Dans cette rubrique vous y trouverez 85 carnets de guerre, de route, de campagne, lettres de dizaines de soldats de 14/18, qui m’ont été offerts par des descendants (que je remercie encore) pour les publier sur mon site avec leur accord.
Je rappelle que ces carnets, ne peuvent être reproduits sans le consentement de leur propriétaires ou dépositaires
Vous y trouverez aussi des liens vers d’autres sites consacrés à ce genre de carnets.
Si vous voulez y ajouter celui que vous possédez, je peux
le mettre en ligne pour vous, contactez
moi
Nous nous portons en avant à
Enfin, vers
« …Avec un camarade, je vais dénicher des corbeaux pour faire une bonne soupe et nous tirons deux pigeons ramiers qui nous ont amélioré notre ordinaire.
Encore 3 pigeons de tirés et ils sont bons.
Nous avons mangé aussi 3 jeunes corbeaux, mais quelle différence, c'est un peu plus dur comme viande. Je remonte ce soir en réserve près du Capitaine… »
Il retrace jour après jour
sa campagne en Orient 1917-1918-1919 contre
« ..Le 13 à une heure du matin, attaque par le bataillon.
Redoute 320 Thiaumont à
Le 14 juin : Réserve petit Bois Fleury (mort de Paul
Baillard vers
A
Arrivée à
Le carnet en lui-même comporte
visiblement deux parties : les deux ont été écrites après juin 1916, ce qui
revient à dire que la première partie est une liste de dates et de lieux, très
factuelle.
La deuxième, écrite "à
chaud" est le récit détaillé de ces deux années de captivité en Prusse
Orientale.
« ..Nous passons à Villeneuve-la-Lionne où l’orage nous
prend et nous trempe jusqu’aux os. Nous bivouaquons à Vézier mais on se remet
en marche, toujours sous l’eau et nous retournons cantonner à
Villeneuve-la-Lionne à
Edouard OURSEL nous relate son
parcours au début de la guerre (1914-15), son « travail » de
brancardier : La retraite, bataille de
« Enfin ce jour là c'est presqu'un miracle que l'on soit sorti sain et sauf car plus d'une fois nous l'avons échappé belle. Malheureusement nous avons perdu 45 hommes dans cette affaire, seulement nous avons conservé la tranchée.
Pendant le reste de notre séjour ici nous avons tout transformé notre réseau téléphonique.
L'on a placé toutes les lignes dans les boyaux et en plus nous avons placé une ligne de secours qui était souterraine. Nous avons mis 8 jours pour faire le travail.
Nous avons terminé pour le 14 juillet. »
Le périple d’un téléphoniste
du 372e RI de 1914 à 1916, des Vosges (le Linge,
« …Tous les habitants quittent leur pays pour échapper aux troupes allemandes. C’est un spectacle vraiment touchant de voir tous ces pauvres gens, vieillards se traînant péniblement, jeunes mères portant leurs enfants dans les bras ou les traînant dans une voiture sous une chaleur caniculaire.
Les vieux territoriaux organisent la défense de Paris ; des champs de poiriers tout entiers sont abattus pour faire un bouclier à nos fantassins.
On devine qu’on a l’intention d’arrêter l’invasion par là. »
Les combats vus côté
artilleurs (ferme de Nogeon, ferme de Confrécourt, plateau de Nouvron,
Soissonnais, Verdun…),le dramatique franchissement de l’Aisne sous les bombes,
la mort en direct des ses camarades de régiment, leurs obsèques.... Ses
« coups de gueule »…
« .. Le mauvais temps continue ; on entend fusillade un peu partout ; nous avons la permission de faire du feu, Oh ! Alors on est heureux comme des rois ; on sèche un coté pendant que l’autre mouille, enfin on est mieux quand même.
A
Un itinéraire par les combats
de Joppécourt (22/08/1914), Courcelles-sur-Aire (10/09/1914), Lacroix-sur-Meuse
(oct.14)
En toute simplicité, il y a
noté son parcours, des lieux, les brisques et les batailles sans jamais décrire
ce que furent ses difficultés, ses souffrances ni ce qu’il vit et vécût.
