
brigade (36e et 129e RI) et une partie du 7e chasseurs à cheval
Les 239e RI et 274e
RI étaient dans le secteur (rattaché au 3e CA)
La 185 brigade d’infanterie
territoriale (75e et 78e RIT) se trouvait elle aussi dans le
secteur
J’ai donc « fouillé » dans
tous les JMO (Journaux de Marches et Opérations) de ces unités ; Voici ce
que j’y ai déniché :
JMO de la 5e division d’Infanterie
(9e et 10e brigade d’infanterie)
JMO de la 9e brigade d’infanterie
(39 et 74e RI)
JMO de la 10e brigade d’infanterie
(36 et 129e RI)
185e Brigade d’infanterie
territoriale (75e et 78e RIT)
JMO du 75e régiment territorial
JMO du 78e régiment territorial

(…)
Une patrouille (1 adjudant, 1 sergent, 1 caporal et 10 hommes) a été
dirigée sur Craonne dont elle s’est approchée
à courte distance. Elle a perçu des chants accompagnés de musique, provenant de
la lisière est de Craonne (…)
26
décembre :
Nuit
calme sur tout le front (…)

(...)
secteur (?) Chauffour :
une reconnaissance composée de 13 hommes du 74e et de 9 hommes du 78e
territorial, commandée par un sous-lieutenant, parvient à proximité d’un poste
allemand, près d’une meule de paille en bordure de la route
Loivre-Villers-Franqueux.
Reçue par des coups de
fusils au moment où elle l’attaquait à la baïonnette, 8 hommes sur les 9 territoriaux
se replièrent, abandonnant leurs camarades. Au même moment une fusillade
partait du bois Chauffour.
La reconnaissance se
replia sous le feu croisé des allemands et des français ; un homme disparut au
cours de ce repli et un sergent fut légèrement blessé d’une balle à l’épaule.
Le lieutenant-colonel
commandant le sous secteur a infligé 15 jours de prison aux hommes du 78e
territorial qui ont lâché pied.
Cette punition sera lue
à trois rassemblements au 78e territorial

Sous-secteur du
Chauffour : (…) Une reconnaissance de nuit dit avoir entendu des chants
religieux à Loivres (…)
Sous-secteur du
Luxembourg :
(…) à 21 h, le 274e
(Verrerie) signale que les
allemands ont chanté des cantiques toute la journée, fait un arbre de Noël
sur les Cavaliers de
Courcy et illumine le moulin de Courcy.

Pas d’ordre d’opérations
Evénements principaux
de la journée
Nuit du 24 au 25
-calme- Pendant la
soirée démonstration allemande, chants et musique.
Une reconnaissance de
12 zouaves, commandée par un sergent, s’est approchée jusqu’à
Elle s’est heurtée à
une ligne de sentinelle très renforcée, en arrière de laquelle se faisait
entendre des cris et des chants durée 2h1/2 à 3 h
Journée du 25
Vers 9 h00 quelques groupes d’allemands sont sortis sans armes de leur tranchée, en levant les bras et se sont avancés entre leurs ligne et celles du 74e et 274e, dont plusieurs hommes partent ( ?) à leur rencontre et fraternisent quelques instants.
(… ??), dès qu’il fut
averti de ces incidents regrettables, le commandant du sous secteur, donna l’ordre
de faire rentrer les hommes et d’ouvrir le feu sur les Allemands
Des feus de salves
furent exécutés par la 7e Cie du 75e territorial, et les hommes rentrent dans
leurs tranchées
Sur l’ordre du général
commandant de la division, une enquête fût ouverte qui établira les
responsabilités et donnera des renseignements détaillés sur cet incident.
Le résultat de cette
enquête n’est pas encore parvenu à la division (23 heures)
(…)
Vers 21h, le secteur du
Chauffour a signalé qu’on percevait un bruit de défiler au pas de parade et de
défilé dans le village de Loivre. Le feu de l’artillerie lourde a été activé
sur cet objectif immédiatement
Voir la suite sur le JMO
Les faits ne
sont pas relatés dans le journal du 39e RI

Nuit calme sur tout le
front du secteur du centre
(…)
(…)
La nuit a été calme sur
tout le front du secteur.
(…)
Pendant toute la
soirée, les Allemands ont chantés et joués de la musique dans les tranchées que
nous font face.
(…)
Dans la matinée, un certain nombre d’Allemands sont
sortis de leurs tranchées sans armes et en levant les bras ; Quelques uns
d’entre eux portaient des petits sapins comme arbre de Noël, quelques uns de
nos hommes voyant cela, sont également sortis de leurs tranchées. Dés que ces faits regrettables ont été rapportés au
colonel, il a donné ordre de faire rentrer ces hommes et d’ouvrir immédiatement
le feu sur les Allemands.
(…)

Nuit calme sur tout le
front du secteur du centre
Dans la soirée du 25,
les Allemands ont chanté et joué de la musique dans les tranchées qui nous font
face.