« .. Le soir on nous relève à
Réveil à
A
A
A
Nous étions 5 comme nettoyeurs.. »
Un carnet trouvé sur une
brocante, publié sur mon site pour le sortir de l’oubli ; Août14 – août
15, Les Vosges, l’Artois
« ..Le destin qui m'avait conduit d'Italie en Grèce, de
Serbie en Bulgarie, de Roumanie en Russie, puis ramené de Turquie, par
Pour que chacun se souvienne et apprenne par mon enseignement,
que loin du pays, rien ne vaut
Léon CLAUDE, après la guerre…
« …Nous sommes repassés à Gomery où le convoi se renforça d’autres blessés et prisonniers.
Et l’on se remet en route, nous passons à Etre et quelle impression de voir les ruines du 3ème Groupe de chez nous = tous les caissons et chariots versés, chevaux et hommes tués en telle quantité, que nous passions sept jours après la bataille et que tout n’était pas encore enterré.
Petite ville à peu près trois mille habitant, toute incendiée
et pillée, sauf
Le soldat Sebran Tessier a été
cité comme témoin à Genève des exactions allemandes commises à l’été 1914 à
l’hôpital de campagne de Gomery (Belgique) dont les blessés français ont été
assassinés par les troupes allemandes
« ..4 - Départ à
5 - Dans la nuit du 5 à
6 - La position n’est pas fameuse. Les éclats radinent de partout. On ne peut rester dehors.
9 - Comptabilité des fusils.
17 - Etat des pertes – Officiers et hommes de troupe.
19 - Situation des munitions
23 - Sommes bombardés – Très sérieux – Les arbres de la position sont fauchés, le lieutenant est tué….
Carnet de route de Louis
Treillet depuis Janvier 17 jusqu'à la fin de la guerre : Chemin des Dames,
l’Italie, l’Oise,
« ..Il y a eu deux fois alerte cette nuit, et deux fois
on a déclenché les tirs de barrage; c'est formidable et indescriptible. De tous
côtés, les lueurs des coups de canon se succèdent d'une façon ininterrompue
comme un scintillement perpétuel et le tonnerre de toutes ces pièces fait un
roulement absolument continu; les obus sifflent, ronflent, au-dessus, à droite
et à gauche, une brume générale s'étend sur toute la
« .. Cela dure une demi-heure, quelques fois plus si l'ennemi a pu sortir malgré cela et s'il faut continuer l'arrosage. Puis les coups s'espacent; les fusées cessent, et le calme renaît, c'est-à-dire qu'on n'entend plus voler que les obus espacés qui vont de part et d'autre frapper les deuxièmes lignes, gêner les ravitaillements, la circulation intense des relèves, des cuisines, des munitions, des matériaux, qui se hâtent sans arrêt pendant toute la nuit d'apporter aux tranchées de première ligne et aux batteries le stock indispensable pour pouvoir continuer le lendemain avec la même âpreté cette terrible lutte... ».
Sous-lieutenant, puis
lieutenant, à la 1ère Batterie du 2ème Régiment d'Artillerie de Montagne, il
prit part aux combats aux abords de Nancy, avant d'être envoyé dans les Vosges
(Reichsacker, Linge).
Après cinq mois à Verdun, de
juin à octobre 1916, sa batterie rejoignit l'Armée Française d'Orient, à
Salonique, puis occupa diverses positions en Grèce et en Serbie.
Muté, en 1917, à la 8e
Batterie du 19e Régiment d'Artillerie de Campagne, et nommé capitaine, il
participa à la campagne qui vainquit les Bulgares et fut blessé en octobre
1918.
« .. L’on essaye d’apporter le Capitaine à 4 par la droite qui se faisait arriver à une arrête de terrain. L’on est entre 2 feux de l’ennemi qui tire de chaque côté et par derrière.
Obligés de laisser le Capitaine dans un bois de sapins, sur 4 que l’on était pour le sauver, 3 sont tombés et moi le dernier, une balle me frôle la cuisse en perçant ma capote.
Fuite parmi les balles qui donnaient des 2 côtés et le feu d’une mitrailleuse. A chaque instant, mes camarades tombent criblés de balles. Le sous-Lieutenant Daras tombe blessé d’une balle qui lui traverse la figure par les joues.
Joubert tombe mort d’une balle à la tempe…(…)
Les gendarmes menacent de revolver ceux qui reculent encore.»
L’itinéraire d’un soldat du 32e
RI, villages après villages (Lorraine, bataille de
« L’assaut va être tenté en masse par les 3 bataillons (205ème et 148ème) ils nous restent que deux mitrailleuses pour préparer le travail ; et encore les chevaux sont tués, les servants ont bien du mal à arriver au plus de la route. Enfin, le clairon se fait entendre et nous voilà partis. Nos deux pièces crachent bien et cela nous encourage. Nous sommes serrés et la route monte terriblement ; ce qui nous retarde. Nous avons un moment d’espoir, l’ennemi cesse de tirer pendant quelque temps ce qu’il nous fait croire qu’il va déguerpir. Hélas, ce n’est qu’une ruse, ils ont simplement déplacé leurs pièces, et c’est avec un feu terrible qu’ils nous reçoivent en enfilade au bout de la route.
Ils nous tuent à bout portant et rien pour s’abriter.
Ah si nous avions seulement un peu le 75 avec nous, nous aurions le passage ; car enfin ce n’est que de la cavalerie… »
Notes de guerre d’Albert
THEVENIAUD, participe aux combats d’août 1914 de Grand-Fayt, Séry-lès-Mézières,
Hamégicourt, Coucy-le-Château, puis est fait prisonnier le
« Il était
Depuis j’ai été trois jours étendu dans une ambulance on croyait à ma folie, mais aujourd’hui c’est passé, je tremble encore mais c’est passé. »
Série de lettres du soldat
Emile NUSSBAUM, quelques une poignantes : combats de Mulhouse, Burnhaupt,
le Vieil-Armand, son départ pour Salonique..
«.. Les journaux d’aujourd’hui racontent que le gouvernement fait préparer des tricots, des…., et des gants de laine pour les soldats. Ils n’auraient pas sans doute l’intention de nous faire passer l’hiver ici, ces messieurs !
Cà serait bigrement terrible et qu’est-ce que ce sera s’il faut rester encore trois ou quatre mois…»
Samedi 5 septembre,
« …Comme nouvelles, on dit que le 1er septembre, il y a eu des artilleurs du 38ème de NIMES, qui ont eu peur et qui se sont enfuis avec leurs chevaux, laissant sur place les canons et leurs servants.
Le lendemain, on en aurait fusillé 75 aux environs d’ETAIN. On dit aussi que le 312ème de ligne aurait refusé de marcher au moment de combattre : le Général a été obligé de mettre revolver au poing pour les obliger à marcher. Cà n’a pas réussi, alors il a dirigé sur eux deux batteries d’artillerie et ils se sont décidés à la fin de la journée… »
Il s’agit d’un carnet de
section, court, mais néanmoins très intéressant, avec de nombreux détails sur les
hommes qui composaient une section de Mitrailleurs : Noms, prénoms,
profession…armes, outils…
Vision de guerre
« .. Le dos
courbé, le regard aux aguets , les doigts crispés au fusil, nous avions franchi
au pas de course des fossés vaseux, des boqueteaux où les arbres fracassés par
la mitraille semblaient attendre le coup de grâce, des chemins que la déroute
des canons avait labouré, des enclos
A l’orée du village apparaissait la façade aux brèches béantes de ce qui avait été un château, des terrasses, des charmilles, des arceaux de roses et comme un moignon de géant, le vénérable clocher à moitié effondré dont ne survivaient que la rosace et le cadran de la pendule. Soudain dans ce silence de nécropole, tintèrent graves, espacés, solennels, les douze coups de midi. »..
« .. – Quel temps – pluie – vent – marche à travers
champs de vigne, de betteraves, etc. …et pendant la nuit. Quelle belle manœuvre
– quels canons – nous n’avons plus rien à faire – Les 75 déblaient le terrain,
nous n’avons qu’à avancer. A
5000 prisonniers sans un coup de fusil et sans un blessé de notre côté ! C’est admirable !.. »
BOUVE Anatole est désigné pour
conduire un détachement de 500 hommes pour renforcer le 110e et le
310e…
Le
Cinq jours de souffrance et de martyr.
La campagne d’Orient de 20
mois d’un soldat du 210e RI. Salonique, le Vadar, Fleurina, Monastir, les
combats dans les montagnes enneigées
« ..Ma chère Germaine
Un petit mot pour vous dire avant de vous embrasser que nous embarquons ce soir pour destination inconnue. La bataille fait rage vous le savez sur Verdun.
Peut-être allons-nous à la rescousse. Hourra !.. »
« …Le 97ème poursuit l’ennemi avec le 96ème et le 157ème ; le 281ème et le 252ème sont au repos .Il y eut 3 attaques à la baïonnette. Français hors de combat ou blessés : 800 à 1000 .Allemands mis hors de combat : 3 à 4000 environ.