Pendant la nuit du 24
au 25, les territoriaux ayant appris que pendant la nuit de Noël, les Allemands
déclencheraient probablement une attaque, se livrent vers 19h30, à une
tiraillerie incompréhensible et brûlent 10.500 cartouches dans l’espace de 20
minutes. L’énervement gagne le 129e (9e compagnie, capitaine LÖY) qui envoie
des renseignements alarmistes à son chef de bataillon (Commandant PAUSEL).
Cet officier supérieur
demande un tir de barrage (…), 24 obus sont tirés (…)
Tout cette canonnade et
cette fusillade n’étaient motivées par rien. (...)
Les faits ne
sont pas relatés dans le journal du 36e RI, mais au 31 décembre :
(…)
D’après un
renseignement, les Anglais du 7e étrangers seraient sortis de leurs tranchées
en chantant leur hymne national. Les Allemands ont ouvert le feu et répondu par
l’hymne allemand
(…)

Les faits ne
sont pas relatés dans le journal du 129e RI
100 hommes
du 7e RCC (25 par escadron) occupent ce même secteur durant la
période de Noël et nouvel an.
Rien n’est
signalé dans le JMO
Les faits ne
sont pas relatés dans le journal du 239e RI
Les faits ne
sont pas relatés dans le journal du 274e RI, pourtant dans le JMO de
la 185e brigade d’infanterie territoriale citent les 74e
et 274e RI.
(…)
Vers 8 heures et demi, des Allemands se sont avancés hors de leurs
tranchées, sans armes, ni équipement, pour fraterniser avec les
Français, quelques groupes du 74e et 274e se rendirent
devant eux.
Dés que le commandant du sous-secteur du centre eut
connaissance de cet incident, il ordonna la rentrée immédiate des hommes et
l’ouverture du feu sur les Allemands ; les feux de salves furent exécutés
par la 7e compagnie du 75e territorial.
Aucun territorial n’est sorti des tranchées. Tout
le monde était rentré à 10 heures
(…)

Le 75e RIT se trouve à Saint
Thierry, des soldats se trouvent en tranchée au lieu-dit « le
Cantonnier » indiqué le 23 décembre sur le JMO.
Le commandant du 75e RIT est
le lieutenant-colonel DE CORAL
Réception et distribution, aux 1e et 2
bataillons de braseros, sacs de couchage, peux de moutons, gants, cache-nez,
molletières, pipes etc…
(…)
Vers 8h30, on a pu remarquer, en avant de nos
tranchées de 1e ligne des groupes d’hommes tant Allemands que
Français fraternisent ensemble.
Sur l’ordre du lieutenant-colonel commandant le
sous-secteur, le capitaine Baroche commandant la 7e compagnie du 75e
fit exécuter des feux de salves en l’air comme avertissement.
Les hommes rentrèrent alors dans leurs tranchées
respectives. Aucun homme du 75e ne faisait parti de ces groupes

Division
provisoire ; état-major
Ordre N°2
Aujourd’hui 25 ( ?) décembre des allemands
sont sortis de leurs tranchées en grand nombre, sans armées, les mains levées,
invitant nos soldats à en faire autant et à venir fraterniser avec eux à
l’occasion de la noël
Il s’est trouvé des hommes, dans nos rangs, pour méconnaître leur devoir au point de
répondre à cet appel, quitter leurs tranchées pour causer avec l’ennemi et en
accepter des cigares ou des journaux.
Un pareil fait est un manquement des plus graves à
la discipline et à la dignité. Il constitue une désobéissance à des ordres
formels. Les Allemands doivent être reçus que comme le mérite un ennemi
déloyal, capable de toutes les infamies, c’est à dire à coups de fusil ou à la
baïonnette.
L’autorité des chefs, à défaut du bon sens des
hommes, aurait du suffire à prévenir une telle faute. Cette autorité s’exerce
avec une énergie qui n’hésite pas, au besoin, à forcer l’obéissance.
Si jamais semblable fait se reproduit, l’ordre du
général commandant la division provisoire est de tirer sur les Allemands, même
si des français se trouvent au milieu d’eux.
Le 25 décembre 1914
Le général commandant la division provisoire
Signé TASSIN
(…)
Des consignes générales et spéciales ont été
données aux diverses sentinelles
(…)
Les faits ne
sont pas relatés dans le journal du 78e RI
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