La bataille a cessé
à
Le régiment évacue le champ de bataille à
Les allemands pansent nos blessés et ils font prisonniers ceux qui peuvent marcher… »
« …En me dirigeant sur la ferme de Ferrière je cours les
champs. Je savais que la lutte avait été chaude mais je ne m'attendais pas à
Celles-ci sont remplies d'équipement - de fusils - fusils mitrailleurs - mitrailleuses - minnenwerfen - casques etc… et aussi de nombreux trop nombreux cadavres aux visages douloureux. J'ai le cœur serré en regardant ce terrible résultat de la guerre.
Les Français sont aussi nombreux que les boches.
Des tirailleurs sont étendus sur le terrain, tout équipés.
Dans les tranchées certains morts sont debout appuyés au parapet. D'autres couverts de sang, le corps ou le crâne ouverts gisent près des abris ou sur le bord de la route. Ces malheureux sont jeunes pour la plupart.
Ils vont rester ainsi plusieurs jours ainsi sans sépultures. Et je songe que chacun a dans son pays respectif une famille qui pense à lui et qui attend son retour…. »
Carnet de campagne de fin de la
guerre, pendant la retraite allemande, d’août à octobre 1918
« ..J’alla faire des travaux de galerie à abris
mitrailleuse entre Esnes et cote 304, plus tard, j’alla au tunnel Bismarck,
travaux remarquables de l’ennemi pris par nos
Il consistait également d’un petit train sur voie de
Donc, dans cette brasserie, il était resté une quantité de
cadavres ennemis ainsi que dans une salle d’opération aux blessés. Donc, après
cette attaque de septembre, nous n’habitions plus que
Sur cette distance, il y avait 10 différentes sorties de droite et de gauche ainsi qu’une superbe salle de machine avec trois moteurs électriques, salle de réparation, etc… vraisemblablement l’éclairage du métropolitain à Paris… »
Le parcours d’un soldat du
Génie, durant toute la guerre.
« …Là nous sommes sur un champ qui borde la route de Montmirail où a lieu une attaque des français très sérieuse l’on voit des voitures de blessés qui se dirigent sur la gare de Sézanne, puis une centaine de prisonniers Allemands escortés par des gendarmes à cheval, une heure plus tard c’est encore cinq prisonniers qui sont escortés par un maréchal des logis de chasseur à cheval et deux civils armés de bâtons qui les ont fait prisonniers eux-mêmes ; le canon n’a cessé de gronder toute la journée et une partie de la nuit,.. »
Le parcours (1914-1915) d’un
soldat du 41e régiment d’artillerie de Douai
« …Les terrains sont pleins d’eau. De la boue jusqu’aux genoux.
Nous dressons nos tentes sous la pluie dans le terrain mouillé et plein d’eau.
Quelle triste nuit nous passons.
Nos effets tout mouillés et point de bois pour faire du feu.
Quelle misère !... »
Le carnet de campagne d’un
soldat de l’Armée d’Orient, son arrivée à Salonique, la vallée du Vardar, la
guerre contre les Bulgares…
Puis pénétrant chez nous, ce ne fut que carnage
Ce n’était plus des hommes c’était de vrais sauvages
Jamais l’histoire n’enregistra de tels forfaits
O ! Très Haut use donc de ta toute Puissance
Pour détruire à jamais ce peuple de proscrits
Quoi ! N’aimerais-tu donc plus notre belle France
Pour la laisser aux prises avec de tels bandits
Son carnet est très succinct,
il n’indique que les dates et les lieux qu’il a fréquentés avec parfois une
petite annotation.
Mais il donne une indication
sur le chemin que pouvaient parcourir les combattants à cette époque et il
englobe la totalité de la guerre.
« …Nous sommes descendus la nuit dernière à Monastir pour quelques jours de repos…
Nous avons visité la ville qui n’a rien d’extraordinaire, et
nous avons surtout cherché de quoi varier un peu notre ordinaire. Mais nous
n’avons trouvé que du lait à
« ..On parle du vandalisme des soldats allemands mais que devrait on dire des Français ? Tous les villages que nos troupes ont traversés ont été littéralement pillés par elles. Les Autrichiens en se retirant n’avaient touché à rien et les Français en avançant ont fait main basse sur tout ce qu’ils trouvaient : bétail, chevaux ou ânes, légumes etc. Un soldat du 372ème a même tué un Albanais pour avoir son âne… »
L’itinéraire de Pierre BEAU à
Salonique, Monastir, les Montagnes d’Albanie et de Macédoine, la faim chronique
et sa maladie qui le ramène combattre en France au sein du 287e RI
« …Journée de deuil pour
Pauvre garçon, tout le monde est suffoqué, c’est la première
perte à
Tomberai-je ? A la grâce de Dieu. J’ai le ferme espoir de revoir ma Marie et mes chéris, mais que peut-on dire ? Et eux, les reverrai-je ?? Je ne sais toujours pas ce qu’ils sont devenus !!!!.. »
Le carnet de campagne
quotidien d’un sous-officier de la territoriale (1914-1915), en Woëvre.
Péripéties aux abords de Reims
et aux environs, la vie des civils sur Reims et Paris ; 1914-1919
La fusillade est intense de part et d'autre ; nous tenons
jusqu'à
Le carnet du début de la guerre, jusqu’à sa blessure pendant la
bataille de
« …Nous avons fait cette nuit un prisonnier, or, bien qu'on prétende qu'ils crèvent de faim, je t'assure que celui-là avait une mine superbe; Grand gros et gras et infiniment plus propre que nous, car nous sommes ignobles, tous couverts de boue de la tête aux pieds (sans aucune exagération), pas lavés, pas rasés, j'ai une barbe bientôt aussi longue que celle de Paul !...
…Ce qu'il y a eu de curieux, c'est la nuit du réveillon; les Boches et nous même avons chanté; les Boches ont même joué de l'accordéon et je crois bien de l'harmonium; et chanté des chœurs le tout fort bien et très intéressant…
..A part ça, tout va bien, nous progressons sur tout le front
comme dit le communiqué d’environ
Le « séjour » du 81e
RIT, en Artois, fin 1914 début 1915, au travers des lettres d’Ernest BENOIST
Son carnet de tranchée, ses
impressions en le terrain après le recul des Allemands, début 1917, Bitry,
Moulin-sous-Touvent, Trosly-Loire,
« ..aussi lorsqu’on venait en permission à Paris, dans le métro ou le tramway on n’avait qu’à se gratter un peu pour avoir de la place tout le monde s’écartait.. »
Ses mémoires ne décrivent pas
(volontairement) les combats, mais plutôt quelques scènes de « vie »
dans les tranchées (Verdun, le fort de Souville, Perthes les Hurlus, Tahure..),
les obus, le froid, la faim,les poux…
« ..A
C’est une mêlée terrible; nos obus éclatent à
Courte lettre écrit depuis
l'hôpital de Toulon le
« …J’ai passé une
très mauvaise nuit sur mon avant train, j’en ai mal aux reins, mais on n’a pas
le temps de se retourner, vite a cheval et
Il est
Jamais je n’ai vu tant d’artillerie en action sur un front de
Un artilleur nous décrit ses
premières impressions en arrivant sur le champ de bataille en Belgique. La
retraite, la bataille de
En Woëvre, près de Belfort,
Bourogne, fort Mont Bart, le chant du 110e RIT
« .. Aussitôt avec des pelles bêches, l’on se construit
chacun une petite tranchée, plusieurs camarades sont tués ou blessés. L’on
donne l’ordre de
L’ennemi est à 200m, les balles sifflent, nous exécutons plusieurs feux, mais bientôt plusieurs groupes de tirailleurs placés à notre gauche en terrain découvert dans un champ de betteraves se replient sur nous. Le mouvement est vu par l’artillerie ennemie qui aussitôt balaie le bois avec ses 77mm.
En ¼ d’heure de temps le bosquet est fauché. La moitié de la section y reste, autant en tués qu’en blessés. Je suis culbuté par le déplacement d’air fait par un obus et reçois un Schrappnel au pied gauche (en dessous) qui me coupe toute la semelle. Je ne ressens qu’une contusion. L’adjudant est blessé mortellement, il n’y a plus moyen de tenir.
Les combats de
Villeneuve-lès-Charleville, Chapton, durant la bataille de
Quelques photos d’aviation de l’escadrille
« Comme nous apprenons la fuite du 17ème corps ; on parle de grandes pertes au 116ème et au 118ème
et nous sommes tous
Les hommes ne mangent même pas
leur soupe pour partir plus vite.
A
Son carnet, son itinéraire en
Belgique, Aisne, Marne, Somme, ses impressions sur la guerre..
Il est décédé le
Une succession de date et de lieux où le téléphoniste QUINTARD Roger s’est déplacé avec son régiment d’artillerie durant la guerre.
Son carnet du début de la
guerre
« Comme il était forcé ces pertes furent
grandes et on peu dire qu’il perdit près de huit milles hommes dans ce plateau
maintenant inoubliable qui s’étend de Souchez
Aussi vous voyez mes amis tel sont les résultats de la guerre et surtout de la terrible guerre qui met les uns contre les autres tous les peuples de l’Europe qui se disent civilisés et qui cependant font les plus terribles choses qui ne se sont jamais vu. »
Son carnet de 72 pages du
début de la guerre…la description tragique des treize jours de combats en
Artois, en mai 1915, au Labyrinthe où son régiment, le 26e RI, perdu le 1/3 de
son effectif… ses critiques et pensées..
Il est décédé le
Les Allemands, sachant qu'ils
sont dans les environs, fouillent les granges. Ne trouvant rien, ils arrivent
dans la leur et piquent leur baïonnette dans le tas où étaient les chasseurs à
pied, mais ne les découvrent pas et se cantonnent dans la grange.
C'est alors qu'à la nuit, les chasseurs à pied se lèvent, et empruntent les effets des allemands pour s'en revêtir et c'est ainsi qu’ils se sauvèrent. Les allemands, à leur réveil fouillèrent dans toute la ferme, ne trouvant pas leurs fringues. Mais est-ce vrai ? Ils incendièrent plusieurs maisons avant de se retirer…..»
Son carnet du début de la
guerre…
« Nous restons
dans cette fosse et les copains s'emparent de la distillerie ; il est
«
Son carnet du début de la
guerre, son itinéraire de
« … Le 13 septembre
départ
La bataille continue par l’artillerie l’ennemi se replie vers le nord. Passons la nuit sur le champ de bataille sous une pluie battante, nous couchons dans la boue sans manger.
»
Ses feuillets retraçant jour
après jour son itinéraire du Var jusque l’Oise, la poursuite de l’Armée
allemande en septembre jusqu’a son décès dans le secteur de Vingré dans
l’Aisne.
Sans se soucier de ce qu’il se passe dehors, on tire toujours sur les Boches qui avancent en colonne par quatre, ça nous permet de taper dans le tas.
Mon fusil est tout rouge ! J’ai tiré plus de 300 cartouches… »
Son carnet avec quelques
descriptions de combats de village : Roville-aux-Chênes, Machemont,
Ribécourt, Marfaux ….
En chemin nous croisons de pauvres Noirs revenant de l’attaque du 24.
Beaucoup n’ont pour seule arme qu’un coupe-coupe, car, ils ne savent pas se servir d’un fusil. Ce sont des Africains que l’on a tirés de leur brousse et qu’il faut utiliser avant l’hiver. La plupart ne parlent pas français. On raconte qu’ils ont pour consigne de ne pas faire de prisonniers, qu’ils n’en font pas et que certains ont même dans leur musette une tête tranchée.."
Verdun, l’arrivée au fort de
Douaumont….
« On découvre une cave de champagne à Reims où il y avait plus de 10.000 bouteilles.
Toute la nuit, on en apporte.
Le lendemain on en fait sauter 200 bouteilles avec des grenades.
– On monte en ligne, relever les «bicots» qui partent à la
grande offensive de
– Le 28 au soir, on monte le champagne avec nous : tous les jours, pleins comme des huîtres.… »
Son carnet de route des deux
dernières années de la guerre, au sein du 100ème RI …
La montée en premières lignes à
Verdun, à la cote 304, dans la neige, une nuit d’hiver 1917. Puis l’attaque, la
sortie des tranchées, la course vers la mort …
« Nous avons eu
la visite d’un zeppelin le vendredi 5 avril à
Les notes du sergent GUYON,
son parcours en France puis en Orient à Salonique.
Quelle veine ! Le tireur,
La description, en juin 1917
de sa « cagna », son premier poste de commandement, en Champagne.
La description de son dernier
combat dans la région d’Hurtebise, en mai 1918, juste le premier jour de l’offensive
allemande qui allait déferler du Chemin des Dames jusque
En revanche celles des officiers sont de véritables chambres, du reste c’est partout la même chose, il n’y en a que pour eux, tant pour la nourriture que pour le confort. »
Les notes du carnet de Jean
AVEL du 101e territorial décrivent son séjour dans les tranchées de
Son carnet de route, ses
classes à Lyon, son inaptitude militaire, puis déclaré apte au 99e
RI, puis au 415e RI, en Champagne, dans les Vosges (Vieil Armand), Verdun
(sa blessure sous le bombardement), son séjour à l’hôpital.